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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 01:38

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Des organisations non gouvernementales considèrent que des thèmes fondamentaux comme l’environnement et le combat contre la pauvreté n’ont pas été suffisamment abordés

 

Elsa Claro

 

LE 2 avril 2009, le président des Etats-Unis a reconnu la responsabilité de son pays dans le déclenchement de la crise mondiale en présence des délégués à la réunion du G-20, un groupe créé un an plus tôt et composé par les sept pays les plus développés, plus la Russie (c’est la formule officielle) et 12 nations  de moyenne et petite envergure, dont les fameux pays émergents, autrement dit ceux dont le rythme actuel de croissance est supérieur à la moyenne et qui comptent d’immenses territoires et des populations nombreuses: c’est le cas du Brésil, de l’Inde et de la Chine.

En accueillant des représentants de pays que les puissants n’ont guère l’habitude de consulter, ce forum se montrait alors d’une souplesse prometteuse, mais à peine s’est-il constitué que les contradictions existantes ont fait surface. Pire encore : le G-20 a montré combien il était vain de débattre des problèmes si les accords qui en émanent n’impliquent pas de responsabilités.

On ne peut pas dire que ce forum se soit caractérisé par la convergence de vues, et encore moins que ses conclusions, jugées nécessaires, seront mises en pratique. Sauf une : un billion de dollars mis à disposition du FMI par les pays riches, qui ont ainsi choisi de redonner du souffle et de la combativité à un organisme qui ne méritait guère de ressusciter.

Le Sommet de Londres a proposé de mettre en œuvre une réforme du système financier mondial, après un débat mouvementé où se sont affrontées deux positions tranchées: celle des Etats-Unis, qui consiste à proposer des stimulants fiscaux pour relancer l’économie, autrement dit à continuer de favoriser des entreprises et des banques qui ont déjà reçu pas mal d’argent du contribuable et de diminuer les impôts des riches, et celle de l’Europe, qui opte pour la réglementation des marchés financiers.

Tels sont les antécédents du rendez-vous de Toronto, où ce qui avait été dit en Grande-Bretagne devait se répéter: des indécisions, des contrastes, des phénomènes  inexplicables comme les compensations onéreuses perçues par les banquiers. Les marchés sont totalement dépourvus de ce qu’on appelle la transparence, à plus forte raison quand ils manipulent des valeurs à risques. Les spéculateurs continuent d’attaquer pays et monnaies, les secteurs privilégiés font tourner le vent en leur faveur alors que les citoyens les moins nantis se voient passer la corde au cou.

 «[…] Le capital et les marchés financiers ont joué un jeu magistral, on en est conscient. Pendant des années ils ont  tiré des bénéfices mirifiques de leur spéculation sur les hypothèques subprime (peu de valeur, beaucoup de fragilité) sans pratiquement payer d’impôts, et le secteur privé s’est endetté. Quand le système s’effondre, ils obtiennent que le Trésor public accoure à la rescousse et leur applique une fiscalité d’exception, contre promesse (ce qu’il faut de naïveté pour y croire!) qu’ils vont réactiver le crédit aux entreprises et aux citoyens, qui se trouvent au bord de l’asphyxie. Dernier coup de maître: ils profitent de la fragilité des Etats, qui résulte elle-même de l’énorme effort consenti en leur faveur, pour  les pousser au bord de la faillite et les obliger à démanteler ce qu’il reste, le peu qu’il reste  du système de protection sociale. Résultat: des millions de personnes s’en trouvent appauvries avec la complicité des institutions non démocratiques qui ont permis d’augmenter le déficit public au bénéfice de la banque. » C’est ce qu’explique Miguel Angel Luque Mateo, professeur titulaire de droit financier et fiscal de l’université d’Almeria, en Espagne.

Il faut rappeler ici ce qui tend à disparaître sous une avalanche de mots creux et de légendes étranges: la dette publique, dont on parle tant et qui inquiète visiblement les dirigeants, ne procède pas de dépenses  affectées à la satisfaction des besoins sociaux. L’endettement des Etats s’explique par les énormes paquets de sauvetage versés par les gouvernements au secteur privé. Les gouvernants assument sans la moindre hésitation que leur première obligation consiste à protéger la cupidité et a réorganiser le système en le coulant dans des moules aussi désuets que funestes.

Deux formules qui n’en font qu’une.

Qui a raison?  Les Etats-Unis, qui veulent continuer de stimuler le capital, ou l’Union européenne, qui souhaite taxer les opérations bancaires? Tous les pays n’ont pas connu les mêmes effets, et ne voient pas pourquoi il faudrait inventer de nouvelles taxes. D’autres les rejettent catégoriquement: c’est le cas des paradis fiscaux qui en vivent; certains accumulent d’énormes fortunes, associées à des bénéfices très élevés, dans des conditions privilégiées.

Pour Washington, maintenir les stimulants, cela s’appelle «favoriser la croissance». C’est aux Etats-Unis que la formule est née, lorsque la bulle immobilière a éclaté, et elle a fait école en Europe. Mais celle-ci semble maintenant préférer l’austérité fiscale, même s’il «existe un risque que l’ajustement fiscal synchronisé de plusieurs économies puisse avoir un impact négatif sur le redressement», selon le communiqué final du Sommet. Aucun impôt bancaire n’a été conçu pour compenser les préjudices infligés à la population pour cause de «sauvetage» des banques. Les fonds attendus des politiques d’austérité ne seront pas destinés  au bien-être social : ils continueront de «sauver» les entités financières en difficulté, et la crainte de nouvelles vagues de panique est latente.

Les pays industrialisés s’engagent à réduire d’au moins 50% leur déficit public en 2013 et à mettre en œuvre, ultérieurement, d’autres restrictions, selon le texte  du Sommet. C’est vague, et même contraire à ce que suggère l’expérience, comme l’a fait remarquer le ministre des Finances du Brésil, Guido Mandega: «Réduire le déficit de moitié représente pour certains pays un ajustement draconien: si vous appliquez cela dans un hôpital, vous risquez de tuer le patient.» Quant à la présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner, elle estime que «la politique d’austérité est un désastre, nous en avons fait l’expérience en 2001», lorsque l’Argentine s’est déclarée en cessation de paiement, une situation calamiteuse qui pourrait bientôt être le lot de plusieurs pays.

Précisons-le bien: les pays du vieux continent et leur partenaire étasunien ne sont pas tout à fait d’accord sur les mesures à prendre, mais il ne s’agit pas de contradictions de fond. Tout au plus, un problème de forme. Aucune des deux parties ne souhaite de changement. Le patron reste le même: la diplomatie et le pragmatisme conduisent les uns à certaines voies et les autres  à d’autres mais tous s’acheminent vers la même fin, estime Barack Obama.

Le capitalisme offre des issues moins douloureuses et peut-être avantageuses, sur le long terme, pour la survie du système, mais les  gouvernements s’accrochent désespérément aux formules actuellement en usage qui ont introduit le chaos dans les économies. Manque d’expertise ou d’imagination? A défaut d’un accord solide, le G20-G8 accepte que chacun applique ses solutions nationales. L’unité et le règne du bon sens -la chose la mieux partagée!- sont, comme la justice durement malmenée, des préceptes qui seront traités à un autre sommet mondial, mais on ignore quand.

Granma
 

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Published by cuba si lorraine - dans monde
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