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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 12:45


L’appel historique de Chavez pour une 5eme Internationale (Monthly Review)

Frederico FUENTES

S’adressant aux délégués de la Rencontre Internationale des Partis de Gauche qui s’est tenue à Caracas du 19 au 21 novembre (2009), le président vénézuélien Hugo Chavez a déclaré : « il est temps de constituer la 5ème Internationale. » Face à la crise capitaliste et la menace d’une guerre qui représente un danger pour l’avenir de l’humanité, « les peuples réclament » une unité plus forte des partis de gauche et révolutionnaires qui sont prêts à lutter pour le socialisme, a-t-il dit.

A l’instar de son appel de 2005 pour la construction « d’un socialisme du 21ème siècle » et son appel de 2006 pour la création au Venezuela d’un nouveau parti de masse révolutionnaire – le Parti Socialiste Unifié du Venezuela – l’appel de Chavez à l’unité de la gauche et pour une nouvelle internationale est un événement historique.

Il s’appuie sur l’expérience des quatre précédentes « internationales », la première créée par Karl Marx en 1864, qui s’est effondré. La Deuxième Internationale fut créée en 1889, mais s’est disloquée lorsque les partis membres se sont rangés aux côtés de leurs gouvernements respectifs lors du bain de sang de la première Guerre Mondiale. La Troisième Internationale fut fondée au lendemain de la Révolution Russe. Mais, selon Chavez, elle a « dégénéré » sous le Stalinisme et a « trahi » les luttes pour le socialisme à travers le monde. Leon Trotsky a fondé la Quatrième Internationale en 1938. Mais Trosky est mort en 1940 (« fut assassiné » serait plus précis – NDT) et ses successeurs n’ont jamais réussi à construire un mouvement de masse.

Cet appel pour une nouvelle Internationale est historique aussi à cause de l’autorité de Chavez, dirigeant d’un mouvement révolutionnaire qui compte des millions de membres qui luttent pour une société socialiste.

Après l’approbation par une majorité des délégués d’une résolution spéciale en faveur de la fondation de « la 5eme Internationale Socialiste comme un espace où les partis, mouvements et courants à orientation socialiste peuvent coordonner une stratégie commune de lutte contre l’impérialisme et le renversement du capitalisme par le socialisme, » Chavez a réitéré son appel, cette fois en ouverture du 1er Congrès Extraordinaire du Parti Socialiste Unifié du Venezuela, qui a commencé le 21 novembre.

Devant 772 délégués élus par les organisations de base lors d’un processus sans précédent auquel ont participé prés d’un million de membres du parti, il a demandé que sa proposition soit inscrite à l’ordre du jour du Congrès :

« A ce premier congrès extraordinaire du Parti Socialiste Unifié du Venezuela, je demande que soit inscrit à l’ordre du jour la proposition de convoquer les partis politiques et les courants à la création de la 5eme Internationale Socialiste, une nouvelle organisation devant répondre aux défis de notre temps et qui pourrait devenir un instrument d’unification et de coordination des peuples en lutte pour sauver la planète ».

La proposition sera soumise à discussion pendant le Congrès, qui durera jusqu’au mois d’avril 2010, date prévue pour la création de la 5eme Internationale. La discussion « doit s’ouvrir au peuple, aux organisations sociales et autres formes de pouvoir populaire dans le pays, » selon le pan proposé par Chavez.

(…)

Unité face à la contre-offensive impérialiste.

La discussion centrale du premier jour de la Rencontre avec les Partis de Gauche portait sur la nouvelle contre-offensive impérialiste dans la région, illustrée par l’expansion des bases militaires US et la coup d’état au Honduras.

Etaient présents 55 partis politiques de plus de 30 pays, représentés par des représentants de l’ancienne et de la nouvelle gauche, dont certains partis communistes et sociaux-démocrates d’Asie et d’Europe, des mouvements de libération nationale d’Afrique et du Moyen-orient, de nouveaux partis politiques tels que Die Linke (Allemagne), Bloc de Gauche (Portugal), Parti de Gauche (France) et des forces radicales et de gauche de l’Amérique latine, certains plus anciens, comme le FSLN (Front Sandiniste de Libération Nationale) et certains plus récents, comme le Mouvement vers le Socialisme (Bolivie) et, bien entendu, le PSUV.

Pratiquement toutes les tentatives pour créer un nouveau modèle de société au 20eme siècle ont été détruites par l’impérialisme, a expliqué Nicolas Maduro, dirigeant du PSUV et Ministre des affaires étrangères du Venezuela. « Il n’y a eu qu’une seule expérience qui a eu la force politique, militaire et populaire, ainsi qu’une direction révolutionnaire, qui a réussi à déjouer les plans de l’impérialisme : la Révolution Cubaine. »

A la fin du siècle, de nouveaux mouvements révolutionnaires et de nouveaux dirigeants ont émergé pour changer la face de la région. L’élection de Barack Obama a soulevé de nombreux espoirs auprès de vastes secteurs de la population qui espéraient que de nouvelles relations avec les Etats-Unis, basées sur le dialogue, seraient possibles. Mais les illusions ont été rapidement brisées par les initiatives de la nouvelle administration, a dit Maduro.

