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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 12:45

andres.jpgAndrés BANDERA TAMAYO

Depuis que j’ai l’âge de raison j’ai entendu mes parents et professeurs parler de la beauté de ce pays et de la grandeur de ses habitants. Tous parlaient des œuvres extraordinaires de ses auteurs, des artistes plastiques, des musiciens et de la Commune de Paris. Je me souviens qu’un jour mes parents sont arrivés à la maison avec un livre sur la révolution française et qu’ils m’ont incité à le lire. Cet ouvrage m e fascina a tel point que je le lus plus de dix fois tout au long de ma vie. C’est là que j’ai appris qu’à la fin du XVIII° siècle, la France avait une superstructure monarchique absolue, que son Roi s’appelait Louis XVI et que la société était divisée en trois  classes : le clergé et l’aristocratie/noblesse qui ne payaient pas d’impôts et le Tiers Etat dont le niveau de vie était bien pire et dont les impôts, cependant, faisaient vivre le pays. A la lecture de cette Histoire essentielle de la révolution j’ai découvert que quelques ministres avaient essayé de mettre en œuvre quelques réformes : que les privilégiés payent eux aussi des impôts et qu’il y eut une rébellion du côté des aristocrates et que pour défendre les intérêts du peuple Français de cette époque,  ils ont abandonné l’aristocratie, qu’ils ont prêté serment ,ont rédigé une constitution et ont mis en place une Assemblée Nationale Constituante.

Ainsi commença la Révolution française  bientôt rejointe par le peuple, quelques aristocrates, des membres du clergé, une partie de l’armée et le 14 juillet 1789, les habitants de Paris prirent d’assaut la prison de la Bastille pour protester contre le Roi ; cela provoqua la fuite de nombreux aristocrates. Telle était la France que je connaissais à travers  ce livre lu plus de dix fois. La France rebelle et révolutionnaire qui guerroya pour en finir avec l’aristocratie et y arriva en menant Louis XVI à la guillotine et qui par la suite poursuivit la révolution jusqu’à construire  un magnifique pays qui nous  a fait rêver, par son architecture, ses sculpteurs, ses peintres, pas seulement moi, mais des millions et des millions de personnes  et dont rêvent encore des millions et des millions d’hommes. Un pays dont la culture des Victor Hugo, Verlaine,  Rousseau, Zola et tant d’autres a été le modèle de la culture Universelle, un pays , aujourd’hui , triste, désinformé et asphyxié par la machinerie infernale de l’impérialisme .

Qu’il est difficile de voir comment la Nation de la Commune de Paris, des Droits de l’Homme, du Siècle des Lumières, se retrouve assombrie par la misère qui pullule dans ses rues, de voir des femmes et des hommes qui ignorent l'Histoire passée de leur pays et les événements historiques, nationaux et internationaux actuels, ainsi que de constater leur passivité face à leur propre pays dévasté, par une société consumériste qui étouffe les villes françaises, partout où je suis allé, sous la carapace des  supermarchés et des panneaux publicitaires. La culture, la fameuse élégance, toute l’intelligence française, ont été enterrées sous  les miroirs aux alouettes qui attirent la misère dans laquelle  les opportunistes et les traitres  à leur patrie, sociaux démocrates ont noyé le Pays des Lumières. J'entends par miroir aux alouettes, une société de surconsommation, de gâchis qui entraîne une démesure dans ses slogans publicitaires, tout support confondu. Aucun domaine n'est épargné :

  • des loisirs basés sur la consommation avec des complexes, temples du virtuel, de l'abrutissement, conçus sur le modèle étatsunien ;

  • un habitat uniformisé et qui ne respecte plus les particularités régionales (surtout dans le grand Sud de la France) ;

  • un urbanisme saturé avec une superposition d'infrastructures plus démonstratives qu'efficaces (je pense à la réintroduction du tramway et en particulier sur La Canebière à Marseille. Après avoir supprimé les tramways après-guerre, toutes les villes veulent aujourd'hui leur tramway) ;

  • des villes avec leur centre ville encombré et des provinces désertifiées ;

