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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 22:59

“Il n'y a rien de caché qui ne doive se découvrir, rien de secret qui ne doive être connu.”(Saint-Luc 12.2)
Intervention du président du parlement cubain à l’Université des Sciences de l’Informatique (UCI)

Le thème qui m’a été assigné pour ce séminaire s’intitule: “La situation actuelle du cas de nos Cinq Héros”.
Je commencerai par dire que du point de vue juridique, le cours normal de cette affaire est arrivé à son terme. Maintenant, nous nous trouvons face à une procédure extraordinaire, le fameux Habeas Corpus, dernier recours possible pour les condamnés, qu'ils ne peuvent utiliser qu’une seule fois après avoir épuisés tous les recours en appel. Si l’on prend en compte les antécédents de ce cas, la possibilité d’obtenir par cette voie la libération de nos camarades est très lointaine.

Nous prenons cependant cette décision pour deux raisons fondamentales. La première est une question de principes : il nous faut livrer cette bataille sur tous les terrains où elle est possible car ce sont cinq innocents qui supportent un emprisonnement injuste et cruel. La deuxième raison réside dans le fait que ce n'est que sur les décisions prises dans les instances judiciaires qu'il a été possible de briser, bien que de manière partielle et limitée, la censure à outrance que les grands moyens de communication imposaient à ce cas.

J’aurais aussi pu commencer cette exposé en affirmant que la situation des Cinq est la même que celle qu’ils affrontent depuis treize ans. Il n’y a aucune information à leur propos. Ils subissent un double emprisonnement, celui de leurs geôliers et celui des journalistes.

La première question à se poser est la suivante : pourquoi ce silence médiatique ? Est-ce que Cuba, sa Révolution, ses problèmes ont été des thèmes de peu d’intérêts pour ces médias ? Vous, vous savez que c’est le contraire. Notre Patrie a suscité et suscite encore un intérêt incomparablement plus grand que celui des autres pays du continent ; on nous analyse jour et nuit sous de puissants réflecteurs et d’énormes loupes qui traitent, et presque toujours de façon déformée, les aspects les plus divers de notre réalité. Alors, pourquoi n'ont-il jamais rien dit sur ce cas ? Si les Cinq avaient commis un crime, si l’un d’entre eux avait fait ou tenté de faire quelque chose contre le peuple américain, qui doute vraiment qu’ils auraient été un thème constant de la propagande anti cubaine?

La vérité, c’est que les Cinq sont complètement innocents et sont, sans exagérer, littéralement des héros qui ont sacrifié leurs vies pour sauver les nôtres, qui ont fait preuve d'un altruisme incomparable. Et ce n’est pas un exercice de rhétorique. Cette vérité est consignée dans des documents officiels du gouvernement des États-Unis et de leurs tribunaux. Que leur mission était de découvrir les plans terroristes contre Cuba est écrit en toutes lettres dans de nombreux écrits, depuis l’Acte d’accusation initial formulé contre eux comme dans plusieurs motions du ministère public au début du procès et au cours de son déroulement, jusqu’ aux sentences finales qui leur ont été imposées. Que le but du gouvernement nord américain était de protéger les terroristes a aussi été reconnu dans ces documents et dans diverses interventions répétées du ministère public : tout cela a été enregistré dans les actes du tribunal.

Le grand problème que nous affrontons, c’est que l’Empire a réussi à empêcher que l’information parvienne aux gens. Sa réussite est remarquable. Il a pu séquestrer la vérité impunément. Et je ne parle pas de textes secrets ou confidentiels. Je me réfère à des documents qui ont été et sont disponibles pour quiconque prend la peine de visiter le site officiel du Tribunal Fédéral du Sud de la Floride et recherche le cas « les États-Unis contre Gerardo Hernandez et autres.” Mais cela, seuls le font quelques spécialistes ou des personnes particulièrement intéressées. Le grand public est au courant de ce qui se passe dans les tribunaux uniquement par les versions des faits que les « moyens de communication » veulent bien leur donner. Et de ce procès, l’un des plus longs dans l’histoire d’un pays qui, entre autres, possède plusieurs chaînes de télévision et autres publications consacrées exclusivement aux tribunaux, rien n'a été dit au-delà de Miami. Je dois m'arrêter sur ce point.

Comme je vous l’ai dit, à l’heure actuelle, nous sommes engagés dans la présentation du recours à l’Habeas Corpus. Le cas le plus difficile est celui de Gerardo sur lequel je parlerai par la suite.

Mais il existe un élément commun se rapportant à la conduite de la presse. Alors qu’il était complètement ignoré dans monde entier, à Miami, le procès a été l’objet d’une couverture médiatique exagérée et hystérique de la part des médias locaux, qui non seulement entretenaient un climat de haine contre les accusés, mais en plus, menaçaient les membres du jury, les avocats et les témoins. La juge elle-même s’est plainte plusieurs fois et a demandé au gouvernement de mettre fin à une situation de claire violation des normes du procès. Ce fut l’une des raisons qui motiva la décision unanime de la Cour d’Appel en 2005 d’annuler cette mascarade et d’ordonner un nouveau procès, juste décision révoquée par la suite sous les pressions du gouvernement Bush.

