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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 09:32

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Par Tania Hernández  RHC

Par María Josefina Arce.

Quelque 4 millions de personnes bénéficieront de l’augmentation de 30% du salaire minimum et des retraites décrétée par le gouvernement du président Hugo Chavez, dans le cadre de sa politique de redistribution des richesses.


Les Vénézuéliens ont accueilli avec satisfaction cette nouvelle mesure gouvernementale, qui prouve que les autorités vénézuéliennes poursuivent leur travail pour élever le niveau de vie de toute la population.


L’augmentation des salaires se fera en deux temps : une première hausse de 15% entrera en vigueur le 1er mai et une deuxième augmentation équivalente interviendra le 1er septembre. Ces augmentations porteront le salaire minimum à 476 dollars environ.


Ce salaire minimum, qui concerne les travailleurs du public comme du privé, mais aussi les retraités, sera le plus élevé de toute l’Amérique Latine.


Depuis son accession à la présidence en 1999, le leader bolivarien Hugo Chavez a lancé de nombreuses initiatives pour améliorer les conditions de vie de tous les Vénézuéliens, en particulier de ceux qui étaient exclus et marginalisés depuis des décennies. 


Il y a quelques jours, les Vénézuéliens ont fêté le neuvième anniversaire du programme Barrio Adentro, qui illustre bien les politiques sociales menées par le gouvernement d’Hugo Chávez. En offrant un accès gratuit et universel à tous les services de santé, la mission Barrio Adentro a révolutionné la santé publique au Venezuela.


Ce programme de santé a non seulement permis d’effectuer 500 millions de consultations et de sauver la vie de plus d’un million de Vénézuéliens, mais il a aussi contribué à la formation de médecins généralistes.

L’Organisation Panaméricaine de la Santé reconnaît quecette mission constitue un exemple au niveau mondial.


Dans le cadre des politiques sociales de la Révolution Bolivarienne, le gouvernement vénézuélien a entrepris la construction de nouveaux logements, une construction qui se fait de manière soutenue et sans interruption : plus de 186 000 familles se sont déjà vues remettre un logement digne par l’Etat.


Ce ne sont là que quelques exemples de tout ce qu’a fait le gouvernement d’Hugo Chavez pour le peuple vénézuélien, mais surtout pour les populations marginalisées par les gouvernements précédents. Une vie digne pour tous, telle est, sans aucun doute, l’une des priorités de la Révolution Bolivarienne.

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 09:20

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Sergio Alejandro Gomez Granma

AVEC la nationalisation de 51% des actions de la compagnie Yacimientos Petroliferos Fiscales (YPF), le gouvernement argentin entend retrouver sa souveraineté sur cette ressource stratégique, qui sera mise au service du développement et de l’industrialisation du pays au milieu de la difficile conjoncture économique mondiale, estiment de nombreux analystes.


 

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La présidente Cristina Fernandez lors de la conférence de presse à Buenos Aires, où elle a annoncé la nationalisation de 51% de l'entreprise YPF, filiale du groupe pétrolier espagnol Repsol.

Selon l’Argenpress, la présidente Cristina Fernandez de Kirchner a soumis au Congrès un projet de loi déclarant d’intérêt public l’exploitation des hydrocarbures, et décrétant l’expropriation de 51% de cette compagnie, filiale du groupe pétrolier espagnol Repsol.


Des sources officielles précisent que le prix auquel Repsol doit être exproprié sera déterminé par un tribunal d’évaluation. Le contrôle de la compagnie pétrolière, détenu actuellement à 57,4% par Repsol, devrait être ramené à un peu plus de 6%.


Le décret qui vient d’entrer en vigueur prévoit également l’« intervention transitoire de YPF pendant une durée de 30 jours pour assurer la continuité de l’entreprise, la préservation de ses actifs et de son patrimoine, les fournitures de combustibles, ainsi que la couverture des besoins du pays ».

Le projet a déjà été approuvé par les commissions du Sénat des Affaires constitutionnelles, de l’Énergie, du Budget et des Finances publiques, et sera soumis à la Chambre.


Le gouvernement argentin avait remis en question la politique de Repson-YPF, dont la production de gaz et de pétrole avait diminué d’année en année, ce qui a obligé l’Argentine à importer des hydrocarbures pour plus de 9 milliards de dollars en 2011, soit un peu moins que le total de l’excédent commercial du pays, d’après des statistiques officielles.


La compagnie YPF, fondée en 1922, fut à l’avant-garde de la participation étatique dans l’exploitation de pétrole, jusqu’à ce qu’elle soit privatisée dans le cadre des politiques néolibérales sous l’égide de Carlos Saul Menem (1989-1999) qui ont dévasté le pays.


La plus importante entreprise énergétique argentine conservera son statut de société privée, mais YPF passera à 51% dans les mains argentines, réparti entre l’État national et les provinces productrices. D’après la Maison Rose, le siège du pouvoir exécutif argentin, cette mesure vise à « optimiser les investissements », « encourager l’exploitation et la commercialisation des hydrocarbures à haute valeur ajoutée » et à « la protection et l’exploitation rationnelle » de ces ressources.


Par ailleurs, la présidente argentine a souligné dans son discours de présentation du projet de loi que « l’Argentine est le seul pays d’Amérique latine, voire du monde, qui ne maîtrise pas ses ressources en hydrocarbures », ajoutant que son administration a montré que l’État est à même de gérer efficacement les richesses du pays.


 

L’agence Prensa Latina rapporte que plusieurs présidents d’Amérique latine et organismes internationaux ont manifesté leur soutien à la décision de l’Argentine, qui lui permet de rejoindre le groupe de pays de la région comme le Brésil (Petrobras) et le Venezuela (PDVSA) qui ont fait de l’exploitation à participation étatique des hydrocarbures un moteur de croissance économique et de réduction des inégalités sociales.

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 12:01

Abril-sin-censura.jpg

À l'occasion du 10e anniversaire de la victoire populaire écrasante sur le putsch fasciste au Venezuela, Granma publie en exclusivité l’épilogue du livre Abril sin censura, écrite par German Sanchez Otero, à l'époque ambassadeur de Cuba dans ce pays frère. Paru aux éditions Correo del Orinoco, le livre a été présenté à Caracas dans le cadre de la commémoration de cette geste populaire bolivarienne


German Sanchez Otero Granma


« Il y a des coups dans la vie. Très durs. Je ne sais pas…! », écrivit en vers le grand poète péruvien Cesar Vallejo au sujet de l’ineffable éclat spirituel que l’adversité peut susciter chez l’être humain.

 

 


3cubierta-11-fr-abril.jpg Couverture du livre présenté par
son auteur à Caracas.

Le peuple de Bolivar parvint à transformer le dur putsch du 11 avril en certitude et en lauriers. Il fut l’acteur principal qui empêcha la résurgence du projet fasciste en Amérique latine et dans la Caraïbe – à l’aube de ce siècle –, et qui évita la chute de la Révolution bolivarienne qui en était à peine à sa troisième année d’existence. Comment cela a-t-il été possible ?

Le livre Abril sin censura ne prétend pas ajouter de nouvelles idées aux interprétations pertinentes des analystes et des dirigeants vénézuéliens et d’autres pays sur le coup d’État d’avril et sur la victoire du peuple bolivarien ; en premier lieu celles du président Hugo Chavez, artisan de la stratégie révolutionnaire qui fit avorter le putsch en moins de 48 heures. L’auteur nous fait part du simple récit des faits, tels qu’ils se sont passés, pour révéler les vérités et les leçons de cette page lumineuse de l’histoire contemporaine de Notre Amérique.

Avant d’ouvrir ce livre, le lecteur avait peut-être une opinion, qu’il a pu confirmer ou enrichir. Ou peut-être sa vision a-t-elle changé sur un aspect ou l’autre. Voire ses conclusions. Peu importe. Pour ma part, j’aimerais demander aux lecteurs de me permettre d’exposer quelques idées. Je le fais avec la prudence de quelqu’un qui a dû éplucher une montagne de notes, de témoignages, de chroniques, d’interviews, de matériel filmique et d’autres sources, et se souvenir d’une infinité de dialogues avec des amis – vénézuéliens et cubains – qui ont vécu sur plusieurs théâtres ces journées marquantes.

 

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La clique putschiste.

1. Le coup d’État fut préparé et organisé pendant au moins neuf mois. Lorsque le bloc des forces de l’opposition et leurs mentors des États-Unis arrivèrent à la conclusion qu’Hugo Chavez ne renoncerait pas à son projet bolivarien, il optèrent pour la voie violente afin d’instaurer un pouvoir capable d’extirper jusque dans sa racine la Révolution bolivarienne. Un premier pas serait la suppression des pouvoirs constitutionnels et l’imposition d’un gouvernement de facto fascisant.


2. Après le 11 septembre 2001, les États-Unis ont affiché ouvertement leur aversion pour le gouvernement de Chavez, ainsi que leur intention de le renverser. Les nombreuses déclarations des porte-parole du gouvernement de Bush confirmaient que ce pays avait donné leur feu vert et leur soutien aux putschistes vénézuéliens pour accélérer la chute de Hugo Chavez et du processus révolutionnaire au Venezuela. Le gouvernement bolivarien se dressait comme un obstacle de plus en plus sérieux à la politique extérieure de Bush, notamment vis-à-vis du continent, et pour le contrôle des cours mondiaux du pétrole et des hydrocarbures vénézuéliens, qui constituent la plus importante réserve de la planète.


3. – La stratégie du putsch et la séquence des événements prévus avaient été conçues avec la précision d’une montre suisse. Les conspirateurs vénézuéliens auraient-ils pu entreprendre ces projets sans le soutien des experts yankees ? C’est difficile à croire. Seule la phase de l’exécution du coup d’État semble avoir été réalisée avec une certaine autonomie.