  • une politique tout voiture qui conduit à faire payer les autombilistes qu'ils roulent ou qu'ils soient à l'arrêt : carburant à un prix élevé, autoroutes payantes, stationnement payant ;

  • une présence policière importante dans les grandes villes avec des contrôles d'identité impressionnants, sans compter la présence d'une armée, mitraillette au bras dans les grandes villes : Marseille, Paris ;

  • une agriculture industrialisée, sectorisée, polluée, appauvrissant le sol, détournée de la polyculture ;

  • une mode « bio » investie par les sociaux-démocrates estampillés écolos, plus préoccupés de leur nombril que de l'intérêt général ;

  • une culture abandonnée aux mains des sociaux-démocrates qui utilisent notamment l'outil de travail arraché à celles des travailleurs pour le vider de son caractère social et économique, pour un devenir de marchandisation grottesque, un affront au monde du travail. Tous les arts sont touchés. Pour noyer « cet immense vide culturel », la social-démocratie table sur un nombre incalculable « d'artistes » qui pour la plupart conçoivent des oeuvres sans aucune règle artistique : musique, vocal, peinture, littérature, sculpture, etc. Tous les arts sont tristement concernés.

Par ailleurs, si la « culture » grand publique » connaît un niveau très bas, il existe des groupements de personnes qui résistent et qui proposent une culture de bonne qualité. Elle fait hélas figure d'élitisme, de réseaux. J'ai été notamment invité par une maison d'éditions à Limoges « Le Bruit des Autres » qui fait un travail sérieux et courageux. Cependant ce milieu est aussi infiltré de pseudo-intellectuels opportunistes.

J’ai parcouru tout un circuit sous la houlette d’une excellente guide, qui connait bien son pays et son histoire. C’est elle qui m’a montré, sans retenue, le meilleur et le pire de son pays sur lequel elle pleure.

Les rencontres, les activités que j’ai faites dans diverses institutions, surtout au Collège Gaulcem-Faidit où j’ai  participé à un projet qu’ils appellent « Ouverture sur le Monde, ouverture aux autres » avec les élèves de six classes, qui étudient l’Espagnol, a été pour moi une nouvelle déception. Nous avons été accueillis, Muriel Dichamp , Présidente de l’Association de Solidarité avec Cuba « Corrèze Cuba Estrella », à l’initiative  de cette rencontre, et moi par la professeure d’Espagnol et des membres de la Direction avec un abondant buffet. A l’exception de la professeure, le comité d'accueil, poli et courtois, était plus dans la représentation que dans l'authentique : j’en ai  connu des plus chaleureux dans la tradition cubaine. D'autre part, lors de la récréation, les professeurs se réunissent dans une salle, aucun d'eux ne s'est adressé à moi. Ce manque de contact et de curiosité est affligeant. Mais ce ne fut pas là le plus triste, ma peine la plus profonde je l’ai ressentie lorsque j’ai rencontré chacune des classes. Ceux qui avaient le moins de connaissances en Espagnol l’étudiaient depuis sept mois et ne savaient pas formuler les questions les plus élémentaires, encore moins comprendre les réponses. En voyant cela, j’ai décidé de poser des questions et d’établir un dialogue en Français. Je me suis rendu compte que ces braves enfants attentifs ignoraient l’histoire culturelle et politique de leur propre pays. Sur cuba, lorsque je leur expliquais ce qu'était Cuba, deux ou trois l’ont associée avec el Che parce que ce héros internationaliste est connu universellement grâce à la vente des casquettes et de T-shits.

Tout le dialogue tourna autour de l’orientation de lectures utiles sans relation avec les moyens que la social démocratie utilise pour noyer dans l’ignorance le peuple Français qui vit aujourd’hui sous un régime qui préfère, par opportunisme, le maintenir dans l’inculture et l’ignorance de sa propre réalité et de la réalité du monde, pour lui escroquer sa liberté.

