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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 07:51
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Le processus d’autogestion de l’usine textile Ejemplar S.A. du Parana [Province de Entre Rios en Argentine], grâce à la formation d’une coopérative, « montre le processus de lutte des jeunes et des femmes qui constitue une donnée symptomatique dans tout le pays », a assuré aujourd’hui le secrétaire de la Communication et Diffusion de la Centrale des Travailleurs d’Argentine [CTA], Juan Carlos Giuliani, qui s’est rendu à Parana, « pour soutenir les travailleurs ».

Hier mercredi, vers 9.30, des dirigeants du Sindicato Obrero de la Industria del Algodón de Entre Ríos (Soiaer-CTA) [Syndicat Ouvrier de l’Industrie du Coton d’Entre Rios], aux cotés des représentants de la CTA au niveau national ont donné une conférence de presse au siège de l’organisme à Parana, où ils se sont expliqués sur plusieurs points concernant la situation actuelle de cette usine textile.

Dans un dialogue avec la presse, la secrétaire générale de la Soiaer-CTA, Yamila Márquez, a souligné que « deux audiences de conciliation se sont déjà tenues à la Direction de Travail où a été exposée la proposition d’autogestion, qui se met en place, parce que nous avons pris le contrôle de l’entreprise ».

De plus, elle a indiqué que « désormais nous allons donner un cadre légal à la question de l’autogestion grâce à un projet d’expropriation sur lequel que deux parlementaires provinciaux travaillent en ce moment » et a précisé qu’ « un état des lieux de l’entreprise est entrain d’être fait, et qu’il y aura une rencontre avec le propriétaire le 15 mars ».

« Nous sommes bien décidés dedans, et nous espérons être régularisés bientôt », a-t-elle souligné affirmant que « l’autogestion sera réalisée grâce à une coopérative qui est déjà en création et cette semaine le stage de formation sera proposé ».

De sa part, le secrétaire de Communication et de Diffusion de la CTA, Juan Carlos Giuliani, a expliqué qu’il est « fondamental de souligner l’appui de la Centrale aux travailleuses et travailleurs de l’entreprise textile Ejemplar SA. C’est une lutte qui montre l’implication des jeunes et des femmes , ce qui est une donnée symptomatique qu’on voit dans tout le pays dans ces entreprises récupérées ».

Cependant, il a souligné que « il est fondamental de mettre en évidence la volonté de lutte que les collègues ont eu, de ne pas se résigner, de vaincre le discours impuissant du « on ne peut pas », puisque sinon aujourd’hui ils seraient jetés à la rue, virés et sans indemnisation. De plus, c’est un exemple d’exercice de la liberté et de la démocratie syndicale. Quand le syndicat qui s’occupait formellement du secteur d’activité de cette usine avait, au lieu de représenter les travailleurs, démissionné et étant en accord avec les intérêts de la patronat, les collègues ne sont pas restés les bras croisés mais ils se sont approchés de la CTA, ils ont tenu bon et ont décidé d’organiser leur propre organisation syndicale, d’occuper l’usine et d’être prêts pour l’autogérer. C’est une lutte exemplaire qu’ils ont entreprise. Nous ne savons pas encore quelle va être l’issue à la fin de cette expérience, mais sûrement à travers ce qui a été démontré jusqu’ici en terme d’organisation, de volonté de lutte et de capacité de sens politique, plus tôt que prévu l’usine textile produira à nouveau ».

« Ce qu’on sait, c’est que tout à été fait pour que cette source du travail à laquelle aujourd’hui participent 34 familles, ne disparaisse pas , parce que c’est l’ unique unité de production de ce type à Entre Rios, et en association avec les petits et moyens producteurs de coton du nord de la province qui fourniront la matière première, on peut créer une chaîne de valeur ajoutée pour promouvoir cette économie régionale », a indiqué Giuliani.

« La CTA est présente depuis le premier jour dans son soutien à cette juste lutte des collègues du textile de l’Ejemplar SA, et il est très probable que la semaine prochaine le secrétaire général de l’Association Nationale de Travailleurs Autogérés (ANTA-CTA), Mario Barrios, les rejoindra de manière à mettre tout son poids dans la balance”, a conclu, le secrétaire général de la Fédération de Travailleurs de la Culture et de la Communication (FETRACCOM-CTA). Des organisations d’un nouveau type

Les dernières crises du capitalisme, les particularités de l’économie de notre pays, la précarité du travail et, principalement, les nouvelles formes que les travailleurs ont inventées pour ne pas être expulsés vers la marginalité extrême, ont généré le phénomène de l’autogestion ouvrière des usines ou des entreprises récupérées. Il s’agit d’usines de productions en faillite ou abandonnées par leurs propriétaires qui sont reprises et remises en production par leurs anciens salariés.

Les travailleurs de l’entreprise textile Ejemplar, qui produisent un coton hydrophile, essaient d’atteindre cet objectif. Ce cas, comme d’autres expériences similaires, pose un défi pour les organisations des travailleurs, parce déjà qu’il ne s’agit pas de la relation classique entre le personnel et l’employeur, où il s’agissait de défendre des droits, de lutter pour de meilleurs salaires et conditions de travail, etc.

