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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 14:02

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A M. Patrick Sève, Maire de l'Haÿ-les-Roses,

A M. Georges Boukoff, Directeur Fondateur du Festival

à propos du texte de M. Boukoff

"Cuba, une Révolution à l'agonie..."

voir texte intégral ci-dessous

 

A l'évidence, M. Boukoff parle d'un pays, Cuba, qu'il ne connaît pas. Mais qu'importe, il suffit d'écouter la radio, de regarder la TV ou de lire la plupart des journaux occidentaux, et le tour est joué. Tout est dit, n'est-ce pas, puisque quasiment tout le monde le dit ! Mais rabâcher les calomnies diffusées à longueur d'ondes et de temps par des médias sous influence et par des politiciens intellectuellement très paresseux ou anti-cubains par idéologie, dans le but de disqualifier un pays et son peuple (oui, son peuple M. Boukoff !) qui ont choisi la voie du Socialisme avec des réussites fort enviables même chez nous, est tout simplement misérable.


Droits politiques : De quel droit affirmez-vous que le" régime castriste" comme vous dites, "demeure hostile aux contestations et aux revendications politiques" ? On vote plus souvent à Cuba qu'en France. La participation y est à chaque fois très forte et pourtant le vote est libre. A Cuba, même pendant son mandat, un élu peut à tout moment en être déchu si la population considère qu'il n'en a pas été digne. Si la démocratie est née à Athènes, il n'a jamais été dit que seule la démocratie représentative est viable, au contraire les grecs préféraient la démocratie directe, dite participative (lire Aristote). Cuba a adopté les deux. Je vous rappelle que Cuba a un parlement élu, reconnu par les instances internationales où les femmes sont représentées à hauteur de 43%, se situant ainsi au 4ème rang mondial, la France n'occupant que le 63ème rang ! Alors sûrement allez-vous alléguer que tous ces gens vont voter avec une Kalachnikov dans le dos ?

 

Parti Unique : Quelle tarte à la crème ! D'abord M. Boukoff, est-ce que le multipartisme garantit l'exercice de la démocratie ? Lorsque vous avez des niveaux d'abstention en Europe qui atteignent des sommets, lorsque les partis politiques eux-mêmes comptent si peu d'adhérents, ces partis sont-ils encore légitimes et peuvent-ils s'arroger le droit de représenter le peuple ? Quand vous avez des élus qui règnent en maître sur une ville, un département, une région ou une circonscription législative alors même qu'ils ont été désignés avec une minorité scandaleuse de voix, où est la démocratie ? Quand en 2005 le peuple français rejette le traité de Lisbonne et qu'en 2008 le congrès réintroduit sans le consulter, contre sa volonté, les modifications constitutionnelles désapprouvées 3 ans plus tôt par son vote, où est la démocratie ? D'autres exemples ?


Votre méconnaissance de la culture Cubaine est impardonnable. Le PC Cubain ne présente jamais aucun candidat à quelqu'élection que ce soit. Son rôle, puisqu'il n'exerce aucune fonction élective, est d'observer, d'analyser, d'orienter et de conseiller les décideurs du pays. En raison de l'immense respect que leur porte le peuple cubain (bien loin de votre "idolâtrie"), de la qualité incontestable de ses dirigeants révolutionnaires historiques, tels que Fidel Castro, Raoul Castro, Almeida pour n'en citer que quelques-uns, par souci d'unité et pour préserver l'indépendance du pays, le PC est devenu le garant de la constitution cubaine. Et le peuple le soutient toujours solidement puisqu'au référendum de 2002, il a, avec 8 000 000 de signatures, rendu "intouchable" le caractère socialiste de la Révolution. Si cette structure n'avait pas été adoptée, sous les coups de boutoir des E-U et ses complices, par des actes terroristes effroyables perpétrés par des mafieux de Floride soutenus par les E-U, sur le sol cubain et dirigés contre la population cubaine, par un blocus criminel et vicieux imposé par les E-U depuis plus de 50 ans, Cuba aurait peut-être cédé.


Non, ce n'est pas "le culte idolâtre d'une révolution vieille de 50 ans". Par ces paroles, vous dégoulinez de mépris pour ces gens fort bien éduqués et cultivés qui connaissent certainement mieux la Révolution française que vous la Révolution Cubaine. A l'instar des E-U, vous ne comprendrez jamais la société cubaine si vous ne comprenez pas que le peuple cubain dans sa quasi-totalité, soutient son gouvernement et sa constitution socialistes. C'est la vraie raison de la longévité du régime cubain. Mais ça ne veut pas dire qu'il ne les critique pas et qu'il ne souhaite pas d'évolutions, bien au contraire, la contestation est parfois vive et les discussions très animées mais pour s'en rendre compte, faut-il encore s'y rendre et faire preuve d'un minimum d'objectivité. Alors, que l'écrasante majorité des citoyens veuille vivre autrement et le proclame, serait-ce à vos yeux l'expression d'un peuple dévoyé ? !


