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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 07:20

esteban_lazo-23abril.jpg• Discours prononcé par Esteban Lazo Hernandez, vice-président du Conseil d’Etat, à la clôture de la Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre mère, au stade
« Félix Capriles, à Cochabamba, en Bolivie, le 22 avril 2010,
« Année 52 de la Révolution »
(Traduction de la version sténographique du Conseil d’Etat)

Vive la lutte des peuples d’Amérique latine et du monde ! (Vivats)

Vive la lutte pour la Terre mère! (Vivats)

Cher frère Evo Morales, président de l’Etat plurinational de Bolivie et –nous nous devons de le dire, du fond du coeur, à l’occasion de ce meeting magnifique— leader indiscutable de ce peuple noble et héroïque de Bolivie, (Applaudissements)

Cher président Hugo Chavez,

Camarades du gouvernement bolivien,

Messieurs les dirigeants présents à ce meeting historique,

Participants à la conférence qui s’achève aujourd’hui,

Frères et sœurs, défenseurs de la Terre mère, de la Pachamama, vous qui vous êtes engagés envers la cause de la survie de l’espèce humaine,

L’initiative du président Evo, qui a organisé cette conférence pour engager un dialogue direct, franc et constructif avec les mouvements et les organisations nationales, indigènes, scientifiques et les peuples du monde dans le but d’analyser les véritables causes du changement climatique revêt la plus haute importance et une dimension humaniste exceptionnelle.

Nous avons écouté il y a quelques la lecture de l’excellent document élaboré à la suite de ce premier Sommet, et je peux vous assurer que nous lui apportons notre soutien ferme et décidé. (Applaudissements et vivats)

Je voudrais aussi vous transmettre les salutations fraternelles du président Raul Castro et du leader de la Révolution cubaine, notre commandant en chef Fidel Castro. (Applaudissements) Ils ont suivi de très près ce rendez-vous historique qui a fait la preuve que nos peuples sont conscients du changement climatique et bien décidés à contribuer à la recherche de solutions véritables à ce problème crucial qui menace la survie de l’humanité.

Camarades,

A l’occasion de la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement, qui s’est tenue à Rio de Janeiro en 1992, le commandant en chef Fidel Castro a déclaré, et je le cite ici en raison de l’actualité évidente de son contenu :

« Si nous voulons sauver l’humanité de cette autodestruction, il faut mieux distribuer les richesses et les technologies disponibles sur la planète : moins de luxe et de gaspillage dans une poignée de pays, pour qu’il y ait moins de pauvreté et de famine sur toute la Terre. » (Applaudissements).

La lutte pour la défense de la vie passe aujourd’hui, indubitablement, par l’abolition du système capitaliste, de son mode de vie, de ses patrons de production et de consommation qui détruisent l’environnement et poussent l’homme dans une course effrénée à l’autodestruction.

Il est purement et simplement intolérable que les revenus des 500 individus les plus riches du monde dépassent ceux des 416 millions de personnes les plus pauvres.

Commet expliquer que le tiers de la population mondiale soit privée de soins médicaux et des médicaments essentiels à sa santé, une situation qui s’aggravera avec le changement climatique et la pénurie croissante d’eau et d’aliments, dans un contexte mondial et mondialisé où la population s’accroît, où les forêts disparaissent, où les terres vouées à l’agriculture s’amenuisent, où l’air devient irrespirable et où l’espèce humaine court le risque réel de disparaître.

Comment est-il concevable que le monde puisse affecter douze billions de dollars au sauvetage des banques en faillite et à la « récompense » des spéculateurs, lorsque les ressources manquent pour sauver la Terre mère et l’humanité à laquelle nous appartenons tous ? (Applaudissements)

Ceci montre bien quelles sont les priorités des pays industrialisés et que le combat contre le changement climatique et ses conséquences irréparables pour les êtres humains n’en fait pas partie.

L’échec de la 15ème Conférence des parties de la convention cadre des Nations sur le changement climatique, qui s’est tenue en décembre denier à Copenhague, n’a pas manqué de nous inquiéter tous. Elle a échoué en raison du manque de volonté politique des nations les plus développées pour se fixer des objectifs ambitieux de réduction des émissions et à cause des pratiques frauduleuses d’exclusion qui s’y sont imposées.

Ledit Accord de Copenhague est issu de négociations basées sur l’exclusion et la manipulation politique conduites par le principal responsable historique et actuel du changement climatique ; il ne répond pas aux exigences s’appuyant sur des bases scientifiques ni à l’impératif politique d’enrayer ce phénomène mondial.

Il est indispensable que les mouvements et les organisations sociales, indigènes et scientifiques et les peuples du monde s’unissent, comme cela a été dit au cours des travaux de cette matinée. Il faut exiger des pays développer qu’ils reconnaissent et soldent leur dette climatique envers l’humanité.

La participation massive à cette réunion constitue bien la preuve que les peuples ont une conscience accrue de la nécessité de lutter pour cet objectif, puisqu’il y va de leur vie même.

Il s’impose d’engager un véritable processus de participation et de consultation de la société civile et un dialogue ouvert avec et entre les peuples, afin de mettre en œuvre des actions urgentes qui éviteront davantage de dommages et de souffrances à l’humanité et à la Terre mère, comme cela a été souligné à la Conférence qui a pris fin ce matin.

