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Dimanche 5 juin 7 05 /06 /Juin 00:26

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El comandante Juan Almeida en los días de Playa Girón

Le commandant Juan Almeida au moment de Playa Girón

« 13 h 27. À Augusto. Comment sais-tu qu’il avance ? À quelle vitesse ? Un prisonnier de plus ? Qui c’est ? Que dit-il ? En gros, pareil. Combien de navire leur a-t-on coulé ? Et ce prisonnier, d’où sort-il ? Quel plaisir vous vous offrez, vous, derrière eux ! Envoie à Fernández un autre motard, dis-lui que l’ennemi est battu, qu’il le poursuive le plus tenacement possible, dis-lui qu’il est battu, qu’il le poursuivre, que c’est le moment psychologique. Tu le lui redis : qu’il le poursuive sans trêve. Dis-lui que Pupo est à deux kilomètres de Playa Girón, à l’est, qu’il se dépêche, ou sinon Pupo occupera Playa Girón, car les mecs sont totalement coincés. Qu’il se dépêche, à toute vitesse, qu’il y aille avec les chars. Il a une foutue chance ! Je ne sais pas pourquoi il est 13 h 30. Et Fernández, il avance ? Les prisonniers ? Envoie-les tous ici. Des voitures ? Parce que tu crois que les prisonniers qu’on va attraper demain, aujourd’hui et demain, vont tenir dans des voitures ! J’ai une idée. On peut envoyer deux prisonniers à l’avant avec une promesse : que tous ceux qui se rendront auront la vie sauve… Je te dis que nous pouvons les attraper presque tous rien qu’en envoyant les deux prisonniers là-bas.

«13 h 35. À del Valle. Je crois qu’il faut annoncer au peuple que je lui parlerai demain. Je vais me présenter à la télévision avec quarante prisonniers et dire : "À vous la parole, messieurs !"

« 13 h 49. À Ameijeiras. Tu dois te dépêcher le plus possible ; les chars vont sans doute atteindre Playa Girón aujourd’hui.

« 13 h 51. À Gonzalo (Chele). Covadonga. Quelles nouvelles as-tu ? Qui est à San Blas ? L’ennemi ? Il arrive à San Blas ? Depuis hier. C’est le pas le plus difficile à franchir, San Blas ? Que les armes qu’on leur a saisit ne tiennent pas dans un camion ? Où, de Covadonga a San Blas ?  Alors, San Blas est tombé ? Mais comment a-t-il pu ne pas tomber si vous leur avez pris tant d’armes !  Alors, ils sont foutus, et cette position est perdue.

« 13 h 54. À Efigenio. Votre opération, faites-la toujours, parce qu’il se peut que vous trouviez les gens là. Il serait peut-être bien d’occuper tous les hameaux entre Soplillar et le point où Margolles va sortir.

« 13 h 56. Augusto. Australia. Des nouvelles ? Oui. Qui ? Mais, bordel, il n’attaque pas Playa Girón ? Avec quoi, putain de merde, Pupo va-t-il attaquer Playa Girón ? Fernández, il avance ?  Ecoute, si avec huit chars, Fernández n’occupe pas Playa Girón avant six heures de l’après-midi… parce qu’avec huit chars, avec l’artillerie que possèdent ces chars et tout le reste, s’il ne l’occupe pas, alors qu’il se retire. Écris-le-lui, et envoie-lui un motard : que si, avec huit chars, vingt-quatre obusiers, une batterie de mortiers et cinq mille hommes qui vont derrière lui, il n’occupe pas Playa Giron avant six heures de l’après-midi, il se ridiculise face à un ennemi en fuite ! Qui est leur chef à tous ? Frank est venu ? Il ne sait pas qui est le chef ? Neuf avions B-26 du Nicaragua ; dix P-54 ; lundi, 14 h, cinq bateaux étasuniens de García Land[3] ; un bâtiment de la marine étasunienne a amené les chars et la barge de débarquement ; les bateaux sont partis de Puerto Cabezas[4]. Ce type-là, il est tranquille, ou il est nerveux ? Un bateau de guerre, celui qui a bombardé la Texaco[5]. Ils s’entraînent sur l’île de Diegues, à Porto Rico[6]. Et nous ne l’avons pas coulé ? Avec une équipe d’hommes-grenouilles qui se sont positionnés deux heures dans le canal par où devaient passer deux destroyers de la marine étasunienne, l’un avec le numéro 507, afin qu’ils puissent pénétrer à deux milles de la côte ou moins, tous feux éteints. Leur plan, avec cinq cents qui devaient débarquer à Baracoa, dans l’Est. Un simulacre de débarquement face à Pinar del Río, leur force de l’air a agi deux ou trois jours avant le bombardement, bombardant nos objectifs militaires. Il dit que seuls trois avions ont bombardé[7].