Face à cette situation nouvelle, où ce dont on discute le plus c’est est l’expropriation, et où les nouveaux gérants forment des coopératives pour voir un cadré juridique, la question est quel rôle peut jouer, par exemple, la Centrale des Travailleurs de l’Argentine. “Nous avons accumulé une expérience et une connaissance dans ce type de conflits où les travailleurs se chargent de gouverner et de produire dans l’unité ou l’usine même que les patrons abandonnent” dit Juan Carlos Giuliani, Secrétaire de Communication et de Diffusion de la CTA et membre de sa bureau national.

À cela il ajoute : « Dès 2001 il y a eu des dizaines de cas. On estime actuellement à plus de 300 les entreprises récupérées dans tout le pays. Une grande partie de ces travailleurs se sont regroupés dans l’Association Nationale des Travailleurs Autogérés (ANTA) qui fait partie de la CTA ».

Ensuite, Giuliani a donné les raisons qui l’ont amené au Parana : « En premier lieu, nous sommes venus pour appuyer cette lutte exemplaire, le jeu en vaut la chandelle, d’un collectif de travailleurs composé majoritairement de jeunes et de femmes qui sont deux catégories qui apparaissent dès 2001, se trouvant dans presque tout conflit social en Argentine. Nous les appelons les enfants de 2001. Ils viennent avec la volonté de se battre ; ils ne sont pas convaincus que tout va bien ; et voilà qu’ils veulent transformer la réalité. »

Le deuxième motif, « c’est de collaborer avec les forment de gestion qui essaient de donner une viabilité à cette volonté politique de ne pas tarir les sources de travail. Une source de travail qui ajoute une valeur à la production régionale parce que les petits et moyens producteurs de coton du nord d’Entre Rios sont intéressés par fournir de la matière première pour cette usine ».

Liberté et démocratie syndicale

Giuliani a aussi indiqué que ce processus mené par les travailleurs d’Ejemplar est « un bon exemple de la validité de la liberté et de la démocratie syndicale. Ce groupe de travailleurs devant la défection du syndicat qui représentait, à ce qu’on suppose, cette activité, ils ne sont pas restés les bras croisés, mais se sont battus contre la résignation et le « ya rien à faire » et ont organisé le Syndicat d’Ouvriers de l’Industrie en Coton d’Entre Rios (SOIAER) qui aujourd’hui a intégré la CTA. »

Comme il l’a affirmé, des cas comment ceux-ci “se multiplient partout dans le pays, malgré le moratoire du Gouvernement pour accorder le statut syndical à la CTA et à plus de 2500 organisations simplement inscrites. La Justice par le jugement de novembre 2008 de la Cour suprême et de décembre 2009, a ouvert la porte par laquelle est légalisée, parce qu’elle est déjà légitimée, une organisation syndicale qui met en question et interpelle le format traditionnel.

Ensuite, il a précisé “nous ne disons pas que le modèle traditionnel est meilleur ou pire, nous disons qu’il correspond à une autre réalité du pays. Il est davantage lié à l’État de Bien-être, avec une situation de presque plein emploi qui considère seulement comme travailleurs les salariés formels c’est-à-dire qui perçoivent un salaire officiel. Dans ce sens, nous nions à qui est patron de dire qui est un travailleur et qui ne l’est pas ” et il a illustré cela par des exemples « si je travaille dans une entreprise où je suis régularisé et ils me paient officiellement il en ressort que je suis un travailleur, mais si quelqu’un travaille dans une entreprise où le payent au noir ou est travailleur indépendant ou a leur propre compte il en ressort que ce n’est pas un travailleur. Celui qui décide qui est un travailleur, c’est chacun de nous. Nous avons connu l’histoire des entreprises avec des patrons et des travailleurs. Depuis la crise du néolibéralisme, nous connaissons des entreprises sans patron et avec des travailleurs. Ejemplar fait partie de celles-ci ceux-ci. Ce que nous n’avons pas connu jusqu’à présent ce sont des entreprises qui fonctionnent avec seulement des patrons. Pour une raison très simple, parce que ceux qui nous génèrent les richesses des nations ce sont nous les travailleurs. »

Comment fonctionnent au sein de la CTA les coopératives ou les entreprises récupérées ?

Elles fonctionnent au sein de ANTA qu’a rejoint le Mouvement National d’Entreprises récupérées et formé la Coordination Nationale des Travailleurs Autogérés (CONTA) qui mène un débat très intéressant sur la nécessité de doter d’ arguments juridiques ce nouveau sujet du monde du travail, qui est le travailleur autogéré. Ils ne se sentent pas partisans du coopératisme, ils se sentent des travailleurs. Ils veulent avoir le droit aux œuvres sociales, à la retraite, etc. Ils ont eu à se donner une forme d’organisation mais ce sont des travailleurs. Ils avancent résolument vers cela. Ils sont parties prenantes, dans le sens qu’ils constituent un nouveau sujet qui n’était pas prévu jusqu’à ce que les entreprises fassent faillite ou que les propriétaires aient eu des attitudes d’abandon. Ainsi c’est ce que dans la CTA, ils ont un espace très important.

ACTA , le 11 mars 2010

Source : El Correo


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