L’Alliance Bolivarienne, ALBA – « un projet solide d’intégration et d’union de nos pays et de nos peuples » - a progressé cette année, avec l’arrivée de l’Equateur et plusieurs pays Caribéens ; cependant, le premier coup de l’impérialisme fut porté contre le Honduras le 28 juin par un coup d’état militaire. Le coup d’état visait l’ALBA et fut réalisé avec le soutien des Etats-Unis, a-t-il dit.

Peu après, la nouvelle est tombée : l’accord militaire entre les Etats-Unis et la Colombie et la concession de sept nouvelles bases militaires aux Etats-Unis, « une menace sérieuse contres les mouvements révolutionnaires de notre continent, » a ajouté Maduro.

Selon ce scénario, l’unité des forces progressistes et de gauche est nécessaire afin de créer un mouvement de paix et de justice dans la région ayant la capacité de convertir le continent en une « territoire libre de bases US », a-t-il dit.

Jorge Marti, responsable du secteur des relations internationales du Parti Communiste de Cuba, a souligné qu’actuellement, « la gauche n’est pas à la hauteur des défis auxquels elle est confrontée », raison pour laquelle il est nécessaire de tracer une stratégie claire pour une unité dans la lutte.

Alors qu’il est tout à fait possible que les forces de droite remportent les prochaines élections au Chili et au Brésil, Nidia Diaz, du Front Farabundo Marti de Libération Nationale (FMLN) du Salvador a souligné que « si nous ne pensons qu’aux échéances électorales en oubliant l’accumulation des forces sociales en faveur du changement, il est facile de brosser un tableau pessimiste. » Il est essentiel que la gauche promeuve la proposition de Chavez de créer les bases pour la paix et un point de convergence pour les actions et la mobilisation de nos peuples, a-t-elle ajouté.

« Nous ne sommes que les porte-paroles de nos peuples qui résistent, » a expliqué le Ministre des Affaires étrangères du Honduras, Patricia Rodas. Notre responsabilité est de construire un espace commun pour rassembler les partis et consolider l’union des nos peuples, « et permettre la création d’une force diversifiée inconnue jusqu’à présent » parce qu’ils veulent détruire « cette même démocratie pour laquelle nous avons déposé les armes, » a-t-elle dit.

En concluant les contributions de la journée, le dirigeant du PSUV et ministre de l’éducation Hector Navarro a affirmé que « le problème n’était pas les bases militaires, le problème était la crise structurelle du capital... nous sommes confrontés à la question de la survie de l’humanité. » Ainsi, cette réunion, qui a rassemblé quelques unes des forces de gauche les plus importantes au monde, doit être vue comme le théatre des opérations à partir de laquelle a été déclenchée la lutte pour la défense de l’humanité, a-t-il dit.

Une internationale socialiste pour le 21eme siècle

La deuxième journée a commencé par une discussion sur la nature de la coordination.

Valtar Pomar, secrétaire des relations internationale du Parti du Travail (PT) du Brésil a présenté les vues de son parti, en mettant en avant une stratégie centrée sur l’unité régionale et l’intégration, ou en termes plus classiques « anti-impérialistes ». Si nous faisons du socialisme le plus petit dénominateur commun de notre unité, cela aboutira inévitablement à des divisions ; pour cette raison, a dit Pomar, le PT continuera à privilégier le Forum de Sao Paolo (FSP).

Atristobulo Istaruez, un des vice-présidents du PSUV, a répondu que la gauche avait besoin d’espaces plus dynamiques et actifs que le FSP.

Le FSP a été crée au début des années 90 à l’initiative du PT pour rassembler la gauche latino américaine dans le contexte de l’effondrement de l’Union Soviétique. Aujourd’hui, le Forum, comme le PT, a dérivé loin de ses racines radicales pour devenir une tribune de discussions dominée par les forces réformistes.

Alors que des différences ont commencé à faire jour, ce sont les interventions de Chavez cette nuit-là qui ont tracé la ligne de partage. « L’impérialisme yankee se prépare à la guerre en Amérique latine... preque toujours, les Etats-Unis se sortent d’une situation de crise par la guerre, » a-t-il prévenu.

Dans le même temps, les conditions d’une construction du socialisme sont favorables, a-t-il dit. « C’est pourquoi je vous demande... que vous m’autorisiez à aller de l’avant, avec ceux qui veulent m’accompagner, dans la création de la 5eme Internationale. »

Une nouvelle Internationale sans manuel et sans obligations, a expliqué Chavez, où les différences seront les bienvenues.

Il a sévèrement critiqué l’exemple du Parti Communiste de l’Union Soviétique qui a imposé ses dogmes tels que « le socialisme dans un seul pays » sur ses partis satellites à travers le monde. Ce qui a fait que de nombreux partis communistes en Amérique latine ont tourné le dos à Che Guevara à cause de son rejet du dogmatisme soviétique, a dit Chavez.

Par opposition au échecs du « socialisme réel » et de la social-démocratie, a-t-il dit, une nouvelle internationale devrait représenter l’esprit et l’héritage collectif laissé à l’humanité par les fondateurs des quatre premières internationales, Karl Marx, Frederich Engels, Clara Zetkin, Rosa Luxembourg, Jose Carlos Mariategui, et Leon Trotsky.