Les questions posées sur Cuba, sur son gouvernement, étaient un autre indice sur la désinformation à laquelle sont soumis, en toute impunité, les Français.  Le pire c’est la conscience du mensonge qu’ils ont créée chez eux. L’immense majorité est convaincue que ce que disent les medias est la Vérité ; que les Cubains révolutionnaires et les Français qui ont visité Cuba, mentent. Ils croient que Castro est un dictateur et que les Cubains  se sont résignés  à leur misère. Nombreux sont ceux qui ignorent et parfois ne croient pas qu’il existe  un embargo/blocus criminel qui assassine des enfants, des vieillards, des femmes et des hommes malades, par manque  des recours que les USA refusent à Cuba quitte à les  jeter à l’eau.

Pendant les quarante jours  passées en France  j’ai parcouru les principales communes de la Corrèze ; la Basse et la Haute Corrèze, je suis allé à Bordeaux et j’ai visité quelques  communes comme Saint Emilion et ses vignobles, à Périgueux capitale de la Dordogne, à Marseille et enfinà Paris et partout, exception faite de Paris, j’ai vu  passivité, résignation, conservatisme et même de la peur. Je dis à l’exception de Paris parce que j’y ai respiré un air de solidarité et de combativité lors d’une réunion de haut niveau avec l’organisation de solidarité et d’aide aux Cubains France Cuba, dont le Président André MINIER et presque tous les présents ont exprimé leurs convictions ; Annie ARROYO a apporté une brillante contribution. Muriel DICHAMP a démontré son courage habituel, sa sincérité pleine de talent dans la défense de l’intégrité de l’association. Tous se sont prononcés contre le blocus de Cuba, en faveur de la restitution de la base de Guantánamo à son propriétaire légitime et en faveur de la libération des cinq héros injustement détenus dans les geôles  des USA. J’ai assisté, à Paris, à  une pièce de théâtre pleine de courage sur la vie de guérillero  du Che qui peut se révéler très utile  pour les Français ; mais dans le reste du pays, à de très rares exceptions, les bons discours se prononçaient en cachette. Ce silence m’a déçu. L’admiration que j’avais pour les hommes qui ont fait l’histoire culturelle et politique de ce merveilleux pays est restée en suspens et son avenir se traîne dans la poussière, résignée, triste et soumise. La France est un musée qui s’assombrit sous les regards convoiteurs de la social-démocratie, alliée d'une droite de plus en plus dure et virulente.Et tout cela à cause d’une superstructure sociale qui ne prend pas en compte la pauvreté. Qui ne pense qu’à se gaver d’argent, se damnant définitivement et oubliant les principaux droits de l’homme,bref, l'impérialisme.

L’illusion française traîne triste et misérable dans les rues, dans le métro, sous les ponts avec son cortège de femmes et d'hommes, abandonnés par la société, souffrant de faim et de froid. Elle a même oublié le sens de la Marseillaise.

 

Traduction de F. Candás

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Published by cuba si lorraine - dans France
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ML 17/08/2011 16:51


A propos du libellé du droit de réponse du Chef d’établissement du collège Gaucelm Faidit [LACAZE].

Dans son entame, Mr Lacaze écrit « mon établissement ». Cette formulation que je trouverais probablement anodine dans une discussion libre me pose là problème car il s’agit de ce qu’il nomme
lui-même un « droit de réponse ». Et pour ce qui me concerne, c’est « non ». Ce collège n’est pas « son » établissement, c’est celui de la République. Il en est le Directeur [c’est sa fonction
qu’il se doit d’assumer], lui préférant plutôt retenir « Chef ».

Il me parait d’autant plus utile de préciser la chose qu’une restructuration est présentement à l’œuvre dans l’Education nationale, comme d’ailleurs dans les autres services régaliens (Justice,
Police, Archives nationales, Renseignements généraux, …). A mon avis, cette restructuration est anti-républicaine. Comment d’ailleurs pourrait-il en être autrement quand cette société abyssalement
inégalitaire ne vise qu’à conforter une classe bourgeoise, tête d’épingle dans un océan de misère en extension. La classe sociale en place se doit bien de gérer les gueux.

La question est de savoir quelle est la position du Directeur en la matière et sa formulation laisse entendre que nous sommes probablement tous deux sur des positions différentes, …et antagoniques.
Soit donc.

