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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 00:43

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"A Telesur la vérité est la vérité, et elle est imprescriptible."

 

Interview de Patricia Villalega

 

Lundi 28 Février 2011

 

Il est samedi midi à Caracas, et ce n'est pas le ciel couvert qui annonce la tempête, mais nous sommes cependant au milieu de l'une d'elles. C’est un rare ciel couvert de Février, qui impressionne à la fenêtre de l'appartement de Patricia Villegas, présidente de Telesur, sur les hauteurs de Boleíta Norte. Celle-ci, cependant, ne s'inquiète pas de lui. Elle a sa propre tempête ici, sur l'écran.

 

Telesur est l'unique media international à couvrir directement les évènement de Libye, et ce que montre le correspondant Jordán Rodríguez ne coïncide pas avec l'information que les autres médias - pour la plupart absents du théâtre des évènements - ainsi que les réseaux sociaux, ont diffusé dans le monde entier.

 

Comme simple démonstration du désaccord, le journaliste Vénézuélien n'a trouvé, dans son parcours à Tripoli, aucune évidence du bombardement que le gouvernement de Mouamar El Kadhafi est supposé avoir ordonné contre des manifestants civils. Conséquence? Des accusations de manipuler et déformer les informations et jusqu'à celles de couvrir un génocide. C'est la tempête!

 

"Nous sommes habitués à ce que l'on nous accuse, dit Villegas. Avant que Telesur ne transmette sa première info ils nous avaient déjà critiqués pour avoir montré une femme qui chantait un texte de Caetano Veloso qui avait paru à quelqu'un être une apologie de l'ETA. N'importe lequel d'entre nous est aguerri à cet égard."

 

Quelques heures auparavant, Télésur avait réussi à mettre sur place une deuxième équipe de reportage, cette fois à Bengasi, ville sous contrôle de l'opposition à Kadhafi. Et ce matin, au moins deux autres médias internationaux ont commenceé à émettre depuis la Lybie: l'agence Reuters et la BBC de Londres.

 

- Si on se fonde sur la couverture de Telesur, qu'est-ce qui se passe en Libye?

 

- Personne aujourd'hui ne peut le dire, personne. Telesur a montré la réalité qu'il a capturée, une ville de Tripoli qui est supposée avoir subi un bombardement, mais où il n'y en a pas trace. Cela a été l'objet de plaisanteries, de moqueries, dont je ne m'occupe pas. Je leur ai demandé, moi, aux journalistes d'ici pourquoi il n'y avait que Télésur en Lybie?

 

- Beaucoup pensent que c'était à cause de la préférence du gouvernement Libyen? Etait-ce le cas?

 

- Non, pas du tout, et nous ne sommes pas non plus entrés en contact avec le gouvernement pour entrer. Nous y sommes allés de notre propre chef, dans un vol commercial depuis l'Italie. Et notre équipe a été arrêtée et frappée à deux occasions.

 

- Vous avez pleinement confiance dans la confirmation future de la version de Télésur?

 

- Je suis fière de mes équipes. Nous avons pour principes et valeurs que la vérité est au dessus de n'importe quelle circonstance. L'histoire le dira. Cela s'est passé comme ça lors d'autres reportages importants, comme l'attaque de l'Equateur par la Colombie ou le massacre des Indigènes de Pando, en Bolivie. Ils nous ont critiqués, mais les images sont là. Les paroles sont du vent, mais les images sont des documents inaltérables.

 

- Cependant, il y a des paroles qui sont très marquantes. Selon le portail Código Venezuela, le correspondant a dit qu'il y avait là-bas 'une fête et non une guerre". Personnellement, je ne l'ai pas écouté... Il l'a dit?

 

- (Elle demeure pensive). Il faudrait revoir la transcription textuelle, je ne me souviens pas qu'il ait employé le mot "fête". Mais au delà d'une parole, il y a les images, qui ne sont pas celles d'une ville bombardée.

 

- Ce n'est pas une nouveauté que Télésur soit différent de l'appareil médiatique international. Mais qu'il y ait désaccord avec des canaux alternatifs comme Al Jazeera est étrange. Comment cela s'explique-t-il?

 

- Bon, Ils ne sont pas parvenu à émettre en direct depuis Tripoli. Nous admirons le travail d'Al Jazeera qui a été , et continue d'être une chaîne amie. Les analyses concernant les positions, les omissions ou pas, les intentions ou pas, de cette couverture particulière devront être faites après coup. C'est très aventureux et irresponsable d'émettre une opinion, parce que les faits sont en train de se dérouler. Ce n'est pas une situation terminée. C'est très commode de juger, depuis une officine ou une chaîne comme Al Jazeera qui a perdu tant de gens pour tenter de relater ce qu'elle avait à relater. Quand tout sera retombé nous pourrons y voir plus clair.

 

- Télésur est une idée du président Chavez devenue réalité. Jusqu'à quel point la politique internationale de son gouvernement dicte-t-elle la ligne éditoriale?

 

- Je n'ai jamais reçu d'instruction venant du président Chavez pour éliminer ou ne pas éliminer une information, et pas non plus de manière détournée ou au travers d'une insinuation ou d'une suggestion. Ce qui se passe, c'est que nous incarnons la recherche d'une information dans son contexte, de voix multiples, et, de préférence, pour celles qui n'ont jamais été écoutées. Ce qui est clairement en accord absolu avec le projet politique incarné par le Président. Nous faisons partie, nous en sommes honorés, de ce projet politique.

 

- Selon vos informations et vos renseignements, à quel Pays Arabe pensez-vous envoyer la prochaine équipe?

 

- Ha, ha! Nous n'avons pas d'informations et renseignements! Nous suivons seulement les faits, les informations. Nous sommes en train d'envoyer des renforts à l'équipe de Bengasi. Nous allons tenter de monter dans la flottille qui va à Gaza. Nous sommes aussi au Chili, pour l'anniversaire du tremblement de terre, et nous avons été à d'autres endroits... posez-moi des questions sur les manifestations aux Etats-Unis... ?

 

- D'accord! Répondez...

 

- Nous avons été au Wisconsin et je voudrais savoir, moi, qui a couvert cela à fond. Ne me parlez pas des agences parce-qu'elles transmettent des images et une ou information ou l’autre. Mais qui a envoyé des journalistes qui disaient tout ce qui était en train de se passer? Telesur.

 

- S'ils trouvent des preuves du bombardement, les verrons-nous sur l'écran de Télésur?

 

- Evidemment, évidemment, tout ce qui se passe... tout. Ce que les gens veulent voir et ce qu'ils ne veulent pas voir; ce qui leur paraît certain et ce qui ne leur paraît pas. .La couverture de la situation en Libye, je le dis sans prétentions, est d'un niveau élevé. Nous avons diffusé toutes les voix, toutes. Ceux qui étaient d'accord avec Kadhafi, ceux qui ne l'étaient pas et aussi ceux qui disaient qu'il n'était pas le problème, ainsi que les interventions étrangères et l'envie du pétrole. La vérité est la vérité, et elle est imprecriptible.

 

Une Colombienne attachée au Vénézuéla

 

Quand Patricia Villegas a été désignée comme présidente de Télésur fin janvier, l'université de d'El VAlle (de la ville de Cali, en Colombie) l'a détaché sur sa page web comme un grand succès pour une diplômée de son Ecole de Communication Sociale.

 

D'autres commentaires sur Internet ne furent pas si élogieux. Dans les poubelles digitales s'est répandue la xénophobie: "Il n'y aurait donc pas de journaliste Vénézuélienne de talent pour qu'ils nomment cette Colombienne?" et des choses pires, vous le savez.

 

Employée de la chaîne depuis avant sa sortie en 2005, elle a été reporter dans des situations de conflit, ancrage, et intervieweuse prestigieuse. Maintenant, en dépit de sa jeunesse, ses fonctions l'obligent à donner des conseils aux correspondants qui vont dans des missions dangereuses à l'extérieur. 'Nous leur disons que leur sécurité est au dessus de l'information, que le journalisme est un exercice rigoureux et qu'ils ont la responsabilité de faire part de ce qui est en train de se passer" résume-t-elle.

 

Ce n'est pas seulement Télésur qui l'attache au Vénézuéla. Mais aussi sa relation avec le Ministre du Pouvoir Populaire pour la Science, la Technologie et les Industries Intermédiaires, vice-président de la zone Economique Productive, Ricardo Menendez.

