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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 17:29

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Manuel E. Yepe

C’EST avec une indignation légitime que des millions de personnes dans le monde réclament la fermeture du centre de torture de prisonniers que le gouvernement des États-Unis maintient sur la base de Guantanamo, occupée illégalement sur le territoire cubain. Cependant, cette revendication masque un autre crime tout aussi condamnable.


Un article intitulé Rendons Guantanamo à Cuba, signé par Jonathan M. Hansen, professeur d’études sociales à l’Université d’Harvard (Massachussets), a été publié récemment, de façon surprenante, dans le New York Times, pour dénoncer « le maintien de l’occupation de Guantanamo », et signaler qu’« il est temps de rendre cette enclave impérialiste à Cuba ».


Le caractère illégal de cette base militaire en territoire cubain a été occulté pendant plus d’un siècle par les médias occidentaux soumis aux intérêts de Washington, alors que Cuba a toujours maintenu sa revendication sur le plan diplomatique pour éviter d’offrir aux États-Unis un prétexte d’agression militaire en réponse à des initiatives cubaines liées à cette présence indésirable.


Le professeur J.M. Hansen rappelle dans son article que « depuis que le gouvernement des États-Unis a obligé Cuba à lui louer un terrain dans la baie de Guantanamo pour y installer une base navale en juin 1901, sa présence reste le témoignage d’une longue histoire d’interventionnisme militaire de Washington.


« Pour faire face à la situation sans issue des relations cubano-étasuniennes, peu de gestes auraient un effet aussi favorable que la restitution de ce morceau de terre tant convoité », signale-t-il.

« Les circonstances qui ont amené les États-Unis à occuper Guantanamo sont aussi préoccupantes que ce qui s’y est passé au cours de cette dernière décennie », écrit Hansen.

p15-3f-5.jpgLe professeur rappelle que, lorsqu’en avril 1898, les Cubains avaient pratiquement gagné la guerre contre le colonialisme espagnol, les États-Unis sont intervenus pour transformer la Guerre d’indépendance cubaine en ce qu’ils appellent toujours la Guerre hispano-américaine. Ils ont occupé l’île pendant trois ans, écarté l’Armée indépendantiste cubaine de la négociation de l’armistice et refusé aux Cubains un siège à la Conférence de paix de Paris.

Malgré les déclarations de l’époque qui garantissaient que les États-Unis ne prétendaient pas « intervenir dans la souveraineté, la juridiction ou le contrôle » de Cuba, peu de temps après la guerre, les impératifs stratégiques prirent le dessus sur le respect de l’indépendance cubaine, précise l’article paru dans le New York Times. 


Ce fut le général Leonard Wood, nommé gouverneur militaire de Cuba par le président William McKinley qui introduisit les dispositions, connues comme l’Amendement Platt – qui furent très contestées. Une de ces dispositions attribuait aux États-Unis le droit d’intervenir à leur gré dans les affaires cubaines, et celle qui instituait la vente ou la concession à perpétuité des terrains pour l’établissement de bases navales à Cuba.

Wood fit savoir aux délégués de l’Assemblée constituante que la seule alternative à l’Amendement Platt était la poursuite de l’occupation. « Les Cubains comprirent le message », écrit Hansen.


Pendant les deux décennies suivantes, les États-Unis envoyèrent à différentes occasions des soldats de l’infanterie de marine pour « protéger leurs intérêts à Cuba », et 44 000 Nord-américains s’y sont établis pour encourager l’investissement de capitaux dans l’île.

Hansen compare cette situation avec ce qu’il se serait passé aux États-Unis si à la fin de la Guerre d’indépendance américaine, en 1783, les Français avaient décidé de rester, en interdisant à Washington et à son armée d’assister à la capitulation de la bataille de Yorktown. « Imaginez qu’ils aient refusé un siège aux États-Unis au Traité de Paris, qu’ils aient exproprié les biens des Anglais, qu’ils aient occupé le port de New York, envoyé des troupes pour écraser la révolte des Shays, et autres rébellions, et qu’ils aient ensuite émigré en masse vers les colonies en s’emparant des meilleures terres. »


Hansen soutient que c’est dans un contexte semblable que les États-Unis ont occupé Guantanamo. Il s’agit d’une histoire bannie des livres d’histoire étasuniens et réservée aux débats sur le terrorisme, le droit international, et le pouvoir exécutif. Cependant, cette histoire, bien connue à Cuba et dans toute l’Amérique latine, explique les raisons qui font de Guantanamo un symbole de l’hypocrisie internationale, sans même faire référence à la dernière décennie.


Si Obama admettait cette histoire et démarrait le processus de restitution de Guantanamo à Cuba – explique l’auteur –, il commencerait à réparer les erreurs que nous avons commiss au cours de ces dix dernières années, et il respecterait ainsi une promesse de campagne électorale.


« Il corrigerait ainsi un préjudice historique et poserait les bases de nouvelles relations avec Cuba, et d’autres pays de l’hémisphère et du monde », précise l’article paru dans le New York Times il y a quelques jours.

Source : Granma

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Published by cuba si lorraine - dans Cuba
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