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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 00:53

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Por Guillermo Alvarado

Nous commémorons aujourd’hui le 62è anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits Humains, un document historique qui a vu le jour entre la fin de la seconde guerre mondiale et le début de la guerre froide, une autre forme plus brutale d’affrontement dont nous subissons encore aujourd’hui les conséquences.
Les cendres qui ont couvert presque tout le sol européen et les décombres radioactifs d’Hiroshima et de Nagasaki ont été un terrain peu propice pour le fleurissement de la paix. La proclamation des garanties fondamentales pour tous les hommes, sans distinction de race, de couleur, de croyances religieuses ou politiques, se basaient sur les sombres leçons de la guerre mais très peu de gens les ont apprises de telle sorte que 60 ans après, elles restent une aspiration plutôt qu’une réalité.
Le principal droit humain, sur lequel se fondent tous les autres, le droit à la vie continue d’être violé et bafoué dans un monde où priment d’autres “priorités”: celles du marché, du pouvoir et du gain, de la concurrente et de l’égoïsme et où la règle est que tout ce qui ne s’y accorde pas où qui aille à l’encontre, doit être effacé, éliminé, anéanti.
En cette journée nous ne pouvons pas oublier que plusieurs pays de notre Amérique ont été des polygones d’essai des politiques dérivées de la guerre froide, que les Etats-Unis ont commencé à appliquer alors que les restes de la guerre étaient encore fumants.
On trouve encore des cicatrices profondes sur le plan social dans notre région où au nom de la liberté et de la démocratie, selon le concept de Washington, le terrorisme d’État a été installé, où l’on a enlevé, séquestré, torturé, assassiné ou fait disparaître un grand nombre de ses enfants, ceux qui pensaient qu’il valait la peine de lutter pour un autre monde, un monde où tous les hommes puissent jouir de tous les droits et pas seulement ceux pouvant les acheter.
Il restent encore des traces indélébiles de la répression et de la lutte antiguérilla des années obscures qui sont allées des années 50 du siècle dernier, lorsque le printemps guatémaltèque a été assassiné à la fin des années 80. Des générations d’orphelins de la guerre vivent avec d’autres personnes qui ne savent pas qu’elles aussi le son: les enfants des disparus, la forme la plus cruelle et inhumaine de torture inventée par des esprits tordus.
Nul n’ignore que la pratique de la disparition n’a pas uniquement consisté à éliminer l’adversaire, mais à plonger toute sa famille dans la peur et l’incertitude, qui se multiplient au fils du temps, car même si l’on arrive à la conviction que le fils ou la fille, le père ou la mère, le mari ou la femme, ont été assassinés, le doute persistera toujours.
Au Salvador, les disparus s’élèvent à 30 000, en Argentine, les chiffres officiels parlent de 9 000 mais les organisations civiles et de défense des droits de l’homme disent qu’ils sont 30 000 aussi, au Chili 1209 cas sont dûment enregistrés, au Guatemala le chiffre atteint des proportions brutales : 45 000.
Il faut dire que de tous ces pays, le Guatemala est le seul où les autorités refusent systématiquement de créer une commission nationale pour enquêter sur ces disparitions.
La disparition est un délit de lèse humanité à caractère soutenu. C’est à dire qu’il est commis tant que le sort de la victime ne sera pas connu et vérifié, tant que ses restes ne seront pas trouvés.
Chaque disparu est une fosse ouverte, une pierre tombale sans nom, une famille à la recherche, en permanence, d’une donnée, d’un signe, ne serait ce que d’un augure pouvant sceller sa douleur et se résigner. Ils sont aussi un monument à la mémoire qui nous signale et nous rappelle que nous vivons dans un monde où 62 ans après leur instauration, il y a encore des millions d’êtres humains qui n’ont pas de droits, qui ne savent même pas qu’ils ont le droit d’avoir des droits.

Source : RHC

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Published by cuba si lorraine - dans L'Empire
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