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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 08:27

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Caracas, 11 juin, (RHC)--. Le Venezuela a exprimé sa réprobation au sujet de la résolution contre l’Iran adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU.

« Faisant fi des efforts déployés par des pays épris de bonne volonté pour atteindre en commun avec Téhéran un accord sans précédents en matière de coopération nucléaire, le Conseil de sécurité attaque de nouveau la dignité de la nation persane » souligne un communiqué diffusé à Caracas.

Le Venezuela rappelle que cette décision insolite intervient peu de jours après l’assaut meurtrier qu’un commando de la marine israélienne a lancé, dans des eaux internationales, contre la flottille qui acheminait de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza.

Le Venezuela souligne que le Conseil de sécurité n’a pas été capable de condamner le pays agresseur en mettant à nu son manque de légitimité éthique et de représentativité nécessaires pour garantir la paix et la justice dans le monde.

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 07:54

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Le gouvernement hondurien de Porfirio Lobo restera en dehors de l’OEA, l’Organisation des Etats Américains, malgré les tentatives étasuniennes de faire lever les sanctions appliquées à la suite du coup d’Etat de juin dernier contre le président Manuel Zelaya.

Au terme d’un débat à huis clos organisé par l’assemblée générale de l’OEA à Lima, le ministre péruvien des Affaires étrangères, José Garcia Belaunde a indiqué, sous son chapeau de président de cette assemblée, que les démarches n’ont pas abouti. Les pays membres de l’OEA en sont restés au point de créer une commission de haut niveau chargée d’évaluer la situation au Honduras.


La secrétaire d’Etat de l’administration Obama, Hillary Clinton, avait ouvertement posé la question de la réinsertion du Honduras, expulsé de l’OEA au lendemain du coup d’Etat le 29 juin 2009.


Le secrétaire général de l’OEA avait nuancé la proposition étasunienne en exigeant d’abord des garanties pour que Manuel Zelaya puisse rentrer au Honduras.


Le Brésil, l’Equateur et le Venezuela se sont vivement prononcés pour la démocratisation pleine du Honduras et pour l’ouverture d’une enquête sur les graves violations des droits humains commises dans ce pays centraméricain à la suite du putsch.


Tiré de Radio Habana Cuba

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 07:45

Dictature | L’ambassadeur du Chili en Argentine, Miguel Otero, qui avait déclenché un tollé dans son pays après avoir défendu la dictature d’Augusto Pinochet dans une interview, a démissionné de ses fonctions.
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© SANTIAGO LLANQUIN | Augusto Pinochet
AFP | 09.06.2010 | 16:20

L’ambassadeur du Chili en Argentine, Miguel Otero, qui avait déclenché un tollé dans son pays après avoir défendu la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990) dans une interview, a démissionné de ses fonctions, a annoncé le ministère des Affaires étrangères.

"Le ministère des Affaires étrangères accepte et respecte la décision de l’ambassadeur Otero", précise-t-il dans un communiqué publié mardi soir.

"La majeure partie du Chili n’a pas souffert de la dictature", avait déclaré le diplomate dans une interview au quotidien argentin Clarin, diffusée dimanche.
"Au contraire, elle s’est sentie soulagée. Le peuple y a gagné. Les rues ont commencé à être nettoyées, le travail a repris (...) Du jour au lendemain on a retrouvé des produits qui manquaient", avait ajouté Miguel Otero, selon qui, sans le coup d’Etat militaire de 1973, "le Chili aujourd’hui serait Cuba".

Ces déclarations avaient suscité un tollé aussi bien au Chili, où la dictature a fait 3.100 morts et disparus, qu’en Argentine, où 30.000 personnes sont mortes ou disparues sous le régime militaire au pouvoir de 1976 à 1983, selon les organisations de défense des droits de l’homme.

Otero, 79 ans, avait été nommé ambassadeur cette année par le président de droite modérée Sebastian Pinera, issu du parti Rénovation nationale que le diplomate a dirigé par le passé.

Pinera, élu en janvier premier président de droite après 20 ans de gouvernements de centre-gauche depuis le retour de la démocratie, a affirmé vouloir tourner la page la dictature. Son gouvernement compte d’anciens collaborateurs du régime militaire, comme des transfuges du centre-gauche.