 

La question politico-théâtrale est alors inévitable: "Comment ça fait d'être l'épouse d'un ministre de Chavez... le président laisse-t-il davantage de choses?"

 

"Non, il ne le fait pas. Ricardo et moi sommes mariés une heure par jour... c'est pourquoi que je dis que ça va durer longtemps."

 

  Traduction : Alma

 

Source : http://www.aporrea.org/medios/n175941.html

http://www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?484001

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 00:36

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Nations Unies, 2 mars (PL-RHC) .- Plusieurs pays latino-américains ont lancé un avertissement aux Nations Unies, sur le danger d’une intervention militaire étrangère en Libye et ils ont appelé la communauté internationale à respecter le principe de non ingérence et d’intégrité territoriale.

Des représentants du Venezuela, de Cuba, du Nicaragua, de l’Equateur et de la Bolivie sont intervenus après l’adoption d’une résolution qui a suspendue la Libye en tant que membre de la Commission de l’ONU pour les droits de l’Homme.

Le représentant permanent du Venezuela, Jorge Valero, a lancé un appel à stopper les plans d’invasion de ceux qui veulent s’approprier des ressources naturelles et des richesses énergétiques de ce pays arabe.

Le peuple libyen doit définir sa propre destinée, sans interférences étrangères, a souligné le diplomate vénézuélien en précisant que l’heure de la diplomatie en faveur de la paix et non pas de la guerre a sonné. Il a mis l’accent sur le fait que l’ONU a pour mission de fomenter la paix et l’entente, et pas la logique de la guerre.

L’ambassadeur de Cuba, Pedro Núñez Mosquera, a critiqué des déclarations des États-Unis et de l’Union Européenne sur la possibilité d’entreprendre des actions militaires contre la Libye. Il a clamé pour une solution pacifique et souveraine du conflit sans intervention et sans ingérence étrangère.

Le représentant cubain a souligné: L’Assemblée Générale serait-elle capable de suspendre un État puissant, responsable de la mort de milliers de civils innocents au cours de ses aventures de conquête et de la disparition, la torture et l’exécution extra judiciaire d’êtres humains confinés dans des camps de concentration secrets ?

Pour sa part l’ambassadrice du Nicaragua, María Rubiales, s’est prononcée pour une solution pacifique en Libye, sans ingérences, double morale ou interventions militaires. Elle a critiqué la campagne médiatique féroce contre la Libye qui donne des informations contradictoires qui sont utilisées par les centres de pouvoir des grandes puissances.

“Ils ne font qu’inciter à la violence et essayer de justifier une intervention militaire qui provoquerait un bain de sang et un chaos qui ouvrirait les portes à ceux qui cherchent à s’emparer des ressources pétrolières de ce pays.”- a déclaré la diplomate nicaraguayenne.

Le représentant de l’Equateur,Francisco Carrión, a quant à lui, insisté sur la condamnation de son pays sans exclusions, contre tout type d’ingérence dans les affaires internes du ays arabe. Il a fait remarquer que la résolution adoptée par l’Assemblée Générale ne concerne que la Commission des droits de l’homme et ne doit pas être utilisée à d’autres fins.

L’ambassadeur bolivien auprès de l’ONU, Pablo Solón, a de son coté déclaré que le consensus exprimé ne doit pas être utilisé pour promouvoir une intervention militaire.

Pablo Solon a averti sur le danger d’utiliser le mécanisme de la suspension de membres pour l’appliquer de façon sélective contre des pays ayant une orientation différente à celle des puissances qui dominent.

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 22:32
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La revolucion Vive

« Kadhafi a fui au Vénézuéla ». Il y a une semaine, les médias occidentaux lançaient une enième campagne de mensonges visant non seulement à associer l’image des massacres en Lybie à celle du président vénézuélien, mais aussi, comme toujours, à occulter douze ans de transformations anti-néolibérales, participatives, menées par une démocratie de gauche.

En réalité dans sa première déclaration sur la Lybie faite à Telesur le 27 février le président Chavez s’est démarqué de ceux qui appuient aveuglément tout ce que fait Khadafi. Il a précisé qu’ « il n’approuvait ni n’applaudissait toute mesure prise à tout moment ». Il a en outre proposé officiellement ce lundi 28 février la création d’une commission internationale dans laquelle plusieurs pays pourront user de leurs bons offices de manière pacifique pour la solution du conflit lybien “sans besoin de recourir aux armes ni d’envahir” le pays arabe. Il a expliqué que le gouvernement vénézuélien a tenté de suivre « la ligne de la prudence » et qu’en tant que président démocratique il lançait un appel à la communauté internationale pour que « nous agissions politiquement, pour une solution pacifique, pour la paix dans l’ensemble du monde arabe et du Moyen Orient, en tout respect et pour que nous ne nous laissions pas entraîner par les tambours de guerre ».

Le président vénézuélien a souligné que comme lors de la guerre du Golfe et de l’invasion de l’Irak, un « réseau dense de mensonges a été tissé par divers médias internationaux ». « Le danger ne réside pas seulement dans une possible guerre civile, mais dans une invasion de la part des Etats-Unis qui ne serait qu’une catastrophe. Je suis certain que les Etats-Unis exagèrent et tordent les choses dans leur sens pour justifier une invasion de la Lybie (…) Ils ont déclaré qu’ils offraient tout leur appui aux forces d’opposition et qu’ils n’écartaient pas une option militaire. Le pétrole lybien les rend fous ». “Je suis certain que de nombreux gouvernements sont d’accord pour chercher une formule politique, au lieu d’envoyer des armes et des blindés contre le peuple lybien ». Ce rejet de l’invasion nord-américaine est partagé tant par les sympathisants que par les opposants à Khadafi comme a pu le constater sur place le correspondant de Telesur Reed Lindsay.

Enfin, Hugo Chavez a rejeté la position qui « d’un côté condamne la violence et de l’autre « se frotte les mains pour le pétrole ». « Je m’interroge, a-t-il poursuivi ce lundi : pourquoi n’entend-on pas les mêmes condamnations d’Israël qui continue à massacrer le peuple palestinien, je demande : qui condamne les Etats-Unis pour le million de morts en Iran, en Afghanistan et en Irak ?”.

Il est vrai que lorsqu’on compare la force des réseaux de critique des médias créés lors de l’invasion de l’Irak, l’impact actuel de la désinformation, surtout à gauche, montre l’affaiblissement du sens critique et combien « l’opinion publique » dépend de grands groupes propriétaires de la vision du monde.

On ne peut qu’espérer, au nom d’un nécessaire équilibre et d’un véritable pluralisme, que la gauche européenne porte enfin dans son programme de gouvernement, un plan de démocratisation et de déconcentration des médias au-delà du Web, comme le gouvernement argentin vient de le faire en promulguant une loi qui octroie 33 % des fréquences téléviséees au secteur privé, 33 % au secteur public et 33 % au secteur associatif.

La revolucion Vive, avec Telesur, Aporrea.org et Il Manifesto (Italie)

http://www.larevolucionvive.org.ve/...

URL de cet article 12934
http://www.legrandsoir.info/Le-president-Chavez-propose-une-commission-internationale-de-plusieurs-pays-pour-degager-une-solution-pacifique-et-non.html
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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 00:49

