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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 01:39

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En octobre 1962, le monde frôle la guerre nucléaire. Peu avant des élections de mi-mandat, le président John Kennedy va répétant qu’aucune implantation de missiles offensifs soviétiques à Cuba n’interviendra — ni ne serait acceptée. Moscou passe outre, mais sans pouvoir apprécier si les déclarations américaines visent à apaiser l’électorat ou constituent une réelle mise en demeure. Des communications — secrètes — vont préciser les intentions des protagonistes et leur permettre de dénouer la crise. Les Américains suggèrent qu’ils consentiront sans doute — mais plus tard et discrètement — à une des contreparties que Moscou réclame : le retrait de missiles de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) déployés en Turquie. Côté soviétique, une lettre confidentielle de Nikita Khrouchtchev signale à Kennedy qu’un engagement américain de ne plus envahir Cuba lui permettrait d’ordonner le retrait des missiles de l’île sans perdre la face (1).

Les révélations de WikiLeaks gêneront-elles la diplomatie qui, comme en 1962, évite les guerres, ou plutôt celle qui les prépare ? Car les fuites ne sont pas toutes appréciées avec la même sévérité. Quand le plan « Potkova » serbe fut inventé par des militaires allemands pour justifier la guerre du Kosovo, quand le New York Times fit écho aux bobards du Pentagone sur les armes de destruction massive en Irak, la Maison Blanche ne réclama pas de sanction particulière.

Certains prétendent que la révélation de telle ou telle visite à l’ambassade des Etats-Unis aurait mis en danger la vie de quelques-uns des visiteurs. Mais, si le péril d’une divulgation était réel (nulle victime de ce type n’a encore été identifiée), comment expliquer que le secret fut si mal gardé (lire Pourquoi les institutions peinent à conserver leurs secrets)  ? Les risques politiques, alors ? Le dirigeant socialiste français qui confia en 2006 à une émissaire de M. George W. Bush que l’opposition de Paris à la guerre d’Irak avait été « trop ouverte » (M. François Hollande) ou celui qui minauda que les rapports entre les deux pays « furent toujours meilleurs quand la gauche était au pouvoir » (M. Pierre Moscovici) auraient juste préféré que ces conversations-là soient divulguées dans quelques dizaines d’années...

Toutefois, un ambassadeur n’est pas un messager ordinaire. Pour faire valoir son efficacité, il peut exagérer l’adhésion des personnalités qu’il rencontre aux positions de son pays. Or les propos attribués aux interlocuteurs des diplomates américains n’ont pas été authentifiés auprès de ceux qui les auraient tenus. Pour qu’on les publie, il a apparemment suffi qu’ils paraissent criants de vérité, c’est-à-dire qu’ils correspondent... à ce qu’on soupçonnait déjà.

Quant à la mise en cause de la sécurité de l’Amérique, M. Robert Gates, patron du Pentagone, se montre serein : « Les gouvernements qui traitent avec les Etats-Unis le font parce que c’est leur intérêt. Ni parce qu’ils nous aiment, ni parce qu’ils nous font confiance, ni parce qu’ils croient que nous savons garder un secret (2). »

Serge Halimi.

Source : le monde diplomatique

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Published by cuba si lorraine - dans L'Empire
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