4.- Je me range à l’avis de Rodolfo Sanz qui, dans son livre Dialectica de una victoria, parle d’une conception théorique du coup d’État. Il fallait provoquer un massacre pour en rejeter la responsabilité sur le président afin de permettre aux Forces armées d’invoquer l’article 350 de la Constitution pour l’arrêter et le juger pour crimes de lèse humanité. Pour ce faire, l’ordre qui serait à l’origine de la tuerie devrait avoir été donné par Hugo Chavez, et exécuté par les Forces armées, auxquelles on imputerait la responsabilité du massacre. Ce qui explique pourquoi la marche de l’opposition devait arriver jusqu’au Palais de Miraflores pour obliger les militaires à la réprimer par les armes.


5.- Comment se sont déroulés les faits ? Voyons.

Chavez n’a jamais donné l’ordre de tirer sur les opposants. Au contraire.

Les morts et les blessés ont été provoqués par des francs tireurs à la solde des putschistes, et il y a eu des victimes dans les deux camps.

 

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La victoire. De retour à Miraflores.

Un petit nombre d’opposants parvint à s’approcher du Palais par le flanc ouest et fut repoussé par le Garde nationale à l’aide de gaz lacrymogènes, sans faire de victimes. Les manifestants qui devaient marcher sur le Palais par l’avenue Baralt-Puente Llaguno-Urdaneta, derrière la Police métropolitaine qui leur frayait le passage, furent stoppés dans leur progression par la mobilisation du peuple bolivarien, et en particulier par la résistance d’un petit groupe de téméraires qui, munis d’armes courtes, affrontèrent la police et les francs tireurs à hauteur de Puente Llaguno. Autrement dit, jamais la marche n’arriva à Miraflores grâce à la résistance héroïque du peuple qui s’était mobilisé autour du Palais, notamment sur Puente Llaguno.


Voyant que les choses ne s’étaient pas passées comme prévu, Venevision réalise un montage télévisé présentant les Cercles bolivariens comme les responsables de la tuerie, ajoutant qu’ils avaient obéi aux ordres du président. La machine de propagande se met aussitôt en branle. On fait appel à la technique gœbbelsienne, selon laquelle par la répétition constante on peut transformer un mensonge en vérité. La vidéo truquée est maintes fois retransmise par toutes les chaînes privées pour accuser Chavez et confondre l’opinion publique nationale et internationale, pour paralyser les forces populaires et obtenir le soutien des commandements militaires et les rallier à la cause des putschistes. Dans la soirée du 11 avril et dans la matinée du lendemain, ces objectifs sont partiellement atteints. Surtout à cause de la confusion provoquée dans les secteurs chavistes par l’allocution lue par le général Lucas Rincon, chef du Haut commandement, affirmant que le président avait « renoncé ».


Lorsque les putschistes ont rejeté les conditions posées par Hugo Chavez pour renoncer à ses fonctions – des conditions impossibles à remplir, et Chavez le savait –, ils décident alors de faire pression sur lui en menaçant de bombarder le Palais, la décision courageuse du président de refuser de démissionner et de se laisser incarcérer au Fort Tiuna a été un facteur clé qui précipita l’échec du coup d’État. À partir de ce moment, les principaux chefs putschistes – civils et militaires – s’embrouillent et en quelques heures, le 12 avril, ils perdent rapidement le contrôle de la situation. Le 13, ils sont pratiquement vaincus.


Un élément très important, c’est que huit heures à peine après l’incarcération du président au Fort Tiuna, le peuple vénézuélien et le reste du monde aient pu savoir que Chavez n’avait pas démissionné. D’abord à travers les paroles de sa fille Maria Gabriela – une idée de Chavez que Fidel matérialisa aussitôt depuis Cuba. Et un peu plus tard à travers le vaillant discours du Procureur général Isaias Rodriguez. À partir de là, la situation a basculé. C’est même ce qui empêcha, avec la mobilisation populaire, l’assassinat du président, comme l’avait décidé le noyau dur des putschistes.


Le déploiement populaire, à partir du 12, jusqu’à l’irruption massive du 13 avril, fut encore une fois déterminant dans le dénouement. Comme lors des mobilisations du 11, les Cercles bolivariens vont jouer un rôle décisif, et, même s’ils n’ont pas d’instances verticales de direction, ils deviennent des organisations motrices qui organisent et dirigent de nombreux groupes dans les quartiers populaires et sur les lieux de travail.


Le fait que plusieurs généraux, la quasi-totalité des sous-officiers et des troupes, notamment à Maracay, Fort Tiuna, ainsi que de la Garde d’honneur de Miraflores, se soient opposés au coup d’État, et la mobilisation populaire en faveur du président, provoquèrent une victoire record du processus bolivarien.


6. Il ne fait aucun doute que la bouffonnerie de Pedro Carmona s’autoproclamant président, et sa décision de fouler aux pieds la Constitution bolivarienne l’enfoncèrent encore plus. Cependant, même si les putschistes avaient préservé certaines normes constitutionnelles, comme par exemple maintenir l’Assemblée nationale – comme ils ont essayé de le faire lorsqu’ils se sont vus perdus, et sur les conseils de l’ambassade yankee –, les événements auraient suivi à peu près le même cours.


Le coup d’État n’avait aucune possibilité de se consolider, et ce pour les raisons suivantes :

Hugo Chavez n’avait pas démissionné. Il était prisonnier et sa vie était en danger. Il n’était pas responsable des morts, au contraire. La justification du putsch était basée sur des mensonges et des manipulations médiatiques. Les progrès de la Révolution bolivarienne – y compris le développement de la conscience, de l’organisation et le soutien populaire –, tout comme les espoirs qu’elle avait suscités, ainsi que le leadership de Chavez auprès du peuple et des forces armées, allaient peser de tout leur poids. Ainsi, depuis le début, le putsch était voué à l’échec, même si les auteurs avaient tenté d’orchestrer un putsch de velours.


7.- Quelles sont les personnes qui ont constitué le bloc putschiste ? Quels rôles ont-elles joué à chacune des étapes ? À Quels conflits d’intérêts étaient-ils confrontés ? Dans son excellent ouvrage El golpe de Estado del 11 de abril, le dirigeant bolivarien Guillermo Garcia Ponce fourni une caractérisation très perspicace.


Les groupes les plus extrémistes, mi fascistes mi irrationnels, ont assumé la direction du coup d’État contre Chavez. D’anciennes figures de la politique traditionnelle furent déplacées et leurs postes furent occupés par des voyous de l’Est de Caracas ou par des partisans de la position d’apartheid de la politique vénézuélienne. Ces derniers allaient se hisser aux premiers plans : le contre-amiral néo-prussien Carlos Molina Tamayo ; le chef d’entreprise Carmona Estanga ; le secrétaire privé de l’ancien président Carlos Andrés Pérez ; le paramilitaire Isaac Pérez Recao et des chefs exécutifs de banques et d’entreprises étrangères (…). En deuxième ligne se trouvaient, sous l’influence de laboratoires de rumeurs et de manipulations comme le quotidien El Nacional, la chaîne Globovision, certains employés de PVDSA, des journalistes mercenaires, des bureaucrates de la Mairie métropolitaine, les fils à papa de la petite bourgeoisie de Caracas, certains renégats de longue date connus pour leur passé opportuniste, et trois douzaines de généraux sans troupes…


Ajoutons à cette liste le haute hiérarchie de l’Église catholique vénézuélienne, la mafia syndicale de la Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV) et les propriétaires des principaux médias privés. Les hauts responsables de l’Église se sont placés en première ligne de front jusqu’à la dernière minute, tandis qu’après avoir été déplacée, la CTV dirigée par Carlos Ortega, décida de se racheter une conduite en niant sa compromission avec le gouvernement de facto, pour décrocher postes et privilèges.


Pour leur part, le 12 avril, certains propriétaires de médias vénézuéliens, et vraisemblablement aussi étasuniens, ainsi qu’un groupe de politiciens de l’opposition, réalisent dans quel bourbier ils se sont enlisés en apprenant le refus de Chavez de démissionner et que le président est maintenu en isolement. Ils sont horrifiés de constater que le peuple s’est mobilisé dans la rue pour protester et libérer son président, et que les militaires s’étaient fermement prononcés contre le coup d’État, notamment à Maracay et Fort Tiuna, deux bases encerclées par la population qui exigeait la restitution de Hugo Chavez dans ses fonctions. C’est pourquoi à partir de la matinée du 13 avril, ils tentent de convaincre Carmona et la clique putschiste de réactiver l’Assemblée nationale et les autres pouvoirs, sauf la présidence. Sans Chavez !


À noter que tous les dirigeants de l’opposition ont participé à l’exécution du putsch, et qu’il y avait consensus en ce qui concerne deux objectifs principaux : annuler la Constitution bolivarienne et renverser par la force le président Hugo Chavez. Chacun a fait sa part de travail, mais


il est important de rappeler qu’ils étaient tous impliqués dans le complot : les militaires séditieux ; la Fedecamaras – au nom de l’oligarchie – ; la CTV ; les partis Acción Democrática, COPEI, Proyecto Venezuela, Bandera Roja, Movimiento al Socialismo, Causa R, Primero Justicia et d’autres ; les propriétaires des médias privés et leurs principaux dirigeants et porte-parole ; la hiérarchie de l’Église catholique ; l’ancien président Carlos Andrés Pérez, le trafiquant d’armes et mafieux Isaac Pérez Recao ; plusieurs gouverneurs, maires, députés, juges, procureurs et de nombreux fonctionnaires publics de la 4e République ; les dirigeants de PDVSA et des milliers de technocrates de cette entreprise d’État ; des dirigeants de fondations et autres institutions de la dénommée « société civile », des renégats de gauche comme Teodoro Petkoff et une vaste gamme d’intellectuels organiques de la droite et d’autres soi-disant « progressistes »…. Ils ont été impliqués dans une, deux ou plusieurs des actions suivantes : ils ont participé aux mobilisations, ils ont défendu le changement anticonstitutionnel dans des écrits ou dans des déclarations, ils ont fourni de l’argent ou comploté dans les casernes et ailleurs… Un petit groupe a conçu un plan général, et un noyau dur plus restreint s’est chargé de l’appliquer selon ses intérêts particuliers (Carmona, Pérez Recao et certains hauts officiers…).