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Oscar Fortin

Selon les autorités argentines, le 10 février dernier, les États-Unis ont tenté d’introduire illégalement un chargement d’armes et de drogues médicales, passées date, à l’aéroport international d’Ezeira où s’est posé l’avion Boeing C-17 des Forces aériennes états-uniennes.
L’arrivée de cet avion n’était une surprise pour personne étant donné la tenue d’un cours destiné au Groupe d’intervention spéciale de la Police fédérale argentine, prévu pour fin février et début mars. Cet avion transportait normalement les instructeurs et le matériel nécessaire aux cours de formation. D’ailleurs une liste du matériel transporté avait été remise aux autorités argentines.
Toutefois, au moment de la révision réglementaire du chargement, les autorités argentines découvrirent des canons, des mitrailleuses et des carabines, ainsi qu’une valise celée qui n’étaient pas sur la liste du matériel identifié par les autorités états-uniennes pour le cours destiné à la Police argentine. Des explications ont été demandées et on a exigé que la valise celée soit ouverte.
Les militaires qui voyageaient à bord de l’avion cargo refusèrent d’ouvrir la valise celée pour fin d’inspection. Ce ne sera qu’après deux jours d’ardues discussions, que les autorités argentines décidèrent, dimanche le 13 février, d’ouvrir la dite valise. Ils y trouvèrent des drogues, des équipements de transmission, des dispositifs informatiques de stockage de masse (clé USB) et des appareils scripteurs.
Les responsables américains, tous de la Septième Brigade de l'Armée aéroportée basée en Caroline du Nord, ont ainsi essayé d'entrer clandestinement dans le pays sud-américain plus de mille pieds cubes de matériel non déclaré, soit l'équivalent du tiers de l'avion cargo. Ce dernier est arrivé en territoire argentin après un arrêt à Panama et au Pérou.
Dans un communiqué, le Ministre argentin des affaires étrangères a rappelé qu’en août dernier, la US Air Force avait tenté d'entrer une cargaison d'armes en se soustrayant au contrôle douanier de l'Argentine. Il avait alors rappelé à l’ambassadeur des États-Unis à Buenos Aires de prendre bonne note qu’en Argentine, comme dans tous les pays, il existe une loi des douanes et qu’elle doit être respectée.
Pendant que le président Obama invite le peuple égyptien à procéder à une transition pacifique des pouvoirs, il soutient des opérations clandestines visant l'introduction illégale d'armes en Argentine, un pays démocratique et pacifique. Comment voulez-vous qu'on accorde de la crédibilité à ces personnages à plusieurs visages et au double langage?
Oscar Fortin


Québec, le 14 février 2011

http://humanisme.blogspot.com

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 00:15

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Thierry Deronne

En ce début de 2011 le contraste est saisissant entre la France et le Vénézuéla. Le CEVIPOF, labo de recherches associé au CNRS, indique que seuls 38 % de français font encore confiance à leurs députés et que 57% considèrent que la démocratie ne fonctionne “pas bien” ou “pas bien du tout”. 39 % des français expriment de la méfiance, 23 % du dégoût, 12 % de l’ennui vis-à-vis de la politique (1). Au même moment, l’ONG chilienne indépendante Latinobarómetro, classe le Vénézuéla comme un des pays latinoaméricain où la population croit le plus dans la démocratie (84% des citoyen(ne)s). Les chercheurs attribuent ce record de confiance à la concrétisation effective de politiques sociales et économiques attendues par la population (2).

Deux sondages de janvier 2011 dont celui de Datanalisis, proche de l’opposition, montrent que la popularité du président se situe entre 50 et 54 % grâce notamment aux mesures prises en faveur des mal logés et à l’augmentation des budgets sociaux. Pour Latinobarometro "il est paradoxal que ce soit au Vénézuéla que les gens croient le plus à la démocratie et que ce soit en même temps le pays le plus critiqué sur l’état de sa démocratie”.

Exemple parfait de ce “paradoxe”, un texte paru dans “Le Monde” du 2 février 2011, sous le titre “Un parlement inutile” (3). Son auteur, Jean-Pierre Mr. Langellier, n’enquête pas au Vénézuéla et se contente de traduire depuis l’étranger les titres des médias de droite, majoritaires dans ce pays.

D’emblée l’auteur exprime avec émotion son empathie sociologique pour la minorité que ces médias recrutent essentiellement dans la classe moyenne et supérieure. Ces quinze minutes de casserolles “bruyantes”, qui “font écho sur les tours”, ce “fracas”, ce “tintamarre”, qui semblent exciter Mr. Langellier, proviennent parfois de CD où les ustensiles pré-enregistrées s’expriment en boucle, voire de casseroles réelles que la domestique stoïque frappe à la fenêtre à la demande de ses employeurs. Avant de replier son tablier et de rentrer chez elle, dans ce barrio où 80 % de la population du Vénézuéla apprend alors par Globovision, à défaut de pouvoir lire “Le Monde”, que le pays s’est “exprimé massivement pour exiger le départ du dictateur”.

Mr. Langellier : “en septembre 2010, le président n’a pu empêcher ses adversaires de l’emporter, avec près de 53 % des suffrages. Un "charcutage" préalable des circonscriptions a contenu leur poussée.” C’est faux. Les résultats du Conseil National Electoral ont été validés comme d’habitude par tous les observateurs internationaux.

Le “charcutage” que dénonce Mr. Mr. Langellier est la loi électorale adoptée par l’assemblée nationale, et acceptée par les toutes les parties avant l’élection. Le PSUV obtient 98 sièges sur un total de 165 contre 65 pour la très hétéroclite Coordination de l’opposition. Avec son mélange de scrutin majoritaire et de proportionnelle, la loi électorale reste perfectible. Dans l’état très peuplé du Zulia elle a entraîné une sous-représentation du camp bolivarien : bien qu’ayant obtenu 44,4% des voix, il n’a obtenu que deux députés sur douze.

Mais Mr. Langellier prend ses désirs pour la réalité lorsqu’il affirme comme le quotidien espagnol “El País” et la plupart des grands médias, que l’oppostion a battu le gouvernement avec.. 52% des voix. Ce mensonge de la droite consiste à engranger des voix de petits partis indépendants qui ne s’identifient pas à elle. Les chiffres officiels et validés internationalement montrent que les candidats bolivariens ont rassemblé 5.399.574 voix contre 5.312.293 pour l’opposition, soit 46,23 % des suffrages exprimés contre 45,48 %.” (4)

La courte victoire du camp révolutionnaire dans cette élection intermédiaire exprime un mélange d’impatience et de mécontement justifiés par certains échecs et par la lenteur des changements. Et même si l’accès aux bureaux de vote pour les secteurs populaires (qui rassemblent, répétons-le, 80 % de la population) s’est sensiblement amélioré, il reste des efforts à faire pour qu’ils jouissent du même confort logistique que la classe moyenne. Le secrétaire général de l’OEA (Organisation des États Américains) José Miguel Insulza, pourtant plus sensible aux thèses de Washington qu’à celles de Caracas, a déclaré le 5 février 2011 que “les élections qui ont eu lieu ces dernières années au Vénézuéla ont été parfaitement normales et nous ne voyons pas pourquoi il n’en serait pas ainsi dans l’avenir” (5)

Parce que le Vénézuéla a prévu, comme n’importe quelle démocratie, une responsabilité juridique pour ceux qui appelleraient au meurtre ou aux coups d’État à travers un média, Mr. Langellier dénonce que “radio, télévision et Internet sont contrôlés plus strictement”.

Le professeur de journalisme Aram Arahonian, directeur de la revue “Question” et l’intellectuel vénézuélien Luis Britto García rappellent qu’en 2011 l’opposition possède 90% du pouvoir comunicationnel, d’où elle lance des épithètes dénigrants contre la majorité du peuple vénézuélien – comme “singes, “plèbe”, “hordes”, “édentés” et autres adjectifs de discrimination ethnique et sociale (6) et d’où elle appelle régulièrement au coup d’État contre un president élu, comme l’a fait le chef du patronat en décembre 2010 (7). Une étude du Centre pour la Recherche Économique et Politique (CPER) basé à Washington sur les télévisions vénézuéliennes – médias les plus influents du pays – montre qu’en 2010 les chaînes publiques ne font que 5,4 % d’audience alors les chaînes privée font 94,5 % (neutres pour les moins politisées, radicalement opposées au gouvernement d’Hugo Chavez pour la majorité) (8). La proportion est la même pour la radio et pour la presse écrite.

Récemment le gouvernement argentin a promulgué une loi pour démocratiser le “latifundio” médiatique. Celle-ci répartit le spectre radio-électrique de manière plus équilibrée : 33% des ondes au secteur public, 33% à l’associatif et 33% au commercial. Aussitôt les grands groupes privés qui possèdent les médias ont crié à la “dictature”.

