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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 14:12

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Après le chorus d’éloges éhontés qui suivit l’élection d’Obama en France, certains sont redescendus sur Terre. Mais jusqu’où ira le désillusion ?

Se rappelle-t-on la manière dont l’élection d’Obama fut accueillie comme le retour du Messie sur Terre et particulièrement en France. Il était noir, il était sexy, il était progressiste, il allait créer la sécu aux E-U et arrêter les guerres et les massacres. C’était tout juste si le Sahara allait pas reverdir. Le 9 novembre 2008, en pleine "Obamania", je m’étais fendu sur Agoravox de ce petit commentaire à l’usage des illuminés. L’auteur de l’article écrivait ceci : "Y a-t-il une intelligence historique des peuples ? Aucun historien ne le démontrera scientifiquement. Mais lorsque tout s’écroule devant nos yeux, l’arrivée de Barack Obama à la tête de la première puissance mondiale laisse entrevoir que hasard et nécessité sont enfouis dans les moteurs qui font avancer les peuples." Je lui avais donc répondu ce qui suit :   " Vous surestimez les capacités d’un peuple soumis à une propagande incessante.Les américains n’ont pas compris grand chose en élisant Obama, ils ont juste acheté un produit sexy, qu’on leur a vendu grâce à la campagne de publicité la plus gigantesque de l’histoire. De même que TF1 et autres ont vendu aux ouvriers français le produit Sarkozy, grâce au fameux slogan aussi désopilant qu’abêtissant : "travailler plus pour gagner plus !" Comme vous le soulignez, les américains étaient déjà habitués à voir des noirs aux plus hautes fonctions (Powell et Rice) et tout aussi capables qu’un blanc de mentir éhontément et sans relâche. Obama n’est que l’incarnation la plus actualisée et aveuglante pour permettre aux élites de masquer la seule distinction qui vaille dans une société et qui ne nécessite pas de faire référence à la question raciale : les dominants contre les dominés, les israéliens contre les palestiniens, les smicards et les rmistes contre le CAC40, les américains "subprimés" contre Goldman, JPMorgan et consorts. D’ailleurs vous oubliez de mentionner que l’un des principaux sponsors de Obama ce furent les grandes firmes de Wall Street. Nous verrons comment il réagira par rapport au fait qu’une bonne partie du plan Paulson est en train de partir en primes annuelles pour les super-cadres incompétents et hallucinés des banques en faillite. C’est bien connu qu’on ne mord généralement pas la main de celui qui vous nourrit.
Joffrin intime aux lecteurs de Libé d’accueillir béatement le nouveau président : manque de bol, il connaît de moins en moins bien son public (après les diatribes anti-chavez et l’affaire Siné), dont une bonne partie ne souhaite pas être dupe. Tout cela rappelle le "Nous sommes tous américains" du Monde, ce même journal qui appellera, par la plume de Bruckstein entre autres, à la guerre en Irak. On a aussi beaucoup entendu critiquer la France, incapable de foutre, elle, un président noir à son pouvoir. Là encore, cela rappelle beaucoup d’éditorialistes qui fustigeaient la France rétrograde, incapable de suivre le modèle américain des retraites en fonds de pension (avec les conséquences que l’on sait à présent). Ou même le concept de "France Rance" par Sollers au moment de la guerre en Irak de 2003, où le plumitif regrettait que son pays ne fasse pas montre, comme les E-U, d’un peu plus de "virilité" : un million de morts, c’est pour Sollers la seule façon qu’a un pays de ne pas passer pour une tapette.
Pour conclure : méfions-nous du produit sexy et soi-disant multiculturaliste qu’on essaye de nous vendre à tout crin : c’est de la camelote."   La démonstration de l’auteur n’était d’ailleurs pas totalement fausse : le peuple américain voulait réellement croire qu’Obama serait le sauveur. Sans se rendre compte qu’il faisait tout autant partie que les autres de l’oligarchie étasunienne. Et qu’après le fiasco Bush (fiasco en apparence car pour les élites, Bush avait parfaitement rempli sa mission), il convenait d’apaiser le peuple avec ce que toutes les apparences donnaient comme un anti-Bush. Le problème c’est qu’il ne s’agissait justement que d’apparences. Dans le fond rien n’avait changé, Obama plaçait d’anciens dirigeants de Goldman Sachs aux plus hauts postes du Trésor (imaginez, c’est comme si en France on avait mis à la tête de notre ministère de la santé une femme qui aurait été douze années au service de l’industrie pharmaceutique...), il poursuivait les guerres néo-cons et même les intensifiait, sa réforme de l’assurance maladie était un fiasco complet (on se demande d’ailleurs s’il n’a pas tout fait pour), les banques de Wall Street mettaient en place une nouvelle bulle financière et explosaient les records de bonus (jusqu’au prochain sauvetage, si c’est encore possible). Bref la première année d’Obama fut un désastre à tous les points de vue (sauf celui des nantis).   Mais Obama peut faire encore mieux que son prédécesseur. Comment en effet ne pas voir que petit à petit se constitue autour du Vénézuela une véritable toile d’araignée, qui n’attend que le moment où le président bolivarien fera l’erreur fatale (ou plutôt le moment où aura été mis en place un prétexte fallacieux pour envahir le pays, avec l’aide de la bonne droite collabo-putschiste du Vénézuela, et l’essentiel de la sphère médiatique internationale) ? On imagine déjà ce que dira Obama pour justifier l’invasion. "Le Venezuela est un pays frère, que nous nous devons d’aider dans cette période difficile. Il est également impossible pour l’économie américaine de supporter que son principal fournisseur en pétrole sombre dans le chaos." Hop ! Pliez la baraque ! Adieu Chavez ! Vive le FMI, les multinationales et les patrons collabos ! Les pauvres peuvent de nouveau crever la gueule ouverte. Fantasme "anti-américaniste primaire"(sic) ? Sept bases militaires étasuniennes viennent d’être installées dans l’état-caniche voisin, la Colombie. Elles s’ajoutent aux deux bases panaméennes Punta Coca et Bahia Piña, aux divers "Postes d’opération avancés" dont deux installés tout près des côtes vénézueliennes, sur les îles néerlandaises d’Aruba et de Curaçao (cf. l’article de Maurice Lemoine, "Basus belli" dans le Monde Diplo de février). La IVe flotte américaine a été réactivée et rode dans les parages. Sans compter les récents renforts installés à Haïti sous couvert d’aide humanitaire (qui franchement peut croire cette baliverne, de la part de l’état le plus dangereux et machiavélique depuis près de soixante ans ?). La seule question n’est donc pas de savoir si cela va avoir lieu (tout est déjà en place) mais quand ? Et la grande inconnue reste le Brésil. Mais d’ici là, peut-être qu’un bon gouvernement de droite comme les aiment Libé ou Le Monde aura remplacé Lula. Alors, plus rien n’arrêtera ce bon Obama dans sa quête pour la liberté et la démocratie au Vénézuela. 
Agoravox

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Published by cuba si lorraine - dans L'Empire
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