Mais, et j’insiste là-dessus, ils sont tous complices dans le putsch. Preuve en sont les déclarations de politiciens, les documents envoyés à la presse par le patronat et des associations de la « société civile », ainsi que les éditoriaux et les articles parus les 12 et 12 avril : depuis le « Ciao Hugo », de Petkoff, publié le 12 avril dans son journal Tal Cual, jusqu’à l’éditorial du quotidien El Nacional paru le lendemain. Après, le ciel s’est assombri avec l’échec. Ils ont tenté de se démarquer et de préserver leurs forces pour d’autres tentatives…


Constat très symptomatique : les centaines de milliers de personnes qui ont participé avec enthousiasme à la marche du 11 avril, sans exception, sont restées chez elles et aucun de ses dirigeants n’a eu le courage de les convoquer lors de la mobilisation populaire et militaire contre le coup d’État. Les vérités écrasantes qui, malgré la censure qui sévissait également dans l’Est de Caracas se faisaient jour, ont déprimé et paralysé ceux qui quelques heures plus tôt avaient marché dans les rues, résolus à conquérir le Palais de Miraflores. Ils s’étaient éveillés heureux le 12, mais ce même soir et surtout le 13, ils ont commencé à s’inquiéter, et dans nombre de cas à se poser des questions liées aux manipulations dont ils auraient été victimes. Le 13, dans l’après-midi, l’inquiétude s’est transformée en angoisse, et le 14 ils se sont réveillés déçus et perplexes.


Les secteurs réactionnaires de la classe moyenne vénézuélienne ont ainsi dévoilé leurs faiblesses : décidés et euphoriques quand ils se croyaient vainqueurs, timorés dans les moments difficiles. Même leurs éléments fascistes, comme ceux qui ont attaqué l’ambassade de Cuba le 12 – avec la complicité tacite du maire Capriles Radonski – ont pris la fuite lorsqu’ils ont été informés, dans la matinée du 13 avril, du retournement de situation en faveur de la Révolution.


Le putsch d’avril, à l’instar d’autres cuisants échecs de l’histoire, est resté sans force, sans soutien et sans défenseurs. Kennedy aurait parlé de coup d’État « orphelin ». Il faudrait réviser l’histoire de l’Amérique latine et de la Caraïbe au cours des cent dernières années, jalonnée de coups d’États. Combien ont échoué ? On le saura un jour. Il semble clair que, plus qu’une conséquence de la conception ou de l’exécution du putsch, le dénouement au Venezuela est le fruit de l’existence d’une singulière révolution populaire et armée, et d’un leader exceptionnel.


8.- Il est bon de nous arrêter sur l’allégeance idéologique des auteurs du coup d’État qui ont formé le gouvernement de facto. En premier lieu le patronat, représenté en la personne de son principal dirigeant ; les principaux responsables de l’Église catholique ; et finalement un petit groupe de généraux réactionnaires. Ces personnes définissent la composition du dénommé

« gouvernement de transition », qui comptera aussi des membres de l’Opus Dei. Je partage l’avis de Rodolfo Sanz : « Cette trilogie, Opus Dei, technocratie patronale pétrolière, militarisme et paramilitarisme, devint le noyau hégémonique des putschistes en ces journées d’avril ».

Leurs faits et gestes pendant cette brève période les trahissent : ils s’orientent vers la pleine restauration de la 4e République, avec des actions de nature fasciste, y compris les répressions sous forme de razzias contre des dirigeants du processus bolivarien, le peuple chaviste, et un symbole qu’ils haïssent : l’ambassade de Cuba. Du 12 au 13 avril, plus de 70 personnes furent assassinées, et plusieurs centaines furent persécutées et incarcérées. Que se serait-il passé en une semaine, en un mois ou en un an ?


9.- Une autre question indispensable. Quelles furent les principales conséquences du putsch ?

Le premier grand échec subi par le bloc oligarchico-impérialiste au Venezuela à partir du 2 février 1999 fut l’approbation de la Constitution bolivarienne. Et le deuxième l’avortement de putsch d’avril 2002. D’autres viendraient ensuite, et il y en aura certainement d’autres.

Les événements d’avril nous montrent le vrai visage des ennemis de la Révolution. En ces brèves journées, un peuple civil et en uniforme d’orientation bolivarienne a mieux saisi la portée de la Constitution et du projet de changements dirigé par Chavez. La conscience politique du peuple et des militaires s’est développée, et les engagements avec le projet révolutionnaire se sont consolidés. Les masses ont joué un rôle décisif, tout comme l’alliance civico-militaire perçue par Chavez comme un facteur stratégique clé de la Révolution bolivarienne.


Le putsch se présenta comme une occasion pour débarrasser les rangs militaire des éléments putschistes et rétrogrades. Il révéla aussi de nouvelles trahisons dans le domaine civil, et des éléments qui servaient de cheval deTroie passèrent au camp ennemi.


L’opposition fut temporairement désarticulée. Ses rangs étaient affaiblis par les divisions et les scissions, et la crédibilité des médias privés en prit un sacré coup. Cependant, la trahison de Luis Miquilena permit aux adversaires du processus bolivarien de contrôler la majorité du Tribunal suprême, ainsi qu’une bonne partie des tribunaux et du Ministère public, dans leurs instances inférieures, mais décisives. Ce qui permit au Tribunal suprême d’affirmer qu’il ne s’agissait pas d’un coup d’État mais d’un « vide de pouvoir ». Par ailleurs, les chefs d’accusation retenus contre les responsables furent abandonnés. Beaucoup d’entre eux s’enfuirent à l’étranger, y compris Carmona, Pérez Recao et plusieurs hauts officiers impliqués.


Il n’y a pas de mots plus éloquents pour expliquer cette situation que ceux employés par Roy Chaderton Matos, nommé ministre vénézuélien des Affaires étrangères après la putsch : « Il se trouve que nous avons eu sur notre terre magique un président séquestré sans ravisseurs, incarcéré sans geôliers, des autorités "auto-assermentées" sans usurpateurs, des parlementaires, des gouverneurs et des maires attrapés et tabassés sans lyncheurs… Autrement dit, des responsabilités sans responsables, des attaques sans attaquants et des violations sans coupables. Comment alors nous surprendre en invertissant la logique de cette séquence, de découvrir des juges sans justice ? Il n’y a pas de responsables. Il n’y a pas de responsabilités. Seuls des fantômes dans la fébrile fantaisie garciamarquienne ».


Pour leur part, les Cercles bolivariens criminalisés par les fascistes ont gagné en prestige et se sont multipliés dans presque tout le pays. Des dirigeants syndicaux critiques de la mafia de la CTV ont accéléré les initiatives pour construire une force syndicale autonome et à la fois engagée avec le processus de changements. Au sein de PDVSA, même si la quasi-totalité des dirigeants putschistes regagnèrent le postes, les positions des ouvriers et des fonctionnaires patriotes – ils étaient conscients qu’un nouvel affrontement avec les patrons serait inévitable –se renforcèrent.


Une autre leçon du putsch fut l’importance du rôle des médias alternatifs populaires, comme par exemple Catia TV, dans l’ouest de Caracas ; l’utilisation de la messagerie de textes numériques et d’autres variantes de transmission d’informations, d’idées et de consignes, qui allaient faire du Venezuela le pays d’Amérique du Sud comptant le plus grand nombre de chaînes de télévision, de stations de radio et de journaux alternatifs. Ces médias ont pour but de promouvoir, dans une optique critique, l’œuvre révolutionnaire, et ils constituent un réseau qui, grâce à cette expérience, est aujourd’hui mieux à même de défendre cette œuvre et à parer à toute éventualité semblable à celle d’avril.


Les partis de l’alliance bolivarienne formulèrent de saines critiques sur le manque de plan pour affronter le complot putschiste, et ils adoptèrent des mesures pour rendre plus efficace leur soutien au gouvernement et au président. La meilleure synthèse des leçons tirées du putsch par les dirigeants est peut-être l’affirmation de Chavez selon laquelle ils avaient perdu « leur virginité ».

Au sein des Forces armées, le président, en sa qualité de commandant en chef, instaura un système autonome de communications directes avec les commandements des bataillons et d’autres unités, afin d’assurer un contact permanent dans des conditions normales et exceptionnelles.


L’impact international du putsch assura un bilan très favorable au gouvernement et à la Révolution, renforçant l’opposition à toute tentative de coup d’État au Venezuela ou dans n’importe quel autre pays de la région. Nombre d’analystes dans le monde, y compris aux États-Unis, accusèrent le gouvernement de Bush d’être l’instigateur du putsch, et pour le moins d’avoir reconnu le « gouvernement » de Carmona. Ce qui plaça les États-Unis sur la défensive.

Pour sa part, la gauche et certaines forces progressistes latino-américaines – qui entretenaient des réserves et des préjugés envers Hugo Chavez du fait de ses origines militaires et de ses idées de changement novatrices –, ont fini par comprendre qu’il y avait bel et bien un processus révolutionnaire au Venezuela, et que ce pays avait besoin de solidarité.

10.- Un dernier commentaire. N’oublions jamais les leçons du coup d’État d’avril 2002 au

Venezuela, ni l’odyssée des authentiques démocrates et patriotes de ce pays frère. « N’oublions jamais ! », ai-je signalé, à la première personne du pluriel, à l’intention des Vénézuéliennes et des Vénézuéliens, et du reste des peuples de Notre Amérique.