Concernant les enseignants du Collège, Bandera Tamayo fait l’observation suivante : « …lors de la récréation, les professeurs se réunissent dans une salle, aucun d’eux ne s’est adressé à moi. … ».
Cette observation est-elle juste ou fausse ? Le Directeur ne nous en dit rien. C’est dommage. Par contre, il précise avoir fait, avec ses collaborateurs, du mieux qu’ils pouvaient et même un peu
plus, mais encore ?
- si Bandera dit vrai, il est fondé à faire son développement ultérieur. Sa réception a bien été formelle. Tout le monde s’accorde pour reconnaître que les formes y étaient, et même
abondamment.
- s’il dit faux, c’est un charlatan. C’est ce qu’écrit le Directeur avec la « désillusion cubaine » !

Au fait cette question du « formel » et du « fond des choses », n’est-ce pas justement le problème central, nodal de ce que nous prenons comme notre « civilisation », cette Ere du toc [américaniste
», le Gilded Age* »] ayant urgemment besoin d’une « Règle d’Or » !!! C’est très exactement ce que développe Bandera !

Concernant les enfants, Bandera Tamayo a observé ; « … Ceux qui avaient le moins de connaissances en Espagnol l’étudiaient depuis sept mois et ne savaient pas formuler les questions les plus
élémentaires, encore moins comprendre les réponses. En voyant cela, j’ai décidé de poser des questions et d’établir un dialogue en Français. … ». Là encore, cette observation est-elle juste ou
fausse ? Le Directeur ne nous en dit rien là non plus, et c’est bien dommage. Il s’agit tout de même de l’une des fonction basiques de l’Ecole. Ceci étant, la dernière enquête « pisa » de l’OCDE
dit à peut près la même chose que Bandera concernant d’autres matières certes, mais en lien tout de même. L’observation n’est pas étonnante.

« … Il s’agissait simplement, par cette opportunité, de sensibiliser les élèves à la culture cubaine dans le cadre de l’apprentissage de leur seconde langue vivante. … » écrit le Directeur du
Collège. Je relève qu’ « une opportunité » a été saisie. Ce n’est donc pas un souci pour l’enseignement en cours, dommage. Ceci étant « la culture cubaine », c’est quoi ? et la notre de culture,
c’est quoi ? La culture cubaine est certainement politique, et la notre ? « La notre » [celle en cours] est bien évidemment également politique,… mais sans le dire,… surtout,… surtout sans le dire,
car ce n’est pas ou/et plus la notre [nous=peuple] mais celle qui s’impose en nous étant imposée. "L’éducation populaire, monsieur, ils n’en ont pas voulu..." ; Voir
http://tvbruits.org/spip.php?article981

En fait cette « opportunité » dite sans ambages, révèle crûment la neutralisation de l’ambition énoncée. Peut être Bandera est-il parvenu à un peu exister dans l’imaginaire des enfants rencontrés
un moment, peut être quelques questions se sont-elles posées, mais il est fort probable que le temps aura tout rapidement nivelé.

Dans cette affaire Bandera nous dit ce qu’il pense de nous. C’est tout ce qu’il peut faire, à moins de s’être tenu à la forme et donc se taire, comme attendu de lui je pense par le Directeur de ce
« petit collège rural » [la formule volontaire n’est pas anodine], lequel doit certainement se battre pour exister, mais pour qui et pour quoi ? C’est à nous de voir ce que nous pouvons et voulons
faire de l’avis de cet artiste.

* Voir ; http://www.dedefensa.org/article-une_guerre_civile_de_150_ans_continuo_16_04_2011.html
« …La reddition du général Lee, chef des armées du Sud et antiesclavagiste notoire (sic), à Appomatox, en avril 1865, constitue le point de départ de la période la plus cruelle et la plus échevelée
du “capitalisme sauvage” sur tout le territoire des USA reconstitués. La chronique erronée a retenu le nom de cette période comme le Golden Age ; son énoncé exact est le Gilded Age (“l’Âge du toc”
ou “Âge du plaqué or”, contre l’“Âge d’or”). … ».
Ce Gilded Age s’est étalé jusqu’en 1901.

