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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 19:10

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(A propos de mon séjour à Cuba en mai 2011)

Ricardo Infante Caminal, d’Uruguay

J’AI pas mal d’années de vie sur ce monde, camarades. Trop même. Et avec le temps, on se laisse moins surprendre par les aléas de l’existence. La réalité quotidienne nous a mis à rude épreuve, et, lorsque nos modestes espoirs de tendre une main semblent s’être dissipés, nous voilà bousculés par l’imprévu !


Je dois dire que je m’étais pas mal informé sur le sujet, et s’il est une chose que je croyais connaître de A à Z, c’est bien la révolution cubaine.


J’avais consacré des milliers d’heures à écouter, lire et m’informer sur cet événement qui chaque jour semble vouloir défier la logique ou le « naturel ».

Parce que tout a été et reste une « belle folie ». Une Révolution à seulement 90 milles marins du plus grand empire de l’histoire ? De la folie ! Attaque de la caserne Moncada avec 135 hommes mal armés ? De la folie ! Débarquement du yacht Granma avec 82 hommes pour livrer (et gagner !) leur premier combat avec les 12 survivants ? De la folie totale !


Parce qu’à Cuba les choses sont comme ça, et pas autrement. Les gens semblent avoir rayé le mot « impossible » de leur dictionnaire. On test, on change, on insiste… Et si cela ne donne rien on recommence. A la fin, les choses finissent par rentrer dans l’ordre, de gré ou de force… Peuvent-ils faire autrement ?


Mais j’étais au courant de tout cela. J’ai voulu me rendre sur place en simple observateur, pour faire du « tourisme révolutionnaire », comme on dit.


Mais mes projets ont lamentablement échoué. Et ce dès le premier jour. Un lecteur avisé pourrait penser que cette chronique est un « piège » pour attirer l’attention sur ce qui s’offre à leurs yeux comme un cliché. Ceux qui croient tout savoir sur Cuba (comme moi) se posent dès lors la même question : Comment est-il possible que Cuba soit encore debout ?


Parce que quand on regarde le panorama international et qu’on voit des pays entiers s’effondrer comme des châteaux de cartes face à l’imposante machine impériale, chaque jour plus sophistiquée et destructrice, pilonnant des villages et des villes, à l’aide de porte-avions, de tanks, de missiles et tout autre moyen servant à détruire, écraser, terroriser le genre humain… On ne peut s’empêcher de trembler pour Cuba ! Car que chaque fois que le royaume de la terreur se lance dans une nouvelle aventure, on ne peut s’empêcher de craindre pour Cuba.


Cependant, ici les gens affichent une telle assurance qu’on a toujours l’impression que rien ne peut les perturber. Comment expliquer ce paradoxe ? Alors que je me résignais à mourir sans avoir eu le temps de découvrir ce secret, l’un de ces gens gais et fiers m’a dit, tout sourire : « Ici les yankees ont déjà taté de nos fusils, monsieur ». Et je sentais qu’il ne plaisantait pas.


Pour la première fois j’ai pu découvrir les ingrédients d’une réalité dont on a de cesse de rabâcher le nom, sans savoir vraiment de quoi il s’agit. Cette réalité s’appelle RÉVOLUTION.


J’ai pu voir cette Révolution dans chaque chose, dans chaque foyer, dans chaque personne. Parce que les Cubains sont conscients que les révolutions commencent chez chaque individu. Et qu’elles se doivent de refléter nos valeurs et nos principes.


J’ai fait 25 heures de film. A beau mentir qui vient de loin, dit le proverbe. Je savais qu’à mon retour au pays je ne pourrais pas résister à raconter tout ce que j’ai vu ici.


Me croirait-on dis je disais que lorsque j’ai demandé à un chauffeur de taxi (je suis moi-même chauffeur de taxi) s’il y avait beaucoup d’attaques visant les taxis, il m’a répondu, incrédule :


Mais, monsieur, qui aurait l’idée d’attaquer un taxi ?

Quand je lui ai expliqué que chez nous les taxis étaient munis d’une vitre de séparation blindée et que deux ou trois collègues se faisaient tuer chaque année, il n’a pas voulu me croire et m’a répondu : « Si c’est comme ça, c’est tous des mafieux dans ton pays. Vous devez tous être armés jusqu’aux dents ! » Tout est filmé.

J’aimerais maintenant aborder un sujet qui me tient à cœur.


LES CINQ PRISONNIERS DE L’EMPIRE


A notre arrivée, on nous a annoncé qu’il y avait un spectacle d’enfants dans le quartier de la Vieille ville. C’était facultatif. J’aurais préféré m’en passer pour pouvoir découvrir le pays, parler aux gens. En bon touriste… Mais décliner l’invitation m’a semblé un manque de courtoisie.


Le théâtre s’appelait La Colmenita (La petite ruche). C’était une version du bâtiment précédent qui avait brûlé – j’ignore dans quelles circonstances – et portait le même nom. Aujourd’hui c’est le siège d’une troupe de théâtre enfantine assez nombreuse.


Le théâtre était plein à craquer et j’ai été surpris par le nombre d’étrangers présents dans la salle. Beaucoup d’Américains, d’Allemands, de Néerlandais… Bref, nous étions nombreux.


Un orchestre (composé d’enfants) a interprété (très bien) des chansons cubaines que nous connaissions tous. Les percussions étaient à la fête, mais chaque instrument avait son espace.


Ensuite les enfants ont interprété une pièce de théâtre intitulée Abracadabra. C’est l’histoire d’une jeune institutrice qui refuse qu’on lui impose des concepts dépassés. On voit la discussion avec le directeur, et les enfants qui prennent le parti leur institutrice. Elle leur donnera des devoirs à faire.

La-Colmenita-en-Abracadabra_Cinco-Heroes-6-580x325.jpg

LA SIGNIFICATION DU MOT ESSENCE


Et trouver des exemples, bien entendu. Je ne vais pas tous les raconter, mais après de nombreuses situations empreintes d’une profonde tendresse, avec un premier acteur âgé de quatre ans seulement, les acteurs et le public découvrent que l’essentiel maintenant pour la patrie est le retour des cinq prisonniers cubains. Le « comment » est quelque chose qu’il faut voir, qu’on ne peut décrire.


Au baisser du rideau, nous étions tous profondément émus. Et à notre grande surprise les enfants sont venus se mêler au public pour nous remercier. Nous sommes partis très impressionnés, et nous avons été surpris d’apprendre qu’il y avait déjà des troupes La Colmenita dans plusieurs pays. Vous pouvez consulter le net.


 

Mais ce n’est pas tout. Dans ce pays du « jamais plus ! » qui n’a pas besoin de publicité, il y a de nombreuses pancartes à l’effigie des cinq camarades incarcérés. Les légendes : Nous les voulons parmi nous ! Ils ont confiance en nous ! Dans tout Cuba, des pancartes réclament la libération immédiate des cinq héros injustement prisonniers. La loyauté envers les camarades est l’un des grands principes de la Révolution cubaine. (Tiré de http://postaportenia.blogspot.com/)

Source : Granma

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Published by cuba si lorraine - dans Cuba
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