Ne jamais oublier les auteurs et les exécutants du putsch, par delà leurs disputes et leurs divergences opportunistes.


Ne jamais négliger jusqu’où ils sont capables d’aller pour détruire le rêve bolivarien.

Ne pas se laisser tromper par les mensonges de ces individus – ou d’autres qui pourraient surgir –, qu’ils soient grossiers ou déguisés sous de belles paroles.

Savoir déceler les intentions qui se cachent derrières tous les accoutrements changeants de ces personnages, derrière ces campagnes électorales démagogiques qui tendent vers le même but que le coup d’État du 11 avril.


Et il faut toujours se rappeler que l’apparente unité de l’opposition s’est effritée en quelques heures, avec l’émergence des ambitions économiques et des rivalités pour le contrôle du pouvoir entre un petit nombre de dirigeants de cette opposition. On pourrait donc se poser la question suivante :


Ces personnes qui ne visent que leurs intérêts mesquins pourraient-elles garantir la stabilité, la paix sociale ou les formidables acquis de la révolution ?

Les tout puissants du Nord et leurs complices nationaux ne devraient pas oublier non plus le slogan des vainqueurs d’avril 202 : « todo once tiene su trece » (tout onze a son treize). Ce qui veut dire objectifs clairs, mobilisation populaire, unité civico-militaire, combativité, organisation, patriotisme, confiance dans le leader, optimisme et être prêt à donner leur vie pour défendre les conquêtes et les idéaux de la Révolution bolivarienne.


Le 12 avril à l'aube :

l'appel de Fidel

À 0h 38, un aide de camp lui dit : « Président, vous avez un appel du commandant Fidel Castro. L’air un peu anxieux, Hugo Chavez s’empare aussitôt l’appareil. Déjà dans l’après-midi du 11 avril, Fidel avait tenté d’entrer en communication avec lui. Au téléphone, Fidel cherche à s’enquérir de la situation régnante. Chavez lui répond :

– « Nous nous sommes retranchés dans le palais. Nous avons perdu les forces militaires qui pouvaient décider. On nous a enlevé les signaux de télévision. Je n’ai pas de forces à utiliser et j’analyse la situation.

– De combien de forces disposes-tu avec toi ? — lui demande aussitôt Fidel.

– De 200 à 300 hommes épuisés.

– Tu as des tanks ?

– Non, il y avait des chars, mais ils les ont retirés vers leurs casernes.

– De quelles autres forces peux-tu disposer ?

– Il y en a d’autres, qui sont éloignées et je n’ai aucune communication avec elles — répond Chavez. Il veut parler du général Baduel et de ses paras, de la division blindée de Maracaibo et à d’autres unités loyales.

Fidel fait une brève pause et, avec beaucoup de délicatesse, lui dit : « Tu me permets de te donner mon avis ? Ce à quoi Chavez lui répond sans hésiter : « Oui ».

– Pose les conditions d’un arrangement honorable et digne, et préserve la vie des hommes que tu as, qui sont tes hommes les plus loyaux. Ne les sacrifies pas et ne te sacrifies pas non plus, ajoute Fidel de son accent le plus persuasif.

– Ils sont tous prêts à mourir ! – répond Chavez, ému.

– Je le sais, mais je crois pouvoir penser avec plus de sérénité que toi en ce moment –, ajoute Fidel sans perdre une seconde, tandis que Chavez reste concentré sur chaque mot. Ne démissionne pas, exige des conditions honorables et des garanties pour ne pas être victime d’une félonie, parce que je pense que tu dois te préserver. Et puis tu as un devoir envers tes compagnons. Ne t’immole pas ! »

Fidel était très conscient de la profonde différence qu’il y avait entre la situation d’Allende, le 11 septembre 1973, et celle de Chavez, ce 12 avril 2002. Le président chilien n’avait pas un seul soldat. Chavez pouvait compter sur une grande partie des soldats et des officiers de l’armée, surtout les plus jeunes. Fidel lui réitéra :

 

- Ne démissionne pas ! Ne te démets pas ! ».
 

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 22:49

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Il existe dans le cœur de l'Amérique un refuge humain enlacé à trois cordillères, bercé par d'exubérantes vallées, des forêts touffues, et baigné par deux océans. Des sources et des fleuves impétueux convertissent ses terres en merveilles de fertilité, débouchant au sud dans l'Amazonie - ce qui convertit la Colombie en objet de grandes convoitises. Et c’est là que commence le martyre d'un peuple : dans la cartographie de la cupidité d'une poignée d'hommes. La Colombie, bien qu'elle ait tout pour rendre une vie digne possible à la totalité de ses 48 millions d'habitants, doit subir une élite qui perpétue la violence coloniale, ancrée dans un pouvoir local qui offre les richesses du pays au pouvoir transnational et condamne le peuple à une sanglante histoire de spoliations.

Nous avons déjà oublié combien de générations n'ont jamais connu un semblant de paix, ni de volonté des dirigeants pour permettre que cette terre héberge enfin, une démocratie réelle -non une pantomime macabre de rituels électoraux vidés de toute substance démocratique par l'extermination de l'opposition politique. À force de répression incessante pour étouffer tout germe de dignité, les gouvernants ont cherché à nous forcer à enfouir douloureusement nos cris d'humanité pétrifiée.


1. L’empathie sociale, premier pas vers une paix véritable


Nous avons décidé de conjuguer le sentiment de notre peuple à la première personne du pluriel, parce que nous sommes pluriels, et parce que nous faisons de l'empathie sociale le premier pas vers une véritable paix: le sentiment de notre peuple clame justice dans la voix de ses exilés, spoliés, appauvris, exclus, disparus, emprisonnés, muselés, torturés, assassinés. Et nous décidons d'être ‘nous-mêmes’ aussi avec nos prisonniers et nos morts, parce que si la violence d'une élite intolérante a cherché à effacer leurs idées et leurs rêves en les éliminant physiquement ou en les séparant de nous au moyen de méprisables grilles, en nous leur soif de justice et de dignité demeure vivante en nous. 


2. Terreur mise en place par les latifundistes au profit du grand capital


Nous sommes 68% de Colombiens à vivre dans la pauvreté, nous sommes huit millions à errer dans les rues dans l'indigence. Nous sommes plus de 5 millions à avoir été déplacés violemment par les forces de répression officielles ou paramilitaires qui collaborent fidèlement avec l’armée. Nous avons été soumis à la terreur mise en place par les latifundistesen faveur du grand capital transnational, au détriment de nos conditions de survie et de dignité, au détriment de la souveraineté alimentaire et de la paix. Les massacres, bombardements, aspersions et empoisonnements du sol et de l'eau provoquent nos marches endeuillées de déguerpissement forcé. Nous autres, les paysans, afro-descendants et indigènes qui avons essayé de vivre sur les terres de nos ancêtres, avons été exilés. Nous crevons de douleur, car la limite de résignation devant la souffrance a été dépassée. Lorsque nous protestons, nous subissons l'extermination, ou nous sommes soumis à l'ostracisme et au silence qu'impose la terreur d’État.


3. Ouvrir les espaces de tolérance à la revendication sociale pour parler de paix


Nous sommes huit mille prisonniers politiques dont tous les droits humains sont violés, huit mille prisonniers politiques qui crions au milieu de l'indifférence de cette société muselée et poussée à l'aliénation, qui crions, sous les tortures aberrantes, que la dignité ne s'arrache pas comme on arrache les ongles, que les grilles n'empêchent pas les rêves d'exister. L'institution carcérale, que nous dénonçons comme camp d'extermination de la revendication sociale, arrive même à nous refuser l'assistance médicale comme forme de torture, nous poussant à la mort. L'organisation sociale, la pensée critique, l'étude de l'histoire et de la société colombienne ont été proscrites. En tant que défenseurs des droits humains, syndicalistes, intellectuels critiques, artistes engagés avec leur environnement, environnementalistes, leaders communautaires ou paysans, nous sommes considérés,comme des criminels et des « terroristes ».

Nous sommes des défenseurs de la paix, et on nous fait taire car nous n’acceptons pas que des dizaines de milliers d'enfants meurent annuellement, en Colombie, de dénutrition, de manque d'eau potable et de maladies curables; car nous réclamons une éducation gratuite conçue pour la souveraineté ; car nous réclamons que la santé soit un droit et non une marchandise ; car nous élevons nos voix contre le pillage de nos ressources. L'État mène une guerre contre la pensée et l'empathie: les forces de l'ordre officielles ou paraétatiques nous assassinent sans que nous ayons même empoigné les armes. Une infinité de voix gisent dans les fosses communes, autant d'autres sont éparpillées sur le sol, entre les flaques de sang que laissent les tueurs à gages payés pour éliminer toute voix dissidente.


4. Guerre sale, la  guerre dont on ne parle pas


Nous autres civils, sommes en train d'être décimés par la guerre sale: le terrorisme d'État fait aussi partie de la guerre, cette partie que les médias de masse n’évoquent jamais et qui, pourtant, représente le flot le plus impétueux du bain de sang. La clé de la paix est d'exiger que cesse, de la part de l’État, la pratique de l'extermination de la participation politique civile, car lorsque cette participation politique se retrouve systématiquement mise à l’écart, les moyens de la revendication sociale deviennent armés.

Nous ne sommes pas “la démocratie la plus ancienne de l'Amérique Latine”, parce que nous ne l'avons pas connue. On nous oblige à nous taire pour être complices de la sanguinaire « Sécurité », qui n'est rien d'autre que celle nécessaire aux multinationales pour pratiquer le pillage sans avoir à écouter la juste revendication populaire ; une « sécurité » qui se traduit par la violation de la souveraineté alimentaire pour la majorité.