Prisonniers politiques et dissidents : Allez faire un tour à Cuba ! Allez voir comment vit Farinas à Santa Clara. Examinez-donc de près l'"oeuvre" de cet imposteur ! C'est une véritable pantalonnade et je vous plains de croire de telles sornettes. 23 grèves de la faim ! Dont une qui a duré 6 mois ! (En 1981, Bobby Sands est mort au bout de 66 jours). En se déclarant "dissidents", ils savent qu'ils vont intéresser les occidentaux et gagner de grosses sommes d'argent. Ce sont effectivement des mercenaires mais pour les cubains, ces "dissidents" ne représentent absolument rien. Ils savent bien eux que ce sont des gens qui n'ont qu'une envie, s'enrichir ! Tous ces gens sont payés, salariés par les E-U via leur Représentation à La Havane. En France comme partout ailleurs, de tels agissements sont passibles de 20 ans de prison pour "trahison et entente avec un pays étranger". L'Europe, en délivrant pour la 3ème fois le Prix Sakharov à des "dissidents cubains" encouragent la contre-révolution. Oubliant l'ONG israélienne "Breaking the Silence" ou l'Ethiopienne Birtukan Mideska, , c'est d'abord Cuba , ce modèle de résistance au capitalisme qu'il faut abattre ! La "liberté de l'esprit" si chère à ceux qui délivrent le Prix Sakharov, n'est reconnue à Cuba qu'à ceux dont l'esprit est enchaîné à la promotion de ce système inégalitaire.


Quant à l'affaire des "Dames en blanc", c'est une mascarade honteuse. Elles étaient toutes salariées par les E-U et ont été désavouées publiquement par les "Mères argentines de la place de Mai" qui elles, risquaient leurs vies tous les jours. Ce groupuscule n'existe d'ailleurs plus, les E-U les ayant trouvées peu "rentables" car discréditées.


Il faut être sacrément aveugle pour ne pas voir les grossières manipulations dont fait l'objet, de la part des ennemis du socialisme cubain, cette poignée d'imposteurs et de délinquants. A vos yeux, quoi que fasse le gouvernement cubain, il aura toujours tort. Quand un jugement, après un procès conforme aux lois cubaines souveraines (à Guantanamo, pas de procès, les E-U ont fait un bras d'honneur aux Droits fondamentaux de l'Homme !), les condamne à l'emprisonnement, les tenants du libéralisme, donneurs de leçons patentés, accusent le pouvoir cubain de piétiner les Droits de l'Homme. Quand, par humanisme et pour tenter de mettre un terme à ces accusations sans fondement, il les libère, il est encore coupable, ou de ne pas l'avoir fait assez tôt ou de les avoir expulsés (ce qui est complètement faux). Le gouvernement cubain a toujours précisé que si ces "dissidents" continuaient leur lutte dans le respect des lois, ils pouvaient rester sur le territoire cubain. Deux d'entre eux ont d'ailleurs choisi cette voie. Bizarre, non ? Or, il n'y a rien là qui soit différent des lois françaises. Ajoutons pour l'anecdote qu'ils ont toujours été correctement traités pendant leurs détentions et que leurs familles pouvaient les visiter sans restriction, ce qui n'est pas le cas des 5 anti-terroristes cubains innocents embastillés depuis 13 ans aux E-U et qui ne bénéficient pas, eux, de votre compassion, pour le moins fort sélective. Demandez donc à Mgr Gaillot ce qu'il en pense !


Pour votre information, sachez que le gouvernement espagnol a refusé d'accueillir 9 des 46 cubains restants parce qu'ils avaient commis des actes terroristes et que le comportement grossier et asocial des "expulsés" qui croyaient à tort, pouvoir bénéficier d'un soutien financier permanent, a provoqué en Espagne un rejet de la part des habitants des quartiers où ils vivent. Comble de l'ironie, ils ont rejoints les protestations des "Indignados "!


