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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 18:17

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José Martinez Queirolo, auteur, acteur et metteur en scène, est né le 22 mars 1931 à Guayaquil. Son grand-père maternel, qui était génois, le surnommait « Pippo » : José en italien se dit Giuseppe et le diminutif de ce nom est Pippo ou Peppe. Ce surnom affectueux l’a accompagné toute sa vie, « j’ai juste mis un seul p pour ne pas faire exotique ».

Pipo est né dans une famille des plus traditionnelles où « l’on ne pouvait être qu’avocat, médecin ou ingénieur, de sorte que le métier de comédien n’était pas bien vu ». Il devint donc ingénieur civil, mais sans renoncer au théâtre pour autant. Il fit ses premiers pas dans le monde du théâtre au sein du groupe Agora de l’Université de Guayaquil, en tant que comédien. Il écrit sa première pièce, Goteras, à l’âge de 17 ans.

Selon lui, c’est sa rencontre précoce avec la pauvreté qui l’a poussé très tôt à écrire. Le mariage de ses parents ayant été un échec, ses frères et lui ont grandi dans des internats ainsi que chez leur grand-mère. Elle possédait une maison qu’elle louait, et l’envoyait chercher le loyer. Les couturières, blanchisseuses qui y vivaient n’avaient pas de quoi payer et lui contaient leur misère. Il revenait toujours chez sa grand-mère les mains vides, d’autant plus triste qu’il savait qu’elle avait besoin de cet argent pour les élever.

« Quand j’écrivis Goteras, ma première pièce, au début il s’agissait d’une nouvelle ; puis je compris que le théâtre était la solution, que même s’il n’y avait pas plus de 30 ou 40 personnes qui assistaient à chaque représentation, elles au moins recevaient le message ».

Ensuite il écrivit Requiem pour la pluie, une de ses pièces les plus connues. Il donna une représentation à la Faculté de Philosophie et de Lettres, et « comme personne ne faisait attention à moi, je suis retourné chez moi, j’ai pris une bouteille, rempli un paquet de tout mon linge sale et je suis allé à l’Université, pour entrer exactement de la même manière que le personnage du monologue. Ils m’ont quasiment fichu dehors, parce qu’ils croyaient que j’étais un ivrogne qui avait réussi à entrer. Mais ensuite ils se sont rendus compte, « C’est Pipo qui fait le comique »… ils m’ont applaudi, c’est la première fois qu’on a parlé de moi dans les journaux, en tant qu’acteur mais aussi en tant qu’auteur.

Mais c’est seulement des années plus tard, en 1963, que José Martinez Queirolo parvient à se consacrer pleinement au théâtre, grâce à un prix organisé par l’Alliance Française et la Maison de la Culture de Quito. « A cette époque, j’étais ingénieur à San Carlos, où je suis resté 4 ans. C’est là que j’ai écrit La maison du qu’en dira-t-on et, oh surprise, j’ai gagné le Premier Prix National de Théâtre. Je suis parti à Quito. Je suis arrivé ébloui à la première, au Théâtre Sucre. Imaginez, moi qui venait de San Carlos, qui est un village…

Il y avait le président, don Carlos Julio Arosemana. Ils m’ont appelé à la loge présidentielle, où se trouvaient tous les grands pontes. Les gens me trimballaient de tous côtés… ».

Dans les années 70, il fut invité par les gouvernements de Russie et des Etats-Unis à venir vivre dans un de ces deux pays, mais il refusa. En dehors d’une excursion à Ipiales, en Colombie, il n’est jamais sorti de son pays et préfère que ses pièces voyagent à sa place.

Aujourd’hui, Pipo est sans doute le principal dramaturge équatorien contemporain ; il a écrit près de 50 pièces de théâtre. Au cours de sa carrière, il a reçu quatre prix nationaux et ses oeuvres ont été inclues au programme du baccalauréat. C’est après qu’il eut reçu le Prix National « Eugenio Espejo » en 2001 que la salle de théâtre de la Maison de la Culture à Guayaquil a été rebaptisée à son nom.

En 2006, un festival de théâtre fut créé en son honneur, au cours duquel furent présentées plusieurs de ses pièces.

Il dirige actuellement le Groupe de Théâtre de l’Ecole Supérieure Polytechnique du Littoral (ESPOL), avec lequel notamment il monta en 2005 L’avare de Molière.

Malgré son succès, il vit modestement auprès de sa soeur Violeta, qui tout comme lui ne s’est jamais mariée.