L’année suivante, en 2006, on apprit que ces “journalistes” de Miami étaient payés par le gouvernement pour réaliser cette tâche méprisable. Depuis cinq ans, des groupes de la société civile nord américaine exigent des autorités qu'elles révèlent tout ce qu'elles cachent encore sur l'ampleur de cette opération dont le coût se chiffre en millions de dollars – combien elles ont payé, à qui et pourquoi - un complot dont la révélation est plus que suffisante pour déclarer nul et sans valeur tout le procès contre nos camarades.

Gerardo est sujet d’une accusation supplémentaire, une calomnie infâme qui explique pourquoi il a été condamné à mourir deux fois en prison. Ils l’ont accusé de “conspiration criminelle au premier degré”.

Or, j’ai ici ce document daté du 30 mai 2001. Il provient du Parquet des États–Unis. Ici, ils disent qu’ils ne peuvent pas prouver une telle accusation et en conséquence, ils demandent de la retirer au dernier moment. Malgré cela, Gerardo fut déclaré coupable pour un crime qui n’a pas eu lieu, qu’il était impossible de prouver et, pour comble, pour lequel il n’était plus accusé.

Alors, à quoi sert ce document si personne n'en parle ?

On accusait faussement Gerardo d’avoir participé à quelque chose dont il n’avait absolument rien à voir : avoir contribué à abattre dans les eaux cubaines, en février 1996, deux avions d’un groupe terroriste qui se consacrait systématiquement à violer le territoire cubain, annonçait qu’il allait le faire et s'en vantait sans pudeur dans les médias de Miami. Indépendamment du fait que ce document représente une preuve irréfutable que l’accusation était insoutenable, il existe une autre donnée importante qui montre la prévarication des autorités nord américaines.

 

Pour réclamer la juridiction de l’incident, les États-Unis devaient démontrer que celui-ci avait eu lieu hors de l’espace aérien cubain. Or, les radars cubains ont enregistré le fait à l’intérieur de nos eaux territoriales, tout près de La Havane. Les radars nord-américains, de leur côté, motraient des données confuses ou qui se contredisaient. La mission d’investigation de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) a demandé à voir les images prises par les satellites des États-Unis mais Washington a refusé de les lui montrer. Pendant le procès de Miami, la défense a renouvelé cette demande et le gouvernement la lui refusa à nouveau. Maintenant Gerardo la réclame encore dans son Habeas Corpus et Washington, une fois de plus, refuse que quiconque voie ces images. Cela fait déjà plus de quinze ans de mise au secret, quinze années qui révèlent le caractère frauduleux de l’accusation nord américaine. Mais Washington a réussi à faire en sorte que personne ne dénonce ce fait et continue à tromper les gens.

L'information est la question clé pour obtenir la libération de Gerardo Hernández Nordelo, Ramón Labañino Salazar, Antonio Guerrero Rodríguez, Fernando González Llort et René Gonzalez Sehwerert. Pour gagner cette bataille, il faut mobiliser beaucoup de gens, des millions de personnes, et déployer un mouvement de solidarité qui soit réellement large et efficace.
Tout point de vue sur cette question, s'il est pris avec un minimum d’objectivité, devra reconnaître que nous sommes très loin d’atteindre ce but.

Il est prouvé que les grandes corporations médiatiques imposent un silence absolu sur ce cas, silence particulièrement rigoureux aux États-Unis où l’immense majorité de la population l'ignore complètement. Que les médias ne traitent pas l’affaire n’est pas le reflet de l’incapacité professionnelle des journalistes, mais bien celui d’instructions précises, de la décision politique de la passer sous silence qui provient des plus hautes autorités de Washington.

Espérer que ces censeurs changent d’attitude est une illusion insensée ; ce serait se tromper soi-même. Les dénoncer encore et encore, c'est correct mais insuffisant, car nos dénonciations réitérées ont très peu d'impact.
Nous pouvons et devons faire beaucoup plus. Il faut avant tout évaluer de manière objective l'ampleur que prend aujourd'hui ce que nous devons appeler par son nom, la tyrannie médiatique globalisante.

Il ne s’agit pas seulement de ce que disent ou ne disent pas les journaux renommés, les grandes chaînes télévisées ou les agences de câbles qui décident de la transmission des informations dans le monde entier. Tous sont unis dans d’énormes monopoles qui contrôlent et manipulent l’information et étendent leur influence jusqu’aux médias qui cherchent des alternatives à cette dictature globalisante, même à ceux qui s’auto définissent comme révolutionnaires.

Il y a dans le monde beaucoup de gens qui s’efforcent de parler et de se faire entendre avec des moyens très limités et qui ont réussi quelquefois à contourner la muraille de la désinformation et de la tromperie. Nos ressources, celles des Universités cubaines, de leurs professeurs et de leurs étudiants, sont bien plus grandes.

Agissons comme les enfants de “La Colmenita” (La Petite Ruche) et demandons-nous sincèrement : que pouvons-nous faire ?

trad.: Dominique Gomis

Source : cubanismo

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Published by cuba si lorraine - dans les 5 de Miami
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