Le blocus : Oser dire que le blocus étatsunien, finalement, arrange bien le pouvoir cubain en lui permettant de justifier la répression des "dissidents", est une insanité, une divagation qui vous déshonore. Bien sûr vous ne faites pas preuve d'originalité. Vous reprenez bêtement les arguties de vos mentors. En même temps, vous administrez la preuve que vous méprisez la population cubaine et que votre seul but est de discréditer ses dirigeants pour la dresser contre eux, comme les E-U essaient de le faire depuis 50 ans. Mais, même eux ont reconnu que c'était vain. Si votre affirmation tenait, pourquoi donc les E-U, qui ne sont pas plus idiots que vous, n'ont-ils toujours pas levé leur embargo ? Sans doute que leur but est beaucoup moins avouable. Allez à Cuba et peut-être comprendrez-vous. Mais n'oubliez pas que le seul blocus a coûté à Cuba plus de 100 milliards de dollars, une bagatelle pour un pays pauvre.


Vos injonctions: "L’émancipation du peuple cubain passera nécessairement par une ouverture de ses frontières, une libre circulation des produits de consommation, des personnes et des idées."


Avec une certaine arrogance, vous vous permettez de donner des conseils péremptoires aux cubains. En retour, nous vous recommandons de ne pas tenir de tels propos devant un citoyen cubain. Le peuple cubain est fier et depuis longtemps adulte. Il n'a pas attendu M. Boukoff pour se donner les moyens de s'affranchir du joug de ses colonisateurs espagnols et étatsuniens. Vous retardez M. Boukoff. C'est il y a 51ans, les armes à la main, au prix des larmes et du sang, que le peuple cubain s'est émancipé de la dictature capitaliste de Batista, une marionnette des E-U qui a répandu dans tout le pays une misère noire au profit d' une nomenklatura criminelle ! C'est sous l'impulsion d'un homme courageux, charismatique et visionnaire, ne vous en déplaise, un homme politique d'envergure, le Commandante en chef Fidel Castro Ruz (et non lider maximo, surnom affublé par les "yankees" que les cubains détestent mais que pourtant vous écrivez mal) que, dans ce pays pauvre, les vastes transformations sociales et politiques ont été entreprises et menées à bien malgré la guerre permanente et impitoyable que les E-U leur ont imposée.


La préservation de son indépendance, de sa souveraineté, a obligé Cuba à consacrer une forte part de son PIB à sa défense. L'objectif obsessionnel des E-U était de mettre Cuba à genoux. Il leur était et est toujours intolérable d'avoir à quelques milles de leur frontière un pays socialiste, même tout petit qui peut montrer l'exemple. Cuba n'a jamais fermé ses frontières. Ce sont les E-U qui, par leur tentative d'invasion, leurs attaques incessantes, l'ont contraint à répliquer. Et c'est tout à son honneur ! C'est pourquoi le peuple cubain a une grande reconnaissance envers Fidel (c'est ainsi qu'il l'appelle affectueusement). Avant d'être communiste, le peuple cubain est d'abord Fideliste. Vous y verrez sans doute de l'idolâtrie mais vous vous tromperez encore.


Internet : Le gouvernement cubain n'a jamais censuré l'accès à Internet. Ce sont les E-U qui par mesure de rétorsion économique ont interdit aux cubains l'utilisation des câbles sous-marins à large bande, qui existent entre Cuba et les E-U, réduisant drastiquement l'accès à Internet et les communications téléphoniques internationales. Ils obligèrent ainsi les cubains à devoir se connecter au réseau satellitaire, ce qui coûte une fortune. Essayez en France pour voir ! La restriction d'accès est donc purement économique et non d'ordre politique. Sachez que pour contourner cette violation du droit international par les E-U, Cuba et le Venezuela ont décidé de tirer un câble sous-marin entre leur 2 pays ce qui multipliera par 3 000, courant 2011, les capacités de connexions internationales. Et c'est Alcatel et son bateau spécialisé "l'Ile de Batz" qui a enfoui le câble. Pour votre information, ce navire n'aura plus le droit pendant 3 ans de pénétrer le territoire étatsunien, conséquence vicieuse de l'embargo américain.

Vous manquez de prudence, M. Boukoff en affirmant que les "Révolutions arabes" ont amené la démocratie. La récupération est en cours, parfois d'une violence extrême, parfois par le biais d'une démocratie dévoyée. Vous manquez singulièrement de discernement. Nous connaissons certains de vos parrains qui, il y a peu, considéraient la Tunisie, le Maroc ou l'Egypte comme des "dictatures" amies et s'en accommodaient très bien. Les Droits de l'Homme y étaient bafoués mais ceux-là se taisaient. Au nom de quoi M. Boukoff ? Du respect de leur souveraineté ? Ou d'une vision bien sélective des Droits de l'Homme ?