Elle devrait aussi incorporer les idées des radicaux latino-américains et des libérateurs tels que Simon Bolivar, Francisco Morazan, Maurice Bishop et Sandino, a-t-il ajouté.

Un nouveau projet de coordination de la gauche doit se faire au sein d’une internationale pour affronter l’impérialisme, battre l’impérialisme, et lutter pour le socialisme du 21eme siècle. Il est nécessaire de travailler ensemble à l’élaboration d’un manifeste afin de créer l’unité autour du socialisme du 21eme siècle, a-t-il poursuivi.

A la remarque d’un délégué qui a dit qu’il existait déjà d’autres organisations de coordination des partis politiques, la réponse de Chavez fut rapide et cinglante : il existe de nombreux espaces de discussion, mais aucune pour des actions concrètes, raison pour laquelle beaucoup ont cessé d’exister.

« Nous avons perdu beaucoup de temps, nous continuons à en prendre, à chercher des excuses à notre inaction. Je considère qu’un tel comportement constitue une trahison envers les espoirs de nos peuples. » Nous avons besoin de l’unité des partis de gauche, « mais des partis qui sont véritablement de gauche ».

« Il nous incombe d’assumer le rôle d’avant-garde »

Alors que le lendemain divers partis ont exprimé leurs réserves, en arguant qu’il n’était pas possible d’arriver à un accord dans le cadre d’une telle rencontre et qu’il fallait un débat profond sur le programme avant de pouvoir réaliser une unité, les réactions en faveur d’une telle proposition était majoritaires.

« Nous ne pouvons continuer à simplement débattre... il nous faut définir clairement ce que que nous voulons, et le projet alternatif pour l’Amérique latine, c’est le socialisme, » a affirmé Salvador Sanchez Ceren, dirigeant du FMLN et vice-président du Salvador, qui s’exprimait en faveur de la proposition.

Le commentaire de Sanchez a provoqué une réaction du président Salvadorien Mauricio Funes, un indépendant qui a été élu sous l’étiquette du FMLN, et qui s’est distancé ainsi que son gouvernement de tout soutien au socialisme du 21eme siècle.

Les membres de la délégation bolivarienne du Mouvement Vers le Socialisme ont informé les participants de la rencontre qu’ils avaient appelé la direction nationale du parti, ainsi que le président Evo Morales, et que tous étaient d’accord pour se joindre au projet et participer activement aux commissions préparatoires pour un congrès fondateur.

Le dirigeant de Alianza Pais et Ministre équatorien Ricardo Patino a annoncé aussi que son parti avait décidé d’y participer.

Promettant le soutien actif de la « résistance » hondurienne, Rodas a ajouté sa voix en soutien à la proposition.

Ainsi, les dirigeants actuels des plus importants mouvements pour le changement – auxquels il faut ajouter le Parti Communiste de Cuba qui n’a pas exprimé une position formelle lors de cette réunion – ont annoncé leur volonté d’oeuvrer à l’organisation d’une coordination internationale.

Avec la résolution spéciale de créer un « groupe composé de partis socialistes, de courants et de mouvements sociaux qui soutiennent l’initiative, pour préparer un programme qui définira les objectifs, le contenu et les mécanismes de cette entité révolutionnaire globale, » un document intitulé l’Engagement de Caracas a aussi été approuvé.

Le document affirme que, face à la « crise structurelle du capital, qui combine une crise économique, une crise écologique, une crise alimentaire et une crise énergétique, qui ensemble représentent une menace pour l’humanité et la terre mère » la seule alternative possible était « le socialisme du 21eme siècle ».

En tirant encore une fois les leçons des quatre premières internationales, Chavez a remarqué,, cette fois-ci devant le congrés du PSUV, que toutes ces internationales étaient nées en Europe, « où la théorie du socialisme scientifique a surgi avec force au coeur des grandes luttes populaires et ouvrières, et la domination de la bourgeoisie. »

Cependant, aujourd’hui, « l’épicentre de la lutte révolutionnaire se situe dans notre Amérique (nuestra America). Et le Venezuela est au centre de cette bataille. Il nous incombe d’endosser le rôle d’avant-garde et nous devons l’assumer, afin de prendre conscience des énormes responsabilités qui pèsent sur nous. »

Federico Fuentes, avec Kiraz Janicke, a participé à la Rencontre Internationale des Partis de Gauche en tant que représentants de l’Alliance Socialiste.

http://mrzine.monthlyreview.org/fuentes281109.html

Traduction VD pour le Grand Soir


EN COMPLEMENT

LA V° INTERNATIONALE EN GESTATION

par COMAGUER

C’est ce qu’a annoncé Hugo Chavez à l’issue d’une conférence internationale de partis et de mouvements de gauche qui s’est tenue à Caracas du 19 au 21 Novembre.

La proposition est audacieuse mais s’inscrit tout à fait dans la démarche habituelle du Président vénézuélien qui a déjà insisté dans ses interventions à des réunions de ce type : conférences, forums sociaux, colloques et rassemblements divers, sur la nécessité de constructions politiques permanentes plus solides et débouchant sur des programmes d’action concrets et coordonnés.

D’où l’idée ambitieuse de V° INTERNATIONALE qu’il veut respectueuse de la diversité de ses membres et sans contraintes.

