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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 22:16

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BENITO PEREZ    

SOMMET - Le président hondurien doit renoncer à se rendre à Madrid pour la rencontre Europe-Amérique latine menacée de boycott.
Le bras de fer a tourné court. La menace proférée mardi d'un boycott sans précédent du Sommet Europe-Amérique latine a fait tout son effet: le lendemain, José Luis Zapatero, président en exercice de l'Union européenne (UE), prenait son téléphone pour informer personnellement son homologue de l'Unasur, Rafael Correa, de l'absence du président du Honduras Porfirio Lobo lors de la rencontre intercontinentale des 17-19 mai à Madrid. Un succès indéniable pour le bloc du Sud emmené par les présidents équatorien et brésilien. La fronde de l'Union des nations sud-américaines (Unasur) avait bien sûr des motifs diplomatiques mais aussi politiques. Le bloc paraît en effet déterminé à élever le prix politique à payer pour le putsch de juin 2009, qui renversa le président élu du Honduras, Manuel Zelaya. «Nous ne pouvons faire comme si rien ne s'était passé», avertissait M. Correa, mardi, en clôture du Sommet de l'Unasur à Buenos Aires.
Pour les actuels gouvernants sud-américains, l'ombre des régimes Pinochet, Videla ou Strossner n'est pas dissipée. «Légitimer ces élections sous dictature» remportées par Porfirio Lobo en novembre dernier crée un «funeste précédent», a précisé le chef de l'Etat équatorien. Un message à usage interne mais aussi dirigé vers les Etats-Unis et l'Union européenne qui se sont empressés de reconnaître ce gouvernement favorable à leurs intérêts.


«Sans consultation»

L'autre dimension du coup de sang sud-américain répond à l'attitude des Européens jugée méprisante à leur égard. Inviter Porfirio Lobo au Sommet de Madrid «sans consultation», alors même que le Honduras a été exclu de l'Organisation des Etats américains (OEA), est «une démarche bien légère», avait diplomatiquement relevé M. Correa.

Au sud de l'isthme, seuls la Colombie et le Pérou reconnaissent pour l'heure le gouvernement de M. Lobo. Et si certains prêtaient au Brésil l'intention de suivre les pays centraméricains, qui ont rétabli leurs relations avec le Honduras, en échange d'une pacification du pays (lire ci-dessous) et d'une amnistie pour M. Zelaya, ces deux conditions sont loin d'être remplies. Le président Lula a d'ailleurs pesé de tout son poids dans la menace de boycott.
Pour Porfirio Lobo, le lot de consolation prendra la forme d'une participation à un side event madrilène, réunissant l'UE et les Etats centraméricains. Une rencontre qui ne s'annonce toutefois pas sous les meilleurs auspices, puisque les deux blocs viennent de «suspendre» leurs négociations entamées en 2007 en vue d'un traité de libre-échange... I



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DE L'ÉLECTRICITÉ DANS L'AIR

   BPZ    

Autre sujet de tension entre le bloc latino et l'Europe: la nationalisation – contre indemnisation à définir – de quatre entreprises d'électricité annoncée le 1er mai par le président bolivien Evo Morales. Parmi les entreprises récupérées samedi par décret se trouvent le plus gros producteur d'électricité du pays, Electrica Guaracachi, propriété à plus de 50% de la société britannique Rurelec, ainsi que Corani, une filiale à 50% de GDF Suez. Les pouvoirs publics boliviens contrôlent désormais 80% de la production nationale d'électricité.
Mardi, Paris – qui détient plus d'un tiers de la multinationale électro-gazière – a averti La Paz que la nationalisation devait donner lieu à une compensation financière «prompte et adéquate». «Si la France respecte le droit souverain de l'Etat bolivien à assurer le contrôle direct de ses ressources naturelles, elle n'en attend pas moins que la nationalisation soit accompagnée d'une indemnisation calculée sur la valeur réelle de l'investissement à la date de l'expropriation», a souligné le Ministère des affaires étrangères.
Du côté de Rurelec, qui, sur son site, dit sa «déception», on a déjà fixé le prix de la paix commerciale: «Pas moins de 70 millions de dollars». La société annonce, le cas échéant, son intention de recourir, à l'instar de BP et BG, à l'un des tribunaux prévus dans l'accord de protection des investissements signé par Londres et La Paz en 1988. L'une de ces chambres arbitrales n'est autre que le fameux CIADI, un centre dépendant de la Banque mondiale auquel la Bolivie a explicitement renoncé en mai 2007. BPZ



