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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 01:30

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Depuis son apparition, en octobre dernier, l’épidémie de choléra a tué plus de 4300 personnes en Haïti, un nombre qui s’accroît chaque jour, transformant en une triste réalité les pronostics les plus sombres sur le comportement de ce mal.

Appelée “ la maladie de la pauvreté”, le choléra a trouvé en territoire haïtien toutes les conditions pour sa propagation presque explosive du vibrion à tout le territoire, ainsi qu’aux fleuves, rivières et d’autres sources d’eau, que les gens sont obligés d’utiliser car ils n’ont pas d’autres moyens de se procurer ce liquide vital.

En novembre, l’Organisation Panaméricaine de la Santé avait estimé que compte tenu de la situation sanitaire de ce pays caribéen, des années s’écouleraient avant de pouvoir éradiquer complètement le choléra.

L’OPS a fait ses augures en prenant comme référence l’épidémie qui a affecté le Pérou en 1991 et qui s’est rapidement étendue à 16 pays du Continent.

Rien qu’au Pérou, un pays qui a un système de santé bien meilleur que celui d’Haïti, il a fallu 4 ans de travail ardu pour éliminer la maladie qui a fait 2 900 morts. 650 000 personnes ont été affectées.

Dans le pays caribéen, la situation était précaire pour affronter une telle épidémie avant le tremblement de terre du 12 janvier 2010, mais après le séisme elle s’est aggravée à cause des dommages subis par l’infrastructure hospitalière et les conditions d’entassement des plus d’un million de survivants dans des campements de tentes où il n’y a pas d’eau courante, de l’électricité, des égouts et drainages et d’autres services indispensables.

Mais ce ne sont pas les réfugiés de Port au Prince, qui affrontent cette réalité dramatique, dans les villages et communautés de l’intérieur du pays, le panorama est similaire à celui des campements et même pire, comme le confirment les brigades médicales qui vont dans ces endroits isolés, notamment des praticiens cubains et des jeunes médecins latino-américains qui ont fait leurs études dans la plus grande des Antilles.

La plupart des logements sont faits de matériaux peu résistants, ils n’ont pas de planchers, les rues aussi sont en terre. Seul quelques uns ont des murs en adobe rustique et une caractéristique commune à tous ces logements est l’absence de wc.

Le fait que la plupart des gens qui attrapent le choléra souffrent d’une malnutrition sévère, associée à des maladies comme les parasites ou la tuberculose, très fréquentes dans ces endroits rend sans doute plus difficile la tâche des praticiens de sauver des vies.
Il est vrai que le taux de mortalité de la maladie a diminué, grâce surtout au travail de dépistage qui est réalisé à l’intérieur du pays et qui permet de commencer le traitement dès les premiers symptômes de la maladie, mais les conditions restent propices pour que l’épidémie continue de se développer et de tuer plus de gens avant d’arriver à être contrôlée.

Entre temps, les entraves bureaucratiques ralentissent le déblocage de l’aide financière demandée pour la reconstruction d’Haïti et la lutte contre la maladie.

Le fait que des puissances comme les États-Unis et la France, toutes les deux ayant une grande responsabilité dans la situation que traverse Haïti, soient plus préoccupées par l’éventuel retour de l’ex président Jean Bertrand Aristide, que pour le chiffre d’enfants qui meurent chaque jour à cause du choléra, attire l’attention.

La pauvreté alimente l’épidémie, c’est une réalité, mais les racines de la misère ne se trouvent pas dans le tremblement de terre ou les ouragans qui ont dévasté ce pays ces dernières années, mais dans les décennies, les siècles d’abandon, d’indifférence et l’exploitation féroce de tout ce qui y avait de valeur.

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Published by cuba si lorraine - dans solidarités
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