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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 14:00
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ON SE SOUVIENT t ous de los Madres de la Plaza de Mayo. Coiffées de leurs fichus blancs, de sinistre mémoire, ces mères argentines venaient depuis 1977 effectuer leur ronde hebdomadaire devant le siège du gouvernement pour tenter d'avoir des nouvelles de leurs enfants ou de leurs maris disparus. Leur nombre est généralement estimé à 30 000. Mais l'Argentine des généraux n'est pas la seule à avoir fourni ses « sordides bataillons ». La pratique était, entre les années quatre- vingt et deux mille, largement répandue sur l'ensemble du continent sud-américain puisque, tous pays confondus et selon les chiffres des différentes organisations ou commissions « vérité et réconciliation », mises en place au début des années deux mille, on arriverait dans l'ensemble du cône sud (Argentine, Chili, Pérou, Bolivie, Paraguay et Uruguay) à 90 000 disparus. Et ce, sans prendre en compte la Colombie, qui reste la grande inconnue.

Un ouvrage vient de sortir sur les disparus péruviens. Publié aux éditions le Passager clandestin , ¿ Dónde Están ?Terreur et disparitions au Pérou (1980-2000) - un gros pavé de plusieurs centaines de pages - est signé Daniel Dupuis. Un auteur que les hasards et contraintes de la vie ont amené à devenir Aveyronnais, puisqu'il réside désormais à Saint-Parthem avec son épouse d'origine chilienne , qui enseigne, elle, à Aurillac.

Journaliste indépendant après avoir été pro fesseur de français à l'Alliance française, ce dernier a vécu plus de six ans en Amérique du Sud et a notamment collaboré au Monde de l'Éducation, à Politis et à Témoignage Chrétien. Il s'est rendu à plusieurs reprises au Pérou pour ce long travail d'investigation et de recueil d'entretiens. Or, quand on lui demande pourquoi il s'est plus spécialement intéressé aux disparus péruviens plutôt qu'à d'autres, il répond sans problème qu'il souhaitait initialement rédiger un ouvrage sur l'ensemble des disparus du cône sud, mais que très rapidement, et devant l'importance des chiffres estimés - entre 12 000 et 15 000 - il avait limité ses investigations au seul Pérou.

« De 1980 à 2000, l'armée du Pérou n'a pas hésité à recourir à la terreur pour combattre la guérilla sanguinaire du Sentier lumineux, rappelle-t-il. Sous trois gouvernements successifs, et c'est là l'une de ses particularités, puisqu'il s'agissait de démocraties ; ils étaient en tout cas élus au suffrage universel, contrairement à d'autres pays où l'on avait carrément affaire à des dictatures militaires... Sous trois gouvernements successifs donc, au nom de la lutte contre le terrorisme, et ce, dans le silence de la population péruvienne et de la communauté internationale, plus de 13 000 personnes ont ainsi disparu après avoir subi toutes sortes de violences. Dans un pays où le racisme contre les « indios » est ancestral, les paysans indiens de l'Altiplano ont été les principales victimes de ce crime de masse. » L'auteur de ce livre expose, en s'appuyant sur de très nombreux témoignages, les mécanismes, les responsabilités et les conséquences de cette pratique systématique de « la disparition forcée ». Au lendemain de la condamnation d'Alberto Fujimori, président du Prou de 1990 à 2000, pour violation des droits de l'Homme, il montre aussi que le sort de la fragile démocratie péruvienne est aujourd'hui intimement lié à la reconnaissance des droits et de la mémoire des familles des victimes.

On pourrait écrire des pages et des pages, tant Daniel Dupuis maîtrise ce douloureux sujet auquel il a consacré quelques années de sa vie et qui fait de lui désormais l'un des spécialistes de la question. À ce titre, il a été invité par l'association Memoria andando pour une soirée débat qui se tiendra dans les locaux de l'association le vendredi 12 mars, à 20 h 30, et qui fera suite à la projection d'un petit DVD intitulé Manchay y tiempo ; manchay signifiant « peur » en langue quechua. Le 31 mars, il remettra ça, cette fois à la Strada, à l'invitation d'Arnaud Segonds qui a déniché le film péruvien Fausta, primé l'an dernier par l'Ours d'or à Berlin.

Une double occasion donc, à la suite du livre, de sortir ces « disparus » de l'oubli. Ne serait-ce que pour leur donner une forme de sépulture. En espérant que dans un futur prochain on puisse exhumer leurs dépouilles, histoire de permettre à leurs proches de commencer le travail du deuil. L'association HIJOS, acronyme de « Hijos por la Identidad y la Justicia contra el Olvido y el Silencio », (Enfants pour l'identité et la justice contre l'oubli et le silence) ne demande guère plus.


ph.b

http://www.midilibre.com/articles/2010/02/28/VILLAGES-Daniel-Dupuis-sort-de-l-39-oubli-les-disparus-peruviens-1129291.php5

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Published by cuba si lorraine - dans Amérique Latine
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