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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 01:00

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Leticia Martinez Hernandez

« Les enfants devraient se réunir une fois au moins
par semaine pour décider à qui ils
pourraient faire du bien, tous ensemble »
                                                                  —José Marti

EN hébreu ancien le mot « abracadabra » signifie « donne ta flamme jusqu’au bout ». Selon les linguistes, on la prononce pour charmer, envoûter, et faire de la magie. Certains considèrent que c’est l’expression la plus employée dans le monde sans qu’on ait besoin de la traduire. Ce qui est certain c’est que dès notre enfance nous y avons eu recours pour chasser les fantômes de la chambre obscure, pour sortir du vieux chapeau les plus grandes merveilles, pour changer en prince les bestioles du jardin, pour faire d’un reproche une caresse.

Il faut dire qu’avec ce mot enchanteur tout peut arriver. « Abracadabra » : un titre des plus judicieux pour le nouveau prodige que nous offre la Colmenita, la compagnie de théâtre enfantin dirigée par Carlos Alberto « Tin » Cremata, qui nous confie que : « ces enfants sont comme des abeilles qui s’envolent pour butiner, mais qui reviennent toujours chez elles (à Cuba), car elles savent déchiffrer le langage des nuages ». Ainsi, partis en quête de l’essence de leurs héros, de la vraie vie des hommes honnêtes, les enfants sont retournés à l’enfance des Cinq, brisant ainsi des schémas trop rigides qui ont tendance par exemple à réduire le souvenir du jeune Frank Pais à un « martyr mort à Santiago », ou qui transforment la grandeur quotidienne des Cinq Héros en clichés froids et lointains.

« "Abracadabra" n’est pas une pièce de théâtre » explique Cremata. « Depuis le début, nous la considérons comme une action pour la Patrie. C’est pourquoi nous n’y pensons pas du tout en terme de nombre d’entrées au spectacle. Il s’agit d’un questionnement auquel le spectateur doit être préparé… "Abracadabra" n’a pas été écrit par des dramaturges ou des spécialistes, mais principalement par des enfants qui partagent ensemble un rêve de liberté. Ce sont ces voix qu’on entend sur la scène, clamant le désir de faire l’impossible, car pour ce qui est du possible, le poète a déjà tout dit. »

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Raul a invité les enfants de la
Colmenita à participer au défilé du 16 avril, au moment où Cuba toute entière fêtera le 50e anniversaire de la Proclamation du caractère socialiste de la Révolution.

Avec l’aide de leur maîtresse, les enfants, les adolescents et les jeunes de la Colmenita s’efforcent de rechercher l’essence des choses. Elle leur explique le sens de l’expression « vérité ultime » : cet espace enfoui à l’intérieur de la silhouette que nous percevons au premier regard. Les « enfants de la Colmenita », ont endossé les personnages de Tom Sawyer, de Pippa Medias Largas, du Petit Prince, de Peter Pan, d’Alice, d’Oliver Twist, de Mafalda, de Maria Silvia, d’Elpidio Valdés... pour s’engager dans cette mission d’autant plus difficile que la plupart des gens se contentent de l’aspect superficiel. Il s’agit donc d’une bande secrète à la recherche de «  l’essence des choses », et qui se propose de trouver le moyen de libérer Fernando Gonzalez, Antonio Guerrero, Gerardo Hernandez, Ramon Labañino et René Gonzalez, les cinq Héros qu’Abracadabra nous présente comme des hommes réels, avec des angoisses, des joies, des jours héroïques et d’autres non, bien loin des consignes froides que beaucoup répètent quotidiennement sans les ressentir.

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Abracadabra est écrite par des enfants qui partagent un rêve de liberté.

C’est alors que nous découvrons l’enfant qui saluait les avions (René); le garçonnet qui se croyait l’entraîneur de l’équipe de baseball Industriales (Fernando) ; le poème que Laurita écrivit à Ramon, son papa, pour lui dire qu’à la maison il ne manquait que lui ; la lettre de Gerardo à ses enfants à naître ; les paroles de Fernando à Rosa quand il lui confiait que seul l’amour pouvait remplacer le sourire d’un enfant dans un couple ; les images d’Antonio dansant, embrassant sa mère, frappant les « claves » cubaines car, écrivit-il plus tard, pas un seul jour il ne s’est senti pessimiste, triste, seul, vaincu, même lorsque, assis au banc des accusés, il a entendu le verdict de «  coupable ».

Grâce à un regard sans préjugés, qui rejette tout dogme, qui proscrit les consignes, qui critique l’immobilisme, qui s’applique à parvenir à l’essence la plus profonde, La Colmenita aborde le thème des Cinq Héros, alors que certains s’obstinent à les accuser d’« aborder le sujet de façon inadéquate ». « Abracadaba » est le coup de grâce au découragement de certains qui se refusent à renoncer « à prendre des risques, à donner leur passion jusqu’au bout ».

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L’œuvre nous montre les héros
tels qu’ils sont : des hommes réels,
de chair et de sang.