“La censure d’Internet au Vénézuéla” est un des thèmes favoris de la désinformation mondiale contre la révolution bolivarienne. Pourtant, même un opposant comme Federico Ravell, ex-directeur de Globovision (chaîne dont Mr. Langellier annonça la fermeture imminente en 2009 (9)) et actuel gérant d’une Web de news a reconnu en janvier qu’il n’y a aucune restriction : “En toute honnêteté, je dois dire que nous ne sommes sentis en rien limités” (10). En janvier 2011 l’UNESCO a décerné un prix au Vénézuéla pour la création d’un réseau national d’Infocentres qui connecte et forme gratuitement des centaines de milliers de citoyen(ne)s jusqu’ici exclu(e)s des technologies massives de l’information (11). Le gouvernement bolivarien a imposé l’usage de logiciels libres dans toute l’administration publique. Un des "gourous" de la communauté du logiciel libre, Richard M. Stallmann, recommande que l’on étudie les avancées du Vénézuéla dans ce domaine (12) . Twitter a fait son entrée dans tous les secteurs politiques. Le compte du président a dépassé le million de lecteurs et d’interlocuteurs. Il peut ainsi vérifier de première main la mise en oeuvre, les problèmes ou les retards dans l’application des programmes sociaux.(13)

Comble de l’ironie, la seule censure exercée sur Internet a été commise par des “Anonymous hackers” qui ont bloqué depuis l’étranger plusieurs sites… de l’Etat vénézuélien au nom de “la lutte contre Chavez, ennemi d’Internet” !... Preuve que la campagne mondiale de manipulation a porté. En 2008 déjà Mr. Langellier dénonçait la nouvelle loi de l’éducation parce qu’elle prévoyait une éducation critique aux médias dans les écoles, et préparait donc “la censure de la presse” (sic). Deux ans plus tard il n’en est rien, au point que l’opposition qui avait fait campagne sur ce thème, n’en parle même plus. (14)

Le “journalisme” de Mr. Langellier fonctionne ainsi, au fil des années : un bric-à-brac d’effets d’annonce empruntés aux médias de droite vénézuéliens, sans droit de suite pour le lecteur.

“Toutes les commissions parlementaires sont sous contrôle du pouvoir”. C’est faux. La plupart des commissions reviennent, démocratiquement, à la majorite élue. Mais de nombreux artistes sont préoccupés par la nomination à la tête de la Commission de la Culture de Miguel Angel Rodriguez, un animateur pugnace de RCTV (15) – cette télévision de droite dont Mr. Langellier avait faussement annoncé la fermeture en 2009 (16)). Rodriguez souhaite le retour à une culture plus “classique”, c’est-à-dire avec un peu moins de participation populaire…

Mr. Langellier affirme que les débats parlementaires sont contrôlés par le pouvoir, qui peut ainsi “éliminer les gêneurs”. C’est encore faux. Ce mardi 8 février 2011 les vénézuéliens ont eu droit à la retransmission en direct et sur toutes les chaînes d’un débat passionné. Pendant près de huit heures les députés de l’opposition ont pu interpeller et critiquer, parfois virulemment, plusieurs ministres bolivariens. Cette séance de questions se poursuivra dans les semaines prochaines avec d’autres membres du gouvernement.

Ironie de l’Histoire : plusieurs députés de l’opposition furent les acteurs du coup d’État sanglant de 2002 qui renversa le président élu pour le remplacer par le chef du patronat. Ils applaudirent alors le décret putschiste qui dissolvait l’Assemblée Nationale. Le premier député d’opposition à interpeller le gouvernement, Enrique Mendoza, fit fermer VTV, l’unique chaîne publique. C’est cette télévision qui transmet aujourd’hui sa parole intégrale, en direct, à l’ensemble de la population…

Mr. Langellier occulte le fait que les diverses institutions républicaines - qu’il qualifie de “chavistes” - comme le Tribunal Suprême de Justice ou l’Assemblée Nationale et ses commissions sont issues des décisions légitimes d’une assemblée élue au suffrage universel.

Ainsi, parce qu’une “loi d’habilitation” a été approuvée par les députés pour permettre au président de légiférer directement et de prendre ainsi les mesures d’urgence pour aider et reloger des dizaines de milliers de victimes d’inondations catastrophiques, Mr. Langellier en tire (comme tous les grands médias) que “le parlement est inutile”. C’est faux : le parlement continue de son côté à discuter des lois et à légiférer comme en temps normal. On n’a jamais vu au Vénézuéla un tel bouillonnement de lois d’initiative populaire. Syndicats, mouvements paysans, groupes féministes, victimes d’escroqueries immobilières, associations de locataires et de concierges : le parlement bruisse de projets législatifs. Les organisations citoyennes manifestent, débattent, critiquent les lois existantes ou en proposent de nouvelles, dans la rue, à la télévision, dans les réunions avec les députés et le président. Loi du travail, loi contre l’impunité sur les disparus sous les régimes “démocratiques” d’avant Chavez, loi sur le droit locatif, loi sur l’éducation, etc.. au point que l’assemblée nationale vient de créer un nouveau centre de réception des projets citoyens.

Toutes les lois que Mr. Langellier et la droite vénézuelienne traitent de “paquet cubain” et qu’ils accusent de renforcer le contrôle de l’État, sont, au contraire, un des moteurs de la démocratisation. La loi du pouvoir comunal, approuvée par l’assemblée en 2010, approfondit la démocratie participative. Elle permet aux comunes et aux conseils communaux de diriger et de réaliser des travaux publics, de les superviser, de les financer. Plus de 40.000 de ces conseils communaux agissent déjà au Vénézuéla, outil efficace de la participation populaire.

« L’opposition dit qu’avec ces réformes, les parlements régionaux et les mairies vont disparaître, mais c’est faux. Ces institutions sont replacées dans une véritable unité dynamique. Désormais, au lieu d’avoir un gouverneur dans l’incapacité de résoudre un problème, les Communes pourront immédiatement y répondre » explique Ulises Daal, un des députés qui ont défendu la loi (17). Une des innovations majeures est le Conseil de l’Economie Communale, instance chargée de promouvoir le développement économique de la Commune. Son rôle sera de surveiller, évaluer et exercer le contrôle social sur les projets et les activités d’intérêt collectif. La Banque des Communes se charge de tout ce qui tient à la gestion économique de caractère social : administration, transfert, collecte et contrôle des ressources. Depuis 2008 le transfert de l’État aux organisations citoyennes atteint une dizaine de milliards de dollars (18).

Le nouveau règlement parlementaire, que Mr. Langellier dénonce comme “une camisole de force” satisfait une vieille revendication des députés : disposer du temps suffisant de parcourir sa circonscription, à la rencontre des habitants et de leurs problèmes, et veille ainsi à ce que certains parlementaires n’oublient pas la mission pour laquelle ils ont été élus.

Démocratie politique, très bien, mais justice sociale ? Rappelons, car Mr. Langellier n’en dira rien à ses lecteurs, que l’ONU, l’UNESCO, la CEPAL, le PNUD et la FAO ont confirmé récemment dans leurs rapports publics que le Vénézuéla a réussi à faire baisser de manière importante la pauvreté, à promouvoir la souveraineté alimentaire, l’éducation pour tous, la santé puiblique et qu’il est devenu en douze ans de révolution un des pays les plus égalitaires de la région. (19)

Le mensonge final de Mr. Langellier reprend les campagnes du FN local sur “la gabegie financière de la présidence”. Cynique, il conclut : “Après tout, la révolution n’a pas de prix”.

Par contraste avec les présidences antérieures célèbres pour leurs fêtes très somptueuses, l’actuelle présidence du Vénézuéla a créé divers services qui attribuent quotidiennement des pensions à des personnes âgées qui n’ont jamais cotisé à la sécurité sociale ou des financements pour des patients cardiaques qui n’ont pas les moyens de payer des opérations de haut niveau. Comme les autres ministères, le palais présidentiel vient de déménager certains de ses services pour pouvoir accueillir, loger, nourrir et appuyer la réinsertion sociale des familles de victimes des inondations de décembre 2010.

 

Peut-être que le dégoût des français envers la politique provient-il aussi de cette inintelligence du monde entretenue par des médias cotés en bourse. Un matin, le réveil sonne, des peuples surgissent du silence, on ne comprend pas. Comme la Tunisie ou l’Egypte, le Vénézuéla fut aussi une carte postale. En 1989 son peuple manifestait contre les mesures néo-libérales du FMI et fut massacré sur ordre du président social-démocrate Carlos Andrés Pérez. De jeunes officiers “nassériens”, parmi lesquels un certain Hugo Chavez, indignés par la répression, décidèrent de se rebeller au nom de la pensée d’un certain Simón Bolívar :”maudit le soldat qui retourne son fusil contre le peuple”.

Thierry Deronne, Caracas, février 2011.

Notes.

1. CEVIPOF, baromètre de la confiance politique, http://www.cevipof.com/fr/le-barome...

2. Voir http://laradiodelsur.com/?p=1298

3. “De l’inutilité d’un Parlement, Le Monde, 02.02.11, http://www.lemonde.fr/ameriques/art...

