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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 19:23
terremoto-haiti-earthquake-16.jpgDès le 12 décembre, les coopérants cubains ont porté secours aux Haïtiens victimes du séisme. 
Le dispositif élargi comprend des volontaires venus de La Havane 
et deux hôpitaux de campagne.

Port-au-Prince, envoyée spéciale.


Assis sur les marches du centre ophtalmologique cubano-haïtien, tête bandée et visage tuméfié, Eris soutient son bras déjà tenu en écharpe. Il fouillait dans les décombres de sa maison, raconte-t-il, lorsqu’il a fait une chute. À l’hôpital de la Renaissance de Port-au-Prince, au pied de la cathédrale éventrée, on continue de panser les plaies, plus de quinze jours après le tremblement de terre qui a secoué Haïti. Trente médecins cubains y sont à l’œuvre, sur les quatre cents coopérants présents sur tout le territoire. Depuis les événements, la brigade de volontaires a été renforcée, notamment par près de deux cents médecins haïtiens formés gratuitement à l’École latino-américaine de médecine (Élam). « Dès le 12 janvier, comme nous étions sur place, nous avons commencé à porter assistance, rappelle la doctoresse Adriana Pomeda, responsable de la brigade de coopération. Depuis, nous ne comptons plus les heures où nous travaillons. » Opérer, sauver des vies, aller chercher les blessés, et prévenir, depuis le séisme, le corps médical n’a pas chômé. Sous l’auvent, la salle d’opération est aujourd’hui en stand-by après avoir tourné à plein régime. Tous les lits de l’hôpital de campagne, face au bâtiment officiel pourtant intact, sont complets « parce que les patients en état de choc ne supportent plus d’être enfermés », précise Adriana Pomeda. L’affluence des premiers jours s’est quelque peu ralentie. On commence à dresser les premiers bilans et les conséquences, à moyen et long terme, du désastre matériel mais surtout humain. « Le pays est détruit, les hôpitaux sont affaissés, et la tâche s’annonce difficile », prévient Olga Maria Delgado, aujourd’hui chef de l’assistance médicale du centre des urgences de La Croix-des-bouquets (périphérie de Port-au-Prince) où a été installé le quatrième hôpital de campagne cubain de la capitale.


l’avenir est incertain avec leur quotidien déjà précaire


Présente sur le terrain depuis vingt-six mois, la coopérante était en poste lorsque les quatre cyclones ont frappé le pays en 2008. Pour nombre d’Haïtiens, reconnaît-elle, l’avenir est incertain quand leur quotidien était déjà précaire. Des équipes de psychothérapeutes sont à l’œuvre mais le « nombre de traumatisés est tellement important que cela ne sera pas suffisant », explique-t-elle, la voix recouverte par les cris d’une femme amputée à qui l’on prodigue des soins. La collaboration médicale entre Cuba et Haïti a vu le jour en 1998, après le passage de l’ouragan George. « Dans les centres de diagnostics intégraux, les soins sont gratuits, explique Olga Maria Delgado. Ailleurs nous contribuons à faire pression sur les prix mais de manière générale le système de santé est payant et, comme la population est très pauvre, peu de personnes ont les moyens d’y accéder. » La pénurie des hôpitaux publics, le manque de personnel et de médicaments, les tarifs pratiqués étaient la règle, avant le séisme, et constituaient un handicap majeur pour la majorité des Haïtiens, qui ne se déplaçaient même plus jusqu’aux centres de santé. Pourtant, insiste Olga Maria Delgado, dans ce marasme, « il est très important de faire de la prévention et de l’éducation sanitaire en matière d’hygiène pour prévenir les infections et les maladies ». Il est donc indispensable, poursuit-elle, que « l’aide soit importante et sur le long terme ».


de lourdes pathologies au lendemain du séisme


Tous les professionnels de santé attirent l’attention sur le fait que la post-urgence ne s’arrête pas aux lendemains de la catastrophe. D’autant que les blessés du séisme affichent de lourdes pathologies. À l’hôpital de la Renaissance, comme dans le reste des établissements hospitaliers de la capitale, les amputations ont représenté près 90 % des chirurgies pratiquées. « Avant, la majorité de la population n’avait pas de travail mais après toutes ces amputations, les personnes diminuées n’auront plus aucune chance d’avoir une activité », craint le docteur haïtien François Frantz, diplômé de l’Élam. La prise en charge de ces personnes handicapées s’annonce déjà comme l’un des plus grands défis à relever. On veut croire, ici, que « les événements » du 12 janvier donneront lieu à une refonte du système sanitaire. « On doit recommencer de zéro pour faire naître une nouvelle Haïti », plaide François Frantz. Pour l’heure, ce qui permet de tenir, « c’est la solidarité et le partage, assure Adriana Pomeda  ; de la douleur initiale, nous voyons aujourd’hui repartir des parents et des enfants chez eux ou du moins se retrouver ».


Cathy Ceïbe

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Published by cuba si lorraine - dans Amérique Latine
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