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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 08:30
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Roland Alvarez Estevez
Pour un pays comme Cuba, qui avait obtenu son indépendance pleine et définitive le 1° janvier 1959, il était absolument nécessaire de connaître et d’appliquer dans la mesure du possible les avancées scientifiques et techniques des autres pays.

FIDEL ET VOISIN VISITERENT PLUSIEURS ELEVAGES DANS LESQUELS LE SCIENTIFIQUE FRANÇAIS OBSERVA AVEC RECONNAISSANCE L’APPLICATION DE SES THEORIES QUI ETAIENT DEJA SUIVIES A CUBA

Vers 1964, une personnalité française scientifiquement très prestigieuse commença à attirer l’attention de l’Etat cubain au plus haut niveau : c’était le savant français André Voisin qui avait développé avec succès ses théories sur les pâturages permanents et la garde des troupeaux en rotation.
Il suffit de quelques rencontres avec le professeur Voisin dans sa maison de Normandie, de la part du docteur Baudilio Castellanos et de Rafael Hernández,respectivement ambassadeur et conseiller de notre ambassade en France et ensuite, de manière décisive, avec le docteur  Orlando Landa Bacallao, doyen de l’Ecole vétérinaire de l’Université de La Havane, pour que le savant français accepte l’invitation de venir dans notre pays, formulée par notre Commandant en chef Fidel Castro Ruz qui connaissait déjà son œuvre « Dynamique des pâturages » Homme d’esprit scientifique, premier …de l’Université de Paris en 1924, combattant contre le fascisme, diplômé de Physique et Chimie et qui aimait qu’on l’appelle « un agriculteur français », il arriva à La Havane le 3 décembre 1964, accompagné de son épouse et collaboratrice  Martha Rosine Fernagu, malgré les campagnes difamlatoires qui circulaient à l’extérieur contre notre Révolution.
Très peu de personnes comprenaient qu’un scientifique de sa valeur ait pu provoquer dans la population cubaine une aussi grande admiration et un aussi grand respenct en deux semaines à peine.
La télévision qui transmettait intégralement ses conférences contribua à cette popularité. Ainsi le peuple put observer, quotidiennement, une forte personnalité, dynamique et simple à la fois, un maître de maîtres et surtout quelqu’un qui cultivait en même temps ce qui est  scientifique et ce qui est l’humain.
Parmi ceux qui accordaient à voisin une grande  attention se trouvaient alors, parmi d’autres, à côté du Commandant en Chef, les docteurs Lionel Soto, présidente du Conseil du Plan d’Enseignement Technologique des Sols , Fertilisants et Alimentation des Troupeaux, Antonio Núñez Jiménez, président de l’ Academie des Sciences de Cuba, Juan Mier Febles, recteur de l’ Université de La Habana,  et le docteur Orlando Landa Bacallao.
Sa théorie, qui révolutionnait tout ce qui était connu jusqu’alors, résidait dans les mouvements du troupeau en fonction de la croissance de l’herbe, c'est-à-dire, en mesurant le temps qu’il fallait à la graminée pour repousser. Le tout dans le but d’utiliser les herbes adéquates pour l’alimentation des troupeaux en prenant soin des sols et à leur fertilisation et comment cela pouvait contribuer à améliorer et prolonger les conditions de vie de l’être humain.
En analyusant sa pensée scientifique, on prend conscience de sa grande préoccupation pour la façon dont étaient réalisées ses expériences et celles des autres scientifiques, en fonction de l’humanité. Il estimait que « lorsque les chercheurs arrivent à l’automne de leur vie, comme c’est mon cas, ils ressentent un profond désespoir en voyant que les œuvres et les découvertes de la science sont plus souvent utilisées comme œuvres de mort que comme œuvres de vie ».
En compagnie du Commandant en Chef Fidel Castro, il eut ses premières impressions sur l’agriculture et l’élevage cubains en visitant une exploitation expérimentale de culture de prairie dans la zobe de Wajay, à proximité de la capitale , de même que l’élevage La Recompensa à Artemisa.
Fidel et voisin firent d’autres visites à plusieurs élevages où le scientifique français observa avec reconnaissance l’application de ses théories à Cuba non pas de façon extensive mais de façon expérimentale. Il y eut aussi des rencontres dans les Instituts Technologiques des Sols, Fertilisants et alimentation des Troupeaux respectivement Rubén Martínez Villena et Liberté.
Dès les premiers instants, Voisin sympatisa avec la population cubaine. Le fait de se sentir heureux à Cuba enrichit ses idées originales et il exprima son désir de participer à la coupe de la canne à sucre habillé en militaire.Il en vint à dire qu’en aucunbe ppartie du monde, on ne l’avait traité comme à Cuba.
Il s’étonna du fait que les travailleurs de la polygraphie cubaine aient pu confectionner en un temps record un livre sur les conférences qu’il avait envoyées de France quelques semaines auparavant, avec la traduction en espagnol. Le livre cité s’appelait « Influence du sol sur l’animal au moyen de l’herbe ».