Ce projet a d’abord une utilité nationale : le PSUV, parti socialiste unifié du Venezuela, parti de masse récemment créé, a besoin de s’inscrire dans un cadre international. Ce cadre ne peut pas être l’INTERNATIONALE SOCIALISTE qui regroupe les partis sociaux démocrates les plus néolibéraux du monde et qui a pignon sur rue dans les institutions financières internationales les plus néolibérales (voir DSK au FMI par exemple) et il n’y a plus d’Internationale communiste.

La liste des partis et mouvements invités et participants à la conférence de Caracas dessine les contours de cette nouvelle internationale : une majorité de partis communistes dont deux partis de gouvernement : le chinois et le cubain, des mouvements latino-américains parmi lesquels le MAS bolivien d’Evo Morales, le FMLN salvadorien, le Front sandiniste nicaraguayen et l’Alianza Pais d’Equateur et des petits partis de gauche comme DIE LINKE. Deux organisations françaises étaient présentes : le PCF et le PARTI DE GAUCHE.

Plusieurs partis présents ont exprimé des réserves ou même une opposition au projet : PC brésilien, PC grec, PT brésilien et PC vénézuélien. Le PC cubain a qualifié l’idée d’excellente mais ne s’est pas prononcé formellement.

Ces positions expriment une réaction à un projet encore peu mûri et une réserve face à une trop grande diversité qui ne pourrait qu’être préjudiciable à l’efficacité.

Les autres partis latinos ont dans l’ensemble été favorables témoignant ainsi de leur volonté de résistance commune à l’offensive réactionnaire de l’administration OBAMA sur le continent. Ils sont avec le PSUV et le PC vénézuélien les plus conscients de cette urgence et de la nécessité d’apporter une réponse politique collective globale et pas seulement militaire aux menées contre révolutionnaires avérées en Colombie, au Honduras, au Pérou et au Panama ou prévisibles comme au Paraguay.

A l’issue de la Conférence les participants ont adopté les ENGAGEMENTS DE CARACAS. :

- Affirmation de leur volonté de construire le socialisme du XXI° siècle face à la crise généralisée us système capitaliste global

- solidarité avec les peuples victimes d’agressons ou d’invasions impérialistes : Cuba (demande de levée du blocus) Palestine, Sahara Occidental, Irak, Afghanistan et avec le peuple mexicain victime des politiques de son gouvernement et un programme d’actions concrètes :

- organisation du 12 au 17 Décembre d’une semaine internationale de mobilisation contre les bases militaires US en Colombie au Panama et ailleurs

- lancement d’une campagne pour l’ouverture d’un procès contre G.W.BUSH pour crimes contre l’humanité

- organiser la commémoration du 100° anniversaire de la journée internationale des femmes créée par Clara Zetkin

- organiser la solidarité avec la Révolution Bolivarienne face aux attaques impérialistes permanentes

- organiser la solidarité avec le peuple du Honduras contre le coup d’Etat militaire

- mettre fin au blocus de Cuba et libérer les cinq prisonniers cubains aux Etats-Unis

- soutenir le peuple haïtien dans sa lutte pour le retour au pays du président élu : Jean Bertrand Aristide, enlevé par les impérialistes.

Bref, une bonne analyse des périls de l’heure face à la contre offensive impériale en Amérique Latine et beaucoup de propositions intéressantes. Reste à voir la capacité d’organisation et d’action collective de cette future internationale.