« Et le Galicien[8], qu’est-ce qu’il fout ? Pourquoi n’en finit-il pas d’attraper tous ces gens-là ? Ray[9] est en désaccord avec le Conseil, parce qu’il veut maintenir la milice, et le Conseil ne le veut pas. Cet analphabète politique, d’où il sort ? Il est Cubain ? De Santa Clara ? Fils de bourgeois[10], ou non ?  Que faisait-il, cette vermine ? Impresario de théâtre… le père Cabelo, jésuite… Qui d’autre ? Un simulacre de débarquement en Pinar del Río. Tu ne peux pas nous les envoyer pour gagner du temps? D’accord, envoie-les sous bonne garde, direct ici, au Point Un. »

Des chars avancent vers le théâtre d’opération.

Traduction de messages ennemis interceptés

« 13 h 02. Rapporté  par la FAR : Premier message : "Sous attaques aériennes continues, avons besoin appui aérien. Le bateau de communication coulé GFDLYD93". Deuxième message : "Code 0940 WK170461, sous attaque, avons besoin désespérément d’appui aérien. Deux bateaux coulés. Maintenant, plus d’appui aérien." Le code du premier message : WXI181461. »

Témoignage d’Haroldo Ferrer Martínez

« Le 18, au petit matin, nous avons occupé Playa Larga dans une certaine confusion, parce que dans le noir nous nous sommes mêlés aux mercenaires qui occupaient encore leurs positions. L’ennemi s’est replié sur des camions et d’autres moyens.

« Après, on nous a demandé de nous retirer. J’ai regroupé nos forces, les blessés, et ceux qui avaient suivi jusqu’à Colón n’étaient pas entrés en contact avec nous. Je me suis efforcé de regrouper la colonne et à pied c’était plus difficile. Après, on nous a donné l’ordre de passer à la réserve et c’est le bataillon de la PNR, une unité fraîche, qui nous a remplacés. »

Témoignage de Víctor Dreke Cruz

« Le 18, on nous a ordonné d’avancer, nous sommes arrivés presqu’à la sucrerie Covadonga où nous nous sommes installés, et nous avons bloqué l’entrée de cette zone, parce que le 19, au petit matin, un pilonnage allait se dérouler, et qu’après, on devait avancer avec les chars, l’infanterie et l’artillerie.

« Le commandant-en-chef est arrivé dans l’après-midi à Covadonga et il a donné des instructions d’occuper Girón : on devait pouvoir toucher les eaux de la plage le 19, à 18 h. Les chefs qui ont dirigé l’offensive dans ce secteur ont été les commandants René de los Santos, Filiberto Olivera, Raúl Menéndez Tomassevich, Víctor Bordón Machado, Evelio Saborit  et le capitaine Emilio Aragonés.

Témoignage d’Orlando Pupo Peña

« Le 18 avril, au petit matin, j’ai ordonné à un groupe d’explorateurs d’avancer ; nous avons fait descendre les miliciens des camions et nous avons commencé à avancer à pied. On va demander à des paysans de nous indiquer le chemin, parce que nous ne connaissions pas le territoire…

« Je me rappelle que la mission concrète qu’avait ordonnée le commandant-en-chef et que le Galicien Angelito m’a transmise était : "Pupo, prend ce bataillon, longe toute la côte jusqu'à Playa Girón jusqu’à ce que tu te heurtes aux mercenaires, caresse-les, tu n’as pas besoin de prendre Girón, tu dois juste leur résister pour qu’ils ne puissent pas avancer de ce côté-là."

« …et le reste du bataillon a resté derrière, parce qu’il n’y avait pas d’espace. La force de l’avant-garde, c’était ces deux groupes de combattants. Nous avons avancé, et nous avons eu trois compagnons blessés, l’un avec une blessure très grande dans le dos, et deux autres qui sont morts après à l’hôpital de Cienfuegos. L’un, nommé Captetillo, est mort, et Arce a été blessé. Nous somme arrivés à des monticules de terre rocheuse où on dirait que des travaux de construction avaient commencé.

« …à ce moment-là, trois bazookas nous sont arrivés, avec leurs trois serveurs, envoyés par le commandant-en-chef en hélicoptère. C’étaient trois compagnons de la compagnie de bazooka de l’INRA : José Bechara Rodríguez, Luis Céspedes Batista et Sergio Álvarez Matiense. »

À 21 h, le capitaine Fernández écrivit une note au commandant Augusto Martínez pour l’informer de la situation sur le front, selon ce que rapporte Quintín Pino Machado dans son livre :

«Commandant Augusto:

« 1. Pensons  avancer pour entrer en contact avec l’ennemi à Girón. Croyons pouvoir situer nos lignes à 2-3 kilomètres de Girón.