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 08:10

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Équateur - Afin de préserver la forêt amazonienne et la biodiversité qu'elle abrite, l'Équateur a choisi de renoncer à l'exploitation d'un gisement de pétrole. Un sacrifice que le pays souhaite voir financé par la communauté internationale.

C'est à quelque 850 millions de barils reposant dans le sous-sol du parc Yasuni que l'Équateur a choisi de renoncer. Cette réserve s’étend sur 950.000 hectares de forêt amazonienne, et abrite une biodiversité extraordinaire. Dans ce parc vivent 2.244 espèces d’arbres, 567 espèces d’oiseaux, 105 espèces d’amphibiens, 83 espèces de reptiles, 382 espèces de poissons, plus de 100.000 espèces d’insectes, mais aussi trois peuples indigènes qui seraient chassés de leur territoire si les gisements de pétrole venaient à être exploités.
Sous ce trésor naturel reposent 20% des réserves certifiées de pétrole du pays, et leur exploitation a été évaluée à 350 millions de dollars par an, pendant 10 ans. Le président Rafael Correa propose donc aux pays industrialisés de financer la non-exploitation de ce pétrole au nom d’une dette écologique du Nord envers le Sud. Les fonds reçus seraient alors placés sur un compte bloqué dont les intérêts seraient utilisés pour financer des projets écologiques, et notamment la reforestation, mais aussi la conservation de zones protégées ou encore le développement des énergies renouvelables.
"Ce ne sont pas des aides ou des subventions que l’on demande aux pays riches. On fait appel à la responsabilité partagée. Les pays développés doivent leur expansion en partie à la destruction des ressources naturelles. Aujourd’hui, nous les invitons à participer à la préservation de la planète", a souligné Tarcisio Granizo, sous-secrétaire d’État au ministère du Patrimoine équatorien.
Le projet équatorien, en plus de protéger une zone classée par l’Unesco comme la plus grande réserve mondiale de la biosphère, permettra d'éviter l'émission de centaines de millions de tonnes de CO2.
A Copenhague, en décembre dernier, le Pnud (Programme des Nations unies pour le développement) et les représentants du projet Yasuni ont signé un accord cadre pour la création du fonds de compensation. Mais si l’Allemagne, la Belgique et l’Espagne ont assuré leur soutien à l'initiative, peu de pays ont annoncé leur participation au projet. Plusieurs États comme la Norvège, la Suisse ou la France se sont pour l'instant contentés de se déclarer "intéressés".


Source : Maxisciences


Article diffusé par Amérique Latine des peuples -vers un autre monde possible

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 16:18

 

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Cette nouvelle ci dessous n'est pas pour nous étonner....lire ou relire l'excellent article Nouvel acte de la dictature démocratique COLOMBIENNE : Les élections Présidentielles (et quelques éléments sur L'axe BOGOTÁ - TEL AVIV) - Archibald Emorej

 

Bogota le 7 Juin

 

Dans une video où il est question du conflit armé que vit la Colombie, y compris de l'incursion colombienne sur le sol de l'Equateur, suite aux interviews de militaires colombiens qui assurent suivre avec attention les méthodes employées par l'armée d'Israël, on voit Juan Manuel Santos, candidat présidentiel d'Alvaro Uribe, dire combien il se sent fier que la Colombie soit comparée à Israël, ce qui donne une idée des projets de Santos au cas où il serait élu président le 20 Juin prochain.

 

Traduction Alma

 

Source : http://www.aporrea.org/actualidad/n158842.html

 