5. L'interventionnisme des USA, qui soutient la guerre, est un danger régional


Ceux-là mêmes qui ont changé une partie des Colombiens appauvris en chair à canon pour protéger les intérêts des multinationales et d'une minorité créole permettent l'installation de la menace impérialiste contre nos frères de la région. Nous avons été condamnés à renoncer à la souveraineté que nous avions héritée des campagnes de libération du XIXe siècle et nous assistons à l'installation de bases militaires US à partir desquelles s'imposent les doctrines d'anéantissement des droits humains et l'utilisation du narcotrafic comme outil supplémentaire de domination. En vertu de l'immunité qui leur est octroyée par l'État colombien, les USaméricains jouissent d'une impunité totale pour les crimes qu'ils peuvent commettre en Colombie. Les USA justifient leur interventionnisme au prétexte de la « lutte contre le narcotrafic » alors qu'en réalité celui-ci vient remplir leurs propres coffres et vient renforcer le gouvernement et ses structures narco-paramilitaires tout en criminalisant le paysan qui cultive la feuille de coca, tout en sachant que celle-ci n'est pas la cocaïne.


6. La paix, ce n'est pas dégrader l'opposant à l'extrême


Les gouvernants qui posent, exhibant des mains coupées, et qui partent en éclats de rire jubilatoires à côté de cadavres sont les mêmes qui veulent nous changer tous en partisans enthousiastes de l'extermination. Ce sont les mêmes qui ont fixé des tarifs à la vie, suscitant les mal nommés « faux positifs » qui ne sont rien d'autre que des assassinats de civils pour mettre en œuvre les montages militaro-médiatiques de la guerre psychologique : cela en utilisant les cadavres pour l'exhibitionnisme nécrophile qui cherche à dégrader l'opposant en le présentant dans des sacs noirs, comme des morceaux de viande. Nous disons que les Colombiennes et les Colombiens ne sont pas des morceaux de viande et nous dénonçons cette stratégie de la terreur d'État qui rend malade la société tout entière, en avilissant l'éthique.

On entend s'élever les clameurs des voix qui demandent la paix et la justice sociale pour le plus grand nombre : une paix qui doit naître du débat commun.


7. Une négociation politique, des changements structurels, une remise en question du modèle économique


La solution que réclame le peuple colombien est politique : mettre en œuvre des changements structurels de fond qui éliminent la situation de spoliation, d'inégalité et d'exclusion qui a donné lieu aux multiples formes de résistance. Il est urgent de réaliser une véritable réforme agraire, il est urgent que cesse la pratique de l'État d'exterminer l'opposition politique, il est urgent de démanteler la stratégie paramilitaire, d'arrêter de livrer le pays en concessions à des multinationales (des multinationales minières demandent aujourd’hui 40% du territoire), de mettre fin à la soumission à la botte US. Il s'agit de redessiner les bases du modèle de développement de la société colombienne : le fait qu’elle soit une économie dépendante, conçue comme un libre service, avec un développement endogène nul, est la racine de la guerre.

Il ne s'agit pas de négocier superficiellement ni de négocier des prébendes pour la « réinsertion » des insurgés, car cela ne conduirait qu'à réinsérer des milliers de femmes et d'hommes au sein du cauchemar de la faim qui s'accroît tous les jours dans les ceintures de misère des villes. Il ne s'agit pas non plus de négocier une « réinsertion » pour avaliser le fait qu'ensuite des milliers de « réinsérés » désarmés soient exterminés, comme cela s'est produit plus d'une fois dans l'histoire de la Colombie. Nous en appelons à la responsabilité sociale et historique : nous ne voulons pas cautionner un autre génocide monstrueux et nous ne pouvons pas non plus souhaiter que le paysan spolié se résigne à l'indignité.


8. Redéfinir les parties en conflit avec une vision intégrale, pour marcher vers la paix


La paix n'est pas un accord uniquement entre le gouvernement et la guérilla, parce que les parties prenantes dans ce conflit vont au-delà de cette définition étroite qui ne cherche qu'à enlever au conflit son caractère essentiellement social et économique : les parties prenantes c'est nous, tous les Colombiens ; nous considérons aussi que les multinationales qui bénéficient de la spoliation en fomentant des massacres et des déplacements de population sont partie prenante au conflit ; de même que les USA qui interviennent constamment dans nos affaires. L'un des points cruciaux du problème est le commerce gigantesque que le complexe militaro-industriel US et européen réalise avec le gouvernement colombien : l'achat d'engins de destruction est financé par le budget public et par une dette extérieure croissante que l'on fait supporter illégitimement au peuple colombien tout entier.


9. Pour la paix et la justice sociale jusqu'à la dernière goutte de nos rêves


Nous ne croyons pas à des accords qui se baseraient uniquement sur la remise des armes, parce que ce qui soutiendrait une paix véritable en Colombie ce serait que les rapaces renoncent à leur rapacité, cessent le saccage des ressources de la Colombie qui va de pair avec la spoliation et le génocide de sa population. Pour parvenir à la paix il faudrait que les latifundistes, les multinationales, l'institution militaire désactivent leur appareil paramilitaire ; et que cessent définitivement les machinations de la justice militaire et autres stratagèmes de la machinerie lugubre d'impunité qui perpétue l'horreur. Les dépenses militaires sont considérables : plus de 12 milliards de dollars par an ; pour parvenir à la paix, nous réclamons que cette somme soit investie dans la santé, l'éducation, le logement, le développement endogène.

Nous voulons pouvoir participer au débat politique large, à la construction sociale sans être assassinés ; nous voulons que cesse l'extermination de la revendication sociale, que les prisonniers politiques soient libérés, que cessent les disparitions forcées... Ce sont quelques pas à accomplir.

Notre intention est de les rapprocher du rêve d'un peuple qui, à force de terreur, a tardé à naître. Nous lançons un appel à l'opinion publique internationale pour qu'elle se solidarise avec le peuple colombien et qu'elle l'accompagne dans un processus de négociation politique du conflit social et armé. Nous considérons que le conflit est avant tout social et qu'il devient armé du fait de l'intolérance politique de l'État et que le principal facteur de poursuite de la guerre en Colombie est le maintien sous perfusion, par les USA, de l'appareil de l'État.

Au cœur de l'Amérique, au son des tambours, des flûtes, des accordéons, l'âme d'un peuple danse ; ce peuple préserve, dans la polychromie de sa peau, des millénaires d'histoire ; il conserve les savoirs cachés, susurrés par les forêts. Un peuple pleure sur les tombes éparpillées sous les latitudes silencieuses de son pays. Le cœur de la Colombie bat au rythme d'une géographie pleine de cascades chantantes, d'une multitude de nuances de vert ; elle se fait escarpements, elle s'étale, elle se cache dans ses forêts, elle plonge, abyssale et océanique ; rien en elle n'est avarice, elle est toute abondance ; son peuple réclame de pouvoir vivre dignement dans ce paradis que quelques-uns prétendent s'approprier : « pour la paix, jusqu'à la dernière goutte de nos rêves ! »

Février 2012, à partir de l'empathie essentielle, l'équipe de collaborateurs de La Pluma

Premières signatures

Monde

Atilio A. Boron, politólogo argentino

Santiago Alba Rico, escritor, España

Franck Gaudichaud, Catedrático. Francia

Bernard Duterme, Sociólogo, director del Centro Tricontinental (CETRI) basado en Louvain-la-Neuve, Bélgica

Fausto Giudice, escritor y traductor. Miembro fundador de Tlaxcala, la red de traductores por la diversidad lingüística

Michel Collon, periodista, Bélgica

Luis Casado, escritor, Editor de Politika, Chile, colaborador de La Pluma

PAIZ (Partido de Izquierda) Chile

Salvador Muñoz Kochansky, Presidente PAIZ (Partido de Izquierda). Chile

Camilo Navarro, Sociólogo. Miembro Dirección PAIZ. Chile

Luis Alberto Jaqui Muñoz. Administrador Público. Universidad de Santiago de Chile (Ex UTE). Coordinador Nacional Estudiantil PAIZ (Partido de Izquierda). Chile

Silvia Cattori - Periodista suiza

Carlos Aznárez, periodista, director de Resumen Latinoamericano, Argentina

José Bustos, periodista argentino residente en Francia, colaborador de La Pluma

Manuel Talens, novelista, traductor y articulista, miembro fundador de Tlaxcala, la red de traductores por la diversidad lingüística.

Renán Vega Cantor, historiador. Profesor titular de la Universidad Pedagógica Nacional, de Bogotá, Colombia. Premio Libertador, Venezuela, 2008

Miguel Ángel Beltrán V., Profesor del Departamento de Sociología de la  Universidad Nacional de Colombia y perseguido político

Víctor Montoya, escritor boliviano

Carlos (Koldo) Campos Sagaseta de Ilúrdoz, Poeta, dramaturgo y columnista, Republica Dominicana

Ossaba, Artista Plástico, Colaborador de La Pluma. Francia

María Piedad Ossaba, periodista, directora de La Pluma. Francia

Lilliam Eugenia Gómez, Ph.D. Eco-Etología, IA. Colaboradora de La Pluma Colombia.

Álvaro Lopera, Ingeniero químico, Colaborador de La Pluma Colombia.

Juan Diego García, Doctor en Sociología, Colaborador de La Pluma. España

Marta Lucía Fernández, filósofa, Colaboradora de La Pluma. Colombia.

Jorge Eliécer Mejía Diez, abogado colombiano, colaborador de La Pluma. Bélgica

Azalea Robles, periodista, poeta. Colaboradora de La Pluma y de otros medios

Lía Isabel Alvear. Ingeniera Agrón oma. Colaboradora de La Pluma. Colombia.

Rafael Enciso Patiño, Economista Investigador. Colaborador de La Pluma. Venezuela

Matiz, artista colombiano. Colaborador de La pluma. Bélgica

Éric Meyleuc poeta, escritor, hombre de teatro y militante sindical. Francia

Salvador López Arnal, colaborador de rebelión y El Viejo Topo.

