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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 14:17

guatemala-maquiladoras-medecins-monde_264.jpg


Lâm Duc Hiên

"Dans les maquiladoras, 86,4% des femmes cotisent, mais seules 56,5% ont un carnet d'affiliation qui leur permettent de bénéficier de la sécurité sociale", précise le rapport accablant de Médecins du monde.

Une enquête menée auprès de 589 femmes au Guatemala, par l'ONG Médecins du monde, révèle la maltraitance au travail dont elles sont victimes.

Dans les usines textiles de sous-traitance travaillant pour l'exportation, les maquilas du Guatemala, les ouvrières ont un statut peu enviable.

Avant d'obtenir un poste, les "ressources humaines" s'assurent qu'elles ne sont pas enceintes, analyses d'urine et palpations du ventre à l'appui. Les femmes célibataires sont préférées aux mariées, susceptibles de tomber enceintes.

Une fois embauchées à un des salaires les plus bas du pays, soit 4,4 euros par jour, contre 4,8 de salaire minimum légal, elles subissent des pressions quotidiennes. "Entraves aux visites médicales, non déclaration à la sécurité sociale, absence quasi-totale de services de santé adaptés au sein des usines", constate l'enquête de Médecins du monde menée auprès des femmes venues consulter à l'officine installée par l'ONG.

Qui sont ces travailleuses précaires?

34% des ouvrières sont mineures, 56% ont entre 18 et 40 ans. Plus d'un tiers a commencé à travailler à l'âge de 13 ans. Elles sont issues pour moitié de la population indigène, ont un faible niveau de scolarisation et ont souvent à leur charge un ou plusieurs enfants, ce qui renforce leur dépendance au travail.

Quelles sont les conditions de travail?

Une expo à Paris
Du 8 mars au 24 avril, Médecins du Monde présente à l'Hôtel de Ville de Paris Femmes, après coup, une exposition réalisée à partir de reportages de Lâm Duc Hiên sur les violences faites aux femmes à travers le monde. Le photographe a réalisé des reportages dans 7 des 13 pays où MdM intervient sur les violences faites aux femmes: Guatemala, Haïti, Moldavie, Nicaragua, Pakistan, RDC (Goma et Kinshasa) et en France.

Les travailleuses n'ont pas accès à la copie de leur contrat de travail. 18% n'ont qu'un contrat verbal. Selon le code du travail du Guatemala, une journée ne peut excéder 8 heures de labeur, soit 48 heures par semaine. Or, dans les maquilas, les femmes travaillent en moyenne 11 heures par jour.

"Debout toute la journée, même enceintes, dans l'agro-industrie; assises sur des chaises non adaptés dans les usines de textile", avec l'interdiction de se lever, même pour aller aux toilettes, rapporte l'enquête. Les maquiladoras n'ont ni masques, ni gants de protection et inhalent les produits chimiques utilisés pour le traitement du textile.

Parmi les femmes interrogées, 474 femmes ont déclaré avoir subi des violences verbales, physiques, menaces de licenciement, sanctions économiques, voire harcèlement sexuel. Elles les supportent en silence par peur de perdre leur emploi, souvent la seule source de revenus pour leur famille.

Aujourd'hui, 180 maquilas sont répertoriées au Guatemala. La Commission de l'industrie vestimentaire et textile estimait, en 2002, que 75 000 à 100 000 personnes y travaillaient, dont une immense majorité de femmes.

Celles qui cherchent à défendre leurs droits sont poussées à la porte et inscrites sur des listes noires de femmes à ne jamais embaucher.

Pour rappel, ces "maquilas" sont des usines de sous-traitance travaillant pour l'exportation. Elles sont apparues massivement au Guatemala, comme dans toute l'Amérique centrale, dans les années 1990. Le retour de la paix dans ce pays, après 36 ans de guerre civile, a favorisé l'émergence de ces fabriques.

Voici le témoignage de Rosa en vidéo (3'30) réalisé par le photographe Lam Duc Hien qui a pu entrer dans une maquiladora:



Retrouvez le témoignage vidéo de Rosa et des photos du programme au Guatemala dans l'exposition
Femmes, après coup.



http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/les-nouvelles-esclaves-des-usines-du-guatemala_853622.html
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