En 2002, il tomba gravement malade d’un cancer du colon et fut sauvé de justesse.

Il vient de publier son dernier ouvrage, « una cita con Cervantes » (« un rendez-vous avec Cervantes »), qui rassemble toutes les adaptations qu’il a réalisées du célèbre auteur espagnol.

Aujourd’hui pour la première fois de sa vie, à l’âge de 75 ans, il prépare pour le mois d’avril 2007 sa première tournée internationale, en Suisse et en Europe, aux côtés de l’actrice italienne Marina Salvarezza.

 

Bibliographie :

 

Teatro: La casa del que dirán. Las faltas justificadas –Premio Nacional de Teatro (Quito, 1962); Réquiem por la lluvia (Quito, 1963); Teatro (Guayaquil, 1965); Cuestión de vida o muerte (Guayaquil, 1979); Los unos vs. los otros –Premio Nacional de Teatro- (1970); Q.E.P.D. (Guayaquil, 1972); La dama meona –Premio Nacional de Teatro- (1976); La conquista no ha terminado todavía –Premio Nacional de Teatro- (1983). Cuento: Diez cuentos universitarios –coautor- (Guayaquil, 1953); La lluvia muere en silencio (1959); Cuentos y relatos (Guayaquil, 1976). Consta en las antologías: Lo social en el teatro hispanoamericano contemporáneo, Temas y estilos en el teatro hispanoemricano contemporáneo; Teatro selecto contemporáneo hispanoeamericano; Antología del teatro iberoamericano contemporáneo.

 

Sources :

 

Courtes biographies :


http://www.literaturaecuatoriana.com/paginas/josmartq.htm

http://www.edufuturo.com/educacion.php?c=3146

Site de la ESPOL :


http://www.espol.edu.ec/vida_un/informat/807/html/miscelaneos.htm

Site officiel du gouvernement équatorien, bulletin de presse n° 170, avril 2004 :

http://www.mmrree.gov.ec/mre/documentos/novedades/boletines/ano2004/abril/bol170.htm

Article de Yanko Molina, publié en décembre 2006 sur Hoy Online, journal en ligne

sudaméricain :

http://www.hoy.com.ec/NoticiaNue.asp?row_id=251750

programme de la soirée du 8 novembre 2006 au Teatro Centro de Arte, où fut représentée

Montesco y su señora.

http://www.hoy.com.ec/impnoticia.asp?row_id=250132

Article de Teresa Briones, publié le 19 octobre 2006 sur le site du journal el Universo :

http://www.eluniverso.com/2006/10/19/0001/262/DC629820472741D0859ABA53B894B

71C.aspx

Article de Francisco Bravo, publié le 29 octobre 2006 sur le même site :

http://www.eluniverso.com/2006/10/29/0001/262/3573C449A56243E6A3D4D51CC5BD3

65A.aspx

Article de ?, publié le 1e novembre 2006 sur le même site :

http://www.eluniverso.com/2006/11/01/0001/262/26B2B38318684DDA9AECC1D943648

7CF.aspx

Interview réalisée par Cristian Cortez, publiée sur le site de El Apuntador :

http://www.elapuntador.com/articulos/12/entrevista.html

Article traitant de la situation théâtrale actuelle en Equateur intitulé « les arts scéniques

se fortifient » (« las artes escénicas se fortalecen ») publié sur estaentodo.com

http://estaentodo.com/sistema/cultura/noticia.php?id=12170&tipo=6

Programme du « Festival de teatro 2006 », publié sur le site de la revue Vistazo :

http://www.vistazo.com/actualidad.php?sID=3&id=2312

A l’âge de 12 ou 13 ans, en assistant à un spectacle d’Ernesto Recuerda et comme le public riait à gorge déployée, il déclara : « je voudrais faire rire les gens comme cet homme »

Il se déclare religieux, mais ne croit en aucun sacerdoce, ni en aucun type d’uniforme (et pour lui, la soutane est un uniforme)

Il a reçu le Prix National de la Nouvelle « José de la Cuadra », Fervent admirateur de Molière.

Quand on lui demande de quel signe il est, il répond « du signe de Velasco », parce que ce président avec ses cinq mandats a marqué son adolescence et sa jeunesse.

Passionné de cinéma, il a même songé à devenir scénariste après avoir vu le fim Autant en

emporte le vent.

Esthétique subordonnée à l’idéologie

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Published by cuba si lorraine - dans Amérique Latine
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