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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 16:54

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Ricardo Alarcon de Quesada.

1

La guerre acharnée que l’Empire poursuit contre la Révolution commença avant le 1° janvier 1959. Comme preuve, il suffit de lire le peu de documents officiels partiellement et tardivement déclassifiés plusieurs décennies après cette glorieuse date. Washington appuya la tyrannie de Batista depuis le coup d’état qui, en 1952, abolit les institutions républicaines et la soutint jusqu’à son écroulement final. Jamais ils [les Etats-Unis] ne critiquèrent ses crimes ni ne lui firent de remontrances pour les violations des droits humains ni pour la mort de 20 000 Cubains.

 

Ils firent tout le contraire, ils armèrent, entraînèrent et conseillèrent l’Armée et les forces navales, aériennes et policières de la dictature. Ils maintinrent une étroite coopération avec l’ appareil répressif qu’ils équipèrent et à qui ils enseignèrent la torture et avec lui, ils coordonnèrent des actions contre les révolutionnaires à Cuba et dans l’émigration. Ils le firent jusqu’au petit matin du Premier Janvier.  Ils facilitèrent la fuite du despote et organisèrent la sortie vers les Etats-Unis de ses pires assassins et acolytes qui, avant de s’en aller, pillèrent le trésor de la République. Cette nuit-là, certainement, ils portèrent à Cuba le premier coup dans la guerre économique qui dure encore. Les centaines de millions volés au peuple cubain furent à l’origine de nombreuses fortunes que la honteuse propagande yankee présente comme si elles avaient été le résultat de succès commerciaux supposés.

 

Avec les batistiens, Washington commença ses efforts pour fabriquer une opposition contre-révolutionnaire. Ceux qui fuyaient la justice, loin d’être châtiés, bénéficièrent d’exemptions d’impôts et autres prébendes et privilèges et furent reçus au Congrès et dans les salons officiels. Batista et ses acolytes, il faut le rappeler, furent les premiers instruments dans la politique et la propagande anti-cubaine menée par Washington. Et eux et leurs descendants ont toujours été la composante principale et la substance pourrie de cette opposition.

La Loi d’Ajustement Cubain de 1966 était, entre autres choses, une loi batistienne qui donna des avantages exceptionnels à ceux qui fuirent Cuba le Premier Janvier.  Et la Loi Helms-Burton de 1996 est un monstre profondément batistien qui arrive à cette extrémité de faire de la « restitution » des terres, usines et maisons à ces délinquants la condition « indispensable » pour que Washington puisse commencer à démanteler le blocus économique qu’il impose à notre peuple. Les deux lois, ne l’oublions pas, ont aujourd’hui une pleine validité et peu de gens parlent, là-bas, même de la possibilité d’y déroger.

 

Avec un cynisme inédit, les impérialistes manient les idées nobles comme la démocratie et les droits de l’homme, concepts qui leur sont totalement étrangers mais qu’ils manipulent dans leurs incessantes campagnes anti-cubaines. La vérité, c’est qu’ils ont déchaîné la guerre économique contre le peuple cubain pour lui apporter la « faim » et le « désespoir », pour le faire souffrir et le châtier parce que ce peuple a donné son soutien écrasant à Fidel et à la Révolution. C’est écrit en toutes lettres dans des textes sur lesquels ils se mirent d’accord à la Maison Blanche au printemps 1959.

2

Une politique ainsi conçue est littéralement ce que la Convention de Genève définit comme le crime de génocide, la pire violation des droits les plus élémentaires de tout un peuple. C’est le génocide le plus long de l’histoire, qui dure déjà depuis plus de 50 ans et qui commença et se maintient précisément pour dénier aux Cubains l’exercice de leurs droits démocratiques.

Depuis 1959, l’Agence Centrale d’Intelligence s’est consacré à regrouper les anciens sbires et bourreaux du régime en déroute pour qu’ils soient le noyau central de l’instrument qu’elle se proposait de fabriquer pour combattre la Révolution sur le plan politique. Le programme d’Actions Secrètes de la CIA approuvé par la Maison Blanche voilà plus d’un demi-siècle avait comme piliers fondamentaux la « création d’une opposition à l’intérieur de Cuba » qui serait dirigée par la CIA à travers les exilés organisés par l’Agence à l’extérieur et le développement d’ « une puissante offensive de propagande » pour gonfler et soutenir cette « opposition ». Cela a été l’essence de la politique nord-américaine contre Cuba depuis ce moment-là jusqu’à aujourd’hui.