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http://www.legrandsoir.info/L-appel-historique-de-Chavez-pour-une-5eme-Internationale-Monthly-Review.html
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<br /> Déclaration de la 11ème rencontre internationale des partis communistes et ouvriers à Delhi<br /> <br /> <br /> <br /> La 11ème rencontre internationale des partis communistes et ouvriers s’est tenue à New-Delhi du 20 au 22 novembre 2009 avec comme sujet de discussion : « la crise capitaliste internationale, les<br /> luttes des peuples et des travailleurs, les alternatives et le rôle des organisations de la classe ouvrière et des organisations communistes ».<br /> <br /> <br /> <br /> La rencontre de Delhi réitère son analyse selon laquelle la récession mondiale actuelle est une crise systémique du capitalisme qui fait la démonstration de ses limites et de la nécessité de son<br /> renversement révolutionnaire. Elle fait la démonstration de l’aiguisement de la contradiction principale du capitalisme, entre la nature sociale de son mode de production et l’appropriation<br /> capitaliste individuelle.<br /> <br /> Les représentants politiques du capital tentent de concilier les termes de cette contradiction insurmontable entre le capital et le travail qui est au cœur de la crise. La crise intensifie les<br /> rivalités entre les puissances impérialistes qui, de concert avec les institutions internationales - le FMI, la Banque mondiale, l’OMC et quelques autres – mettent en œuvre leurs « solutions »<br /> visant essentiellement à intensifier l’exploitation capitaliste. L’impérialisme, au niveau mondial, continue à appliquer de façon agressive ses « solutions » politiques et militaires. L’OTAN avance<br /> une nouvelle stratégie agressive. Les systèmes politiques deviennent plus réactionnaires restreignant les libertés civiques et démocratiques, les droits syndicaux, etc. La crise approfondit encore<br /> la corruption, structurelle dans le capitalisme, qui est en passe d’être institutionnalisée.<br /> <br /> <br /> <br /> La rencontre de Delhi réaffirme que la crise actuelle, probablement la plus grave depuis la grande dépression de 1929, n’a épargné aucun domaine. Des centaines de milliers d’usines sont fermées.<br /> Les économies rurales et agraires sont ruinées aggravant la misère et la pauvreté de millions d’agriculteurs et d’ouvriers agricoles de par le monde. Des millions de personnes sont privées d’emploi<br /> et de logement. Le chômage atteint des niveaux inédits et doit officiellement dépasser la barre des 50 millions. Les inégalités s’accroissent dans le monde : les riches deviennent plus riches, les<br /> pauvres, plus pauvres. Plus d’un milliard de personnes, c'est-à-dire le sixième de l’Humanité, souffrent de la faim. Les jeunes, les femmes, les immigrés sont les premières victimes.<br /> <br /> <br /> <br /> Fidèle à leur nature de classe, la réaction des différents gouvernements capitaliste pour surmonter la crise échoue à répondre à ces problèmes fondamentaux. Tous les suppôts néolibéraux et les<br /> gestionnaires socio-démocrates du capitalisme, qui avaient tant dénigré l’Etat, utilisent maintenant l’Etat à leur rescousse, soulignant ainsi une donnée fondamentale : l’Etat capitaliste a<br /> toujours favorisé les superprofits et leur a ouvert des boulevards pour se réaliser. Tandis que la charge des plans de sauvetage et de renflouement pèse sur les dépenses publiques, leurs bénéfices<br /> reviennent à un petit nombre. Les plans de renflouement annoncés visent d’abord à sauver puis à étendre les possibilités de faire du profit. Les banques et les sociétés financières ont déjà repris<br /> les affaires et recommencé à faire du profit. L’augmentation du chômage et la baisse des salaires réels représentent la charge payée par les travailleurs en contrepartie des cadeaux consentis aux<br /> trusts avec ces gigantesques plans de renflouement.<br /> <br /> <br /> <br /> La rencontre de Delhi estime que cette crise n’est pas une aberration qui serait due à l’avidité de quelques uns ou au défaut de fonctionnement des mécanismes de régulation. La recherche du profit<br /> maximal, qui est la raison d’être du capitalisme, a largement accentué les inégalités à la fois entre pays et à l’intérieur des pays dans ces décennies de mondialisation. La conséquence naturelle a<br /> été la perte de pouvoir d’achat d’une grande majorité de la population du monde. La crise actuelle est bien une crise systémique. Une fois de plus est attestée l’analyse marxiste selon laquelle le<br /> système capitaliste est en crise de façon inhérente. Dans sa recherche du profit maximal, le capital franchit toutes les limites et foule tout au pied. Dans ce processus, il intensifie<br /> l’exploitation de la classe ouvrière et de toutes les autres couches du monde du travail, leur imposant de plus grandes privations. Le capitalisme a effectivement besoin d’une armée de réserve de<br /> travailleurs. La libération d’une telle barbarie capitaliste ne pourra provenir que de l’avènement d’une véritable alternative, le socialisme. Cela suppose le renforcement des luttes<br /> antimonopolistes et anti-impérialistes. Notre lutte pour une alternative est ainsi une lutte contre le système capitaliste. Notre lutte pour une alternative est une lutte pour un système où<br /> l’exploitation de l’homme par l’homme, d’une nation par une autre nation n’existe pas. C’est une lutte pour un autre monde, un monde de justice, un monde socialiste.