« 2. Installons les 122 en position, ainsi que les mortiers. Veuillez m’envoyer deux autres batteries de mortiers 120 maintenant, pour pouvoir les utiliser. Comme ça, ferai feu sur l’ennemi toute la nuit.

« 3. À l’aube, pensons attaquer avec l’artillerie, l’infanterie, les chars, et faire avancer l’infanterie sur Girón.

« 4. Vu l’expérience, pensons avoir besoin d’une grue pour retirer les chars endommagés. Demander urgence chenilles de char à Managua. 

« Fernández. »

C’est là toute l’information que j’ai reçue de Fernández le 18 avril à partir de  10 h 30. Plus de dix heures s’étaient écoulés sans que le Q.-G. ait eu la moindre nouvelle de ce qu’il se passait dans la direction Playa Larga-Playa Girón. D’Haroldo et de López Cuba, chefs de la 1re colonne et des chars et blindés qui avaient attaqué Playa Larga, on n’avait reçu aucune nouvelle ce jour-là.

Je m’attachais durant ces heures-là à organiser les forces révolutionnaires qui attaquèrent les envahisseurs depuis le nord et le nord-est de Playa Girón.

À suivre prochainement.

 

 

Fidel Castro Ruz

Le 25 mai 2011

14 h 25

 



[1] Pedro Alvarez Tabío fut surtout, en ce qui concerne son œuvre personnelle, le chroniqueur de la guérilla dont il fut l’un des premiers à reconstituer patiemment l’itinéraire et les faits au jour le jour. Cf. entre autres Diario de la Guerra, La Havane, 2010, Oficina de Publicaciones del Consejo de Estado, 2 tomes (le second avec Heberto Norman Acosta).

[2] Autrement dit, la base navale étasunienne maintenue illégalement par Washington à Guantánamo.

[3] Erreur de transcription : García Line Corporation. « Le gros de 1 543 mercenaires de la Brigade viendra à bord de cinq des six cargos de 2 400 tonnes appartenant à la García LineCorporation : le Río Escondido que la CIA a déjà utilisé pour exfiltrer des contre-révolutionnaires, notamment Nino Díaz et Manuel Ray (il transportera 145 tonnes de munitions, 162 000 litres d'essence pour véhicule, 12 000 litres d'essence pour avion, 5 camions de deux tonnes, dont celui des télécommunications chargé d'assurer la liaison entre la brigade et Washington, 4 remorques et 1 camionnette) ; le Houston (12tonnes de nourriture, l'eau potable, 1 000 litres d'essence pour véhicule, 5 tonnes de munitions pour arme individuelle, 8 tonnes d'explosifs, 1,5 tonne de phosphore) ; le Caribe (700 roquettes air-terre, 500 bombes à fragmentation de 220 livres, 56 000 litres d'essence et 1 200 litres d'huile pour avion, 10 tonnes de munitions calibre 50, des pièces détachées et des outillages pour appuyer six vols par jour d'une heure pendant dix jours, des fusils et des munitions pour 7 000 hommes, des équipements pour soutenir les vols de B-26 pendant une semaine) ; l'Atlántico (des munitions pour chars, obusiers et bazookas, des grenades, des fusils et des explosifs de démolition) et le Lake Charles… » (Jacques-François Bonaldi, L’Empire U.S. contre Cuba. Du mépris au respect, Paris, 1988, L’Harmattan, t. II, pp. 294-295.)

[4] C’est aussi de ce port nicaraguayen de la côte Atlantique (le Happy Valley de la CIA) qu’ont décollé, le samedi 15 avril 1961, les avions B-26 mercenaires qui ont bombardé les aéroports civils et militaires de Ciudad Libertad à La Havane, de San Antonio de los Baños et de Santiago de Cuba.  Outre les bateaux susmentionnés, « la flotte de débarquement comprend aussi trois LCU (Landing Craft, Utility) dont le plus grand emporte les cinq chars prévus, des camions, des jeeps, un bulldozer et 12 000 litres d'essence, et quatre LCVP (Landing Craft, Vehicle and Personal), dont chacun peut emporter trente-six hommes d'infanterie. Contrairement aux usages, chaque LCU sera équipé de deux mitrailleuses 50 et chaque LCVP, de plusieurs mitrailleuses 30. Les barges emportent les équi­pages de débarquement, une cinquantaine d'hommes. Ces sept Landing Craft seront débarqués en vue de la baie des Cochons, le dimanche 16 avril, dans la nuit, par le San Marcos, un LSD (Landing Ship Dock) de 150 mètres de long, qui réalise l'opération en moins d'une heure puis disparaît. Le dernier élément de la flotte de débarquement est un LCM (Landing Craft Mechanized). » (Id., p. 295.)