Vidéo tirée de l'article source

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 07:40

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 07:25

UN PEU PLUS SUR LES CANDIDATS
juan-manuel-santos.jpgOn passera comme un ouragan sur Juan Manuel Santos [photo], que dire de plus que ne mentionne l’article du compagnon Serge Charbonneau ? (1). Rien. Ou ces quelques casseroles que Santos traine et qui ne l’empêchent pas d’être l’imbattable candidat à la succession de son maître.
Les « Falsos Positivos », c’est grâce à lui. Terme fort mal choisi pour parler d’assassinats et de trucages sordides. En tant que ministre de la défense du gouvernement Uribe (juillet 2006-mai 2009) Santos a en effet mis en place une politique de prime pour chaque tête de guérillero... de l’argent et des jours de permissions contre du sang. Légalisant et payant cette vieille coutume qui consiste à déguiser tout ce qui bouge en partisan de l’insurrection, on ne peut pas parler de cas isolés lorsque la « justice » colombienne enquête sur 1273 cas impliquant des membres de l’armée concernant 2 077 assassinats, dont 122 femmes et 59 mineurs. 481 officiers, dont 14 colonels, sont dans le collimateur de la « justice ». Est-on en droit de demander des comptes au chef suprême des armées, le président Uribe, et au coordinateur, le ministre de la défense d’alors, c’est-à-dire Juan Manuel Santos ?
Il y a quelques semaines, le paramilitaire Mancuso, extradé aux États-Unis pour trafique de drogue, a depuis le tribunal impliqué Juan Manuel Santos dans une tentative de coup d’état, rien de moins, pour en finir avec le gouvernement du Libéral Ernest Samper. Le bonhomme, et futur président, aurait d’abord contacté les Farc-ep, puis les paramilitaires, avant finalement de se résigner et d’attendre son tour « démocratique ».
LA GRANDE CLASSE DES VRAIS DÉMOCRATES

Passons également très vite sur l’opération Jaque pour la (fausse) libération de Ingrid Bétancourt, l’utilisation illégale et ô combien dangereuse (pas pour lui mais pour les internationalistes) des insignes de la Croix-Rouge, le bombardement illégal du territoire équatorien dans l’exécution extra-judiciaires de nombreux combattants farianos dont Raul Reyes, et les infiltrations en territoire vénézuelien par des troupes colombiennes irrégulières... bref, illégal semble être l’adjectif qui lui convient le mieux. Pourtant, s’il venait à violer la constitution colombienne, je doute qu’on lui réserve le sort du président Zelaya du Honduras (qui lui n’a enfreint aucune loi, ni nationale ni internationale).
Face à une si violente caricature, n’importe quel opposant ferait l’affaire. Oui, mais non. antanas.jpgOui, parce qu’effectivement les élites colombiennes et transnationales ont sorti de leur chapeau n’importe quoi en la personne d’Antanas Mockus [photo]. Non, parce que le personnage, et notamment ces derniers jours, a littéralement pété les plombs, entre discours incompréhensibles, annonces catastrophiques ( il a promis d’augmenter les impôts !), changements intempestifs de position, bref, il est plus apparu comme le gourou d’une secte que comme un candidat sérieux.
Ce ne sont pas tant les sondages qui se sont plantés en le mettant au coude à coude avec Juan Manuel Santos, mais c’est surtout lui qui a auto-sabordé sa candidature. Pas n’importe qui, donc, mais n’importe quoi, le roi des prestidigitateurs, un clown sans la moindre profondeur politique, et l’auguste cheval de Troyes de bien sinistres personnages. Reconnaissons-lui le fait d’être anticommuniste, profondément libéral et fumeur de marijuana fameux. C’est un peu juste pour être président de la vieille Colombie mais à peine. Il lui manque le contact avec le vrai peuple colombien, celui des campagnes et des montagnes, celui qui ne vit pas à Bogotá dans les quartiers chics. Autrement dit, c’est un parfait inconnu au-delà du Nord la capitale. A peine docteur en philosophie de l’Université Nationale en 1988, il en est nommé vice-recteur par un tour de passe-passe qui écarte ceux qui avaient droit au poste par le mérite de leur travail. C’est que ses amis lui assignent la tâche de privatiser l’éducation supérieure et il le fera fièrement, argumentant que pour une bonne éducation il faut payer. Claro ! Si bien que ses amis lui offrent la mairie de Bogotá, campagne de presse énormissime, enfin un intellectuel intègre... et c’est parti pour la grande privatisation de la capitale, de ses services de transport, de la santé et de l’énergie. Militarisation de la ville, nettoyage sociale et le projet absurde de faire de Bogotá la capitale sud-américaine du commerce, des affaires, de je ne sais quelles conneries quand les immenses quartiers bidonvilles qui ceinturent la ville s’enfoncent chaque jour dans la misère et dans sa terrible conséquence, la violence, pauvre jeunesse chair à canon du capitalisme. Finalement, pour ceux qui piaillent un peu la langue de Gabriel Garcia Marquez, voici un article complet (2) sur les relations de Mockus et de la famille Rotschild (rien que ça camarade... Ah ! L’écologie capitaliste, on y arrive à peine).
Mais revenons au pantin des transmondialistes. Il a rempli si bien son rôle qu’en à peine quatre mois les médias se sont chargés d’en faire un vedette « à l’américaine », caracolant dans les sondages, au cas où l’autre, Santos, n’aurait plus les faveurs des maitres occultes du monde, suite aux mares de sang dans lesquelles il patauge... C’est leur vision de la démocratie, avoir le choix, malgré tout, entre deux pantins aux caractéristiques différentes pour coller à la mode, aux sondages, à l’air du temps. Je vous informe que les forces occultes ont préféré le tueur au clown. L’épuration qui saigne le pays ne semble toujours pas les satisfaire et beaucoup supposent que c’est bien une pièce majeure qui se met en place pour une possible guerre contre les gouvernements progressistes et révolutionnaires d’Amérique Latine. L’acte final aura lieu le 20 juin lors du second tour de l’élection présidentielle.
LES AUTRES PERSONNAGES DE CES ÉLECTIONS (Fajardo, Garzón, J.J. Rendón et mon voisin).

