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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 15:49


Autor: Isachi Fernández | Fuente: CUBARTE
L’humour graphique cubain a été montré plusieurs fois dans le Musée National des Beaux Arts, l´année dernière une vaste rétrospective de l´œuvre  de René de la Nuez, Prix National des Arts Plastiques, a été exhibée et, aujourd´hui, la bibliothèque Antonio Rodriguez Morey de ce centre offre, jusqu´au 3 novembre, l’exposition « Dedeté en cuarentena », un parcours dans le savoir-faire de cette publication humoristique pour le 40ème anniversaire de sa création.

À propos des quatre décennies de cette publication cubaine, Cubarte a conversé précisément avec le caricaturiste Arístides Hernández (Ares), ex membre de son équipe.

Quelle signification a le Dedeté dans la culture nationale ?

Le humorisme graphique est la partie des arts plastiques plus apparentée avec le journalisme, elle a la fonction de raconter, de narrer ce qu´il se passe. Le Dedeté a joué un important rôle depuis cette narration de la société cubaine, il a suivi les événements, tout n’est pas dit avec l’humorisme graphique dans le pays, mais il y a une bonne partie des phénomènes, des processus, qui y sont reflétés.

Pouvez-vous nous offrir quelques considérations sur l´humour graphique à Cuba ?

Il a une très longue tradition. Il avait de la force au XIXème siècle et il y a eu des œuvres excellentes, surtout au début du XXème siècle avec les œuvres de Conrado Massaguer, Jaime Valls et Rafael Blanco, avec lesquels la modernité entrait dans les arts plastiques cubains. Cette tradition s’est maintenue avec des hauts et des bas. La Période Spéciale a laissé une importante trace négative avec la disparition d’un grand nombre de publications, la diminution des espaces et le départ de nombreux caricaturistes hors du pays ou vers d´autres manifestations des arts plastiques. Dedeté, à ces moments, tirait environ 300 mille exemplaires tous les 15 jours, et il est passé à la dernière page du journal Juventud Rebelde qui, en outre, était un hebdomadaire. Ce coup se sent encore, mais on remarque une certaine récupération.

L’humour graphique se maintient vivant. Beaucoup de caricaturistes cubains, en outre, collaborent avec des publications étrangères, prennent part à des événements internationaux, se font écho de notre humour graphique cubain hors de nos frontières. Récemment des nouveaux espaces ont été ouverts, comme une section dans la publication La calle del medio, où nous avons inclus de très jeunes caricaturistes, et il y a des événements qui stimulent nos artistes. J´ai une vision assez positive quant au surgissement de nouvelles valeurs et de l´équilibre de certaines publications.

Quels ont été les moments de gloire pour l´humour graphique à Cuba ?

Le début du XXème siècle avec Jaime Valls, Massaguer et Rafael Blanco, ils ont réalisé une révolution du point de vue visuelle et conceptuelle. Un autre moment significatif vient de la main de El pitirre, au début des années 60, une référence pour beaucoup de gens dans le monde. Le Dedeté, dans les années 80, a aussi été un moment de gloire, il est même arrivé à atteindre, en 1985, le prix Forte Dei Marmi, comme la meilleure publication de satire politique du monde, accordé à Lucca, en Italie.

Que manque-t-il aujourd´hui à l’humorisme graphique cubain ?

Beaucoup plus d’audace en tout les sens, découvrir que les temps ne sont pas les mêmes, que nous sommes dans un nouveau siècle avec d´autres marques, il lui manque plus de vaillance pour toucher des thèmes profonds et nécessaires pour la société cubaine et qui ne trouvent pas encore leur place dans l’humorisme graphique et que, toutefois, nous trouvons dans d´autres versants des arts plastiques et dans l´humour scénique. Il lui manque aussi des espaces qui permettent ces recherches.

 


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