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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 00:01

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BENITO PEREZ    

Il y a trois ans éclatait aux Etats-Unis la pire crise du capitalisme financier. Après huit ans de présidence du cow-boy texan George W. Bush et plus d'une décennie de domination conservatrice au Congrès, le krach des subprimes mettait des milliers d'Etasuniens à la rue et provoquait des faillites en série. Trois années plus tard, l'ensemble des maux dont souffre l'Amérique paraît résulter des politiques «socialistes» mises en place par Barack Obama... L'image est évidemment grossière, le glissement politique en cours suit un double mouvement: le désenchantement certain de la gauche, d'une part, et de l'autre, la forte remobilisation d'une ultradroite favorisée par un déferlement inédit de dollars sur la campagne. Le parallèle est pourtant fécond pour souligner l'incapacité devenue chronique chez les progressistes à combattre sur le terrain idéologique. L'appel de M. Obama à la grande alliance dépassant les partis a, comme prévu, fait long feu, ne parvenant qu'à ralentir les réformes engagées. Et à brouiller la lisibilité de la situation. En ne désignant – ni ne soumettant! – les coupables de la débâcle économique et sociale, les démocrates ont raté une opportunité historique de renverser le processus de dénigrement de l'Etat initié sous Ronald Reagan. La politique des slogans mobilisateurs et de la bonne volonté a montré ses limites. La réalité des Etats-Unis de 2010 est pourtant limpide. Avec un sixième des travailleurs sans emploi, presque autant de pauvres, des milliers d'expulsions quotidiennes et un état sanitaire retombé au niveau d'un pays émergeant, la grande puissance américaine vit une guerre des classes d'une violence inouïe. Le dernier scandale en date, le forclosuregate[1], montre comment les grandes banques à la dérive ont exproprié illégalement des centaines de milliers de logements. Un drame qui se poursuit sans que les autorités se décident à l'affronter, de peur de fragiliser ces instituts financiers qu'elles ont secourus à grands frais. Si la classe moyenne étasunienne, symbole des années d'or, est en voie de paupérisation, les riches, eux, se portent comme un charme. Au point de vivre statistiquement cinq ans de plus que leurs concitoyens moins fortunés. Pour ne donner que ces seuls chiffres: les 400 personnes les plus riches ont vu croître leurs revenus de 8% l'an dernier. Entre 1979 et 2006, les avoirs du pour cent des Etasuniens les plus aisés sont passés de 10% à 23% de la richesse nationale. Si ce petit club select d'Américains fortunés est, depuis ce matin, encore un petit peu plus puissant, il ne le doit pas à ses seules manipulations politiques et médiatiques. Mais aussi au renoncement de la gauche à assumer une vision de l'histoire. Le constat vaut au-delà des frontières des Etats-Unis. Qu'un Christoph Blocher ou un Nicolas Sarkozy, qui dictent la politique répressive de leur pays depuis des années, continuent de capitaliser sur l'augmentation – fantasmée ou pas – de l'insécurité n'est pas moins absurde et symptomatique.
Note : [1]Le scandale a éclaté en septembre à la suite des révélations d'une employée de Bank of America, qui a admis avoir engagé des milliers d'expropriations sans en vérifier le bien-fondé hypothécaire.

Source : Le courrier

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Published by cuba si lorraine - dans L'Empire
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