Au vu d’une si belle réussite, la chose s’est mondialement étendue. C’est ce que avons vécu jusqu’alors, tandis que ces derniers temps des craquements de plus en plus forts se font entendre. La
dissolution de cette Ere est en cours.

ML


Héléna 21/06/2011 13:25


J'approuve totalement ce texte, pétrie de vérité. Oui ! La France des Lumières n'est plus ce qu'elle était, et si l'on ne peut pas imputer cela au peuple, elle en est bien le triste reflet ! Hasta
siempre !


Pierre-Yves Tutoy 08/06/2011 00:50


Muriel Dichamp

Je ne conteste pas malheureusement le triste bilan de la France qu’Andrés a fait avec une acuité certaine lors de son voyage .

Mon coup de gueule envers lui ( Peut être un peu trop fort j’en conviens maintenant, mais je ne supporte pas l’injustice et je réagis parfois « à chaud ») se réfère à une équipe d’enseignant
Français d’un petit collège rural ( et non des « pontes » de l’éducation nationale) injustement traité par son récit.
Je n’ai pas le temps de développer mais si vous relisez le passage concerné et la réaction attristée et justifiée du directeur de cet établissement, j’espère que cela finira par vous apparaitre
objectivement.
Il y a de plus le résultat désastreux fait à l’image de Cuba, sur cette petite équipe d’enseignants … puis de leurs connaissances, de leur famille , de leur rencontres et futures discussions sur
Cuba , s’ils veulent bien encore en parler !
Je pense vraiment qu’il doit faire attention à ne pas blesser les gens qui font partie du peuple , et qui ne font que subir la politique néolibérale de plus en plus décomplexée , en abordant ses
thèmes de façon plus générale, et surtout pas nominatif.

Mais en ce moment même au Venezuela, il se passe d’autres injustices, autrement plus graves, qui risquent de ternir gravement et définitivement l’image de Chavez ( et non de la révolution
Bolivarienne ) .
,et qui plus est, nous divisent , entre ceux qui n’osent rien dire arguant du fait qu’ils ne connaissent pas la « stratégie » de Chavez et ceux qui voient immédiatement l’extrême injustice faîtes
aux FARC , pour une improbable paix avec le régime fachiste de Santos et l’empire, et qui savent, consciemment ou pas, que VENDRE des guerilleros qui luttent pour la même cause , pesons encore les
mots , « apparait » comme une traîtrise.


Muet 18/05/2011 19:46


Merci de nous avoir fait passer ces textes et réactions...C'est vrai que notre ami Cubain a ressenti chez nous ce que certain d'entre nous ressentent aussi hélas!

Il faut dire qu'il a son franc parler! et que, peut-être, il ne sait pas que, chez nous, l'on doit prendre des "gants" lorsqu'on touche aux "pontes" de l'éducation nationale....mais c'est vrai, il
a raison lorsqu'il dit que nous connaissons mal notre propre histoire!...et cela ne date pas d' hier...personnellement, je n'ai rien appris de la commune de Paris à l'école...à part qu'on encensait
monsieur Thiers et que pour libérer le territoire des troupes prussiennes les courageux français ont pu trouver quelques milliards? (je crois) de francs or!! je crois que chaque fois que des
personnes se déplacent à l'étranger elles regardent et voient les choses avec les " lunettes culturelles" de leur pays et si cruelle que soit leur vision, elle est souvent très pertinente...;à
quelques erreurs près. peut-être ceux qui se sont trouvés vexés devraient-ils réfléchir à la façon, souvent "à l'emporte pièce" dont, sans les connaitre, nos médias jugent négativement la
révolution et le peuple Cubain. B. Muet


cuba si lorraine 18/05/2011 20:54



Merci à vous !