Elio Ríos Serrano, médico, ambientalista y escritor. Maracaibo, Venezuela

Gilberto López y Rivas, Profesor-Investigador Instituto Nacional de Antropología e Historia, Cuernavaca, Morelos, México

Pedro Vianna, poeta, escritor, hombre de teatro y militante asociativo. Francia

Cristina Castello- Poeta y periodista argentina residente en Francia

André Chenet. Poeta y editor de revistas. Francia

Sandrine Féraud. Poeta. Francia

Cédric Rutter, periodista. Bélgica

David Acera Rodríguez, actor. Asturias (España)

Sinfo Fernández Navarro, Traductora Rebelion.org. Madrid

Susana Merino, Traductora Rebelión. Buenos Aires, Argentina

Agustín Velloso, profesor de la UNED. Madrid

Rosina Valcárcel, escritora, Lima, Perú

José Antonio Gutiérrez D. analista político solidario con los movimientos populares de Colombia

Carlos Casanueva Troncoso, secretario general Movimiento Continental Bolivariano 

Dick Emanuelsson, Reportero Suecia-Honduras

Mirian Emanuelsson, Reportera Suecia-Honduras

José Rouillon Delgado  Sociólogo-Educador Lima-Perú

Martín Almada, Defensor de los Derechos Humanos de Paraguay.

Graciela Rosenblum, presidenta Liga Argentina por los Derechos del Hombre, Argentina

Annalisa Melandri, periodista. Italia 

Sandra Marybel Sánchez, miembro del Colectivo de Periodistas por la Vida y la Libertad de Expresión. Honduras

Miguel Segovia Aparicio, Poeta; Barcelona, España

Badi Baltazar, escritor. Bélgica

Antón Gómez-Reino Varela, Tone. Activista social. Galicia

Winston Orrillo. Premio Nacional de Cultura del Perú

Myriam Montoya, Poeta. Francia

Jaime Jiménez, abogado colombiano

Enrique Santiago Romero, abogado, ex director del CEAR. España

Hernando Calvo Ospina, periodista y escritor colombiano. Francia

Ramón Chao, periodista y escritor gallego. Francia

Jaime Corena Parra, Físico, Ingeniero Industrial y Doctor en Didáctica de las Ciencias. Venezuela

Fernando Reyes U., Economista. Venezuela

Sergio Camargo, escritor y periodista colombiano. Francia

Colectivo Regional de apoyo a Vía Campesina y Salvación agropecuaria. Colombia

Campaña Permanente por la Libertad de lxs Prisionerxs Políticxs Colombianxs, Capítulo Cono Sur

Juan Cristóbal, poeta peruano y periodista

Cristóbal González Ramírez. Periodista y profesor universitario retirado  y pensionado. Colombia

Antonio Mazzeo, periodista, escritor, Italia 

Mario Casasús,  periodista, México

Mario Osava, Periodista, Brasil

Félix Orlando Giraldo Giraldo, Médico. Colombia

Polo Democrático Alternativo-Seccional Suiza.

ARLAC-Suiza

Mónica Alejandra Leyton Cortes .Estudiante; Miembro del Colectivo Soberanía y Naturaleza. Colombia

Eliecer Jiménez Julio-Periodista-Suiza

Ángela Peña Marín socióloga MsC en educación Ambiental, Colombia

Marta Eugenia Salazar Jaramillo, comunicadora social, Colombia

Diana María Peña Economista, Colombia

Adolfo León Gómez; Economista; Colombia

Héctor Castro, abogado. Francia

Elisa Norio, defensora de de derechos humanos y ambientalista. Italia

Guadalupe Rodríguez,  activista e investigadora de Salva la Selva. España

Jaime Corena Parra, Físico, Ingeniero Industrial y Doctor en Didáctica de las Ciencias. Venezuela

Fernando Reyes U., Economista. Venezuela

Enrique Lacoste Prince, artista cubano. Colaborador de La pluma. Cuba

Argentine

Aurora Tumanischwili Penelón, FeTERA FLORES (Federación de trabajadores de la energía de la República Argentina en CTA)

Guillermo López., FeTERA FLORES (Federación de trabajadores de la energía de la República Argentina en CTA) 

Ingrid Storgen, Responsable del colectivo Amigos por La Paz en Colombia.

Marta Speroni, Militante por los DD.HH. 

Igor Calvo, Militante de base del FNRP Honduras

Aline Castro, Red por ti América, Brasil.

María Rosa González, Comunicadora Social Alejandro Cabrera Britos, Delegado general, ATE, Senasa Martínez, Dilab en CTA

Carlos Guancirrosa, Agrupación Enrique Mosconi

Carlos Loza, Junta Interna de ATE, AGP (Asociación General de Puertos en la Central de Trabajadores de La Argentina, CTA)

Eduardo Espinosa (Asociación de Trabajadores del Estado, en CTA), Ministerio de Desarrollo Humano de la Provincia de Buenos Aires

Carina Maloberti, Consejo Directivo Nacional - ATE-CTA

Convocatoria por la Liberación Nacional y Social, Frente Sindical, Argentina:

Agrupación Martín Fierro ( Varela - Alte. Brown - Matanza - Mar del Platay Neuquen )

,Agrup.Sindical Tolo Arce-ATE-SENASA, 

Agrupación "Germán Abdala" - ATE-Ministerio de Trabajo de la Nación,

Agrup. Agustín Tosco-Río Segundo-Córdoba,

Movimiento de Trabajadores Desocupados Flamarión-Rosario, Democracia Popular-Rosario, Comunidad Campesina de Tratagal-Salta, Biblioteca Popular Fernando Jara-Cipoletti-Río Negro, Unión de Trabajadores de la Provincia de Chubut.-

Europe

RedHer Europa (Red europea de Hermanadas y Solidaridad con el pueblo colombiano)

Tribunal Internacional de Opinión Sur de Bolivar, Paris, Francia

La Confederación General del Trabajo del Estado Español (CGT).

Colectivo Coliche, La Rioja. España

El Comité de Solidaridad Internacionalista de Zaragoza. España

PASC Projet Accompagnement Solidarité Colombie. Canadá

CO.S.A.L. XIXÓN(Comité de Solidaridad con America Latina de Xixon)

ASSIA (Acción Social Sindical Internacionalista).Estado Español

Komite Internazionalistak de Euskal Herria-País Vasco

Comitato di Solidarietà con i Popoli del Latino America Carlos Fonseca (Italie)

Colectivo Iquique de la Universidad de Zaragoza. Estado español

Colombie

RedHer Colombia (Red de Hermandad y Solidaridad con Colombia)

Aca - Asociación Campesina De Antioquia

Acader - Asociación Campesina Para El Desarrollo Rural- Cauca

Afasba - Asociación De Familias Agromineras Del Sur De Bolívar y Bajo Cauca Antioqueño

Alianza De Mujeres De Cartagena: "Nelson Mándela"

Amar – Arauca

Ascatidar – Arauca

Asedar – Arauca

Asoagros - Asociación De Agrosembradores. Valle

Asociación Agroambiental Y Cultural De Taminango – Nariño

Asociación Agrominera Del Rio Saspí – Nariño

Asociación De Arrierros De La Montaña De Samaniego – Nariño

Asociación De Mujeres Y Familias Campesinas Sanpableñas - Cima Nariño

Asociación Movimiento Campesino De Cajibío – Cauca

Asociación Agroambiental Y Cultural De Arboleda – Nariño

Asojer – Arauca

Asonalca – Arauca

Asoproa – Antioquia

Cabildo Indígena del Sande Nariño

Cabildo Indígena de Betania Nariño

Cecucol - Centro Cultural Las Colinas. Valle

Ced Ins - Instituto Nacional Sindical

Cima - Comité De Integración Del Macizo Colombiano

Cisca - Comité De Integración Social Del Catatumbo

Cna – Choco

Cna - Coordinador Nacional Agrario

Cna Huila

Colectivo Icaria – Antioquia

Colectivo Orlando Zapata – Antioquia

Colectivo Soberanía Y Naturaleza

Colectivo Surcando Dignidad – Valle

Comité De Integración Del Galeras - Ciga Nariño

Confluencia De Mujeres Para La Acción Pública

Confluencia De Mujeres Para La Acción Pública – Antioquia

Confluencia De Mujeres Para La Acción Pública – Atlántico

Confluencia De Mujeres Para La Acción Pública – Centro

Confluencia De Mujeres Para La Acción Pública – Eje Cafetero

Confluencia De Mujeres Para La Acción Pública – Nororiente

Confluencia De Mujeres Para La Acción Pública – Suroccidente

Comité De Derechos Humanos De La Montaña De Samaniego – Nariño

Consejo Comunitario Del Remate Rio Telembi Nariño

Coordinador Nariñense Agrario

Corporación "Somos Mujer y Nación"

Corporación Aury Sará Marrugo

Corporación Jurídica Libertad – Medellín

Corporación Sembrar

Corporación Social Nuevo Día – Medellín

Cospacc - Corporación Social Para El Asesoramiento Y Capacitación Comunitaria

Cut  - Subdirectiva Arauca

Escuelas Agroambientales De La Unión – Nariño

F.C.S.P.P. - Fundación Comité De Solidaridad Con Los Presos Políticos

Fcspp - Seccional Valle

Fedeagromisbol - Federación Agrominera Del Sur De Bolívar

Fedejuntas – Arauca

Frente De Mujeres Populares De Bolívar

Fundación De D.H Joel Sierra – Arauca

Fundación Del Suroccidente Y Macizo Colombiano - Fundesuma Nariño

Fundación Territorios Por Vida Digna – Cauca

Fundación Tomas Moro –Sucre

Kavilando – Antioquia

Lanzas Y Letras – Huila

Movimiento De Mujeres De Los Pueblos De Nariño

Movimiento Juvenil De Nariño

Movimiento Juvenil Macizo Joven De Nariño

Mujeres Sobre Ruedas

Nomadesc - Asociación Para La Investigación y Acción Social

Organizaciones Sociales De Arauca

Periódico Periferia – Medellín

Pup – Poder y Unidad Popular

Proceso Nacional Identidad Estudiantil- Palmira

Proceso Nacional Identidad Estudiantil-Cali

Red  De Jóvenes Populares De Cartagena

Red De Agrosembradores De La Cordillera Nariñense

Red De Chigreros De Guachavez – Nariño

Red De Familias Lorenceñas "Las Gaviotas" – Nariño

Red Proyecto Sur - Huila

Signer le Manifeste, ou aller à : http://www.tlaxcala-int.org/campagne.asp?reference=4

Langues disponibles : English Español Deutsch Ελληνικά  Italiano 

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 13:16

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Le président Equatorien Rafael Correa a affirmé que l’Amérique Latine est en train de passer de l’état de domination par le Consensus de Washington au consensus sans Washington.