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Les assassinats s'étendent à la presse

   BPZ    

La tentative européenne d'imposer une normalisation des relations diplomatiques avec le Honduras intervient dans un contexte très difficile pour les opposants de ce pays, qui subissent une «vague d'assassinats», selon l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH). La semaine dernière, ces deux grandes ONG «réitéraient» leur «permanente préoccupation au sujet de la violence exercée» à leur égard et critiquaient l'absence de mesures de protection de la part de l'Etat. Paysans, syndicalistes, journalistes... les ONG signalent plus de vingt assassinats politiques depuis le début de l'année. La dernière agression dénoncée par l'OMCT et la FIDH, si elle n'a pas été fatale, n'en est pas moins symbolique, puisqu'elle visait Oscar Flores, du Comité pour la défense des droits humains (CODEH), la principale ONG qui investigue les persécutions politiques au Honduras. Figure des cortèges anti-putsch, M. Flores a été «capturé par la police à Tegucigalpa, retenu durant deux jours sans motifs connus et victime de mauvais traitements», rapportent l'OMCT et la FIDH.
Moins chanceux, Jorge Alberto Orellana, alias «Georgino», est devenu, au soir du 20 avril le septième journaliste hondurien assassiné en moins de deux mois. Ce réputé directeur de programme pour Televisión de Honduras sortait de sa rédaction quand un inconnu l'a tué d'une balle dans la tête. «Ces assassinats surviennent après une année d'attaques violentes et de menaces à l'encontre de la profession», relève Esther Major, chargée de recherches d'Amnesty International (AI) sur l'Amérique centrale. La Press Emblem Campaign (PEC), spécialisée dans le journalisme de guerre, calcule qu'un journaliste sur cinq tué cette année dans le monde l'a été dans ce petit pays de moins de 8 millions d'habitants. Même Reporters sans frontières (RSF), pourtant peu suspect de gauchisme, qualifie désormais le Honduras de pays le plus dangereux de la planète pour les professionnels des médias... sans pour autant inclure ses autorités dans sa liste des quarante prédateurs de la presse publiée la semaine dernière!
Reste que, selon Amnesty, les bénéficiaires du climat de terreur sont aisément identifiables. «Les journalistes les plus visés sont ceux qui enquêtent sur le crime organisé ou les atteintes aux droits humains et ceux qui dénoncent le coup d'Etat de juin 2009», rapporte ainsi Mme Major.
Du côté des journalistes, le message commence d'ailleurs à passer. «Nous avons parlé à plusieurs journalistes qui ont été contraints d'interrompre leurs enquêtes», relève la responsable d'AI. Reporters sans frontières signale, de son côté, qu'au moins trois journalistes menacés ont choisi l'exil.
Car les perspectives ne sont pas bonnes. Aux agressions physiques, poursuit RSF, s'ajoute en effet une impunité généralisée. Ainsi le 12 avril dernier, un tribunal relaxait les quatre fonctionnaires de la Commission nationale des télécommunications qui, l'an dernier, avaient ordonné la fermeture et la confiscation du matériel de Radio Globo et Canal 36, les deux principaux médias d'opposition au coup d'Etat. «En dépit des promesses du gouvernement, justice n'a été rendue dans aucune des affaires survenues après le coup d'Etat», écrit RSF.
Il faut dire que, pour les rares juges critiques avec le pouvoir, la tâche est ardue. Jeudi, cinq magistrats membres de l'Association des juges pour la démocratie, dont son président Guillermo López Lone, ont été licenciés par la Cour suprême, une institution qui l'an dernier, rappellons-le, avait justifié le renversement du président Zelaya. BPZ

Source : Le Courrier

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Published by cuba si lorraine - dans Amérique Latine
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