Liberté de la Presse : D'abord, aurez-vous le front d'affirmer que chez nous la presse est libre ? Que nos médias sont libres ? Aujourd'hui, quasiment tous nos moyens d'information sont détenus par de grands groupes industriels et financiers. La liberté d'expression y est-elle encore admise ? Vous seriez un grand naïf ou de bien mauvaise foi si vous affirmiez que les journalistes français jouissent d'une totale liberté d'expression. A Cuba, la Révolution socialiste a dû faire face à aux moyens gigantesques de propagande anti-cubaine mis en place par les E-U. Il lui a donc fallu trouver des parades pour canaliser le déferlement de mensonges auquel le pays était et est toujours confronté. C'est ainsi que les moyens de communication sont devenus la propriété de l'Etat. La liberté d'informer est-elle mieux garantie par les groupes financiers ou par l'Etat ? Ce que nous pouvons affirmer, c'est que nombre de journalistes et écrivains cubains ne se gênent pas pour critiquer ce qui à leurs yeux ne tourne pas rond. Et ils le font à Cuba même.

 

Conclusion :


M. Boukoff, nous sentons bien que si vous n'écrivez pas le mot "dictature", il affleure constamment à vos lèvres. La pensée unique, c'est-à-dire le degré zéro de la pensée selon le philosophe et politologue Cornelius Castoriadis, a besoin de mentir pour exister. Plus le mensonge est énorme, plus elle s'installe dans les cerveaux lessivés au libéralisme avancé. Il ne se passe pas un jour où Cuba scruté à la loupe, n'est pas fustigé, vilipendé, mis au ban de l'Humanité. Le moindre fait divers, le moindre incident est amplifié, déformé, manipulé pour en faire une atteinte grave aux Droits de l'Homme... Pourquoi un tel acharnement contre ce pays qui pourtant ne cache rien ? Serait-il à ce point gênant ? La résistance qu'il oppose à l'Empire ne serait-elle pas un crime de lèse-majesté impardonnable ? N'est-il pas un exemple trop dangereux pour les peuples écrasés par le capitalisme sauvage ?


C'est ainsi que dans les esprits faibles, Cuba devient infréquentable !


Pourtant, Cuba est un Etat de Droit. Il a une constitution, des institutions solides reconnues par toutes les instances internationales. Le citoyen cubain vote, élit, révoque, beaucoup plus souvent qu'en France. Et son vote est respecté. Et contrairement à ce qui est mensongèrement rabâché, l'opposition peut s'exprimer, dans le respect des lois cubaines.

Pourtant l'Etat cubain n'a jamais agressé personne, au contraire, il a choisi la voie de la solidarité internationale avec les pays pauvres, en envoyant non pas son armée mais ses médecins qui font l'objet d'une grande reconnaissance de la part des populations soignées et des Etats où ils exercent. En France, c'est la guerre que nous exportons, en Afghanistan ou en Lybie !


Pourtant l'Etat cubain a développé une protection sociale, un système éducatif et une pratique du sport pour tous de très haut niveau que beaucoup leur envient. . Cuba est devenu un territoire libre de l'analphabétisme.


Pourtant, l'armée cubaine n'a jamais, au grand jamais, retourné ses armes contre le peuple cubain, tout simplement parce qu'elle est le peuple. Pas un seul blessé ou tué par la police cubaine, d'ailleurs elle n'est pas armée. Peut-on en dire autant en France ?


Pourtant la discrimination raciale a été supprimée. Pourtant les droits des femmes sont très avancés, et la mortalité infantile est l'une des plus basses au monde, loin devant les E-U.


Pourtant, dans ce pays pauvre, la misère a été éradiquée. Aucun cubain ne couche dehors ou ne souffre de la faim. Le respect des anciens étant une composante culturelle forte à Cuba, aucune personne âgée n'est laissée à l'abandon, nous disons bien aucune.

Pourtant, l'Etat cubain fournit de gros efforts pour la protection de son environnement naturel. On peut affirmer que Cuba est un territoire libre de la pollution et que le monde devrait suivre son exemple .


Pourtant, dans un contexte international déliquescent, l'Etat cubain entreprend des réformes politico-économiques importantes. Il actualise sa politique sans jamais renoncer au socialisme, et c'est finalement bien là que le bât vous blesse.... Quand des millions de cubains à travers tout le pays défilent, libres, le 1er Mai, approuvant leur gouvernement, applaudissant leurs dirigeants, affirmant leur détermination à maintenir le cap socialiste, c'est qu'ils savent le désastre qu'engendrerait un retour au capitalisme. Un seul exemple dans la région des Caraïbes : Haïti ! Mais il y en a bien d'autres en Europe.