Et si au début de la pièce les enfants ne font que répéter mécaniquement que « Les Cinq sont injustement incarcérés dans des prisons de l’empire », ils terminent en faisant des proposition sur la meilleure façon de sortir de cette prison honteuse ces hommes infiniment généreux à qui nous devons notre survie. Ainsi, Pippa construira cinq ponts jusqu’à leur prison, Le petit Prince sèmera des baobabs qui briseront les murs des cellules, Mafalda réunira ses amis pour jouer avec les gardiens à «  cache-cache ». Enfin, ils se rassembleront tous pour demander à Obama comment on peut vivre dans un endroit si petit, si humide, comment une personne peut vivre aussi longtemps sans voir une fenêtre. Mais, et si cela n’était pas suffisant ?

Nous quittons le théâtre avec cette question, à la recherche de l’essentiel que nous ne percevions pas, pour défendre cette cause avec des arguments, mais aussi avec le cœur. Ainsi le chemin de retour vers ce « lieu où je conserve mes racines et mes étoiles » sera plus court.

ABRACADABRA : UN SAMEDI INOUBLIABLE

Cremata considère ce samedi 29 janvier comme une journée magique. Serait-ce qu’ayant prononcé le mot magique, son vœu s’est réalisé ? La dernière représentation de « cette action pour la patrie, fut peut-être la plus belle », car le public n’était autre que les plus hauts dirigeants du pays. Le général d’armée Raul Castro, envoûté par la force d’ « Abracadabra », y avait invité les membres du Bureau politique, du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, du Secrétariat du Comité central du Parti, les cadres de l’Union des jeunesses communistes, de la Confédération des travailleurs, et d’autres organisations de masse ; les présidents des conseils d’administration provinciales, et les premiers secrétaires des Comités provinciaux du Parti.

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La Colmenita brise les schémas rigides qui, se contentent de réduire le souvenir de Frank Pais à un « martyr qui mourut à Santiago».

« Jusqu’à présent nous avions donné de nombreuses représentations pour parler des héros de la Patrie, mais ce samedi-là nous l’avons racontée à plusieurs héros de toujours, à ceux d’aujourd’hui, à ceux qui doivent nous aider à définir la stratégie, à définir les chemins. »

Cremata leur a expliqué que La Colmenita s’est installée dans d’autres départements et villes du pays, et qu’elle existe aussi dans des pays comme l’Espagne, le Panama, la Colombie, et le Venezuela. Mais « ce que nous désirons le plus aujourd’hui, c’est de monter un groupe semblable à La Colmenita en Haïti. Et nous sommes prêts à le faire ».

Il a expliqué que les enfants de La Colmenita, unique groupe de théâtre au monde à avoir été désigné comme Ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF, sont des enfants qui étudient dans des écoles banales, et qu’après la classe, ils viennent faire du théâtre, de la danse, du chant…

Au terme d’un après midi qui fut une leçon pour tous, Raul a remis aux enfants une réplique du yacht Granma qui portait l’inscription : « A la Colmenita, merci ». Il leur a confié qu’il était ému pour la troisième fois, car il avait déjà vu à deux reprises « Abracadabra » à la télévision. « Mais la première fois a suffi pour que je me mette à penser moi aussi à l’essence des choses. »

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Raul Castro, a invité au spectacle les membres du Bureau politique, du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, du Secrétariat du Comité central du Parti, les cadres de l’Union des jeunesses communistes, de la Confédération des travailleurs, et d’autres organisations de masse ; les présidents des conseils d’administration provinciales, et les premiers secrétaires des Comités provinciaux du Parti. A côté de lui, Carlos Alberto Cremata, directeur de la Colmenita.

Et recherchant l’essentiel, Raul leur a dit : « Si je recherche un symbole du moment que vit la Révolution aujourd’hui je vois Abracadabra, La Colmenita ». C’est la raison pour laquelle il a invité les enfants à participer au défilé du 16 avril, quand Cuba toute entière célèbrera le 50e anniversaire de la Proclamation du caractère socialiste de la Révolution, car cette marche sera pleine de faits historiques à célébrer.

Le président, ému par le talent de cette ruche si séduisante, a expliqué aux enfants que le défilé rendra hommage aux mambises, les pères fondateurs qui tracèrent le chemin de la liberté ; il fera revivre la traversée du yacht Granma, celle qui nous rendit tant d’espérances ; il rappellera les journées glorieuses de Playa Giron quand un peuple entier s’est lancé à la défense sa souveraineté et a proclamé le caractère socialiste de sa Révolution ; il ressuscitera la campagne d’alphabétisation, car rien n’aurait eu de sens sans ces portes ouvertes sur la culture. Et pour marquer d’une pierre blanche les temps nouveaux, la Colmenita parcourra la Place de la Révolution, comme preuve qu’à 50 ans de ce janvier magique, Cuba continue d’avancer.

Alors, ces petits géants qui nous font tant de bien continueront de nous appeler à porter la flamme jusqu’au bout.

 
 Source : Granma 

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