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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 07:10

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PROPOS RECUEILLIS PAR BENITO PEREZ    

HONDURAS - Les opposants au putsch du 28 juin 2009 reprennent l'offensive, avec une consultation sur le projet de Constituante. Une façon d'affaiblir le régime et de préparer l'alternative, selon le syndicaliste Carlos H. Reyes.
cs291109carlosh.reyes.jpgQuand il prend la parole, le sympathique géant se mue en redoutable tribun. Carlos Humberto Reyes, 68 ans, dont plus de cinquante consacrés à la lutte syndicale, est un personnage incontournable du mouvement social hondurien. Président du Syndicat de l'industrie des boissons et similaires (STIBYS), chef de file du Bloc populaire – la coalition des partis de gauche et des mouvements sociaux – et, depuis le 28 juin 2009, du Front national de résistance populaire (FNRP) contre le putsch, sa voix de stentor et sa carrure sont aisément repérables dans les cortèges de Tegucigalpa. «C'est un avantage et un désavantage», rigole Carlos H. Reyes. Un mois après le renversement du président Manuel Zelaya, le charismatique syndicaliste fut l'une des cibles de la terrible répression du 30 juillet, qui fera un mort et des dizaines de blessés lors de manifestations pacifiques. Chargé sans ménagement par la police, frappé à la tête, M. Reyes faillit perdre l'usage de son bras dans une chute de plusieurs mètres dans le vide. Cinq mois après le scrutin organisé par les putschistes – boycotté par une majorité des Honduriens mais reconnu par l'essentiel de la communauté internationale –, le Front de résistance organise la contre-attaque avec une consultation nationale sur la tenue d'une Assemblée constituante, prélude à une «prise de pouvoir» par les organisations populaires. Les explications de Carlos H. Reyes.

Le Honduras a depuis janvier un nouveau président et la plupart des pays ont rétabli leurs relations diplomatiques avec Tegucigalpa. La crise ouverte par le putsch du 28 juin 2009 est-elle terminée?

Carlos H. Reyes: C'est l'information qu'on essaie d'imposer, mais c'est erroné. Ces élections ont constitué la seconde partie d'un scénario élaboré par les Etats-Unis: d'abord un coup d'Etat, ensuite des élections pour effacer le putsch, en faisant croire qu'elles furent les plus votées de l'histoire du pays et que le nouvel exécutif est d'unité nationale. Et ça marche: pour les médias occidentaux, le Honduras est désormais hors agenda, les élections ayant tout résolu. Or la violence continue au Honduras, les violations aux droits humains n'ont jamais cessé. Seulement durant ces dernières semaines, ils ont assassiné cinq paysans, deux journalistes et trois syndicalistes. L'ensemble du comité du syndicat de l'Université nationale a été arrêté. La justice ne fonctionne pas, les possédants dirigent tout, au besoin en passant par dessus les institutions. Quant au plan économique adopté durant le putsch, il est lui suivi à la lettre. Nous sommes dans la continuité du coup d'Etat.



Avant le putsch, vous aviez prévu de vous présenter à la présidentielle comme indépendant. Ne regrettez-vous pas d'avoir retiré votre candidature et d'avoir ainsi laissé tout l'espace à la droite lors de l'élection du 29 novembre?

Non. Il n'y avait pas d'autre choix. Participer dans les conditions imposées revenait à accepter le scénario étasunien et donc le putsch. Un ordre constitutionnel ne peut être rétabli que par un retour aux institutions précédentes ou par la convocation à une Assemblée constituante. Le processus électoral frauduleux, tenu dans un climat de peur, n'a fait que confirmer cette évidence: non seulement nous aurions légalisé le putsch, mais nous étions sûr de perdre. Ces gens n'ont pas réalisé un coup d'Etat pour rendre ensuite le pouvoir lors d'un scrutin! Pensez: deux mois après le renversement de Zelaya, ils ont fait adopter un plan néolibéral de développement économique jusqu'en 2038! Plus largement, participer à des élections dans ce contexte revenait à accepter que l'oligarchie et les Etats-Unis puissent organiser des coups d'Etat lorsque leurs intérêts sont touchés, même de façon minime. Une forte majorité des Honduriens (environ 70%) nous ont donné raison en s'abstenant.


