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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 19:55

h_4_ill_1032523_haiti-manif.jpgémeute de la faim Haiti avril 2008

Maurice Lemoine

« La mort aime bien les pauvres », écrivait Le Monde diplomatique en février 2005, après le tsunami qui venait de toucher l’Indonésie, les côtes du Sri Lanka, le sud de l’Inde et de la Thaïlande (1). Il est trop tôt pour établir un bilan du tremblement de terre de niveau 7 sur l’échelle de Richter qui a ravagé le pays le plus pauvre d’Amérique latine, Haïti, le 12 janvier. Mais le pire est à craindre. Pour l’heure, dans l’urgence, il s’agit de chercher et de sauver les victimes, apporter une assistance sanitaire aux survivants, créer des refuges, fournir aliments et eau, tenter d’enrayer les épidémies. Solidarité internationale et aide humanitaire, chacun, de l’Organisation des Nations unies (ONU) aux Etats-Unis en passant par l’Union européenne — et en particulier la France, qui ne peut se soustraire à sa dette historique envers l’île — ou l’Amérique latine se mobilise selon (ou non) ses moyens.

Une fois de plus, le séisme frappe une région du globe peu épargnée par les phénomènes naturels. En 2008, Haïti avait déjà subi l’enfer de quatre ouragans tropicaux — Ike, Anna, Gustav et Fay. On ne peut leur comparer ce tremblement de terre, manifestement aussi imprévisible qu’imprévu, difficile à anticiper. Néanmoins, une première question se pose : pourquoi, lors de ces cyclones, qui les ravagea de la même manière (avec des conséquences économiques désastreuses), déplora-t-on sept cent quatre-vingt-treize morts en Haïti et « seulement » quatre à Cuba ? Comme un effet de loupe, les catastrophes révèlent l’état « réel » des sociétés.

Une fois passés le choc initial et l’émotion, les gouvernements, organisations non gouvernementales (ONG), institutions internationales et médias broderont à l’envi sur le thème de la « reconstruction ». Si tant est qu’on puisse employer le terme « reconstruire » dans un pays dépourvu de tout.

Mais de quelle reconstruction parlera-t-on ? Après le cyclone Mitch, qui, en octobre et novembre 1998, fit près de dix mille morts et des centaines de milliers de sinistrés en Amérique centrale, les mouvements sociaux y avancèrent l’idée de la lier à un nouveau type de développement destiné à réduire la vulnérabilité sociale. Le temps a prouvé depuis que, dans ce sens, rien ne fut fait. La seule tentative menée, bien plus tard, par le président hondurien Manuel Zelaya, se terminant par le coup d’Etat du 28 juin 2009...

A une classe politique haïtienne que menace le spectre de l’autodestruction, et qui n’est pas exempte de responsabilité dans l’état calamiteux du pays, qui donnera des leçons ? Les institutions financières internationales, qui ont retardé le processus d’annulation de la dette, en dépit des problèmes auxquels faisait déjà face la population ? Washington, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque interaméricaine de développement, etc., les pays dits « amis », qui ont cyniquement poussé à la descente aux enfers de la société haïtienne ?

Dès 1984, le FMI a obligé Port-au-Prince à libéraliser son marché. Les rares et derniers services publics furent privatisés, en privant d’accès les plus démunis. En 1970, Haïti produisait 90 % de sa consommation alimentaire ; elle en importe aujourd’hui 55 %. Le riz américain subventionné a tué la production locale. En août et septembre 2008, la flambée des prix alimentaires mondiaux fit augmenter son prix de 50 %, provoquant des émeutes de la faim.

Un cataclysme naturel peut être imputé à la fatalité. La paupérisation honteuse et insupportable des populations urbaines et rurales d’Haïti, non.

Maurice Lemoine Le Monde Diplomatique

(1) Lire « Tsunamis, cyclones, inondations, des catastrophes si peu naturelles... ».

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Published by cuba si lorraine - dans solidarités
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commentaires

Jean Ubota 16/01/2010 02:01


Il est vrai de dire que la société haïtienne est sous la gouverne de la pauvreté et du malheur en raison des forces qui s'exercent danss ce pays et qui constituent les moeurs et les coutumes de sa
population. Il fut un temps encore assez récent ou la dictature animait ce pays en lui imposant une certaine structure qui lui permettait degérer le pays d'une façon minimaliste mais quyi assurait
sa subsistance alimentaire. Avec la venue d'une démocratie imposée et à l'image des pays colonisateurs la situation est devenie cahotique et ingouvernable de telle sorte que le pays est soutenue
intégralement par un très grand nombre de pays en plus de la contribution de l'ONU et d ela Croix Rouge internationale sans parler des ONG.

Il est bon de comparer la situation de son voisin, la république communiste de Cuba qui subit depuis plus de 40 ans l'ignoble embargot États-Uniens. Malgré tout celà et la disparition de l'Union
soviétique, Cuba a réussi à maintenir et faire propérer son économie, sa population, son influence internationale. Parmi ses ré.alisations remarquable, citons son système de sécurité sociale et de
médecine, celui de l'aviation civile. elle est passé maître dans la lutte et la préservation de sa population contre les fléaux naturels et les ouragans.

Cette comparaison démontre clairement que peu importe le srégimes politiques ce sont la volonté despeuples devant l'adversité qui est le facteur le plus important dans la lutte contre l emauvais
sort, l'isolement que l'On vous impose et non la prétendue dette historique dont on parle dans l'article précédent.


cuba si lorraine 16/01/2010 10:51


De quelle dictature parlez vous ?!!
Celles des Duvalier père et fils ?!!! qui auraient apporté un mieux être au peuple Haitien ?!!
Je ne peux que vous conseiller de relire l'histoire et déjà les quelques articles placés sur ce blog car tout est lié, la dette, le colionialisme, la main mise des Etats Unis, lisez, lisez,
pourquoi Aristide porté par le peuple n'est-il pas resté au pouvoir ?