Aujourd’hui, 22 avril, les Nations unies célèbrent la journée de la Terre mère, proclamée l’an dernier à l’initiative du président Evo Morales. (Applaudissements)

Nous devons mettre à profit cette célébration et toutes les occasions qui se présenteront pour œuvrer au rétablissement de l’harmonie avec la nature et faire valoir les principes de solidarité, de justice et de respect de la vie.

Les pays développés portent la responsabilité de 76% des émissions accumulées dans l’atmosphère et doivent l’assumer : ce sont leurs économies et leurs modes de vie qui ont déterminé l’impact historique et actuel sur l’équilibre climatique mondial.

Les dernières statistiques montrent que les émissions de gaz à effet de serre des pays développés ont augmenté de 12,8% entre 1990 et 2007.

Pendant cette même période, les émissions ont augmenté de 15,8% ; ce seul pays est responsable de 55% de la croissance des émissions de tous les pays développés.

Les Etats-Unis ne peuvent pas continuer de prendre la communauté internationale en otage de leur politique intérieure et doivent se soumettre aux mêmes règles que les autres pays développés. (Applaudissements)

Il est injuste et inacceptable pour les peuples, les mouvements et les organisations sociales du Sud que les pays développés prétendent transférer le coût de leurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, dont ils portent la responsabilité historique, sur les économies appauvries des pays sous-développés.

Nous réclamons le respect du droit au développement des pays du Sud, à un développement sain et écologiquement équilibre.

Les pays développés doivent s’engager à fournir les ressources supplémentaires qui sont nécessaires à l’exécution des programmes nationaux d’adaptation et de mitigation du changement climatique dans les pays en développement.

Il ne suffit pas de faire des promesses qui ne sont presque jamais tenues ou qui se concrétisent à un niveau inférieur au montant initialement prévu.

Ce qu’on a vu à Copenhague, dans le cadre de la répression brutale des manifestations pacifiques et des revendications des mouvements sociaux et de la société civile, ne saurait en aucun cas se répéter.(Applaudissements)

Chers camarades,

Aux triomphes retentissants du camarade Evo Morales aux élections de décembre dernier, puis du 4 avril, s’ajoute aujourd’hui l’éclatant succès de cette Conférence et de son leadership mondial dans cette bataille cruciale, et il peut en être fier. (Applaudissements)

La révolution démocratique et culturelle bolivienne constitue un exemple pour de nombreux pays du monde, qui voient dans ce processus l’espérance de la construction d’une société fondée sur de nouveaux principes et de nouvelles valeurs tendant au bien-être social et à la protection de la nature comme des ressources qu’elle nous offre.

Il y a à peine trois jours, au Venezuela, dans le cadre de la célébration du bicentenaire, le 9ème Sommet extraordinaire de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique a pris fin. Il assurera la continuité du développement de nouvelles relations de coopération et de solidarité entre les pays membres de ce mécanisme et il a constitué un prélude significatif au Sommet d’aujourd’hui.

Cette terre sœur bolivienne nous rappelle inévitablement un des plus grands hommes de l’histoire de l’Amérique latine, le commandant Ernesto Che Guevara (Applaudissements et vivats), qui a sacrifié sa vie à une Amérique latine indépendante, maîtresse de ses richesses et de ses destinées. Comme le Che hier, des médecins et des enseignants cubains parcourent aujourd’hui les parages les plus inhospitaliers pour y apporter de meilleures conditions de vie et un avenir meilleur, aussi bien au peuple bolivien qu’à d’autres peuples de notre Amérique. (Applaudissements)

Aujourd’hui, les ennemis de l’humanité recourent au mensonge et à l’infamie et multiplient les menaces contre nos peuples, contre tous ceux qui luttent pour la souveraineté et l’indépendance, pour la vie et pour la Terre mère.

Je voudrais réitérer en ce lieu historique, à l’occasion de cette Conférence historique, au nom de mon peuple et de mon gouvernement, que Cuba ne cèdera jamais aux pressions et au chantage de l’impérialisme étasunien (Applaudissements et vivats) et de ses alliés européens qui ne se résignent pas à reconnaître le droit de Cuba à une existence libre et souveraine. Cuba ne permettra jamais d’impositions ni d’ingérences provenant de l’extérieur ! Cuba ne redeviendra jamais une colonie yankee ! (Cris de « Non ! » et applaudissements)

Au nom du peuple cubain, je remercie, pur leur solidarité permanente, la Bolivie, son peuple et les peuples d’Amérique latine.

Camarades,

Nous avons vécu à Cochabamba des journées inoubliables. Nous avons renouvelé ici notre engagement envers la Terre mère, envers notre planète. Il nous reste encore un long chemin à parcourir, rapidement et fermement, si dur soit-il. Comme l’a dit le camarade Fidel à la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement, en 1992 : « Demain, il sera trop tard pour faire ce que nous aurions dû faire longtemps avant. »

Merci beaucoup.

La patrie ou la mort !

Nous vaincrons ! (Applaudissements)
 

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Published by cuba si lorraine - dans monde
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