Je ne vais pas vous enfumer des lignes et des lignes sur la cuisine interne de la farce présidentielle, simplement saupoudrer de quelques détails l’invraisemblable tambouille qui se mijote par ici. Le régime colombien est fortement présidentiel, et le vice-président joue un rôle majeur. C’est d’ailleurs lui qui est en charge de la bonne application des droits de l’Homme et défenseur majeur, en principe, du peuple. Sans rire, parce que franchement le rire n’est pas de mise.
Le bon Juan Manuel Santos s’est donc choisi le roi, l’empereur, que dis-je la toute puissante incarnation de la traitrise et du retournement de veste. A côté, notre Éric Besson national est un petit bras. Jugez plutôt le parcours de son vice-président, à savoir Angelino Garzón. Le personnage a fait toute sa carrière dans les années 80 comme secrétaire général d’un des plus grands syndicat, la CUT. Un communiste monsieur, un vrai, un dur, à tel point qu’il fut vice-président de la Union Patriotica, ce parti politique exterminé par les élites colombiennes. Eh bien ce personnage est passé à l’ennemi, un parcours à tel point suspect que l’on se demande s’il n’a pas participé à l’élimination de ses anciens camarades en donnant quelques noms. Lui qui a accompagné Uribe en 2007 à Washington pour préparer les accords ultra-libéraux du TLC (tratado de libre commercio) alors que les assassinats des membres de la UP et de leurs familles se poursuivent encore aujourd’hui... voilà la formule qui a raflé toutes les voix dimanche dernier, Santos-Garzón, l’assassin et le traitre.
Quant au clown Mockus, lui qui s’est marié dans un cirque en chevauchant un éléphant, (non sans rire, c’est une pure vérité), le voilà maqué avec Sergio Fajardo Valderrama, ancien maire de Medellin... Medellín, comme le cartel ? Je vois venir ici la rengaine du "tous pourris"... mais j’ai la triste mission de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité... et celui-là est impliqué jusqu’au cou dans la mafia du cartel. C’est-à-dire qu’il a acheté la paix sociale avec le grand parrain (et paramilitaire) local, Don Berna, donnant l’illusion d’une politique efficace... simplement une fois Don Berna extradé aux États-Unis (jusqu’alors il dirigeait son empire depuis une prison colombienne), une fois l’accord à l’eau, celui-ci s’est épanché sur la corruption sans bornes, les fraudes électorales, le maquillage des statistiques, l’augmentation du trafic de stupéfiants et les liens avec les paramilitaires du saint Fajardo... un clown et un truand as de la politique à la Pablo Escobar, voilà l’autre choix démocratique pour le second tour.
rendonuribe0802dk.jpgUn autre personnage qui mérite quelques mots est J.J. Rendón [au milieu sur la photo, entre Porfirio Lobo à gauche, et Uribe à droite] à côté de Uribe, de nationalité vénézuelienne, domicilié à Miami, et responsable de la victoire de Juan Manuel Santos ou plutôt de la défaite de Mockus grâce à ses attaques sales et efficaces. Appelé en catimini ces derniers mois, le maitre des campagnes de presse occultes, des coups tordus et faiseurs de présidents en Amérique Latine jouit de l’appui des oligarchies régnantes. Certains disent qu’il bosse pour la CIA. Ne pouvant pas le prouver, il reste néanmoins un bon gros néocon, de la pire race. Le sinistre personnage est donc publiciste, maitre d’œuvre des campagnes des présidents vénézueliens Carlos Andrés Pérez et Rafael Caldera... les deux compères