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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 11:51

INVESTITURE - Sept mois après le renversement du président hondurien Manuel Zelaya, les putschistes s'amnistient et ouvrent leurs bras aux investisseurs.
La coupe jusqu'à la lie. Après quatre mois de réclusion dans l'ambassade du Brésil de Tegucigalpa, le président renversé Manuel Zelaya a quitté mercredi le Honduras pour la République dominicaine. Escorté par son successeur, l'ex-chef de l'Etat n'a même pas pu saluer ses milliers de supporters tenus à bonne distance du tarmac par la police. Quelques heures auparavant, le nouveau président hondurien, le conservateur Porfirio Lobo, avait décrété l'amnistie des putschistes et annoncé un virage à droite en matière économique. La première tâche de M. Lobo sera toutefois de normaliser les relations extérieures du Honduras, mises à mal par le coup d'Etat du 28 juin dernier. L'absence de garanties démocratiques et le boycott de la gauche avaient ensuite dissuadé l'ONU et la plupart des pays latino-américains de reconnaître les élections tenues sous régime «de facto» en novembre 2009. Marqué par l'abstention des deux tiers des électeurs, le scrutin avait toutefois reçu l'appui crucial des Etats-Unis. En signe d'allégeance, le nouveau président a promis mercredi que sa mesure économique serait d'édicter une «loi de protection et promotion des investissements étrangers». Gênés dans un premier temps, la plupart des Etats européens et centraméricains ont, eux aussi, fini par reconnaître le nouveau pouvoir. Une cinquantaine de pays – dont l'Espagne de José Luis Zapatero – ont envoyé des représentants à la cérémonie d'investiture. Pour les voisins guatémaltèques, dominicains et salvadoriens, gouvernés au centre-gauche, la seule condition posée à l'adoubement de M. Lobo aura été l'octroi d'un sauf-conduit à Manuel Zelaya.
Avec la probable reconnaissance à venir de l'Organisation des Etats américains, Porfirio Lobo n'affronte plus guère qu'un seul obstacle: un mouvement social très majoritairement hostile. Emule de Nicolas Sarkozy, il a d'ailleurs fait de l'ouverture au camp populaire une priorité stratégique. Pour l'heure, sa meilleures prise se nomme César Ham, ex-opposant au coup d'Etat et leader du petit parti Union démocratique, nommé à l'Institut agraire. A l'étranger, les gouvernements de l'Alternative bolivarienne et les ONG demeurent bien seuls dans la critique du régime hondurien. Dans un communiqué, Kerrie Howard a qualifié l'amnistie décrétée par le président Lobo d'«inacceptable». «Si les violations perpétrées durant le coup d'Etat au Honduras restent impunies, cela risque de donner le feu vert à d'autres agissements analogues», a résumé la vice-directrice continentale d'Amnesty International. L'ONG rappelle que le gouvernement issu du putsch a fait un «usage systématique et excessif de la force» contre ses opposants. Amnesty a relevé des «homicides illégaux», des tortures et mauvais traitements, «des centaines d'arrestations arbitraires» et d'«au moins dix tués». Un bilan malheureusement bien en dessous de la réalité, selon les deux principales ONG honduriennes de défense des droits humains.
BENITO PEREZ

Source Le Courrier

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