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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 08:26

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Les derniers événements au Honduras où le chef des putschistes Roberto Micheletti a été investi député à vie par ses pairs au Congrès National, ainsi que d’autres privilèges dont il jouit, rappellent ce qui s’est passé au Chili où le dictateur Pinochet avait essayé aussi de se dérober à la justice en invoquant l’immunité que lui conférait son titre de « sénateur à vie ».

Dans le cas de Micheletti, il ne s’agit pas d’une initiative malheureuse de dernière minute avancée par un député égaré. Une telle désignation s’inscrit dans le cadre d’un projet élaboré par ceux qui ont pris part au putsch du 28 juin contre le Président légitime, Manuel Zelaya.

Il s’agissait alors de mettre fin à un gouvernement qui n’avait pas suivi au pied de la lettre le scénario traditionnel et qui avait osé commencer à prendre des mesures en faveur du peuple comme la remise de terres en friche aux paysans afin de les rendre productives. Inutile de dire que les putschistes sont en train de démanteler un tel projet y compris en ayant recours aux Forces Armées.

Le 8 janvier, un groupe de membres de coopératives agricoles ont été expulsés brutalement des terres que leur avait remises le gouvernement du Président Manuel Zelaya dans la Vallée d’Aguan, dans le département de Colon et des organisations humanitaires ont dénoncé le fait que trois paysans ont été tués et plusieurs sont portés disparus.

Mais, outre le démantèlement des programmes sociaux appliqués par le gouvernement légitime renversé le 28 juin, les putschistes s’empressent de rompre les liens de coopération et de solidarité qu’avait établis le pays. Les députés ont voté pour le retrait du Honduras de l’ALBA, l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique et mis fin immédiatement à tous les accords qui étaient des acquis pour le pays le plus pauvre de l’Amérique Centrale et un des plus arriérés du continent.

Comme l’a fait Pinochet au Chili, les oligarques honduriens et leurs alliés de l’extrême droite, sont en train d’éliminer un par un tous les acquis du gouvernement de Manuel Zelaya, mais ils essayent en même temps d’effacer ses traces et de se couvrir d’un voile d’impunité même si pour ce faire il faut violer les lois et la Constitution qu’ils ont invoquées pour tenter de justifier leurs méfaits.

C’est comme cela qu’il faut interpréter le poste de député à vie accordé à Micheletti qui se verra également accorder la protection de l’État et un salaire à vie dont le montant n’a pas encore été révélé. Cela signifie que la société, outre le fait qu’elle a du supporter toutes ses exactions pendant six mois, doit maintenant, par la voie des impôts, l’entretenir à vie.

Il faut signaler que ce poste de député à vie n’est pas prévu actuellement par les lois honduriennes. Il n’est prévu ni par la Constitution, ni par les lois électorales ni par les réglementations spécifiques sur la structure et le fonctionnement du parlement. C’est aussi illégitime que le putsch lui-même.

D’autre part, la hiérarchie militaire, le bras exécuteur du putsch, cherche à assurer son impunité par une voie différente… Comme chacun sait, le Bureau du Procureur Général de la République a saisi la Cour Suprême d’un recours pour qu’un groupe de 6 généraux fassent l’objet d’une enquête pour l’assaut de la résidence présidentielle, l’arrestation de force du Président et son expulsion du pays.

Mais la Cour Suprême a pris bien soin de typifier d’une façon très particulière la série de délits commis ce jour-là et pendant les mois qui ont suivi

L’arrêt du Procureur Général les accuse uniquement d’abus de pouvoir alors qu’ils devraient être jugés pour trahison à la patrie, violation de la Constitution, assassinat, tortures et disparitions ainsi que pour d’autres délits de lèse humanité.

Les accusés, parmi lesquels se trouvent les principaux chefs des forces armées, ont déjà plaidé innocents et avancent l’argument selon lequel ils se sont bornés à exécuter un mandat d’arrêt livré par la Cour Suprême elle-même qui entend maintenant les juger pour des délits mineurs.

Dans tout cet enchevêtrement d’impunité un nouvel acteur apparaît. Il s’agit de l’OEA, l’Organisation des États Américains, qui, dans l’incapacité totale de rétablir l’ordre constitutionnel car c’est ce qui convenait aux intérêts de ses chefs à Washington, se prononce d’ores et déjà pour la normalisation des relations avec le Honduras après l’investiture de Porfirio Lobo, se joignant ainsi à l’opération de blanchiment d’un délit dont les conséquences perdureront longtemps au Honduras et qui constituent une menace pour la région.
L’esprit des dictatures style Pinochet renaît à Tegucigalpa raison pour laquelle les peuples de l’Amérique Latine et des Caraïbes doivent être vigilants pour éviter tous les risques que cela implique pour leur liberté et leur souveraineté.

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Published by cuba si lorraine - dans Amérique Latine
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