Alors, est-ce cela une dictature, M. Boukoff ? Pour son premier voyage officiel de Président d'Afrique du Sud, Nelson Mandela choisit Cuba en remerciant les cubains de leur aide décisive et désintéressée. Il y a pire compagnie, n'est-ce pas ?


Pourquoi exiger de ce pays qu'il adopte une "démocratie" à la française ? Si c'était la seule voie possible, ce serait à désespérer. Non, Cuba ne prétend pas être un modèle mais il pourrait prétendre à inscrire au fronton de ses mairies "Liberté, Egalité, Fraternité", devise de la République Française que nos gouvernants ont depuis longtemps outragée.


Même si au bout du compte, vous êtes obligé de reconnaître quelques évidences incontournables, votre ignorance, votre paresse intellectuelle vous ont dicté un texte qui reste nauséabond, à des années-lumière de la réalité cubaine. D'ailleurs, les parrains de ce festival approuvent-ils tous ce texte ? Nous nous étonnons en effet que certains d'entre eux tels Nicole Borvo, Christian Favier ou un homme comme Mgr Gaillot que nous connaissons bien et qui est un ami de Cuba, puissent applaudir à la lecture de cette infamie.

Nous nous tenons bien sûr à votre disposition afin de pallier votre ignorance sur ce sujet,

Vive Cuba Libre et Socialiste,

Hasta la Victoria Siempre,

Michel Taupin

Cuba Si France

 

Texte de M. Boukoff :

Cuba, une révolution à l’agonie…

 

En dépit des ratifications par le gouvernement cubain du Pacte international sur les droits civils et politiques,et du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, le régime castriste demeure toujours hostile aux contestations et aux revendications politiques. Tous les grands médias sont sous le contrôle de l'État. Les journalistes exprimant des points de vue contraires à l’orthodoxie du parti unique sont soumis à un harcèlement policier, et le plus souvent placés en détention. Quand on libère des opposants, c’est pour les condamner à l’exil. En février dernier, deux dissidents politiques cubains ont été libérés contre leur gré. Hector Maseda et Angel Moya voulaient demeurer en prison tant que

tous les opposants détenus ne seraient pas remis en liberté. 41 de ces dissidents ont été libérés, mais aussitôt expulsés en Espagne. Hector Maseda et Angel Moya ont décidé de rester à Cuba, et d’y poursuivre leur lutte.

Le 21 octobre 2010, le Parlement européen a attribué le Prix Sakharov au dissident cubain Guillermo Fariñas Hernández. Il s’agit de la troisième fois en neuf ans qu’un opposant cubain reçoit cette distinction, après Les Dames en blanc, en 2005, et Oswaldo Payá, en 2002. Guillermo Fariñas, 48 ans, qui a mené vingt-trois grèves de la faim contre le régime castriste, a dédié son prix aux « combattants de la démocratie à Cuba. » Le culte idolâtre d’une révolution vieille de plus de cinquante ans, dont la légitimité historique, sans cesse ressourcée dans le combat contre les États-Unis, inspire toujours la propagande d’un pouvoir agonisant qui veut survivre à tout prix, à l’image du « Leader Maximo ». Cependant, l’embargo obstiné des États-Unis a des effets très négatifs sur l’exercice des droits humains. Au seul préjudice de la population, il entrave son approvisionnement en nourriture, en médicaments et en matériaux de construction, donnant à la nomenklatura castriste de bonnes raisons de réprimer ceux qui la contestent. L’assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution, soutenue par 185 pays, demandant aux États-Unis la levée de l'embargo contre Cuba. L’émancipation du peuple cubain passera nécessairement par une ouverture de ses frontières, une libre circulation des produits de consommation, des personnes et des idées. Les Cubains ont reçu l'autorisation d'acheter des téléphones portables et des ordinateurs pour leur usage personnel. L'accès à Internet est soumis à des restrictions, mais l’on sait, depuis le Printemps des révolutions arabes, qu’il peut devenir un outil redoutable pour l’avènement de la démocratie.

Rappelons toutefois que Cuba est le pays d’Amérique latine où les droits sociaux, l’accès aux soins et à l’éducation, l’égalité homme/femme, sont sans équivalent dans cette région du monde, alors que tant de démocraties sud-américaines donnent le spectacle de la corruption, de l’inégalité et de la guerre civile.

 

Georges Boukoff

Directeur Fondateur du Festival

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Published by cuba si lorraine - dans Cuba
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