4. Lire “Une défaite à l’envers”, de Renaud Lambert, le Monde Diplomatique, http://www.monde-diplomatique.fr/ca...

5. Déclarations de José Miguel Insulza, http://www.abn.info.ve/node/41764

6. Aram Arahonian, “un polo para descongelar la revolución”, http://www.rebelion.org/noticia.php...

7. Lire, de Eva Golinger, “Quelques points sur les “i” à propos du Vénézuéla et de Hugo Chavez”, 9 janvier 2011, http://www.larevolucionvive.org.ve/...

8. “Médias et Vénézuéla : qui étouffe qui ?” http://www.monde-diplomatique.fr/ca...

9. Voir http://www.legrandsoir.info/Le-Mond.... Autre exploit journalistique : le 2 octobre 2009, Mr. Langellier avait relayé la campagne du Parti de la Presse et de l’Argent brésilien reprochant au président Lula d’accueillir dans son ambassade au Honduras le président Zelaya, victime d’un coup d’État qui a ramené son pays à l’ère des escadrons de la mort et des traits de libre commerce.

10. Interview de Federico Ravell parTelesur, http://www.telesurtv.net/secciones/...

11. Voir sur le site de l’UNESCO ; http://portal.unesco.org/geography/...

12. Voir http://www.somoslibres.org/modules.php ?name=News&file=article&sid=650

13. Voir http://www.medelu.org/spip.php?arti...

14. Voir "Mr. Langellier prend un aller simple pour le pays des soviets", http://www.alterinfos.org/spip.php?...

15. Voir http://www.rctv.net/galerias/Galeri...

16. “La fuite en avant de Hugo Chavez”, de JP Langellier, http://www.lemonde.fr/idees/article...

17. Sur la loi du pouvoir communal, voir http://www.larevolucionvive.org.ve/...

18. Interview récente de la jeune Ministre de la Commune Isis Ochoa : http://www.mpcomunas.gob.ve/noticia...

19. Voir notamment l’article du quotidien chilien El Ciudadano —http://www.elciudadano.cl/2009/02/1...

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 00:35

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La libération imminente de 5 prisonniers en pouvoir des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie, les FARC, la principale force de guérilla dans ce pays, pourrait marquer le début d’une période de négociations pour mettre un terme à l’un des plus vieux conflits armés dans notre continent.

C’est ce que souligne un communiqué de cette force de guérilla, rendu public ces dernières heures. Elle demande au Président Juan Manuel Santos de “ profiter de l’occasion pour entamer un dialogue, pouvant aboutir à une solution politique de ce grave conflit”.

L’ex sénatrice Piedad Córdoba, qui agit comme médiatrice entre les FARC et des groupes humanitaires y compris la Croix Rouge Internationale s’est prononcée dans des termes similaires.

La remise des prisonniers, 3 militaires et 2 conseillers municipaux, est prévue au cours de cette semaine.

Le geste de la guérilla est une démonstration de solidarité envers Piedad Cordoba, qui a été inhabilitée de sa charge par le Procureur Général de la Nation, qui a avancé comme prétexte pour ce faire, de prétendus liens avec les guérilleros.

Pour sa part, le Président colombien a laissé ouverte la possibilité d’entamer des conversations de paix, mais il a mis comme condition la libération de tous les prisonniers et otages en pouvoir des FARC, quelques uns d’entre eux depuis plus d’une décennie.

La disposition du Président Santos peut être considérée comme un pas important en avant dans la recherche d’une solution à la guerre, surtout parce que son antécesseur, Álvaro Uribe, s’était caractérisé par attiser le feu et il est arrivé même à mettre en danger la paix avec des pays voisins.

Eduardo Pizarro, délégué du gouvernement chargé de recevoir les 5 prisonniers qui seront libérés, a déclaré qu’il reste encore 16 militaires retenus par les guérilleros. Piedad Córdoba pour sa part a annoncé qu’ils pourraient tous être mis en liberté avant le mois de juin.

La Colombie a vécu l’un des conflits armés les plus prolongés et intenses de l’histoire de l’Amérique Latine. Il a commencé avec les luttes entre conservateurs et libéraux et la rébellion armée d’un groupe de paysans dans les années 40 et 50 du 20è siècle.

Le légendaire Manuel Marulanda, qui dirigeait l’une de ces forces, s’est associé au Parti communiste de la Colombie, et a créé les FARC dans les années 60. D’autres mouvements de guérilla sont nés après: le M-19, l’Armée de Libération Nationale et l’Union Patriotique, organisation non belligérante dont les membres ont été pratiquement exterminés par les forces paramilitaires créées avec l’appui gouvernemental.

En fait, l’un des angles les plus douloureux de cette guerre a été l’emploi des groupes armés d’extrême droite, qui ont été utilisés aussi pour attaquer des organisations syndicales, paysannes, étudiantes et populaires.

À l’heure actuelle, les FARC et l’ELN restent en action. Le gouvernement colombien, les États-Unis et plusieurs alliés, les qualifient de “terroristes” pour enlever de la légitimité à leurs demandes et pour entraver toute tentative d’entamer un dialogue de paix.

D’où l’importance de la proposition lancée par l’organisation rebelle et l’ex sénatrice au Président Santos, qui pourrait, à condition de relever ce défi, devenir le gouvernant de la paix dans une nation martyrisée et épuisée par un conflit qui a coûté la vie à un grand nombre de Colombiens et qui a plongé des générations entières dans la peur et l’obscurité.


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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 00:07
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Lire ou relire : Colombie : Multinationales, paramilitaires et terrorisme d'État
Cédric Rutter

Le président colombien, Juan Manuel Santos, en visite à Paris, a accordé une interview au Figaro, puis à Investig’Action. Alors que pour le grand quotidien français, il est resté très politiquement correct, avec notre site d’info alternatif, il s’est révélé tel qu’il est et s’est exprimé sans langue de bois. Nous avons repris les mêmes questions que Le Figaro, pour qu’il aborde chez nous aussi : l’affaire Ingrid Betancourt, la lutte contre le narco-terrorisme, les relations avec les USA, l’Union Européenne, le Vénézuela...

L’affaire Ingrid Betancourt a suscité des tensions entre Paris et Bogota. Les relations sont-elles normalisées ?

Juan Manuel SANTOS pour INVESTIG’ACTION :

Oh, vous savez, cela ne nous intéressait guère cette affaire. Qu’elle soit au fin fond de la jungle n’était pas un problème pour nous. Il faut savoir qu’elle avait mis son nez dans des affaires de corruption qui concernaient quelques collègues, et cela lui avait apporté une certaine popularité. Alors, bon... Elle aurait aussi pu se faire assassiner, comme son ami qui a voulu se présenter aux élections présidentielles en 1990 (1) (2).

On a fini par aller la chercher quand même parce que Nicolas Sarkozy est un ami, et cela donnait une mauvaise image toute cette histoire. Il fallait bien rassurer les entreprises françaises, déjà bien présentes chez nous (3).

Mais, puisque vous évoquez cette affaire, je voudrais en profiter pour vous remercier, vous les médias français, de vous être focalisés sur cette histoire. Cela a permis de bien stigmatiser les mouvements de résistances, les “terroristes”, plutôt que de parler des véritables victimes qui souffrent de nos politiques de répression ou bien de l’expropriation des terres les plus riches de notre beau pays. Un grand merci !

Que peut faire l’Europe pour mieux lutter contre le narcotrafic ?

L’Europe peut faire un tas de choses : réprimer les consommateurs ou bien fouiller dans les paradis fiscaux, mais cela n’empêchera pas certains de mes collègues, comme mon prédécesseur, de s’enrichir grâce au trafic de drogue (4). Et puis, plus il y a de répression ici, plus cela fait monter les prix car nous savons bien que tout un tas de monde ne peut s’en passer au risque de ne plus être « à fond ». Voyez certaines personnalités de la télé ou du showbiz de votre pays.

De plus, nos amis des États-Unis y voient un très bon prétexte pour installer leurs bases militaires chez nous et ainsi contrôler ce commerce et accéder à nos immenses ressources naturelles, sans parler de l’importance stratégique que représente notre pays : entre deux océans, porte de l’Amérique du sud et voisin du Vénézuela que Washington aimerait bien récupérer en se débarrassant de Chavez.

La Colombie est présentée comme un partenaire privilégié des États-Unis. Pourtant, un important accord militaire avec Washington vient d’être annulé par la Cour constitutionnelle colombienne et vous attendez depuis plusieurs années la conclusion d’un accord de libre-échange…

L’accord commerciale n’a pas encore pu être ratifié car ils nous font un chantage aux droits de l’homme. Certains élus U.S. bloquent le processus parce que quelques centaines de syndicalistes ont été assassinés ces dernières années (5). Je ne pense pas que ces congressistes soient complices des organisations proches des terroristes que sont les ONG défendant les droits de l’homme, c’est juste que cela les dérange que cela se sache.