L’unique nouveauté, c’est qu’à partir de l’effondrement en Europe de ce qu’on a appelé « socialisme réel », aux actions secrètes de la CIA qui n’ont jamais cessé s’ajoutent celles qu’ils [les Etats-Unis] réalisent ouvertement par le biais de l’AID et autres entités incluant des agents soi-disant privés dont les plans et les projets, d’une certaine façon, sont reflétés dans les budgets fédéraux.  Actuellement, nous affrontons une intensification de cette campagne et devons nous demander pourquoi. Parce que le peuple cubain a été capable de résister à cette agression colossale et Cuba à présent, n’est pas seule. De nouveaux vents d’unité, de solidarité et d’indépendance parcourent l’Amérique Latine et les Caraïbes. Notre Continent entre dans une époque nouvelle qui a été rendue possible par l’héroïque résistance des Cubains et des Cubaines. L’Empire prétend récupérer l’espace perdu. Pour cela, dans cette partie du monde, il peut compter que peu de serviteurs. Il doit les chercher surtout au-delà de l’Atlantique.

 

La vérité est que l’Empire et ses satellites européens sont les pires ennemis de la démocratie et les plus obstinés violateurs des droits humains et ils savent qu’ils sont moralement ils sont vides.

 

Malgré leur hégémonie et leur contrôle sur les soi-disant « moyens d’information », ils n’ont pu empêcher que le monde connaisse les massacres d’Irak, d’Afghanistan et de Palestine – qui s’ajoutent à une longue liste qui dépasse la planète - , les prisons secrètes, l’infâme légalisation de la torture et les tourments des prisonniers de Guantanamo, espace usurpé à Cuba, unique coin de cette Ile où l’on bafoue la dignité de l’être humain.

 

Croient-ils que le monde ne sait pas ? Imaginent-ils un seul instant que nous avons oublié ?

 

Croient-ils qu’il suffit de placer un Noir à la Maison Blanche ?

3

Un homme certainement intelligent, avec un parcours personnel qui lui a apporté le respect et la sympathie pour arriver à son poste actuel.  Un homme noir qui, cependant, prêche l’oubli et appelle à l’amnésie. Il ne se lasse pas de dire de laisser le passé derrière nous et de regarder devant, vers ces vagues promesses d’un avenir meilleur qui est, chaque fois, une répétition du passé.  Mais ce qui arrive, c’est que le passé revit dans le présent. La guerre économique et son désir génocidaire continuent, elle n’a absolument pas été modifiée par l’actuelle Administration. La « puissante offensive de propagande » que conçut la CIA d’Eisenhower et à laquelle participe personnellement dans un spectacle pathétique l’actuel locataire de la Maison Blanche qui n’eut pas le courage de refuser l’inexplicable Prix Nobel , persiste et s’accroît.

 

Posada Carrilès, le terroriste notoire qui a assassiné tant de personnes, est entré aux Etats-Unis avec la complicité du régime de Bush. Mais il reste là-bas, protégé par la nouvelle Administration. Autant qu’on sache, jusqu’à maintenant, le président Obama n’a pas répondu ni rien fait au sujet de la demande que lui fit le gouverneur de Porto-Rico le 15 décembre 2008, lui demandant de faire que le FBI remette aux tribunaux les preuves qu’il a jalousement cachées pendant plus de trois décennies à propos des assassinats de Santiago Mari Pesquera et Carlos Muñiz Varela.  Et Gérardo,Ramon, Antonio, Fernando et René, pourquoi continuent-ils à subir un emprisonnement injuste et cruel ? Le président actuel n’a-t-il pas promis pendant sa campagne électorale qu’il lutterait contre le terrorisme en respectant les principes et la légalité ?

 

Comment explique-t-il que ceux qui ont sacrifié leur vie en luttant contre le terrorisme soient en prison et que les terroristes se promènent librement dans les rues ?  Contre Cuba, Washington mène à bien non seulement sa guerre économique génocide, non seulement elle a déchaîné la plus grossière campagne de calomnies et de désinformation, elle renforce et promeut le terrorisme dans ses pires formes et manifestations. C’est l’unique explication du fait que nos Cinq camarades sont encore en prison.

 

Les Cinq furent emprisonnés en septembre 1998 parce qu’au péril de leur vie, sans armes, sans employer la force ou la violence, ils ont infiltré des groupes terroristes qui opèrent impunément à Miami. Ce fut l’accusation principale contre eux.  Le Gouvernement exigea que le procès se déroule à cet endroit et le tribunal refusa le droit de changer de lieu.

 

Le Gouvernement formula d’autres charges fausses, inventées, en rapport avec des activités de soi-disant espionnage et en ce qui concerne Gerardo, l’accusation infâme d’assassinat au premier degré, en plus.