Ce 8 décembre 1964 où, en présence de Fidel, il fut présenté à des scientifiques et des techniciens cubains devint un jour mémorable pour la science cubaine. A cette occasion, le savant français s’adressa à tous les présents en disant : « La première Révolution que j’ai observée parmi vous s’est produite en descendant la petite échelle de l’avion. Le voyage avait été plus qu’épuisant.Une tempête de neige à Terre Neuve nous avait obligés à faire un détour par l’Atlantique et à atterrir en Irlande. Finalement, nous sommes arrivés après trois jours de voyage, à deux heures du matin à La Havane. Quelle ne fut pas ma surprise, Monsieur le Premier Ministre, de vous trouver, à une pareille, pour nous recevoir !
Permettez-moi de vous remercier de vous être dérangé à une heure si tardive de la nuit, mais je voulais surtout vous exprimer toute mon admiration pour avoir réalisé cette Révolution si particulière dans l’échelle des valeurs sociales et humaines.  Revolution qui permet à un chef de Gouvernement de venir de bon matin recevoir un modeste chercheur scientifique. "
Le plan de Voisin consistait à donner dix conférences et, pour finir, de réaliser un séminaire pour répondre à toutes les préoccupations et à toutes les questions.Il put seulement faire huit conférences qui commencèrent le 8 décembre, orgabnisées par l’Université de La Havane dans les salons de ce qui était alors le Collège Médico National, intitulées : Lois d’application des engrais en relation avec la santé animale ; Influence des engrais nitrogénés dans l’équilibre minéral et organique de la plante ; La digestyion des protéines et les suppléments d’urée dans l’alimentation ; Influence de l’acide phosphorique , du potassium et du calcium du sol dans la composition de la plante et Productivité de l’herbe. Fidel,que Voisin désignait comme son meilleurt élève, n’en manquerait aucune. Quand il connut la décision de lui donner le titre de Docteur Honoris Causa de l’Ecole Vétérinaire de l’Université de La Havane en reconnaissance de ses apports importants sur développement des troupeaux, de l’agriculture et de l’alimentation humaine, il manifesta le désir que, pour ce moment, on lui joigne, en plus des scientifiques cubains et étrangers les personnes qui l’ avaient aidé pendant son séjour à Cuba,ainsi que les ouvriers de l’imprimerie qui avaient édité son livre et auxquels il avait rendu visite dans leur atelier, les traducteurs, journalistes, personnels de la télévision et autres.
Son décès, le 21 décembre 1964, à cause d’une crise cardiaque et annoncé par Fidel à l’endroit même où Voisin devait contibnuer son cycle de conférences, fut pour notre peuplel’occasion d’ une grande manifestation de deuil . Le gouvernement révolutionnaire décréta immédiatement l’arrêt du travail pour que les professeurs, les étudiants, chercheurs, ouvriers et autres puissent assister aux honneurs funèbres. Des milliers de Cubains défilèrent  devant son cercueil exposé dans le Grand Amphi de l’Université de La Havane, recouvert des drapeaux français et cubains et accompagnèrent dans une manifestation de deuil le savant français jusqu’à sa dernière demeure, au Cimetière de Colón.
De façon inespérée, Cuba se transforma en un lieu de repos définitif et respecté pour André Voisin donbt la veuve a respecté le désir d’être enterré dans le pays dans lequel il mourrait.
Dans son discours d’adieu au professeur Voisin, notre Commandant en chef  dit :« Nous sommes peinés d’accompagner aujourd’hui  jusqu’à sa sépulture celui que nous avons reçu de façon gaie et hiospitalière il y aà peine quelques jours. Ce fut un hôte estimé et chéri de notre peuple. » Plus loin, il ajouta : « Le professeur Voisin s’est occupé de problèmes précis de l’humanité contemporaine, il les a envisagésd avec une telle clarté et défendus avec une telle passion que cela est son œuvre essentielle. Il vit ce que les autres scientifiqyues n’ont pas vu : l’influence énorme, l’extraordinaire importance de la technique qu’une humanité qui croît chaque jour à un rythme plus rapide et qui doit compter sur les mêmes ressources limitées sur la surface de la terre, emploie pour se nourrir et pour vivre. » Ceci est un bref résumé de ce que fut le prestigieux scientifique André Voisin, qui considérait qu’avec la bonté de la terre et le climat cubain, on pourrait faire tout ce qu’on voudrait pour le développement agroalimentaire.
Voisin fut un grand ami de Fidel et de la Revolution Cubaine.
Note : L’auteur de ce travail occupait la charge de Vice président de l’Académie des Sciences de cuba au moment de la visite de Voisin.
Tiré du Journal Granma. Décembre 2009.
Source : embacuba

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