Mais l’Union Européenne est moins regardante. Le Traité de Libre Échange va bientôt être conclu avec l’Europe (6). Les USA devraient logiquement suivre. Ils ne peuvent pas rester derrière le vieux continent.

Concernant les sept bases militaires installées dans notre pays, sous prétexte, encore une fois, de lutte contre le narcoterrorisme, ce n’était pas légal. Mais en modifiant la constitution, cela devrait s’arranger. Et en fait, les militaires américains ont bien formé nos soldats et certains paramilitaires. Israël nous a aussi bien aidé sur ce point. Maintenant, nous pouvons nous débrouiller seul.

Bien sûr, même si l’armée des USA partait, la Maison Blanche continuera à mener notre politique de défense et de répression comme ils le font depuis que les Espagnols sont partis, il y a deux cent ans.

Depuis votre investiture en août dernier, il semble que les relations avec Caracas ont connu une embellie inespérée ?

En réalité, cela nous a fait mal de nous abaisser devant ce macaque. Mais nous n’avions pas le choix. Le Vénézuela offre de grands débouchés pour nos entreprises. Mais ne vous en faites pas ! A la moindre occasion, si nous pouvons nous débarrasser de Chavez, nous le ferons. Des militaires colombiens avaient déjà essayé, mais cela avait échoué. Il n’y a pas que la CIA qui essaie. La prochaine fois, on ne le ratera pas, cela ferait tellement plaisir à beaucoup de monde ! Les Américains nous encouragent.

Le chef de la rébellion des Farc a déclaré que la loi de restitution des terres en discussion au Parlement colombien ouvrait la voie à des négociations de paix.

Vous savez, cette loi, c’est pour la façade. Les morts ne reviennent pas. Et les paysans qui pourraient revenir sur leurs terres ont tellement peur de se faire massacrer à nouveau qu’ils n’oseront jamais. En plus, beaucoup sont devenus indigents dans les grandes villes. Donc, je tiens à rassurer l’Europe, nous livrerons l’huile de palme qui est un agrocarburant et qui a été commandée pour la politique écologique de réduction des gaz à effets de serre. 200 000 hectares ont déjà été plantés là où les paysans ont été spoliés ou tués. Il n’y a plus qu’à récolter (7).

Pour les FARC, ils sont drôles de croire encore à des négociations. A chaque fois que nous leurs en avons promis, ils sont venus naïvement et soit on les a éliminés (8), soit on les a bombardés (9). Il n’y a pas longtemps, nous avons d’ailleurs assassiné un de leur chef en lui envoyant trente bombes sur sa tente. Il voulait négocier (10).

Vous aviez une image de faucon au ministère de la Défense. Aujourd’hui, vous passez pour un modéré. Avez-vous changé ?

Modéré ? Moi ? Ah, ah, ah ! Oui, c’est ce que j’essaie de faire croire. Et ça marche. Ma famille possède le plus grand quotidien de Colombie, alors nous nous y connaissons en image et en désinformation. En effet, je me donne l’image d’un saint par rapport à mon prédécesseur à l’air de cow boy. Mais n’oubliez pas que j’étais son ministre de la défense ces dernières années, les plus terribles pour le peuple. Je vous rappelle les chiffres de l’ONU : 3 millions de personnes déplacées, 7 500 prisonniers politiques, 30 000 homicides en 10 ans, autant de disparus... Mais selon d’autres organismes, on parle de 4,9 millions de déplacés et 250 000 disparus en 20 ans (11). Je ne vous parle pas des tortures, des viols, des massacres.

Vous enregistrez là ? Non, parce que je préfèrerais que vous repreniez plutôt ce que mon chargé de communication a transmis au Figaro. Merci.

ATTENTION : ceci est un entretien imaginaire. Seuls les faits relatés et les chiffres sont tirés de l’Histoire vraie de la Colombie.

Pour voir l’interview du Figaro : Santos : « L’Europe doit soutenir la Colombie »

Notes :

1 - Luis Carlos Galan, candidat du parti « Nuevo Liberalismo » s’est fait assassiné le 18 août 1989 alors que Ingrid Betancourt était sa conseillère.

2 – Ingrid Betancourt a survécu a deux tentatives d’attentat peu avant d’être enlevé par les Farc

Sur l’affaire Betancourt, voir aussi : Sarkozy-Betancourt : Bon vol humanitaire mais mauvais cap

3 – La Colombie compte une centaine d’entreprises françaises de toutes tailles et de tous secteurs. Les investissements français en Colombie se sont élevés à plus de 800 MUSD en 2005 ce qui représentait près de 8 % du total des investissements. Chambre Franco-Colombienne de Commerce et d’Industrie

4 – Selon des documents des USA, Alvaro Uribe, président de 2002 à 2010, est classé comme le narco trafiquant N° 82. Voir La biographie non autorisée de Alvaro Uribe Velez, écrite par Joseph Contreras de l’Université d’Harvard. Disponible gratuitement ici : www.arlac.be/2007/biografia_auv.pdf

5 - En Colombia son asesinados el 60% de los sindicalistas asesinados en el mundo, por una violencia sistemática del Estado colombiano

6 - Voir L’Union européenne récompense la violence en Colombie

7 – La surface d’exploitation passera de 170.000 hectáreas (année 2000) à 743.000 en 2020, en tenant compte qu’il y a 3,5 millones d’hectares en Colombie aptes pour la culture du palmier à huile.

8 – En 1984, en accord avec le gouvernement, les Farc acceptent de déposer les armes et de fonder un parti politique, l’Union Patriotique. Entre 1985 et 1992, 3000 militants et responsables de ce parti ont été éliminés. Il a aujourd’hui disparu.

9 – Entre 1999 et 2002, une zone a été démilitarisé pour arriver à une solution. Quelques heures après la rupture des négociations, l’armée colombienne bombardait la zone.

10 - Voir Trente bombes pour quoi ?

11 - Chiffre du CODHES de novembre 2010 "Hay 250.000 desaparecidos en Colombia en los últimos años"

Source : michelcollon.info

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http://www.legrandsoir.info/Interview-exclusive-du-president-colombien-Plutot-que-de-parler-des-veritables-victimes.html
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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 00:40
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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 00:31

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janvier 2011, par Renán Vega Cantor
(Traduction ARLAC)

On a appris ces jours-ci qu'un criminel naguère président de ce pays a été cité par le cabinet d'avocats des États-Unis Conrad & Scherer comme témoin dans le procès intenté contre l'entreprise charbonnière Drummond pour l'assassinat de 111 modestes Colombiens.

Les avocats du cabinet susvisé, qui représentent les proches des travailleurs assassinés, veulent enquêter auprès de l'ancien président sur les activités des groupes paramilitaires, et lui demander ce qu'il sait des relations entre les multinationales et ces groupes, et des liens du DAS avec les crimes commis par les paramilitaires.

Les avocats du cabinet susvisé, qui représentent les proches des travailleurs assassinés, veulent enquêter auprès de l'ancien président sur les activités des groupes paramilitaires, et lui demander ce qu'il sait des relations entre les multinationales et ces groupes, et des liens du DAS avec les crimes commis par les paramilitaires.

Cette information rappelle la participation directe d'entreprises multinationales au financement, à l'organisation et au parrainage de criminels à gages, en alliance directe avec des secteurs des Forces armées qui, pendant les 25 dernières années, ont persécuté et assassiné des milliers de Colombiens, considérés par ces entreprises comme des “ennemis” de la propriété privée sacrée et de l'investissement étranger.  À ce sujet, il y a lieu de rappeler la responsabilité de Chiquita Brands, Coca-Cola, Drummond, Nestlé et de nombreuses autres entreprises dans l'assassinat de travailleurs, dirigeants syndicaux et dirigeants sociaux.  Et ce, qu'il s'agisse de multinationales établies tant en ville qu'à la campagne, parce qu'elles partent de l'idée que les richesses de notre sol et de notre sous-sol leur appartiennent par force majeure et par conséquent, protégées par l'État colombien, elles peuvent utiliser toutes les formes de lutte pour préserver leurs intérêts et protéger leurs gains : créer des armées privées à leur service, assassiner des dirigeants syndicaux, polluer l'environnement, détruire les écosystèmes, endommager les sources d'eau, sponsoriser les médias et les journalistes qui blanchissent leur image d'entreprise, suborner des membres de l'Armée et de l'État pour qu'ils agissent en faveur des entrepreneurs qui fournissent du travail et de la richesse au pays, comme le dit la propagande officielle dans les médias. 