Il a expliqué que ce qui s’est passé au nommé  « Sommet des Amériques » de Catagena en Colombie était clair et prévisible du fait de laisser de côté des question qui sont d’une réelle importance pour les pays d’Amérique Latine, et, entre autres, celle du blocus de Cuba et celle des Iles Malouine.


Dans une interview accordée à la chaîne de télévision CNN au palais Carondelet, Correa a répété que Cuba est un pays qui a été exclu de cette rencontre sur la pression de pays comme les Etats-Unis et le Canada.


« Un pays américain exclu du « Sommet des Amériques » par le caprice d’un autre pays, ! Alors, qu’il s’appelle autrement ! « Conversation avec les Etats-Unis », par exemple , mais qu’il ne s’appelle pas « Sommet des Amériques » !


Il a rappelé qu’en 2009 à Trinidad et Tobago il était question déjà de la nécessité que Cuba soit pleinement intégrée à cette rencontre internationale. Jusqu’à présent rien n’a été fait et, dès lors, assura-t-il, ne pas aller en Colombie  a été une décision radicale mais nécessaire.


Correa a déclaré qu’une action immédiate qui devrait être faite en matière de Droits de l’Homme au niveau continental, c’est qua les Etats-Unis ferment la base militaire de Guantanamo, qui est imposée à L’île de Cuba
 
Répondant au président des Etats-Unis, Barack Obama qui posait la question sur les dispositions de Cuba à respecter les droits démocratiques et humains, il a fait ce commentaire : « C’est extraordinaire ! Alors, qu’ils éliminent la base de Guantanamo car quelle plus grande atteinte aux Droits de l’Homme et à la souveraineté d’un pays peut-il y avoir ! »
 
Il a ajouté qu’il avait beaucoup de respect pour le président Obama et qu’il le considérait comme une bonne personne, mais qu’il n’était pas d’accord avec certaines de ses attitudes en relation avec la politique internationale.
 
«  Qui est – il pour se faire l’arbitre entre le bien et le mal ou décider de ce qu’est une dictature, de ce qu’est une démocratie ? Ca suffit ! Je pense que l’histoire nous en a suffisamment appris sur la double morale appliquée par les Etats-Unis en ce qui concerne les relations internationales », a-t-il pointé.
Il a déclaré qu’il n’ était pas correct de penser que la démocratie occidentale était le seul modèle à suivre et, dans ce sens, les premiers è savoir de quels changements Cuba a besoin sont ses autorités et son peuple.
 
« Personne ne va leur imposer ces changements, ils vont les décider souverainement »., at-t-il indiqué, et il a ajouté qu’il était clair que le bouclage commercial de ce pays était un coup porté au droit international, aux Droits de l’homme et à la souveraineté de Cuba.
 
Il a souligné que les discours de pays comme les Etats-Unis étaient le reflet d’une double morale puisqu’ils « passent leur temps à parler des Droits de l’Homme et qu’il n’y a pire atteinte aux Droits de l’Homme que la torture à Guantanamo. »


  Source : cubadebate

Traduction : Alma

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 09:12

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15 avril 2012  
La chaîne de télévision Venezolana de Television est parvenue à briser la censure de l’information imposée durant la réunion des présidents lors du VI ° Sommet des Amériques et a transmis intégralement le discours du représentant du Vénézuéla, le ministre Nicolas Maduro, enregistré par un téléphone portable.
 
« Les 32 pays du continent condamnent le blocus criminel des Etats-Unis contre Cuba (…) Il ne s’agit pas d’une question du passé » a exprimé en Colombie le Ministre de la République Bolivarienne du Vénézuéla, Nicolas Maduro, quand il est intervenu dans le débat  qui s’est tenu à huis clos à Cartagena de Indias. Eu égard à la censure de l’information imposée par les organisateurs colombiens, son discours a été obtenu de manière peu ordinaire
 
Qui sont alors ceux qui sont ancrés dans le passé ? a demandé Maduro, se référent directement aux gouvernements des Etats-Unis et du Canada qui, depuis le début du siècle donnent leur aval au blocus économique de Cuba et à la situation colonialiste imposée par l’Angleterre dans les îles Malouines dont la souveraineté est réclamée historiquement par l’Argentine.
 
La République Bolivarienne et un grand nombre de pays ici réunis exige la fin du blocus criminel contre Cuba et, pour les terres des Malouines, nous demandons à ce que soit mis fin à la colonisation de ce territoire qui est à l’Argentine, a dit Maduro à Cartagena dans un discours plein d’émotion.
 
Il répond de cette manière aux exigences du président des Etats-Unis et autres personnalités qui insistent pour rendre responsables les gouvernements progressistes de la résolution d’injustices qui sont le reliquat du siècle dernier.
 
Dans cette « Cumbre de las Guayaberas », comme a dit Fidel , nous ne pouvons pas ne pas nous souvenir de Bolivar, à propos de la nécessité pour les pays libérés de l’empire espagnol de cheminer avec leurs propres pieds au lieu d’être sous la tutelle de quelque puissance.
 
VIV a pu transmettre ce matériel audio-visuel inédit, grâce à quoi l’envoyé spécial à Cartagena, Eduardo Silvera, a pu enregistrer les images d’un écran au moyen d’un téléphone portable.
 
Silvera rappelle que la décision des organisateurs de ne transmettre par aucun moyen les images et les sons des interventions des chefs d’état et des représentants des 34 délégations à la Cumbre, qui ont eu lieu finalement de manière privée et à huis clos, a obligé les journalistes a faire preuve d’ingéniosité pour enregistrer ces interventions au caractère historique.
 
Il est parvenu à enregistrer, en plus, une partie des paroles prononcées par le Président d’Uruguay, José Mujica, qui a dit, entre autres , que la démocratie ne pouvait pas être imposée par la force.
 
VIV a transmis aussi ces déclarations :
 
Les Etats-Unis criminalisent en permanence les états.
 
Maduro a mis aussi en exergue dans ses paroles les avancées démocratiques du Vénézuéla, et particulièrement, en ce mois d’avril où est commémoré le coup d’état d’il y a 10 ans, la célébration populaire du sauvetage de la démocratie le 13 avril.
 
Il a rappelé que ce coup de force avait été appuyé spécialement par les Etats-Unis et il a réitéré les revendications concernant la diabolisation permanente que fait ce gouvernement de la Révolution Bolivarienne.*
 
Maduro a posé la question de savoir comment un pays peut être l’allié d’un autre pays qui l’attaque.
 
« Comment pouvons-nous être les alliés des Etats-Unis alors que ceux-ci nous criminalisent en permanence ? », a déclaré Maduro. Il a dit en plus que cette question, on doit se la poser aux Etats-Unis où l’on n’a pas encore compris que le Vénézuéla a fait des avancées démocratiques dans la région.
 
Source : http://www.cubadebate.cu/noticias/2012/04/15/celular-rompe-censura-informativa-de-la-vi-cumbre-de-las-americas/

 

Traduction : Alma

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 19:02

 

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Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Les désaccords entre Amérique latine et États-Unis sur l’isolement nord-américain de près d’un demi-siècle vis-à-vis de Cuba a remis en cause la publication ce dimanche de la déclaration finale du Sommet des Amériques, anéantissant les tentatives de Barack Obama de retrouver une influence déclinante dans la région.

 

Pour la première fois de son histoire, l’Amérique latine s’est opposé d’une seule voix à l’exclusion de Cuba du forum de l’Organisation des Etats américains (OEA), qui a expulsé l’île en 1962.

 

Il s’agit d’un nouveau coup dur pour Obama, qui désirerait lors de cette rencontre dans la ville colombienne de Carthagène approfondir les échanges dans la région pour relancer la croissance aux États-Unis.

 

Au contraire, au cours de ces deux jours de réunion, il a dû écouter des plaintes portant sur le rôle ambivalent joué par Washington dans la lutte contre la drogue et des critiques Brésiliennes sur ses politiques économiques. Pour faire empirer les choses, il a dû faire face à un scandale de prostitution qui a mouillé 16 membres de son équipe de sécurité, une question qui a plombé l’ambiance du sommet dès samedi.

 

Le refus des Etats-Unis et du Canada d’approuver la proposition que Cuba participe à la prochaine réunion continentale devrait aboutir à ce qu’il n’y ait pas de résolution finale du sommet.

 

« Comment est-ce possible que Cuba ne soit pas présente au Sommet des Amériques ? De quelle intégration peut-on parler si nous excluons Cuba ? » a déclaré le président bolivien Evo Morales samedi après-midi, un des principaux alliés de l’île communiste.