qui ont vendu le pays au FMI et consorts jusqu’à provoquer la juste émeute et la possibilité de la révolution bolivarienne. A son actif également, la victorieuse campagne de presse aux États-unis contre l’Irak de Saddam Hussein avec les mensonges et les résultats que l’on connait, et bien évidemment son activisme anti-bolivarien contre Chavez. Le roi de la rumeur sale, de la désinformation, celui que les cercles bien pensants et archi-drôles des élites appellent affectueusement le nouveau Goebbels... c’est dire. Je n’en dirai pas plus, sinon gardez un œil sur ce personnage qui parle arabe, portugais, anglais, italien et espagnol, des fois qu’il débarque sur nos terres (encore heureux il ne parle ni grec ni français).
Je voulais juste conclure en parlant de mon voisin comme représentation de l’autre personnage de ces élections, à savoir le peuple colombien. Par ici, tout est compliqué. Il faut aller voter selon le lieu d’émission de votre carte d’identité. Mon voisin ne se plaint pas, contrairement au cinq millions de déplacés du pays qui eux ne peuvent pas voter pour cette évidente raison. Lui a parcouru des centaines de kilomètres pour aller voter. Et avec toute sa famille. Quelle surprise quand au moment de voter le fonctionnaire a froncé les sourcils parce que la vieille maman de mon voisin avait « légalement » déjà voté... mon voisin est un peu nerveux, cela ne va pas se passer comme cela, de coups de téléphone en engueulades, il n’a rien pu faire contre « cette erreur humaine »... je ne connais pas tant de personnes que cela en Colombie, et c’est bien un turbulent hasard qui fait que mon voisin soit victime d’une fraude comme, parait-il, il s’en passe par centaines de milliers dans le pays à chaque élection. Le vol de numéro de carte d’identité est une grande spécialité... et comme pour chaque geste de la vie quotidienne vous êtes amenés à distribuer ce numéro à tout le monde et n’importe qui, c’est d’une facilité diaboliquement enfantine... mais enfin, un état de droit comme cette vieille démocratie colombienne... Mon voisin n’est pas content et bien qu’il soit bien loin de ma philosophie politique, nous avons convenu, ce qui n’a pas grande valeur journalistique, que ces élections étaient parmi les plus frauduleuses depuis la nouvelle constitution de 1991.
Une analyse plus fine nous ferait dire la chose suivante (3) :
Cette élection a mis en avant, avec la chute des partis traditionnels et la consolidation du modèle uribiste, la recomposition d’un bloc de pouvoir politique et social, bloc qui recycle les restes des partis libéral et conservateur en une alliance similaire à celle du Frente National qui gouverna le pays de l’époque de la Violencia en 1948 jusqu’au milieu des années 1980, alliance groupée autour du thème de l’union national sous l’égide du parti de la U. Ce n’est donc pas tant l’expression d’une crise du bipartisme libéraux-conservateurs qu’une restructuration, une nouvelle forme d’exister et de s’accaparer le pouvoir à tour de rôle, et ce nouveau pôle reste lui-même l’expression du secteur latifundiaire, des élites politiques et économiques, historiques et émergentes, en tout cas le pouvoir des tenants de la servitude internationale. Il est à parier que dans les prochains jours l’effet aimant jouera à plein et que les partis défaits se joindront à la coalition uribiste afin de ne pas rester à la marge des nouveaux postes de décision.
ET LA MONTAGNE ?