Ce qui est significatif en l'occurrence, c'est qu'on ne parle pas d'une impunité criminelle des multinationales comme s'il s'agissait du passé, mais d'un comportement d'une actualité impressionnante, si on considère que le projet phare du santisme au pouvoir est de livrer jusqu'au dernier recoin du pays aux multinationales pour qu'elles fouillent notre sol et notre sous-sol et emportent tout ce qu'elles y trouvent.

En ce sens, les crimes des entreprises contre les gens et l'environnement perpétrés par les multinationales vont se généraliser dans le présent et dans le futur immédiat, parce que rien n'indique que les choses aient changé en matière d'impunité en Colombie. Au contraire, ce qu'on observe à l'heure actuelle, c'est l'apologie de l'investissement étranger en tant que potion magique qui va nous sortir du retard et nous conduire au développement économique et à la “prospérité démocratique”. C'est ce que, sous le régime uribiste, on appelait la confiance dans l'investissement, un euphémisme qui cachait la prostration la plus honteuse et la plus vile et la livraison du pays aux intérêts des entreprises multinationales et des pays impérialistes, et à quoi le santisme souscrit aujourd'hui, avec sa prétention de faire de la Colombie un pays minier dont la règle d'or, selon le point 92 du programme de gouvernement de l'oligarque du Jockey Club, “est d'attirer davantage d'investisseurs de taille mondiale, avec des “règles du jeu” qui garantissent la stabilité à long terme …”.


En langage courant, cette stabilité à long terme signifie seulement que l'implantation des concessions minières partout dans le pays s'accompagne de la notion de sécurité des investissements que gèrent les multinationales, qui vise simplement à empêcher toute tentative d'organisation et toute forme de protestation organisée contre l'exploitation des gens et la pollution de l'environnement. Pour éviter la protestation et la résistance, on commence par nettoyer la terre de ses occupants dérangeants, paysans, indigènes et afro-descendants, travail criminel dans lequel les forces armées de l'État et parastatales jouent le rôle de poste avancé. Ensuite, lorsque commence l'exploitation et que les concessions entrent en fonctionnement, la violence devient un instrument pour soumettre et faire taire les contestataires et pour que les quelques travailleurs employés par les concessions acceptent l'exploitation sans piper mot.  Si certaines personnes osent dénoncer la destruction des écosystèmes, on emploie aussi contre elles des instruments violents, comme l'attentat par tueurs à gages, afin qu'elles laissent les multinationales piller notre territoire en toute tranquillité.

La prétention de faire de la Colombie un pays minier, comme le Pérou ou le Chili, signifie que pour soutenir un investissement étranger qui génère très peu d'emploi et qui ne crée pas de richesse sans commencer par détruire, il est nécessaire de renforcer les dispositifs militaires et paramilitaires dans l'ensemble du pays. On peut donc conclure que ce que cherchent les multinationales minières, en association avec l'État colombien et les classes dominantes de ce pays, c'est à nous transformer dans le même temps en une concession et un cimetière. Pour que ce soit possible, les terrorismes d'État et parastatal ont un avenir assuré.

Source : Arlac

 
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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 00:20
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José STEINSLEGER
12 ans après le début de la Révolution Bolivarienne, donnons quelques chiffres qui nous renseignent sur l’angoissante orientation que celle-ci a prise. Précision importante : les données qui suivent ne sont pas révélations de Wikileaks.

Économie et finances publiques

1. Le pays a rompu avec le Fonds Monétaire International.
2. Les réserves en devises internationales ont augmenté.
3. La dette publique a diminué ; elle est passée de 47,5 à 25 points (2003-2006).
4. Suppression de la taxe de « débit bancaire » sur toutes les transactions financières effectuées par les banques.
5. Création de trois grandes banques : Banque du Trésor, Banque du Développement, Banque du Sud.

Pétrole

6. L’industrie pétrolière a repris sa croissance. Redynamisation de l’OPEP comme organisation qui défend les prix du pétrole et création de PETROSUR
7. Libération de la Compagnie Publique, Petróleos de Venezuela, (PDVSA), de la Bourse des Valeurs (SEC) (Securities and Exchange Commission) des États-Unis après paiement de la dette correspondante (26 milliards de dollars).
8. Augmentation des réserves pétrolières estimées avec la récupération de la ceinture pétrolifère de l’Orénoquef

Agriculture et production

9. Récupération de terres pour l’agriculture et remise de terres à des familles paysannes.
10. Diversification de la production agricole. Création d’usines, comme par exemple celles qui fabriquent des tracteurs, des bicyclettes, des automobiles, du ciment… en coopération avec l’Iran.

Santé.

11. Création d’un nouveau Service National de Santé (Misión Barrio Adentro) (Mission Banlieue Profonde )
12. Ouverture d’Hôpitaux pourvus de couveuses et d’équipements de pointe.
13. Construction du Centre de Cardiologie Infantile.
14. Des milliers de personnes ont retrouvé la vue (Mision Milagro)
15. Baisse de la mortalité infantile de 27 %.
16. Augmentation de l’espérance de vie à 73,18 ans.
17. Construction de la première Clinique Populaire Indigène à Apure et réseau de 10 dispensaires pour les populations indigènes.

Femmes

18. Création de INAMUJER, l’Institut National de la Femme.
19. Création du programme Simoncito (prise en charge médicale des futures mères avant l’accouchement).
20. Allongement de la période d’allaitement maternel, ce qui oblige les employeurs à accorder plus de semaines de congé de maternité aux femmes salariées et mères.
21. Aides à 200.000 mères qui connaissent des difficultés économiques (mission Madres del Barrio) (Mères des banlieues).

Éducation

22. L’Université Bolivarienne est présente dans la totalité des États du Venezuela (plus de 800 techniciens supérieurs diplômés) et création d’une Université du Sport à Cojedes
23. Accès aux études du second cycle du baccalauréat pour des milliers de jeunes. Plus de 200.000 bacheliers diplômés (Mision Ribas).
24. Alphabétisation de plus de 1.500.000 personnes, ce qui a conduit l’UNESCO à déclarer le pays libéré de l’analphabétisme.
25. Modernisation de plus de 100.000 centres d’éducation.
26. Création de 58.236 nouvelles écoles primaires.
27. Création de 255 collèges techniques où étudient 203.000 élèves. Le but fixé est de parvenir à 500 collèges techniques pour 500.000 élèves.
28. Édition de plus de 50 millions de livres distribués gratuitement pour élever le niveau culturel du pays.
29. Dotation aux bibliothèques publiques du pays.
30. Création de plus de 6.000 écoles bolivariennes et de 75.000 bibliothèques de salle de cours.
31. Paiement de tous les arriérés de salaire dûs aux instituteurs et hausse substantielle des traitements.
32. Suppression des frais d’inscription pour intégrer les collèges publics.

Pauvreté, travail et habitat

33. Baisse du taux de grande pauvreté de 80 à 30 pour cent (1998 - 2007)
34. Prise en charge de centaines d’enfants des rues et de SDF (Mision Negra Hipólita).
35. Réseau de Maisons d’Alimentation pour personnes en grande difficulté.
36. Déclaration « d’inamovibilité du travailleur »f pour empêcher les suppressions de postes de travail par les employeurs.
37. Programmes de construction d’immeubles neufs destinés au logement sur des terrains à bâtir non occupés ou en remplacement de logements précaires.
38. Prestations comprises, le salaire mensuel minimum du travailleur vénézuélien s’élève à 638 dollars (8.000 pesos mexicains).

Services

39. Augmentation du nombre des foyers raccordés au réseau électrique et d’eau potable.
40. Création des Districts Sociaux de PDVSA pour aider des centaines de communautés à travers tout le pays.
41. Plan national de distribution de gaz (gaz direct pour toutes les communautés).

Communication

42. Création de TELESUR et de la Agencia Bolivariana de Noticias (ABN). (Agence Bolivarienne d’Information)
43. Vote de la loi de « responsabilité sociale » pour la Radio et la Télévision.
44. Mise en orbite du satellite Simón Bolívar pour le développement de la télé-médecine, du télé-enseignement et pour l’indépendance nationale en matière d’information.

