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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 20:38

Hervé Fischer, fascinant ou terrifiant ?
Par: Virginia Alberdi Benítez
Cubarte
17 de Avril, 2009


Si vous n´êtes pas encore passés dans une des salles du premier étage du Centre d´Art Contemporain Wifredo Lam, je peux vous approcher à l´idée que je développerai dans cette note, correspondant à l´exposition « Paradójico retorno a la pintura » (Paradoxal retour à la peinture), avec laquelle le franco-canadien Hervé Fischer rétribue l´invitation que lui ont fait les organisateurs comme artiste invité spécial de la Dixièmes Biennale de La Havane.
  

Le titre de l'œuvre peut être aussi traduit comme « Une partie du temps à Wall Street ». Bien qu´elle date de l'année 2000, elle pourrait être daté de 2008 ou même de 2009. C´est une peinture soigneusement réalisée, très proche du langage du pop, mais avec un niveau d´élaboration conceptuelle qui surpasse les marques habituelles de cette tendance. L´intention ironique est visible : les grands nuages de la tempête de couleurs planes bien définis contiennent des graduations statistiques rappelant des rayons et la foudre. Wall Street, comme nous le savons, est un des centres boursiers qui dicte les règles du système capitaliste mondial, le visage dur de l´empire nord-américain.

Hervé Fischer, philosophe et sociologue de grand impact médiatique, en plus d'artiste, a dit : « La planète est devenue financière. Nous adorons le veau d´or et les démons de l´ère numérique. Aujourd´hui, Goya ne peindrait plus la cour d´Espagne ni les horreurs de la guerre, Ingres ne peindrait pas de nus, ni Claude Monet des nénuphars, ni Van Gogh le soleil, ni Malevitch des cadres noirs, ni Mondrian des géométries, ni Picasso des natures mortes. Ils peindraient des paysages financiers, des diagrammes qui montent vers le ciel et, plus souvent, descendent aux enfers : l´économie et les finances sont devenues notre Dieu, notre corps, notre nature, notre vie intérieure et notre imaginaire. Numérique et numéraire se croisent et se recouvrent, exaltant ou menaçant fiévreusement notre nouvelle image du monde ».   

Quand il a exprimé le susmentionné, nous étions loin de supposer - bien que les plus rigoureux observateurs l´eussent observé - une telle crise catastrophique comme celles que vit le monde, déchaîné par le démesuré désir de lucre et l'impitoyable spéculation financière.    
   
Ses paroles serviront peut-être pour assumer une possible lecture de sa création : « L´art est quelque chose de mental, mais il permet de s´échapper des limites et de la rigidité des concepts, de la logique rationnelle ; aller au-delà du rationalisme classique, très rigide, étroit et puritain, et il permet, au travers de la création artistique, de toucher de nouveau l´imagination, l'irrationnel, les pulsions, la dimension corporelle et érotique de la pensée que le rationalisme classique cache sous le tapis ».

 

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Published by cuba si lorraine - dans découvrir
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