 

« Sans le soutien du gouvernement des Etats-unis, il n’y a pas d’intégration possible alors », a-t-il ajouté, laissant entendre que Washington et Ottawa ont posé leur veto à ce que cette question soit discutée dans les réunions.

 

La Bolivie, Cuba, l’Equateur, le Nicaragua et le Venezuela ont décidé de ne pas participer au Sommet des Amériques tant que Cuba ne serait pas invitée, a déclaré samedi dansun communiqué l’Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique (ALBA).

 

Le président équatorien, Rafael Correa, a même manifesté publiquement son refus de venir à Carthagène pour protester contre l’exclusion de Cuba. Le vénézuelien Hugo Chavez, principal allié de l’île dans la région, a lui aussi refusé de participer au sommet.

 

Depuis le Nicaragua, le président Daniel Ortega, qui n’a pas participé non plus au sommet, a assuré qu’il n’avait aucun écho des discussions des présidents de Carthagène, des débats qui ne seraient pas communiqués pour ne pas nuire aux intérêts des Etats-unis.

 

« Comme on allait débattre de questions qui allaient mettre en évidence le fait que ce n’était pas Cuba qui était isolée mais bien l’Empire, alors ils ont posé comme condition que ces débats ne soient pas communiqués », a déclaré Ortega.

 

Les temps changent


Lors du dernier sommet, il y a trois ans, Obama avait soulevé l’enthousiasme des leaders latino-américains avec des promesses et même des mesures concrètes, comme l’assouplissement de certaines restrictions contre Cuba. Mais depuis, il est revenu sur ses engagements.

 

« Fréquemment dans la presse, l’attention se focalise lors de ses sommets sur des controverses. Parfois des controverses naissent où il n’en existait pas », a déclaré Obama samedi pendant le sommet face à un public de patrons américains.

 

« Et parfois j’ai l’impression dans certaines discussions, ou tout du moins dans les comptes-rendus de la presse, que nous sommes pris dans une machine à remonter le temps, un retour aux années 1950, la diplomatie des canonnières, les yankees et la Guerre froide, et ceci et cela. Ce n’est pas le monde dans lequel nous vivons actuellement », a-t-il ajouté.

 

Mais Cuba continue de subir le même blocus commercial imposé par les États-Unis il y a plus d’un demi-siècle, qui continue d’opposer la même rhétorique vieille de 50 ans à la présence de l’île aux Sommets des Amériques.

 

La Colombie, bien qu’elle soit un de leurs meilleurs alliés dans la région, a critiqué le blocus commercial mis en place par les États-Unis depuis près d’un demi-siècle contre Cuba.

 

« L’isolement, l’embargo, l’indifférence, la politique de la sourde oreille ont montré toute leur inefficacité. Dans le monde d’aujourd’hui, rien ne justifie cette voie-là, c’est un anachronisme qui nous fige dans une ère de la Guerre froide déjà dépassée depuis des décennies », a déclaré le président Juan Manuel Santos lors de l’inauguration du sommet des chefs d’Etat face à 30 présidents.

 

« Il serait tout autant inacceptable que nous organisions un autre rendez-vous continental avec un Haïti exsangue, que la prochaine édition se déroule sans Cuba », a-t-il conclu.

 

Source : CubaDebate, sur la base des dépêches de presse

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 19:06

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CARTHAGÈNE-DES-INDES, Colombie (Reuters) - De nombreux gouvernements sud-américains ont menacé dimanche de ne pas signer de déclaration finale au sommet des Amériques si les Etats-Unis ne mettaient pas fin à l'exclusion de Cuba de l'Organisation des Etats américains (OEA).

Aussi pour la première fois, des pays alliés des Etats-Unis, comme la Colombie, mettent tout leur poids dans la balance pour mettre un terme à l'isolement de l'île communiste.

La Havane avait été exclue en 1962 de l'organisation régionale et les Etats-Unis et le Canada ne veulent pas depuis infléchir leur position.

D'après des diplomates, ce désaccord sur le retour de Cuba au sein de l'OEA pourrait bloquer la déclaration finale prévue dimanche à la fin du sommet, qui devait au contraire afficher l'unité de vue des pays du continent américain.

"L'isolation, l'embargo, l'indifférence, (...) ont été inefficaces", a dit le président colombien Juan Manuel Santos (droite) au sujet de Cuba.

La Colombie est un allié majeur des Etats-Unis en Amérique du Sud, et les gouvernements américains successifs ont aidé Bogota à financer leur lutte contre les guérillas et les trafics de drogue.

Sans surprise, la Bolivie, dont le gouvernement est marqué à gauche, a apporté son soutien à une normalisation des rapports entre l'OEA et La Havane.

"Tous les pays d'Amérique latine et des Caraïbes soutiennent Cuba et l'Argentine, et seulement deux pays (USA et Canada) refusent d'en discuter", a dit le président Eva Morales, faisant également allusion à la dispute entre Londres et Buenos Aires à propos de la souveraineté des îles Malouines (Falklands pour les Britanniques).

"Comment est-ce possible que Cuba ne soit pas présent au sommet des Amériques?", s'est interrogé Morales. "Comment peut-on parler d'intégration si nous excluons Cuba?"

"CE N'EST PAS UNE FAVEUR"

Le président équatorien Rafael Correa (gauche) a boycotté la réunion sur Cuba lors du sommet et son homologue nicaraguéen Daniel Ortega ne s'est pas rendu à Carthagène des Indes.

Les pays membres de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique (ALBA), fondée par Chavez, qui regroupe le Venezuela, l'Equateur, la Bolivie, le Nicaragua et des Etats caraïbes, ont promis de ne plus assister à de nouveaux sommets des Amériques si l'exclusion de Cuba persiste.

"Ce n'est pas une faveur que nous voulons faire à Cuba", a dit Ortega à Managua. "A cette réunion à Carthagène, je pense qu'il est temps que l'administration américaine, et tous les conseillers d'Obama, écoutent toutes les nations latino-américaines", a-t-il ajouté.

L'élection d'Obama à la Maison blanche avait suscité l'espoir d'une amélioration des relations entre Washington et La Havane. Mais, mis à part la fin de quelques restrictions touchant les déplacements, l'administration Obama s'est montrée timide sur le dossier, jugeant que Cuba devait d'abord démocratiser le régime avant tout dégel américain.

Obama, durant le sommet, ne s'est pas exprimé directement sur le sujet cubain. Il a toutefois reconnu que des reliques de la guerre froide, datant parfois d'avant sa naissance, empêchaient une meilleure intégration régionale.

Benjamin Massot pour le service français

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 22:44

C'est Obama qui doit être content ! La Colombie ayant toujours été son meilleur allié dans la région..

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Un prochain sommet des Amériques sans Cuba serait "inacceptable", a déclaré samedi le président colombien Juan Manuel Santos, lors de cette réunion continentale à Carthagène.

"L'isolement, l'indifférence ont démontré désormais leur inefficacité. Dans le monde d'aujourd'hui, cet anachronisme n'est pas justifié", a affirmé M. Santos, dans son discours d'ouverture prononcé devant une trentaine de dirigeants, dont le président Barack Obama.

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 00:02

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Par Tania Hernández

La Havane, 30 janvier (RHC)- Malgré les tentatives de certains médias de ternir l’image de Cuba au Brésil à l’occasion de la visite qu’entame aujourd’hui à Cuba, la présidente Dilma Roussef, d’importantes personnalités de ce pays ont démenti cette campagne et réaffirmé leur respect pour la Révolution Cubaine.

Le quotidien O’Globo a publié des déclarations faites à Davos par le ministre brésilien des Affaires étrangères Antonio Patriota : « … à Davos Antonio Patriota a clairement indiqué qu’il n’y aura pas de déclarations publiques de critique aux Cubains dans le domaine des droits de l’Homme et il s’est référé indirectement aux Etats-Unis lorsqu’il a déclaré :  

« - Il n’y a pas une situation qui nous semble urgente à Cuba. Il y a d’autres situations très préoccupantes y compris la situation à Guantánamo –a-t-il dit en se référant au camp de détention que Washington y maintient et où sont enfermés des suspects de terrorisme.

Le ministre brésilien des Affaires étrangères a ajouté :

« Il y a des domaines très intéressants pour travailler de concert avec Cuba pour améliorer la situation des droits de l’Homme et la situation des populations vulnérables, comme celle des Haïtiens. Grâce à l’action des médecins cubains, l’épidémie de choléra a été enrayée ».  

Pour sa part, au cours du Forum Social Mondial à Porto Alegre, l’écrivain brésilien Fernando Morais a commenté au sujet  du grand tapage que les grandes transnationales de l’information ont fait autour de la blogueuse cubaine Yoani Sánchez : « Au nom de mes convictions, je ne peux pas appuyer une femme qui a dédié sa vie à lutter contre la Révolution Cubaine ».

Il a ajouté: “Je suis un défenseur de la liberté d’expression. Mais je défends d’abord le droit de 11 millions de Cubains, droits qui sont foulés aux pieds par le gouvernement des Etats-Unis » a indiqué Fernando Morais, le vendredi 27 au cours du débat sur « Les derniers soldats de la Guerre Froide, le livre qu’il a écrit sur l’arrestation, la condamnation et l’emprisonnement des 5 antiterroristes cubains aux Etats-Unis.

« Je ne vais pas bouger le petit doigt pour que cette fille vienne au Brésil » -a-t-il dit et il a ajouté : « J’ai déjà perdu l’innocence avec les Etats-Unis. En matière de politique extérieure, il n’y a pas la moindre différence entre un démocrate et un républicain ».  

Au cours du débat, l’écrivain a ajouté qu’il n’y a pas à Cuba des enfants qui demandent l’aumône dans les rues, que l’analphabétisme est inexistant que Cuba est le seul pays dans l’hémisphère Sud sans sous-alimentation infantile et que son taux de mortalité infantile est la moitié de celui des Etats-Unis.

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