Petit paragraphe des plus rapides pour parler de l’autre grand acteur politique, quoique FARCBANDERAguerrilleros___farc.jpgégalement militaire, du pays, l’insurrection armée. Mesurer leur influence, tant politique que militaire, n’est pas chose facile. Sur le plan médiatique, ils sont restés les grands absents de la campagne : parler de la guérilla aurait été pour les candidats s’obliger à juger la politique de “sécurité démocratique” du président Uribe, et donc son échec. Le trafiquant numéro 82, comme il se fait appeler par la presse engagée (et exilée) avait promis son extermination en 4 mois, puis huit, puis quatre ans, finalement huit, pour finir par demander l’adoubement de son dauphin Santos pour finir sa politique. Terrifiant échec d’une politique va-t-en-guerre qui a englouti toutes les richesse du pays au détriment du changement social. Lamentable prétexte qui sert au contrôle sécuritaire et au silence médiatique sur la réalité du pays. On se souvient que 2008 fut une année paradoxale, de rudes coups portés à la guérilla, la mort naturelle de Manuel Marulanda Velez, mais en même temps les premiers signes de sa toute puissante régénération.
2010 offre le tableau inverse... dans le silence général la guérilla porte de violents coups aux installations militaires et policières du pays. Il est impossible de trouver ou de se faire confirmer le nombre de morts au combat, d’un côté comme de l’autre, mais il est sûr que pas un jour ne se passe sans affrontement. Il faut savoir lire les nouvelles éparses, et lorsque l’armée se félicite d’une vingtaine de guérilleros morts lors du bombardement d’un camp de plus de 200 insurgés, il faut alors bien comprendre que oui, après tant d’efforts et de moyens, il y a toujours des camps actifs en plein cœur du pays. Combien sont-ils, 10 000, 20 000 ? Combien de citoyens les soutiennent ou les soutiendraient en cas d’insurrection générale, 100 000, 1 000 000, 10 000 000 ? Voilà bien des réponses que je ne saurais apporter.
Mais passons pour revenir aux élections, après tout s’il faut juger du droit à l’insurrection, il me semble clair que nous partageons la même vision depuis la révolte des esclaves de Spartacus... pour peu que l’on partage les mêmes chaînes.
Disons qu’au niveau politique, par le biais de ses communiqués et de ses moyens de communications propres, les guérillas sont les seules à mettre sur la table les véritables problématiques du pays, la souveraineté nationale, tant militaire qu’économique, le problème des cultures à vocation illicite (thème absurdement absent de toute la campagne !) et la transition vers une culture de souveraineté alimentaire, la concentration de la terre dans la main de grands latifundiaires liés aux monstres transnationaux comme Monsanto ou la AngloGold Ashanti, et bien évidemment l’écart vertigineux dans la répartition des richesses du pays.
Pour finir, parlons du prochain président et de la lointaine Tel-Aviv...
Vous allez croire que je suis fou ou sionisto-omnibulé, mais ma foi les journaux arrivent jusqu’ici et je voudrai partager avec le lecteur ces quelques réflexions : l’axe Washington-Bogotá-Tel Aviv est une réalité qui se vérifie tous les jours. Le seul pays au monde qui achète de l’armement à Israël est la Colombie. Les fusils d’assaut Galil, vagues copies de l’AK 47 soviétique, sont fabriqués sous licence en Colombie et équipent les forces de police et les unités militaires. Les avions de combat Kfir, vagues copies du mirage III français, équipent les escadres aériennes et participent à toutes les missions de bombardements au-dessus de la jungle.
f-15_israel.jpgSoyons clairs et précis : depuis 2005, Israël est le premier fournisseur d’armement de la Colombie. La coopération entre les deux armées va jusqu’aux échanges de bons procédés, des “stages”, des “formations”, c’est que des deux côtés de la planète on tue, on torture, on viole toutes les règles de droit, alors ce n’est pas l’expérience de ces salauds là qui manque.