<br /> <br /> <br /> <br /> Les participants à la rencontre de Delhi sont conscients que les puissances impérialistes dominantes cherchent à sortir de la crise en augmentant la pression sur les travailleurs, en cherchant à<br /> pénétrer et à dominer les marchés des pays au niveau de développement capitaliste bas ou intermédiaire, appelés communément les pays en voie de développement. C’est à quoi elles essaient d’aboutir<br /> en priorité dans le cycle de négociations de l’OMC de Doha sur le commerce, qui reprend des accords économiques inégaux aux dépens des peuples de ces pays, notamment en ce qui concerne les normes<br /> agricoles et l’accès au marché des produits non agricoles (NAMA).<br /> <br /> <br /> <br /> Secondairement, le capitalisme, qui est le premier responsable de la destruction de l’environnement, tente de transférer la totalité de la charge de la sauvegarde de la planète du changement<br /> climatique, qu’il est le premier à avoir causé, sur les épaules de la classe ouvrière et de l’ensemble des travailleurs. La proposition du capitalisme de se restructurer au nom du changement de<br /> climat n’a que bien peu à voir avec la protection de l’environnement. Le « développement vert » et « l’économie verte », inspirés par les trusts, sont conçus pour servir à imposer de nouvelles<br /> règles du capitalisme monopoliste d’Etat qui permettent une maximisation du profit et imposent de nouvelles privations aux peuples.<br /> <br /> <br /> <br /> La rencontre de Delhi constate que la seule sortie de cette crise capitaliste pour la classe ouvrière et les peuples réside dans l’intensification des luttes contre la domination du capital. La<br /> classe ouvrière en a fait l’expérience : quand elle mobilise ses forces et résiste aux attaques, elle peut réussir à défendre ses droits. Les manifestations dans l’industrie, les occupations<br /> d’usine et d’autres initiatives militantes de ce type venant de la classe ouvrière ont obligé les classes dominantes à prendre en compte les revendications des travailleurs. L’Amérique Latine,<br /> théâtre actuel de mobilisations populaires et d’actions importantes de la classe ouvrière, a montré comment, par la lutte, des droits peuvent être défendus et conquis. Dans ces temps de crise, à<br /> nouveau, le mécontentement met la classe ouvrière en effervescence. Dans beaucoup de pays, on a observé et on observe d’immenses luttes de la classe ouvrière pour ses revendications. Ces luttes de<br /> la classe ouvrière ont besoin d’être prolongées en mobilisant la grande masse de ceux qui souffrent, non seulement en vue d’améliorations immédiates mais de réponses de long terme à leur<br /> détresse.<br /> <br /> <br /> <br /> L’impérialisme, sur la lancée de la fin de l’Union soviétique et de la période de boom économique précédent la crise actuelle, a engagé une offensive sans précédent contre les acquis de la classe<br /> ouvrière et des peuples. Ce mouvement s’est accompagné d’une propagande anticommuniste frénétique, non seulement dans chaque pays, mais au niveau mondial et interétatique (UE, OSCE, Conseil de<br /> l’Europe). Mais quoiqu’ils essaient de faire passer, les réalisations du socialisme et sa contribution à la définition des contours d’une civilisation moderne n’en demeurent pas moins.<br /> <br /> Devant cette offensive acharnée, nos luttes ont été jusqu’à présent principalement des luttes défensives, des luttes visant à préserver les acquis gagnés auparavant. La conjoncture présente appelle<br /> au lancement d’une offensive, plus uniquement pour défendre nos acquis mais pour en gagner d’autres. Non pour gagner quelques droits nouveaux mais pour démanteler l’ensemble de l’édifice<br /> capitaliste, pour aller à l’assaut de la domination du capital, pour une alternative politique, le socialisme.<br /> <br /> <br /> <br /> La rencontre de Delhi décide d’inciter dans ces conditions les partis communistes et ouvriers à travailler au rassemblement et à la mobilisation les plus larges des forces populaires dans la lutte<br /> pour l’emploi stable à plein temps, pour un système de santé entièrement public et gratuit pour tous, pour l’éducation et la protection sociale, contre le racisme et la discrimination selon le<br /> genre, pour la défense des droits de toutes les composantes de la classe ouvrière notamment les jeunes, les femmes, les immigrés, les personnes appartenant à des minorités ethniques ou<br /> nationales.<br /> <br /> <br /> <br /> La rencontre de Delhi appelle les partis communist<br /> <br /> <br />
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A
<br /> Le texte intégral de l'Engagement de Caracas est téléchargeable en PDF ici:<br /> www.psuv.org.ve/files/tcdocumentos/engagement.caracas.pdf<br /> <br /> Ci-dessous, la partie qui concerne l'organisation:<br /> <br /> 2. CONSOLIDATION ET MISE EN ŒUVRE D’UNE PLATEFORME D’ACTION COMMUNE DES PARTIS DE GAUCHE DU MONDE<br /> <br /> 2.1. Constitution d’un espace destiné à articuler des partis et organisations de gauche et progressistes, à coordonner les politiques contre l’agression des peuples, le rejet des agressions<br /> contre<br /> les gouvernements légitimement constitués, l’installation de bases militaires, la violation de la souveraineté des États et la xénophobie, la lutte pour défendre les droits des immigrants, la<br /> paix,<br /> l’environnement et les mouvements de paysans, de travailleurs, d’indigènes et d’afrodescendants.<br /> <br /> 2.2. Création d’un Secrétariat exécutif temporaire (SET) devant coordonner un agenda de travail commun, formuler des politiques et assurer le suivi des accords passés lors de la présente<br /> Rencontre<br /> internationale. Les SET sera chargé de s’informer sur des situations importantes survenant dans le monde et définir des actions spécifiques : déclarations, condamnations, mobilisations, envois<br /> d’observateurs, et autres qu’il jugera nécessaires.