Quelles perspectives offre aujourd'hui le Front de résistance à cette majorité qui refuse le nouveau pouvoir?

Le Front vient d'adopter un positionnement politique qui fixe comme objectif stratégique la prise du pouvoir. C'est la seule organisation nationale qui puisse y parvenir. Face à des gens qui nous tuent impunément, nous n'avons de toute façon pas alternative.



Comment espérez-vous leur arracher le pouvoir?

Nous avons deux angles d'attaque. D'une part, il nous faut affaiblir le pouvoir en multipliant des actions de masse non violentes. L'idée étant d'obliger à la convocation d'une Assemblée constituante. D'autre part, il nous faut avancer vers une proposition politique commune à visée électorale. D'ici au 28 juin, anniversaire du coup d'Etat, nous allons organiser une consultation populaire. Nous espérons récolter 1,25 million de signatures d'Honduriens en faveur de la convocation d'une Assemblée constituante afin de démocratiser le pays. Au sein du Front, les gens sont enthousiastes. C'est un défi lancé au pouvoir, car n'oublions pas que c'est l'idée de convoquer une Constituante qui a conduit au putsch.


Des opposants d'hier ont été cooptés par le président issu des élections du 29 novembre, Porfirio Lobo. La résistance n'a-t-elle pas été affaiblie par ces divisions?

Le Front ne s'est pas divisé. Aucun mouvement n'est parti et si quelques personnes ont accepté des postes, elles l'ont fait à titre personnel. Dans l'autre sens, la politique du «nouveau gouvernement» a provoqué des mécontentements, ce qui nous a valu des renforts! Je peux vous assurer que nous allons de l'avant. Avec le Front et, avant lui, avec le Bloc populaire, la traditionnelle brèche entre mouvements sociaux et mouvements politiques a été résorbée. Si nous maintenons cette unité, nous gagnerons. Et en cela, le projet de Constituante joue un grand rôle, car il nous rassemble depuis bien avant la présidence de Zelaya. En mars 2005, lorsque l'accord de libre-échange avec les Etats-Unis a été signé, nous avions déjà dit à «Pepe» Lobo, le supposé actuel président du Honduras qui était alors président du Congrès: «Ce traité donne le coup de grâce à la Constitution de la République: il faut une assemblée pour élaborer une nouvelle charte.» Nous n'avons pas changé d'avis. I



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CONFÉRENCE À GENÈVE

   BPZ    

Carlos H. Reyes ne cache pas sa gratitude à l'égard de Solifonds. L'association de soutien aux «luttes de libération sociale dans le tiers monde» l'a invité en Suisse pour une série d'évènements publics, dont des conférences lundi à Genève1 et jeudi à Berne2, qui lui permettront, espère-t-il, de raviver la solidarité internationale en faveur de la résistance hondurienne. BPZ 1 19 h 30, Maison des assoc., Savoises 15
2 19 h 30, Progr, Waisenhausplatz 30



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«Le prétendu président ne gouverne rien, le pays est en mains des patrons»

   PROPOS RECUEILLIS PAR BPZ    



En tant que syndicaliste, comment jugez-vous la politique économique de ce gouvernement qui se dit d'unité nationale?