[5] « Le lundi 13 mars 1961, à trois heures du matin, une vedette rapide armée de mitrailleuses de gros calibre et d’un canon de 57 mm a tiré sur la raffinerie de Santiago de Cuba. Une nouvelle victime fatale s’ajoute à une liste déjà longue. Dans son discours du même jour, Fidel, après avoir taxé cette attaque d’ "action insolite", précise que les seules personnes à pouvoir fournir cette vedette rapide aux contre-révolutionnaires, ce sont les membres du gouvernement nord-américain, à partir des seules bases d’où ils peuvent partir, des bases "organisées par le gouvernement des États-Unis à l’usage des contre-révolutionnaires". Dans une lettre de protestation adressée le même jour au secrétaire général des Nations Unies, Raúl Roa signale une nouvelle fois que cette attaque "fait partie du plan préalable à l’invasion de Cuba… préparée par la CIA, avec les encouragements et le soutien du département d’État et du président Kennedy". Que la Révolution ait été dans le vrai, on en aura la confirmation de la bouche même des auteurs, quand Jack Hawkins (?) déclarerait devant la commission Taylor que les deux LCI acquis en début d’année par la CIA avaient été "utilisés pour d’autres opérations, tel le raid contre la raffinerie de Santiago". » (Id., pp. 292-293.) Le nom de ce LCI était le Barbara J. qui transportait, entre autres, des armes pour cinq cent hommes. Avec l’autre LCI, le Blagar, qui transportait des armes pour mille hommes, ils avaient conduit deux équipes de six hommes-grenouilles chacun à la côte : leur mission était aussi de s’assurer que la Brigade avait bien débarqué et de lui fournir toute l’aide requise ; dès que la tête de pont aurait été fermement établie, ils devaient se retirer et être prêts à débarquer leur chargement à tout endroit où les contre-révolutionnaires de l’intérieur pourraient l’utiliser au mieux (id., p. 295).

[6] Erreur de transcription. Il s’agit de l’île est Vieques, siège de plusieurs bases militaires et navales étasuniennes, et  où furent entraînés les hommes-grenouilles.

[7] Fidel semble lire ici, de toute évidence, des documents de la CIA présentant toute l’opération prévue et tombés entre les mains des révolutionnaires et reprendre des informations données par des prisonniers. Il lira d’ailleurs longuement ces documents dans son intervention télévisée du 23 avril 1961. (Playa Giron. Derrota del imperialismo, La Havane, 1961, Ediciones R, Primer Tomo : La Invasión y los Héroes, pp. 473-483.)

[8] José Ramón Fernández, que tout le monde appelait el Gallego.

[9] Manuel Ray, ingénieur  qui  durant la période insurrectionnelle, avait organisé la Résistance civique, un mouvement regroupant des membres des professions libérales et de la petite bourgeoisie opposés à Batista. En janvier 1959, fut nommé ministre des Travaux publics, un poste dont il démissionna en octobre à l’occasion de la rébellion d’Hubert Matos en Camagüey. S’éloignant de plus en plus de la ligne révolutionnaire, il finit par organiser un mouvement clandestin, puis par s’enfuir aux USA où la CIA le fit entrer au Conseil révolutionnaire cubain, pour lui donner une tonalité plus « progressiste », en faisant même le représentant d’un « fidélisme sans Fidel »… Celui-ci avait fait allusion à lui, sans le nommer, dans son discours du 4 mars 1961 (premier anniversaire du sabotage du la Coubre : « Malheureux ceux qui ont déserté des rangs de l’armée du peuple ! […] Triste, encore bien plus triste la situation de ceux qui ont été nos compagnons, des compagnons de voyage de la Révolution, qui sont montés dans le train à une gare ou à une autre, qui sont arrivés à un endroit donné et qui sont passés à l’ennemi ! »

[10] Fidel utilise une expression tirée du jargon populaire et très connotée de l’époque, où la lutte des classes battait alors son plein : siquitrillado, autrement dit l’exploiteur, le bourgeois dont les lois révolutionnaires avaient limité les privilèges ou nationalisé les biens. Partirle la siquitrilla revenait en quelque sorte à « lui casser les reins ».

Par cuba si lorraine - Publié dans : Fidel - Communauté : Cuba Si Lorraine
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