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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 11:39

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Joao Pedro Stedile, dirigeant du Mouvement des sans-terre, tire le bilan des mandats de Lula et fait part  de ses attentes vis-à-vis de la prochaine présidence. Envoyé spécial.

Quel bilan tirez-vous des deux mandats de Lula, en particulier pour les paysans sans terre et le MST ?

Joao Pedro Stedile. La victoire du gouvernement Lula, en 2002 et 2006, a été importante pour mettre en échec le projet néolibéral et le monopole du gouvernement dans les secteurs le plus à droite. Mais, du fait du jeu des alliances, il en a résulté un gouvernement d’« équilibre », qui a appliqué une politique économique pour contenter tout le monde, les riches, la classe moyenne et les travailleurs. Et tous ont été ainsi satisfaits. Mais les changements structurels dans l’économie et la société brésilienne n’ont pas été réalisés. Cela montre bien pourquoi nous suivons un reflux du mouvement populaire, avec une gauche en pleine crise idéologique. Pour ce qui est de l’agriculture, idem. Des politiques favorables au modèle capitaliste, l’agrobusiness, ont été menées avec la libération de volumes immenses de ressources de crédit pour elles, les semences transgéniques, etc. Et il y a eu des mesures sociales compensatoires pour répondre aux premières nécessités des paysans, comme le crédit rural, le programme « Lumière pour tous », les crédits logement dans les campagnes, et la réactivation de l’entreprise étatique (Cnoab) pour l’achat des produits des petits paysans. Encore une fois, ce qui est de l’ordre des changements structurels, comme la réforme agraire, n’est pas encore arrivé.

 

Dilma Rousseff est sur le point d’être élue. Qu’attendez-vous d’elle ?

Joao Pedro Stedile. Maintenant, presque toutes les organisations et forces sociales appuient Dilma. Au-delà, ce que nous entrevoyons, c’est que, dans l’équipe gouvernementale de Dilma, il y aura une corrélation de forces davantage favorables aux travailleurs, et cela peut commencer à promouvoir des changements plus à gauche. Bien que, tous, nous sachions que les changements structurels dépendront de la combinaison entre un gouvernement progressiste et une mobilisation organisée autour d’un projet. Pour l’agriculture et la réforme agraire, nous sommes raisonnablement optimistes. De meilleures conditions pourraient être créées pour avancer dans les changements et le modèle de production d’agriculture familiale, face à l’agronégoce du capital transnational et aux grands propriétaires. Tous les grands propriétaires et leurs organisations sont avec Jose Serra, donc, il ne serait pas moral de ne rien demander au nouveau du gouvernement. Le MST essaiera de présenter des propositions politiques concrètes : l’augmentation du revenu des paysans, l’installation de coopératives agro-industrielles et l’amélioration des conditions de vie de la population rurale. Nous devons continuer d’organiser les travailleurs ruraux. Sans lutte sociale, il n’y a pas de changement social.

 

La répartition des terres est profondément inégale. Quel est le principal enjeu pour le MST ?

Joao Pedro Stedile. Dans toute l’histoire du Brésil, il n’y a jamais eu de réelle réforme agraire. Le degré de concentration de la propriété de la terre est supérieur à ce qui existait en 1920. Aujourd’hui, le modèle du capital n’est plus industriel, il est dominé par les transnationales, le capital international et financier. C’est le modèle de l’agrobusiness, tourné exclusivement vers l’exportation. Pour avancer alors la réforme agraire, il nous faut non seulement distribuer la propriété de la terre, mais aussi changer le modèle de production qui accumule du capital avec la richesse agricole. C’est pourquoi la lutte est si dure : outre le grand propriétaire, il faut faire face à l’entreprise transnationale et aux banques qui sont derrière elle. Nous avons deux alliés, la nature, agressée par l’agrobusiness, et que nous devons défendre, et la société urbaine, qui se rend compte que tous les aliments que l’agrobusiness produit sont dangereux pour la santé et que le modèle de l’agriculture familiale est le seul qui puisse produire des aliments sans poison. Ce sera la lutte des prochaines décennies. Et nous vaincrons !

Entretien réalisé par B. D.

Source : L'Humanité

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Published by cuba si lorraine - dans Amérique Latine
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