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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 23:29

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Il est difficile de le savoir, mais nous pourrions récapituler les faits et arriver, peut-être, à une hypothèse. Après plusieurs jours de blocage des messages envoyés depuis Cuba par des téléphones portables au réseau social Twitter, cette entreprise a finalement déclaré que c'était elle qui avait interrompu le service !

 

Entre temps, elle a commencé à fabriquer une campagne contre Cuba, l'accusant d'exercer une censure contre les voix "indépendantes" qui utilisent Twitter. Ils ont rendu la victime responsable, pour changer !

La campagne ayant été démantelée en moins de 24 heures par une communication de l'île disant qu'elle n'avait rien à voir avec l'événement, Twitter a dit alors laconiquement: "Notre équipe a rétabli le service."

 

Ce qui est étrange, c'est que le prétexte donné pour cette coupure de service faite par magie a été abandonné.

Je m'explique. Twitter a annoncé le 6 Octobre, environ une semaine après avoir bloqué les envois de messages par téléphone mobile depuis Cuba, que "il a désactivé les numéros 'longs' jusqu'à en savoir plus sur l'utilisation de ces numeros. Nous sommes en train de travailler avec davantage de fournisseurs pour établir des accords avec Twitter pour les SMS."

 

Depuis Cuba, les texto arrivent à Twitter s'ils sont envoyés par un téléphone mobile à des numéros qui ont beaucoup de chiffres, tandis que les numéros courts sont accordés par certaines entreprises de télécommunications qui ont un accord avec Twitter pour envoyer gratuitement des messages par le téléphone mobile. En raison du blocus imposé par les Etats-Unis à notre pays, le réseau social n'a pas ce type d'accord avec l'Entreprise de télécommunications de Cuba, ETECSA.

 

Dès lors, pour envoyer un texto par un téléphone mobile depuis l'île au réseau social, il faut remplir les conditions suivantes:

 

-  Avoir un téléphone portable, local ou avec un accès international - autorisé dans un autre pays, dont la compagnie téléphonique a un accord avec Cuba, et que le service soit activé dans l'île.

 

-  Avoir un numéro long (international) de l'entreprise américaine Twitter. Chaque envoi coûte depuis Cuba 1 CUC (1,20 $) et, en raison d'une décision du réseau social, l'utilisateur à Cuba ne peut pas recevoir de réponses de cette façon. Pour activer le service depuis un téléphone local il faut envoyer quatre messages au préalable (4 CUC).

 

Les protestations contre la fermeture du service ne sont pas venues des Cubains, ou des touristes étrangers à Cuba qui avient un téléphone mobile avec accès à l'international, mais de groupes qui intriguaient aux Etats-Unis pour utiliser Internet comme un espace de subversion de l'île, et, pour quelques bénéficiaires de la politique de financement de la "dissidence" cubaine, qui pouvaient payer les téléphone avec accès à l'international et la messagerie instantanée de Twitter - un appel local depuis ces téléphones peut coûter jusqu'à 3 $ la minute.

 

J'attire votre attention sur le fait que la raison invoquée par Twitter - "en savoir plus sur l'utilisation des numéros longs" pour Cuba" - a cessé d'être un problème quelques jours après. "Notre équipe a réactivé un nouveau numéro long", ont ils dit le 8 Octobre dans la nuit, sans plus d'explication, et ils ont réactivé le service automatiquement.

 

Il faut prendre en compte un autre fait antérieur. Entre les mesures du président Barck Obama du 13 Juillet 2009, présentées comme un assouplissement du blocus mais pure fumée dans la pratique, le Département du Trésor a autorisé les services de chat, blogs, réseaux sociaux et autres qui ne supposeraient pas un bénéfice économique pour Cuba. Les Etats Unis n'étaient pas désireux d'adoucir leur politique, ni de développer une communication normale avec l'île, mais d'étendre un service Internet à la carte, exclusivement pour ceux qui répondent à leurs intérêts.

 

Et je ne parle pas du gouvernement de Cuba, mais de la loi américaine. Voyez par exemple ce qu'a établi en mars 2010, en interprétant la décision d'Obama, l'Office de Contrôle des Actifs Etrangers (OFAC en anglais) du Département du Trésor des Etats-Unis.

 

L'OFAC amende le règlement du Contrôle des Biens Cubains (CACR) 31 CFR § 515, pour lui ajouter une licence similaire à la licence générale qui autorise l'exportation à des personnes à Cuba de certains services en relation avec les communication interpersonnelles via Internet.

 

Le 13 Avril 2009, le Président a dit que la promotion de la démocratie et des droits de l'homme à Cuba fait partie des intérêts nationaux des Etats Unis et que c'est une composante de la politique extérieure des Etats Unis en Amérique (sic).

 

L'OFAC a ajouté un nouveau § 515.578 au CARC (exception aux règlements du blocus) afin d'autoriser l'exportation depuis les Etats-Unis, ou par des personnes soumises à la juridiction des Etats Unis à Cuba, de certains services en rapport avec l'échange de communications personnelles par internet, comme par exemple les messages instantanés, le chat et le courrier électronique, les réseaux sociaux, l'échange de photos et de films, la lecture du net et des blogs. Pour être qualifiés pour avoir cette autorisation il faut que les services soient disponibles gratuitement pour l'usager.

 

Il n'y a pas d'ambiguïtés dans cette politique, comme il n'y en pas dans le prix que doivent payer ceux qui utilisent l'accès international depuis Cuba, y compris vers Twitter, entreprise américaine qui, dans ce cas, sert de passerelle pour un service téléphonique que l'usager doit payer. De façon que de nombreuses questions restent en suspens:

 

A quel accord se réfère Twitter dans son message du 6 Octobre ? Cet accord a-t-il été conclu ? Avec qui ? Ont-ils décidé de rétablir le service de leur propre chef ? Ou bien est-ce que c'est le gouvernement des Etats-Unis qui leur a donné des garanties pour qu'ils le fassent sans que leur tombe dessus une amende astronomique de l'OFAC ? Est-ce que Twitter a reçu une demande "importante", comme cela est arrivé l'été de l'an passé quand le Département d'Etat a exigé qu'ils ne fassent pas de réparations dans leurs serveurs afin de ne pas brouiller la guerre des messages contre l'Iran, mise en oeuvre depuis ce réseau social ?

 

Sans doute que les réponses lèveraient le mystère, mais sur les faits plane le même sentiment que celui d'Hamlet: "Il y a quelque-chose de pourri dans le royaume de Twitter".

Source : Cubadebate

Traduction : Alma

 

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Published by cuba si lorraine - dans L'Empire
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