Le prétendu président ne dirige rien, le pays est en mains des patrons. Prenons le cas de la loi sur le travail que la droite voulait modifier pour introduire la demi-journée ouvrée et allonger la durée des engagements temporaires à trois ans. Face aux protestations, la loi n'est pas passée. Qu'ont fait les entrepreneurs? Ils ont décidé de l'appliquer quand même! Ainsi, les entreprises de fast food ont licencié leurs employés et les réengagent à la «demi-journée», non pas de quatre heures mais de six, payées à la moitié du salaire minimum... Ce type de choses ne peut arriver que dans un pays où les institutions – dont la justice – ne fonctionnent pas. Et quand elles fonctionnent, c'est à sens unique. Par exemple, pour faire face à la crise financière de l'Etat, des taxes sur la consommation et sur les salaires ont été instaurées. En revanche, l'impôt sur le revenu est à peine touché. Leur voie est celle du paradis fiscal. Actuellement, les recettes de l'Etat représentent à peine 16% du PIB contre 26% en 1980, mais ils veulent aller plus loin. Une loi vient d'être votée pour privatiser l'eau, chose qu'ils n'étaient jamais parvenus à imposer.


Que reste-t-il des réformes de M. Zelaya?

Que peut-il rester? L'une des premières mesures du «nouveau gouvernement» a été de revenir sur le mode de calcul du prix des carburants. C'était une des mesures phares de Zelaya en faveur du peuple, mais elle était défavorable aux transnationales... Que sont devenus les fonds créés pour soutenir la production nationale, la petite agriculture, les crédits pour le logement? Mystère. Quant aux missions sanitaires en lien avec Cuba et le Venezuela, elles sont arrêtées.



Tous ces projets étaient liés à l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA)...

En effet, la sortie de l'ALBA est un coup dur pour les Honduriens. Mais c'est surtout politiquement que ce retrait est désolant. L'ALBA comme PetroCaribe, la Banque du Sud ou l'UNASUR, sont des éléments d'un même processus d'intégration latino-américaine crucial pour se renforcer face aux intérêts européens et nord-américains. Il ne faut pas se voiler la face: ce coup d'Etat a été organisé par les Etats-Unis pour empêcher que l'Amérique centrale ne leur échappe, et avec elle le Mexique. Ne viennent-ils pas d'inaugurer une seconde base militaire dans la zone de Caratasca (à la frontière avec le Nicaragua, ndlr)? Comme par le passé, le Honduras a vocation, pour les Etats-Unis, d'être le gendarme de la région. Ils l'utilisèrent pour renverser le gouvernement du Guatemala (en 1954, ndlr), puis pour lutter contre les sandinistes au Nicaragua et le Front Farabundo Marti (guérilla du Salvador, ndlr) dans les années 1970 et 1980. Et maintenant pour faire un coup d'Etat contre l'ALBA!

PROPOS RECUEILLIS PAR BPZ



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«La vérité, tout le monde la connaît!»

   PROPOS RECUEILLIS PAR BPZ    



Que pensez-vous de la proposition d'une «commission de la vérité» pour faire la lumière sur les violences durant le putsch?

Cela fait partie du scénario étasunien de blanchiment du putsch. C'est d'autant plus absurde qu'une loi d'amnistie protège déjà les putschistes. Alors à quoi bon?



A faire connaître ce qui s'est passé...

Mais la vérité, tout le monde la connaît. Il y a eu un putsch et des crimes. Ce qu'il faut faire, c'est juger les criminels! Et cela ne se fera pas avec ce gouvernement. Selon nos recensements, il y a eu plus de quarante assassinats durant des manifestations ou de façon sélective et plus de cent morts durant les couvre-feux. On compte plus de 3300 arrestations illégales. Un millier de personnes ont été blessées lors de manifestations ou victimes de mauvais traitements en détention. On recense 213 personnes menacées de mort, dont 150 ont dû quitter le pays, une trentaine ont changé de domicile et presque autant de ville. Sur les 120 personnes qui ont subi des procédures judiciaires, 70 sont encore poursuivis et 4 en prison. Tous ces faits sont connus de la Commission interaméricaine des droits humains. La haut-commissaire de l'ONU aux droits humains s'est aussi prononcée sur ces faits. PROPOS RECUEILLIS PAR BPZ

Source : Le Courrier

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Published by cuba si lorraine - dans Amérique Latine
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