Il y a quelques mois, dans l’avion qui me ramenait à Bogotá depuis Madrid, plus d’un tiers des passagers étaient des officiers colombiens en provenance de la Terre Sainte, avec leur collier brillant type guerre du Viet Nam au cou, et leur manie effrayante de photographier tout ce qui bouge avec leurs gadgets achetés en zone détaxée... Je pourrai aussi rafraichir la mémoire au lecteur sur le fameux Yaïr Klein, actuellement emprisonné en Russie, mercenaire de nationalité israélienne et grand ponte de la mise en place des groupes paramilitaires au milieu des année 1990 dans la région du Magdalena Medio, c’est à dire l’un des pires et sinistres personnages de l’histoire colombienne... même s’il est israélien.
On notera que dans un article publié le 10 août 2007 par le journal SEMANA, Juan Manuel Santos, alors Ministre colombien de la Défense, a reconnu que Bogotá avait discrètement recruté des anciens officiers de l’armée israélienne pour former les forces de police locales à l’action contre-insurrectionnelle. Selon sa propre autobiographie, Carlos Castaño avait à peine 18 ans lorsqu’il arriva en Israël en 1983 pour suivre un cours d’un an appelé « 562 ». Castaño, un colombien, est arrivé en Terre Sainte comme un pèlerin de plus, mais pas pour trouver la paix. Le cours « 562 » portait sur la guerre, et sur comment la mener à bien. Par la suite, Carlos Castaño excella en cette matière en devenant le plus fervent et le plus rude leader paramilitaire de l’histoire de l’Amérique latine.
La terreur qui parfois s’empare de quelques uns d’entre nous est d’imaginer que le “président” Santos mette à exécution ses menaces à l’encontre des organisations non gouvernementales, organisations humanitaires, des défenseurs des droits de l’Homme, des journalistes, des avocats, de toutes ces « entités » qu’il exècre à tel point qu’il a passé les dernières années, depuis son poste de ministre de la défense, à les fustiger, à les accuser de terrorisme, et à promettre un solide coup de balai... des organisations humanitaires, des caravanes humanitaires, disons des flottilles internationalistes...
Lecteur, tu comprends bien d’où nait cette terreur, celle qui m’empêche de dormir, celle qui me réveille la nuit quand je crois entendre des pas dans l’escalier, celle qui m’enrage quand ni dans mon placard ni sous mon lit je ne trouve de fusil... et oui, j’ai choisi d’aider par l’internationalisme social et non violent, cette blague, j’aide les petits à compter, à diviser, leur maman à lire, un peu tout le monde à décrypter la réalité politique et sociale, j’accompagne les camarades dans les zones de conflit, j’écoute, j’apprends et je partage, et comme seul acte de guerre je dégaine des articles de lois et des paragraphes de la convention de Genève pour forcer les barrages et fermer la gueule d’arrogants tueurs armés jusqu’aux dents. Autrement dit, je suis un dangereux terroriste. Et compte tenu des récentes informations venues du proche orient, compte tenu de la concordance des méthodes et des philosophies des oligarchies d’ici et de là-bas, mou ou durci, “ils” ne nous réservent que du plomb.
Pour moi et tous les autres, cette farce démocratique et ce macabre présage qui vient de l’autre bout des mers ne promet rien de bon. Jusqu’ici, tout va bien (pour nous). Pour le reste je rappelle, camarade ou simple lecteur, ces quelques chiffres de l’héritage de la politique uribiste des huit dernières années, ces quelques chiffres de ce nouveau genre de « démocratie » qui sera notre futur commun si rien ne se fait :
250.000
disparitions forcées dont 38 255 durant les trois dernières années.FOSA-COMUN--COLOMBIA-Estado-genocida-web-areito.jpg
4,5 millions
de déplacés à l’intérieur des frontières du pays, ce qui place la Colombie à la triste deuxième place après le Soudan et avant l’Irak et l’Afgnisthan.
Mise à jour des plus grandes fosses communes et utilisation massive des fours crématoires à une échelle jamais égalée depuis les crimes du IIIième Reich 


