Partager l'article ! Deux morts entre la démocratie et la dictature: Par Iroel Sánchez. Tiré de “La Pupila Insomne” Le 20 décembre dernie ...
Par Iroel Sánchez. Tiré de “La Pupila Insomne”
Le 20 décembre dernier la Congolaise Samba Martine est morte de méningite. Non seulement elle n’a jamais reçu de l’attention médicale, mais qui plus est cette maladie ne lui a jamais été diagnostiquée parce qu’au CIE, le Centre d’internement pour Etrangers de Madrid, il n’y pas de service d’infirmerie.
Un individu qui y a été, a donné son témoignage à la chaîne de télévision La Sexta. Il a expliqué qu’on peut y trouver jusqu’à 8 êtres humains enfermés dans un local sans accès aux services sanitaires et dans des conditions d’hygiène déplorables. Les CIE ont reçu le qualificatif des “ mini Guantanamos d’Espagne”, à cause des atrocités qui y sont commises contre des personnes qui n’ont pas été soumises à aucun procès légal.
Cependant, des médias espagnols et des hommes politiques comme le député du Parti Populaire Teófilo de Luis font un grand tapage suite au décès à Cuba d’un prisonnier, qui selon la presse de Miami serait mort « à cause d’une pneumonie qu’il a attrapée lorsqu’il a refusé de mettre l’uniforme de prisonnier et qu’il s’est déclaré en grève de la faim ».
On dit que cette personne est morte à l’hôpital provincial de Santiago de Cuba, où elle a été transférée depuis le poste médical de la prison, dans une tentative pour sauver sa vie.
Le mort s’appelait Wilmar Villar. Le journal El Nuevo Herald, de Miami, a dit qu’il avait été condamné à 4 ans de prison pour “coups et blessures, outrage et résistance”. Malgré cela il est considéré comme un “dissident”, car, se laissant manipuler par des individus sans scrupules, il a laissé sa santé se détériorer jusqu’à un point de non retour, ce que ceux qui ont besoin de le présenter comme un trophée dans leur guerre médiatique contre notre île ce sont apprêtés à fêter à l’avance.
La mort d’un être humain est toujours douloureuse, mais tout semble indiquer que certaines sont plus douloureuses que d’autres, en fonction d’intérêts politiques obscurs. D’une part nous avons une personne qui sans avoir été jugée par aucun délit, meurt sans recevoir une attention médicale en conditions infrahumaines et d’autre part, le décès d’un individu qui avait été condamné par un tribunal pour avoir commis des faits de violence, est brandit comme instrument contre la révolution cubaine, et cela malgré le fait qu’à Cuba, l’attention médicale est à la portée de tous, indépendamment de leur condition légale ou politique y compris la protection contre la méningite moyennant un vaccin mis à point par des scientifiques cubains et qui a sauvé de millions de vie dans le monde entier. Mais curieusement, le nom de Samba Martín, assassinée par la “démocratie”, espagnole restera méconnu de beaucoup de personnes, alors que celui de Wilmar Villar est brandit en ce moment par la politique médiatique qui l’a conduit à la mort pour présenter Cuba comme étant « une dictature.»
Derniers Commentaires