Environnement

45. Augmentation de 6.700 spécimens de la population des flamants des Caraïbes, espèce menacée de disparition.
46. Plantation de 20 millions d’arbres depuis 2006 (Mision Árbol).

Sécurité

47. Augmentation du nombre des affiliés à la Sécurité sociale et des pensions de retraite.
48. Paiement de toutes les dettes dues par l’Etat aux professeurs, médecins et retraités.
49. Retraite versée aux instituteurs des écoles catholiques Fe y Alegía (Foi et Allegresse) qui n’avaient pas reçu, durant 50 ans, ni retraite ni indemnités.
50. Construction de centres pénitentiaires pour résoudre le problème des prisons insalubres.

Forces armées

51. Fin de la dépendance des Forces Armées Nationales vis-à-vis de l’influence de la Escuela de las Américas
52. Expulsion des techniciens yankees qui espionnaient dans les casernes et diversification du marché pour se fournir en armements.

Intégration

53. Adhésion au Mercosur.
54. Création de la Alianza Bolivariana para los Pueblos de Nuestra América (ALBA) comme alternative à l’accord de Libre Echange de la Américas (ALCA)

Politique

55. Élévation du sentiment de fierté nationale ressenti par les citoyens vénézuéliens.
56. Rétablissement de la souveraineté nationale.
57. Célébration de l’histoire des luttes populaires et nationales.
58. Démocratie réelle.

José Steinsleger est écrivain et journaliste. Membre fondateur de la Fédération Latinoaméricaine des Journalistes (FELAP, 1976), de l’Agence Latinoaméricaine de Services Spéciaux d’Information (ALASEI-UNESCO, 1984) et du mouvement “EN Défense de l’Humanité” (Mexico, 2003). Depuis 1996, il tient une chronique régulière dans le journal mexicain La Jornada. Auteur et co auteur de nombreux livres sur la situation politique en Amérique Latine.

Source : http://www.jornada.unam.mx/2010/12/...

Notes :

Ø PETROSUR : Petrosur es un organisme politique et commercial promu par la République Bolivarienne du Venezuela pour établir des mécanismes de coopération et d’intégration sur la base de la complémentarité et en faisant un usage juste et démocratique des ressources énergétiques pour le développement socio-économique de ses peuples.

Ø Ceinture pétrolifère de l’Orénoque, (La Faja del Orinoco), est une vaste zone du Venezuela, riche en pétrole, située sur la rive gauche du fleuve Orénoque, d’une superficie totale de 55.314 km². On considère que cette zone représente la plus grande accumulation de pétrole extra-lourd du monde.

Ø Mision Milagro : En 2004, les gouvernements de Cuba et du Venezuela ont entamé une campagne commune, la Misión Milagro (Mission Miracle) pour soigner gratuitement, dans toute l’Amérique latine, des personnes souffrant de maladies des yeux. En tout, 49 centres ophtalmologiques ont été créés. Jusqu’à la fin de l’année 2007, plus d’un million de patients, venant également d’Afrique et d’Asie, ont pu être traités. Cuba et le Venezuela y participent de différentes manières : le Venezuela livre du pétrole bon marché à Cuba et Cuba envoie, en échange, des médecins bien formés et du personnel médical dans d’autres pays.

source : Horizons et débats http://www.globalhand.org/en/organi...

Ø INAMUJER (Institut National de la Femme, par son sigle en espagnol) : agence publique du gouvernement du Venezuela chargée de définir, évaluer et piloter la politique en direction des femmes.

Ø L’Etat de Cojedes est un des 23 Etats du Venezuela. Sa capitale est San Carlos. Sa superficie est de 14.800 km² et sa population comptait, en 2007, 300.300 habitants environ..

Ø « Les travailleurs couverts par le prolongement de « l’inamovibilité de l’emploi » ne pourront pas être renvoyés, rétrogradés ni mutés sans une juste raison dûment certifiée, au préalable, par l’Inspection du Travail… Le respect de cette loi donne droit au salarié à exiger sa rémbauche et le paiement des salaires dûs correspondants »… Article 2 - Journal Officiel de la République Bolivarienne du Venezuela. Décret N° 3.546 du 28 de Mars 2005.

Ø ESCUELA DE LAS AMÉRICAS L’Institut de l’Hémisphère Occidental pour la Sécurité et la Coopération (Western Hemisphere Institute for Security Cooperation, en anglais) (abrégé en WHINSE), anciennement nommé École des Amériques (Escuela de las Américas, en espagnol), est un centre d’enseignement militaire, créé en 1946, géré par le Département de la Défense des USA et situé, depuis 1984, à Fort Benning, près de Columbus, en Géorgie, après avoir longtemps été situé à Fort Gulick, au Panama. Il est célèbre pour avoir enseigné aux militaires latino-américains les doctrines de contre-insurrection et inculqué une idéologie anti-communiste. Y ont été formés grand nombre des militaires qui, par la suite, ont participé ou organisé des coups d’État et instauré des dictatures dans leur pays respectifs.

Ø MERCOSUR (en espagnol) … désigne la communauté économique des pays de l’Amérique du Sud, qui signifie littéralement Marché Commun du Sud (Mercado Común del Sur (en espagnol). Le siège du Mercosur est à Montevideo. Le Mercosur est né le 26 mars 1991, avec la signature du traité d’Asunción par le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay. C’est le troisième marché intégré au monde après l’Union Européenne et l’ALÉNA (NAFTA en anglais). Il se veut un outil de coopération beaucoup plus poussé que l’ALÉNA (Accord de libre-échange nord-américain, simple zone de libre échange sans tarif extérieur commun et sans volonté de rapprochement politique ou juridique). Ses buts sont la libre circulation des biens, des services et des facteurs de production, la création d’un tarif extérieur commun, le rapprochement des politiques économiques et l’harmonisation des législations entre les membres.

Ø ALBAL’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique - Traité de commerce des Peuples (ALBA - TCP) (« Alianza Bolivariana para los Pueblos de Nuestra América - Tratado de Comercio de los Pueblos » (en espagnol) est une organisation politique, sociale et économique pour promouvoir la coopération dans ces domaines entre les pays socialistes de l’Amérique latine et des Caraïbes. D’abord évoquée par Hugo Chávez… lors d’un sommet, en décembre 2001, des chefs d’État de la Communauté des Caraïbes, l’ALBA a été officiellement lancée en avril 2005, par la signature d’un « traité commercial des peuples » entre Cuba et le Venezuela. La Bolivie, le Nicaragua, la Dominique et le Honduras se sont depuis associés à l’initiative, qui visait d’abord à promouvoir une alternative à la ZLEA (Zone de libre-échange des Amériques) promue par Washington. Saint Vincent et les Grenadines en est devenu membre le 17 avril 2009. Enfin, en juin 2009, le nombre de membres passe à neuf, suite à l’adhésion d’Antigua-et-Barbuda et de l’Équateur. Depuis janvier 2010, le Honduras ne fait plus partie de l’ALBA après que le congrès en a réclamé sa sortie. Celui-ci redoute la supposée ingérence du Vénézuéla - qui soutient le président déchu Zelaya - dans ses affaires internes. (Wikipedia)

Ø ALCA La Zone de libre-échange des Amériques (ALCA en espagnol) est une communauté économique qui pourrait succéder à l’ALENA. Ce projet est fortement poussé par le gouvernement des États-Unis. Il prévoit la suppression des droits de douanes sur plusieurs types de produits, notamment des produits manufacturés et agroalimentaires. Il engloberait 34 pays, soit toute l’Amérique excepté Cuba, la France (DOM TOM), le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Ce projet est vivement critiqué, essentiellement en Amérique du Sud, par des associations, des syndicats et des partis politiques car il aurait, selon eux, des conséquences sociales très négatives. Ce projet est notamment critiqué par l’important MERCOSUR qui regroupe le Brésil, l’Uruguay, l’Argentine, le Paraguay et, depuis 2006, le Venezuela. Le projet a également essuyé de nouveaux revers avec l’arrivée au pouvoir du MAS d’Evo Morales en Bolivie, la formation de l’ALBA (Alternative Bolivarienne pour les Amériques), l’élection de la socialiste Michelle Bachelet au Chili et de Nestor Kirchner en Argentine, ou encore la victoire en 2004 du Front large en Uruguay. (Selon Wikipédia)

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Published by cuba si lorraine - dans Amérique Latine
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