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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 09:36


En pleine fête populaire des habitants de la Paz rèunis sur la place Morillo, près du Palais Quemado, venus célébrer la réélection triomphale d’Evo Morales comme président de l’Etat plurinational, son compagnon de route Álvaro García Linera,également réélu au poste de vice-président, s’explique sur la stratégie de son gouvernement pour le lendemain de l’élection

-Après cette victorieuse élection, quels sont les objectifs du gouvernement dirigé par Evo Morales et que vous secondez depuis la vice présidence ?

 Pendant quatre ans, nous avons travaillé dans le sens des intérêts de notre peuple, relançant l’économie, restaurant le système politique dans une révolution que nous avons appelée démocratique et culturelle. Nous définissons à présent quatre grands chantiers principaux.

 

En Bolivie, ce n’est plus la couleur de peau ni la manière de s’habiller ni la langue qui définissent les droits politiques et sociaux

Premier chantier

Avant tout, il s’agit de consolider l’Etat, le nouvel Etat, afin de garantir l’égalité entre les peuples, entre les cultures. Nous ne devons jamais oublier que comme au Guatemala, la Bolivie est un pays dont la majorité de la population est indigène et l’Etat bolivien fut un État raciste qui criminalisait, réprimait et excluait les indigènes de toute prise de décision. Cela a duré 500 ans et rien n’a changé avec l’avènement de la République. Ce fut donc la première mission de notre Président qui s’est exprimée avec la nouvelle constitution, et qu’il faut maintenant normaliser, faire exécuter, pour consolider et étendre cet État d’égalité” que nous appelons État plurinational.

Cet État Plurinational signifie l’égalité des droits et l’égalité des devoirs entre indigènes et métis. Il n’y a plus de boliviens de première ou de seconde catégorie. Il n’y a plus une culture supérieure et d’autres inférieures, plus de langue privilégiées ni de langue dévalorisées. Le castillan (espagnol) est égal aux autres langues indigènes (quechua, aymara, ...). Les cultures et les savoirs traditionnels des peuples indigènes sont constitutionnalisés et révalorisés pour être divulgués à l’ensemble de la population.

Ce que nous avons appelé la démocratie communautaire traduit la reconnaissance pratique et quotidienne des décisions qui se prennent à l’Assemblée mais également avec le conseil des peuples indigènes, pour élire des autorités, définir les charges administratives de la commune ou du quartier.

L’Etat plurinational est un Etat d’égalité et nous considérons que le plus important c’est la révolution. Ce signifie donc que indigènes et métis mangent à la même table, que nous avons les même possibilités dans une société commune. La “pigmentocratie” disparait. En Bolivie, la couleur de la peau définissait le pouvoir d’exclusion. Ce n’est plus la couleur de peau, la langue ou l’apparence qui parlent pour donner droit à la citoyenneté et au droit. C’est la grande tâche déjà accomplie, qui doit s’étendre.

 

García Linera : État plurinational signifie égalité des droits et des devoirs entre indigènes et métis

Second chantier

Dans le futur immédiat, notre seconde tâche est de poursuivre l’effort d’industrialisation. Tout comme les autres pays d’Amérique Latine, nous avons vécu de l’exportation de nos matières premières. Ces matières n’apportaient pas de bénéfices aux pays qui les extrayaient mais à ceux qui les utilisaient dans leur industrie. Nous avons du fer, une des plus grandes réserves mondiales. En gaz, une des plus grande réserves continentales. Nous avons du lithium, de l’eau. Ce que nous voulons c’est exploiter rapidement nos ressources. Passer d’une économie primaire exportatrice -comme disent les économistes- à une économie secondaire d’exportation, soit une économie qui utilise les matières premières et génère une base industrielle large et de modernisation. Pourquoi ? Car ainsi on crée des excédents pour le pays, et avec ces ressources, l’État a les moyens d’appuyer l’économie des petits producteurs.

Troisième chantier

L’Etat de protection sociale est un État qui garantit la protection des droits fondamentaux inscrits dans notre constitution. Santé universelle, éducation gratuite et pour tous, toutes, évacuation des eaux généralisée, télécommunications, gaz pour tous. C’est un Etat de bien-être et de protection qui garantit les conditions minimales de citoyenneté. Être citoyen ce n’est pas seulement aller voter. C’est avoir la base matérielle de garantie au minimum d’une vie digne.

Quatrième chantier

Le quatrième axe est la construction d’un État d’autonomie. L’État autonome, avec le pouvoir déconcentré dans les régions, avec ses propres autorités et son parlement régional. En avril 2010, nous élirons un parlement régional, vieille demande historique, même si elle est manipulée par les oligarchies pour occulter la défense de leurs privilèges. Avec la nouvelle Constitution, l’autonomie se transforme en une conquête démocratique.

Ce sont là les quatre axes qui permettront de créer une société de développement, de bien-être et d’approfondir le processus révolutionnaire qui permet de nous doter d’institutions solides, d’une économie robuste et une socialisation permanente de la richesse, avec possibilité de participation populaire à la prise des décisions. C’est l’objectif que nous nous proposons d’atteindre après cette réélection et cette victoire du peuple bolivien qui signifie un appui indiscutable.

“Désormais l’on construit une société de développement et d’approfondissement du processus révolutionnaire qui permettra de donner à notre pays la solidité institutionnelle et la socialisation permanente de la richesse, des opportunités et des décisions.”

 

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