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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 10:48
Journal l'Humanité
Ambassadeur de la Grande Île en France, Orlando Requeijo réagit au vote de l’Assemblée générale de l’ONU demandant la levée du blocus et dénonce l’entêtement de Washington à maintenir des rétorsions désastreuses.

Nouvellement nommé à Paris, le représentant de la République de Cuba en France appelle l’Europe à s’émanciper des États-Unis.

L’Assemblée générale de l’ONU s’est à nouveau prononcée pour la levée du blocus contre Cuba. Comment réagissez-vous  ?

Orlando Requeijo. Ce vote démontre qu’au sein de la communauté internationale, le pays isolé n’est pas Cuba, comme il se dit, mais les États-Unis. Ce vote majoritaire est une condamnation de l’unilatéralisme. L’idée qu’il faut lever le blocus est majoritaire, y compris dans l’opinion publique états-unienne. Selon un sondage de 2008 de l’université internationale de Floride, une institution que l’on ne peut pas accuser d’être pro-cubaine, 79 % des sondés jugent que le blocus est inefficace et 55 % exigent qu’il soit levé.

Quelles sont les conséquences économiques de ce blocus  ?

Orlando Requeijo. Les pertes sont significatives. Nous parlons de 230 milliards de dollars à sa valeur actuelle. Ce chiffre ne prend pas en compte les torts des attaques terroristes subies. Avec la crise économique internationale, les prix des matières premières qu’exporte Cuba se sont effondrés. Ce blocus révèle le double discours et la double morale des États-Unis. Ils violent le droit du peuple cubain mais également le droit international. Le blocus a des répercussions mondiales. En mars, la filiale américaine du géant français Lactalis, producteur laitier, a été sanctionnée par l’Office de contrôle des actifs étrangers des États-Unis d’une amende de 20 950 dollars pour ne pas avoir respecté les règles du blocus. Le Canada a été spolié de 400 000 dollars destinés à 18 projets de coopérations avec Cuba qui ont eu le malheur de transiter par la Bank of America.

En avril, le président Obama a annoncé la levée de certaines restrictions. Assiste-t-on à un fléchissement  ?

Orlando Requeijo. Barack Obama n’a fait qu’éliminer certaines restrictions extrêmes imposées par Bush. Par exemple, les Cubains résidant aux États-Unis ne pouvaient plus visiter leur famille à Cuba que tous les trois ans. Depuis l’élection d’Obama, peu de choses ont changé. C’est incroyable, mais il n’existe pas de communication directe entre Cuba et les États-Unis. Les courriers des familles doivent transiter par un pays tiers. Ce sont des mesures restrictives anachroniques et inhumaines, comme celle de ne pouvoir trouver aux États-Unis un médicament cubain qui pourrait pourtant soigner les malades américains.

Est-il possible de débloquer 
la situation  ?

Orlando Requeijo. Le problème est entre les mains du gouvernement des États-Unis. Il existe plusieurs projets de lois au sein du Congrès états-unien qui proposent d’alléger certains aspects du blocus. Le président Obama a les moyens de changer beaucoup de choses. Il peut décider d’une clémence à l’égard des cinq Cubains injustement emprisonnés aux États-Unis comme il peut lever le blocus ou encore fermer définitivement la base de Guantanamo. Nous, nous sommes toujours disposés au dialogue, mais sur un pied d’égalité, dans le respect de notre souveraineté.

Quel devrait être le rôle 
de l’Union européenne  ?

Orlando Requeijo. L’UE doit assumer une réelle indépendance à l’égard des États-Unis. Elle devrait revoir sa position dictée par Washington et encouragée par une marionnette nommée José Maria Aznar (ex-président du gouvernement espagnol – NDLR), dont on sait combien il a participé aux mensonges de l’administration US sur les prétendues armes de destruction massive en Irak. L’Europe doit être en phase avec sa décision de renouer des relations officielles. En phase, aussi, avec le vote de ses États au sein de l’ONU.

Entretien réalisé par Cathy Ceïbe

Un demi-siècle de coercition :

 1959. Avènement de la révolution.
 1960. Nationalisation des biens états-uniens.
 1962. Cuba est exclue de l’Organisation des États américains (OEA). Les États-Unis décrètent l’embargo, officialisant les mesures de rétorsions contre La Havane prises dès 1959.
 1992. La loi Torricelli renforce le blocus, 
en interdisant les succursales de firmes nord-américaines installées dans des pays tiers 
de commercer avec Cuba. «  Tout pays qui porte assistance à Cuba  » est passible de sanctions 
et menacé de ne plus pouvoir commercer 
avec Washington.
 1996. La loi Helms-Burton accentue le caractère extraterritorial du blocus, en violation du droit international.

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