 



Muriel Dichamp 15/05/2011 12:29


Je voudrais donner un éclairage sur la réalité du séjour de Andrés. Séjour qui lui a inspiré ce texte. Il a visité la France en ma compagnie. J'appartiens à ces Français qui aiment leur pays et qui
sont catastrophés de le voir détruit par l'impérialisme. Notre dignité et notre espoir nous obligent à reconnaître la réalité, d'autant, que nous, peuple de France, en sommes les premières
victimes. Défendre l'indéfendable ferait de nous des complices du gouvernement et de ses valets. Il faut être juste, sévère et extrêmement critique pour l'avenir de la France.
Andrés Bandera Tamayo est un artiste cubain. Il a étudié le Français qu'il parle couramment, l'Histoire de France et l'Histoire de l'Art. Il est aussi et surtout un révolutionnaire
internationaliste qui s'est engagé par deux fois volontairement pour la libération de l'Angola et du Zimbabwe. Il admirait la France à travers son art et son Histoire ancienne. 40 jours passés dans
notre pays lui ont fait découvrir ce que notre beau pays est devenu : une coquille vide, pillée par les impérialistes aidés des sociaux-démocrates. Il me paraît normal et intéressant, de connaître
les impressions d'un étranger et en l'occurence d'un Cubain dont le pays est atteint chaque jour par des attaques économiques et médiatiques de la part des USA et de l'Union Européenne, dont la
France. Le peuple cubain dont Andrés n'est pas dupe : il ne confond pas notre pouvoir politique et notre peuple. Andrés m'a fait part durant tout son séjour de sa désolation devant un tel gâchis :
un si beau pays, un pays d'une si riche Histoire spolié par des dirigeants au service du Capital qui pillent les richesses du peuple.
Le peuple cubain est dans sa majorité merveilleux, et il l'est surtout pour son courage, son auto-critique, sa volonté d'aller de l'avant, sa simplicité naturelle, son niveau culturel et
d'éducation. Tous ceux qui ont rencontré Andrés en France témoignent de ces qualités qu'ils lui attribuent. J'ai eu personnellement assez de discussions avec lui pour le confirmer. Qualités qui
manquent de plus en plus cruellement aujourd'hui à la majorité du peuple français. Preuve en est des réactions négatives à son texte. Une incapacité à l'analyser de façon globale et politique.
Andrés est bien au-dessus des querelles personnelles et des détails. Il n'y attache aucune importance. N'importe quelle visite d'établissement scolaire en France, hélas, lui aurait inspiré les
mêmes constations. J'ai accompagné moi-même Andrés pendant sa visite au collège et si la gentillesse de l'enseignante et du principal ne sont pas à remettre en cause, il n'en reste pas moins vrai
que le niveau des jeunes scolarisés est alarmant. J'avoue que je serai encore beaucoup plus sévère que Andrés. Et beaucoup d'enseignants que nous avons rencontrés issus de différents établissements
scolaires, partageaient son avis et ont même félicité sa franchise. Comme dans toute bataille d'idées, elles ne font pas l'unanimité. Mais sachez que les remarques sont plus positives que
négatives, et surtout du milieu enseignant. Nombreux sont ceux qui souhaiteraient une telle clarté dans les débats et analyses. Non pour détruire mais pour construire une véritable Education
Nationale pour notre jeunesse qui est aujourd'hui abreuvée des mensonges historiques, économiques et internationaux de l'idéologie dominante. Il faut reconnaître que depuis des décennies, nos
professeurs sont eux-même éduqués dans ce sens et qu'ils sont victimes de ce système. Il est ainsi difficile pour eux de se rendre compte de l'état déplorable atteint dans leur corporation.
L'analyse d'un étranger et qui plus est, d'un révolutionnaire devrait nous faire réfléchir plutôt que de nous vexer. En ce qui me concerne et en ce qui concerne l'immense majorité de nos adhérents
à Corrèze Cuba Estrella, nous partageons cet état d'esprit. Encore merci à Andrés d'avoir "secoué" nos consciences.
Muriel Dichamp, Présidente de Corrèze Cuba Estrella.


cuba si lorraine 15/05/2011 14:44



Merci de votre contribution et éclairage que je partage tout à fait.


Ceux qui ont pu réagir négativement au texte d'Andrès, ont pris pour eux une analyse critique de l'évolution de notre système, sa déception, perte d'illusions par rapport à
l'image qu'il avait de notre pays, c'est dommage