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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 07:57

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Une fois de plus le Festival International du Cinéma Pauvre d’Humberto Solás réunira des réalisateurs du monde qui parient pour les véritables valeurs esthétiques du septième art.


Du 19 au 25 de ce mois dans son siège habituel, la ville de Gibara, province d’Holguín, aura lieu la huitième édition de l´événement dédié cette année à rendre hommage au Prix National de Cinéma, Nelson Rodriguez.

Autour de 160 œuvres de divers formats, genres, pays, styles et regards confluent dans la sélection, dont plus de 70 dans la section officielle divisée dans les catégories fiction, documentaire, animation et art vidéo.

Ahora.cu

 

Pour en parler et le donner à voir :  Anne Delstanche


Le Cinéma à maigre budget veut faire entendre sa voix..Gibara : la « Cannes » du cinéma pauvre.

Le Festival International du Cinéma Pauvre qui s'est déroulé à Gibara entre le 16 et le 22 avril 2007, à près de 900 km de La Havane en est à sa 5ème édition. Le festival de Gibara c'est la défense d'un cinéma alternatif, c’est la volonté de donner une place à l'expression de ceux qui ne peuvent le faire au sein des grandes productions cinématographiques. C’est une bataille pour la démocratisation du cinéma. Celui qui connaît un peu ce milieu sait à quel point il est difficile d’arriver à diffuser une œuvre qui ne correspond pas aux budgets, règles, idées, modes, ou concept des décideurs du cinéma.
Le Festival ouvre un droit à la participation, est un instrument pour lutter contre la colonisation culturelle du cinéma américain qui est devenu omniprésent dans toutes les salles du monde, repoussant à l'état de marginalité les productions locales. Il donne un espace à un cinéma économiquement faible qui échappe aux règles de Hollywood.
Les œuvres lauréates sont récompensées par une aide à la production ou à la distribution. Il s'agit d'un cinéma à contre courant qui cherche d'autres formules artistiques, parfois audacieuses, parfois pas, mais qui de toutes façons possède une valeur morale, C'est la défense d'un cinéma sans concession aux valeurs marchandes. Un formidable appui au travail des cinéastes autodidactes, qui n’ont pas pu suivre une formation, ne disposent d’aucun soutien pédagogique. Le Festival veut créer une école ouverte à ces réalisateurs, une école de vacances pour les gens qui travaillent. L'avènement du système digital permet la réalisation d'œuvres de qualité à budget très réduit ce qui n'était pas possible avec le cinéma 16 ou 35mm.

Le mouvement du cinéma pauvre est né dans le but d’aider à la production et à la diffusion de ces œuvres qui n'ont pas accès aux moyens de diffusion commerciaux. Des circuits sont en train de naître dans plusieurs pays. Gibara a réunit plus de 170 participants, réalisateurs, producteurs, responsables de festivals, presse, la chaîne latino-américaine de télévision Telesur ... transformant la petite ville de Gibara en capitale du cinéma alternatif. Les films sélectionnés le sont en fonction du critère de la qualité et du budget restreint.

Environ 600 films ont été présentés à la sélection 2007 qui en a retenu près de 200 dans ces différentes sections.

Mais le festival n'est pas seulement la projection de films et la remise de prix, la petite ville de l’est de Cuba, se transforme en capitale du cinéma. La population participe activement, prépare les festivités, se mêle aux invités, la salle de cinéma locale se remplit autant de « Gibareños » que de participants. L’accueil est chaleureux, tout ce petit monde se mélange, commente, échange, des amitiés y naissent.
Les activés parallèles sont permanentes. Le soir des écrans sont installés sur la place publique, dans la rue où à la maison de la culture il y a des spectacles de jour comme de nuit, danse classique, traditionnelle afro-cubaine, moderne, arts picturaux , concerts tous les soirs avec de grands noms de la musique cubaine comme Carlos Varela, Kelvis Ochoa, Cándido Fabre, et la participation d'acteurs et de réalisateurs cubains comme Humberto Solas, président du Festival, Mario Limonta, Isabel Sántos, Manuel Porto, Enrique Molina. La fête totale et permanente.
Des débats sur la distribution, la production, le financement des films, la manière d'obtenir de l'aide, rencontres et échange d'expériences et distribution spontanée des œuvres entre les participants des différents pays, beaucoup d'entre eux animent des festivals de cinéma aux quatre coins du monde. C’est un magnifique carrefour d'échange où l'on pose les bases de collaborations futures.

On assiste à la naissance d'un véritable circuit parallèle qui se développe et prend de l’ampleur très rapidement. Le mouvement est suivi en Amérique latine mais aussi en Europe. Et cela fonctionne, car d'autres festivals naissent et collaborent dans plusieurs autres pays, c'est la création d'une vitrine, d'une plate-forme d'échanges.
L'étape suivante sera de briser le « blocus » des salles commerciales, d’arriver à les convaincre que ce cinéma est une nécessité et a un avenir.



Site Web d'Anne

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Published by cuba si lorraine - dans Cuba
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