 

Tous les médias locaux contrôlés par les terroristes déchaînèrent une intense et constante campagne de calomnies, utilisant de fausses accusations et firent pression, ouvertement et publiquement, sur les membres du jury qui, à plusieurs reprises, déclarèrent à la juge qu’ils avaient peur. La juge, en plusieurs occasions, se fit l’écho de cette préoccupation et demanda au Gouvernement d’essayer de mettre fin à une situation qui persista cependant jusqu’à la fin, comme en font foi les actes du procès.

4

Cette farce judiciaire terminée, on a découvert que derrière cette campagne de haine et de peur, se trouvait le Gouvernement Fédéral. Non seulement, au moyen de déclarations incendiaires que les Accusateurs Publics faisaient devant le Tribunal et devant la presse où ils ne cessaient de répéter que les Cinq étaient de terribles ennemis dont le but était, ni plus ni moins, de « détruire les Etats-Unis mais maintenant, c’est le comble, on sait que tous ces journalistes étaient payés par le Gouvernement des Etats-Unis sur des fonds du budget fédéral.  Le Gouvernement savait parfaitement qu’il mentait. A la fin du procès, il admit qu’il manquait d’éléments pour prouver son accusation principale autour de laquelle avait tourné tout le procès et sa sale propagande.

 

La conduite du Ministère Public du début à la fin fut une prévarication scandaleuse et systématique, les preuves furent manipulées pour déformer les faits et tromper le jury et aujourd’hui encore, ils en interdisent l’accès aux avocats de la défense.  Les violations commises sont innombrables et n’importe laquelle d’entre elles serait suffisante pour faire annuler le procès de Miami et ordonner la libération de nos Cinq frères.

 

Le Président Obama doit le mettre en liberté immédiatement, sans conditions. Déjà, la Cour d’Appel a déterminé l’évidence : qu’ils n’avaient pas mis en danger la sécurité nationale des Etats-Unis et qu’ils n’avaient cherché aucune information secrète sur ce pays. Et son illustre prédécesseur, W. Bush, reconnut qu’il n’avait aucune preuve pour soutenir l’infâme et fausse accusation contre Gerardo Hernandez Nordelo. Que faut-il de plus au jeune Président ?  Imagine-t-il qu’il va nous convaincre qu’il représente un changement crédible s’il n’ose pas libérer les innocents et s’il continue d’empêcher que les terroristes soient jugés pour leurs crimes ? Avec le respect qui lui reste encore de beaucoup, cette question doit poursuivre le Président Obama de toute part et toujours, comme une malédiction gitane.

 

Comme doit le poursuivre l’exigence de permettre à Adriana et à Olga de rendre visite à Gerardo et à René. Il peut aisément mettre fin à la torture médiévale qu’il pratique envers ces jeunes.

 

Le 15 juin expire le dernier délai pour exiger devant les tribunaux la liberté de Gerardo Hernandez Nordelo. Nous allons faire cette démarche bien que nous sachions qu’elle offre très peu de possibilités pour lui.  Gerardo nous a dit d’avoir confiance en lui, qu’il est décidé à résister, à supporter tout ce qu’il doit supporter. Il dit aussi que la justice viendra seulement lorsqu’un jury de plusieurs millions de personnes l’exigera.

5

Cette injustice a duré douze ans parce que le peuple nord-américain ne la connaît pas. Il ne la connaît pas parce que ceux qui contrôlent l’information empêchent ce peuple d’accéder à la vérité. Multiplions la solidarité et la dénonciation de ces faits.  Ne vous arrêtez pas jusqu’à la libération de Gerardo et de ses quatre camarades.  Camarades, amis du monde entier, voilà des années, en des moments aussi cruciaux pour nous, quand il préparait l’ultime effort dans notre longue guerre contre le colonialisme espagnol José Marti réclama la solidarité internationale. Il dit alors

:

« Qui se lève aujourd’hui avec Cuba, se lève pour tous les temps ». Ces paroles ont aujourd’hui leur pleine signification, Cubains et Cubaines, nous resterons debout, vous pouvez avoir confiance en nous, comptez sur notre solidarité, continuons de lutter ensemble, jusqu’à la victoire, toujours.

 

Acte de solidarité avec Cuba, La Havane, 2 mai 2010 (traduction Gaston Lopez de

CubaSiFranceProvence)

 

 

version originale
http://www.cubadebate.cu/opinion/2010/05/03/levantarse-con-cuba/

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Published by cuba si lorraine - dans Cuba
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