<br /> <br /> 2.3. Élaboration d’un agenda de débat idéologique permanent sur les aspects fondamentaux du processus de construction du socialisme.<br /> <br /> 2.4. Élaboration d’agendas de travail communs articulant l’Amérique latine, l’Europe, l’Afrique, l’Asie et l’Océanie.<br /> <br /> 2.5. Organisation de la solidarité mondiale des peuples avec la révolution bolivarienne et le président Hugo Chávez, face aux attaques permanentes de l’empire.<br /> <br /> 2.6. Commémoration des 100 ans de la proposition de Clara Zetkin, de consacrer le 8 mars Journée internationale de la femme; les partis s’engagent en ce sens à célébrer cette journée dans la<br /> mesure<br /> de leurs possibilités.<br /> <br /> 2.7. Convocation, pour le mois d’avril 2010, d’une réunion à Caracas dans le cadre des 200 ans du début des indépendances latino-américaines et caribéennes.<br /> <br /> 3. ORGANISATION D’UN MOUVEMENT MONDIAL DE MILITANTS POUR LA CULTURE DE LA PAIX<br /> <br /> 3.1. Promotion de la création de bases pour la paix, par les militants pour la paix devant coordonner des actions et dénonciations de l’interventionnisme et la guerre initiée par<br /> l’impérialisme,<br /> grâce à des activités telles que : des forums, des activités culturelles et des débats prônant la conduite éthique de la non-violence, la pleine participation à la vie sociale, le respect des<br /> droits de l’homme et des libertés fondamentales, la reconnaissance des identités culturelles des peuples et le renforcement des mécanismes d’intégration. Un tel espace cherchera à conscientiser<br /> tous les citoyens pour le rejet de toutes formes de domination, d’intervention interne ou externe et pour le renforcement de la culture de la paix. Lutter pour un monde sans armes nucléaires,<br /> sans<br /> armes de destruction massive, sans bases militaires, sans intromission étrangère, sans blocus économiques, parce que les peuples ont besoin de la paix et ont le droit de se développer.<br /> Promouvoir<br /> le continent américain comme un territoire de paix, pour la construction d’un monde libre et souverain.<br /> <br /> 3.2. Mise en place du Parlement pour la Paix, espace politique d’échange d’efforts communs entre les parlementaires progressistes et de gauche du monde, pour connaître les aspects historiques,<br /> économiques, juridiques, politiques, environnementaux, en défense de la paix. Février 2010 est suggéré comme première date de réunion.<br /> <br /> <br /> 4. ARTILLERIE DE LA COMMUNICATION INTERNATIONALE; POUR L’ÉMANCIPATION DE LA CONSCIENCE RÉVOLUTIONNAIRE<br /> <br /> 4.1. Discussion d’une politique publique de communication au plan interrégional, permettant d’affiner la bataille médiatique et de transmettre aux peuples les valeurs propres au socialisme.<br /> <br /> 4.2. Création et consolidation de médias alternatifs et communautaires, afin de rompre l’enclos médiatique, fournir une instance de coordination internationale des médias alternatifs de gauche<br /> et<br /> générer des liens d’échanges d’informations d’un pays à l’autre; Telesur et Radiosur, entre autres, peuvent s’ériger en fer de lance de cette action.<br /> <br /> 4.3. Créer un site Internet des partis et des mouvements progressistes du monde comme moyen d’échange permanent et de développement du concept de communication émancipatrice et alternative.<br /> <br /> 4.4. Promotion d’un mouvement d’artistes, de créateurs et de cinéastes pour le développement de festivals de micros, courts et longs métrages rendant compte de l’avancée et de la lutte des<br /> peuples<br /> en révolution.<br /> <br /> 4.5. Tenue d’une rencontre ou d’un forum international de médias alternatifs de gauche.<br /> <br /> <br />
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A
<br /> Cet article est un sommet du n'importe quoi pourvu que le nom de Chavez soit cité un maximum de fois, de la flagornerie au sommet de son art,<br /> Alors prenons le débat en route en admettant qu'un débat soit utile devant tant de contradictions,,,<br /> « les peuples réclament » une unité plus forte des partis de gauche et révolutionnaires qui sont prêts à lutter pour le socialisme, a-t-il dit.<br /> <br /> Non mais franchement appartient-il à un homme de décréter ainsi la naissance d'une internationale, de se doter de l'autorité politique mondiale pour proclamer ce que veulent les peuples et les<br /> partis qui seraient censés les représenter, vraiment cela devient un peu mégalo mais admettons,,,<br /> Selon Chavez la 3ème Internationale a trahi les luttes pour le socialisme dans le monde, ah bon en quoi nous n'en saurons rien par contre le bilan du soutien du parti communiste d'Union Soviètique<br /> aux luttes émancipatrices des peuples, à commencer par Cuba, Chavez ne connait pas ou plutôt Chavez ignore pour mieux condamner,,,Visiblement Hugo est bien plus clément avec les Mollah lapideurs<br /> d'Iran, anti américains notoires et anti impérialistes en aucun cas, il est vrai qu'il s'appuie sur les uns tandis que l'Urss est défaite et défunte ce qui ne l'empêchât en temps utiles, de<br /> soutenir la République espagnole, les Muchachos du Nicaragua, quelques pays arabes sur la voie de l'indépendance, n'est ce pas Nasser, et quelques nations africaines qui n'auraient pas pu vaincre<br /> sans les outien des crapules de la 3ème internationale n'est ce pas.<br /> Chavez soupire au doux nom de Trotski celui là même qui refusera avec ses disciples de choisir entre Berlin et le Kremlin, renvoyant dos à dos socialisme et national socialisme, à également Chavez<br /> omet de rappeler le rôle de la 4ème internationale, ralliée au Pape et à la Cia pour soutenir Solidarnosc, ce syndicat si révolutionnaire, ou en France la création par la scission de Force Ouvrière<br /> avec les fonds de la CIA et les braves trotskistes de chez nous, Chavez ignore également la défaite électorale des sandinistes qui virent face à eux, la bourgeoisie et ses partis recevoir le<br /> renfort du parti communiste du Nicarauua trotskiste lors d'élections décisives,<br /> Chavez lui si prodigue sur le stalinisme retse sans voix pour parler du massacre des marins rouges de la flotte à Cronstradt écrasé par Léon Bronstein,<br /> Non et non Chavez ne peut ignorer le soutien de l'URSS à Cuba, même avec ses tensions , ses incompréhensions...<br /> <br /> Mais continuons<br /> Ce qui a fait que de nombreux partis communistes en Amérique latine ont tourné le dos à Che Guevara à cause de son rejet du dogmatisme soviétique, a dit Chavez.<br /> Décidemment Chavez aime tirer sur les ambulances et ne peut considérer un seul instant qu'un ou des partis et militants communistes n'aient pas été d'accord avec le Che, être en désaccord avec le<br /> Che c'est être soviétique, point barre, pourtant Chavez ne cesse de proclamer qu'il veut rassembler la diversité,,,,<br /> Il a sévèrement critiqué l’exemple du Parti Communiste de l’Union Soviétique qui a imposé ses dogmes tels que « le socialisme dans un seul pays » sur ses partis satellites à travers le<br /> monde.<br /> Là nous atteignons l'apogée de la profonde pensée Chaviste et nous sommes sans doute au coeur du débat,<br /> Chavez semble considérer, comme le font les trotskistes pour justifier leurs désertions permanentes, que le socialisme à l'échelle d'une nation n'est guère possible,,,Décrypté en suivant cette<br /> forme de pensée le socialisme ne saurait être que mondial et le Vénézuéla ne peut édifier le socialisme à son échelle, nous retrouvons là, la profession de foi d'un Jospin par exemple, d'un léon<br /> Blum certainement, donc le Vénézuéla est sur un chemin nouveau, avant cela se nommait la troisième voie, Mitterrand en rit encore.<br /> Chavez attaque les partis satellites du PCUS, enfin ceux qu'il considère comme tels faisant là aussi profession d'une méconnaissance totale et profonde des mécanismes qui ont donné naissances aux<br /> partis communistes et ouvriers qui ont chacun, puisé dans leurs réalités nationales pour s'ancrer dans la vie politique de leur nation respective,.<br /> Bien sûr le nom du satan rouge demeure interdit de citer et on cherchera inutilement le nom de Lénine, remplacé ici par celui de Clara Zetkin, sans doute plus acceptable pour notre Hugo, par contre<br /> pour Trotski pas de souci.<br /> <br /> Cependant, aujourd’hui, « l’épicentre de la lutte révolutionnaire se situe dans notre Amérique (nuestra America). Et le Venezuela est au centre de cette bataille. Il nous incombe d’endosser le<br /> rôle d’avant-garde et nous devons l’assumer, afin de prendre conscience des énormes responsabilités qui pèsent sur nous. »<br /> Diantre mais que voici un argument soviétique et stalinien....<br /> Pourtant Chavez ignore tout du rôle de la classe ouvrière, ce mot est une absence totale de son vocabulaire, hormis pour évoquer l'ancien temps,tant l'ennemi de classe est identifié, tant celui qui<br /> doit l'abattre demeure bien peu perceptible.<br /> A l’issue de la Conférence les participants ont adopté les ENGAGEMENTS DE CARACAS. :<br /> - Affirmation de leur volonté de construire le socialisme du XXI° siècle face à la crise généralisée us système capitaliste global<br /> - solidarité avec les peuples victimes d’agressons ou d’invasions impérialistes : Cuba (demande de levée du blocus) Palestine, Sahara Occidental, Irak, Afghanistan et avec le peuple mexicain<br /> victime des politiques de son gouvernement et un programme d’actions concrètes :<br /> - organisation du 12 au 17 Décembre d’une semaine internationale de mobilisation contre les bases militaires US en Colombie au Panama et ailleurs<br /> - lancement d’une campagne pour l’ouverture d’un procès contre G.W.BUSH pour crimes contre l’humanité<br /> - organiser la commémoration du 100° anniversaire de la journée internationale des femmes créée par Clara Zetkin<br /> - organiser la solidarité avec la Révolution Bolivarienne face aux attaques impérialistes permanentes<br /> - organiser la solidarité avec le peuple du Honduras contre le coup d’Etat militaire<br /> - mettre fin au blocus de Cuba et libérer les cinq prisonniers cubains aux Etats-Unis<br /> - soutenir le peuple haïtien dans sa lutte pour le retour au pays du président élu : Jean Bertrand Aristide, enlevé par les impérialistes.<br /> <br /> Le plus étonnant demeure dans cette déclaration de Caracas où au nom de l'internationalisme, toute la solidarité se tourne et s'arrête à l'Amérique latine chère à Chavez, et des miettes pour<br /> quelques luttes nationales, par ci par là,là également ne cherchons pas un mot à l'égard de petits enjeux comme la Chine, l4inde, l'Europe, non la solidarité doit se concentrer sur un continent, si<br /> cela ne vous rappelle pas les dénonciations de l4URSS et de ses partis satellites...<br /> <br /> On est quand même rassurés dés lors que l'on apprend que Die Link et la direction du PCF sont intéressés tout autant que les masses militantes du Parti de Gauche de Mélenchon, préparons nous à rire<br /> s'ils décident d'élire un Président, les collectifs anti libéraux à l'échelon planétaire ça va être quelque chose, je vous le dis.....<br /> <br /> Bon en réalité j'ignore ce que dit et pense réellement Chavez puisque cet article écrit par deux éminents trotskistes demeure confondant de par sa médiocrité, ses analyses pour le moins<br /> approximatives et son anti communisme à faire rougir un Georges J Bush.<br /> <br /> <br />
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