[Image - GÉNOCIDE D'ÉTAT EN COLOMBIE - Dans le Meta on a découvert la plus grande fosse commune du continent américain. Depuis 2005, l'armée a enterré là des milliers de personnes : on a retrouvé les restes de 2.000 d'entre elles]

7 500
prisonniers politiques, des dizaines de milliers d’exilés et des centaines de montages judiciaires.

Plus de 40% des Colombiens
, dont une majorité de femmes, d’enfants et de membres des minorités ethniques, vivent dans l’insécurité alimentaire.
Les taux de désertion scolaire sont alarmants : la Colombie est le seul État de la région qui n’offre pas la gratuité de l’enseignement primaire.
Dans le même temps la Cour Suprême de “Justice” enquête sur 93 députés ou sénateurs pour liens avec le narco-paramilitarisme et à ce jour a inculpé 22 d’entre eux... ce qui n’a pas empêché leur « victoire électorale » aux législatives de mars 2010 et la quasi-élection de leur chef de file, le macabre Juan Manuel Santos, à la Présidence de la République.
Archibald Emorej

(1) http://www.legrandsoir.info/Election-presidentielle-en-Colombie.html
(2) http://www.ajpl.nu/radio/index.php?option=com_content&view=article&id=763:mockus-al-servicio-de-su-majestad-la-banca-internacional&catid=59:antanasmokus&Itemid=387(3) Traduction de CARLOS MEDINA GALLEGO, Docente –Investigador , Universidad Nacional de Colombia. En estas elecciones se hizo evidente en la derrota contundente de los partidos tradicionales la consolidación del modelo Uribista que resulta ser la recomposición de un nuevo bloque de poder político y social que se recicla en una la alianza liberal – conservadora, un neo-frentenacionalismo, con un programa de unidad nacional, bajo la envoltura del Partido de la U. No es la crisis de la hegemonía liberal - conservadora, sino su nueva forma de existir, que sigue representando los sectores agrarios latifundistas y las elites económicas y políticas, históricas y emergentes, militantes de la servidumbre voluntaria en el campo internacional. Seguramente en estos días se producirá el efecto imán y lo que queda de los dos partidos tradicionales irán a esa coalición para no quedarse por fuera del gobierno.

Source : Amérique Latine des peuples -vers un autre monde possible

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 07:15

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Texte de mon intervention lors du Forum "Le Monopole Médiatique: Colonisateur d’imaginaires et exploiteur de consciences", réalisé avec Ignacio Ramonet et la Grande Bibliothèque de l’Université de Montréal

Guerres militaires et batailles médiatiques

La guerre, comme le disait Clausewitz, est la continuation de la politique par d’autres moyens. La politique, ajoutait-il, est la poursuite de la culture par d’autres voies. Celui qui veut gagner la confrontation politique et militaire doit gagner la bataille culturelle, qui de nos jours se livre en grande partie dans les médias de communication. C’est pour cela que la guerre médiatique est généralement le préambule de la politique et de la stratégie. Les guerres militaires ont des trêves ; les guerres culturelles sont incessantes, globales, perpétuelles.

Monopoles Economiques et Médiatiques

Les guerres contemporaines se livrent entre puissances impérialistes pour la conquête de colonies et de marchés, et entre puissances impérialistes et pays en voie de développement pour les réduire en semi-colonies. De tels conflits ont lieu pour répondre aux besoins des monopoles. Les monopoles médiatiques ressemblent aux monopoles financiers, industriels et commerciaux comme des gouttes d’eau. Ils luttent tous pour s’étendre, se concentrent en de moins en moins de mains, utilisent la politique comme un instrument pour augmenter le pouvoir, a travers des lois qui facilitent l’accumulation ou a travers des conflits qui étendent les marchés et s’approprient les ressources. Leur objectif commun est de placer l’infrastructure économique sous contrôle total du capital monopolistique et de soumettre la superstructure culturelle, qui elle même détermine la conduite de l’Etat et de la société, aux monopoles médiatiques

Monopoles contre les pays en voie de développement

Les guerres des tout-puissants monopoles capitalistes et médiatiques contre les faibles pays en voie de développement sont asymétriques, pour l’inégale proportion de ressources stratégiques et économiques. Mais la victoire ne favorise pas toujours les propriétaires des plus puissantes armes de coercition stratégique et culturelle. Examinons la guerre médiatique livrée au Venezuela durant la première décennie du 21éme siècle, par les transnationales et la corporation patronale contre le projet de révolution démocratique et pacifique, qui gagne les élections de 1998 avec une majorité écrasante.

Oligopoles médiatiques contre démocratie

En 1999, quand Hugo Chávez Frías prend le pouvoir, son gouvernement compte seulement, comme instruments de communication, une chaine de télévision nationale et une radio nationale, toutes 2 avec une portée très limitée. L’opposition, dont le commandement politique est assumé par la corporation patronale Fedecámaras, compte près de soixante chaines de télévision, plus de 700 radios et près d’une centaine de journaux. La quasi-totalité d’entre eux attaquent le gouvernement de manière frontale, sauf les journaux « Últimas Noticias » et « Panorama », qui tendent á présenter les informations avec un certain degré de neutralité. La quasi-totalité de ces médias sont des exemples finis de concentration oligopolistique verticale et horizontale. Ils sont entre les mains de familles, ou d’un petit nombre d’actionnaires, et le même capital contrôle parfois aussi des radios, journaux, entreprises qui produisent du contenu, maisons de disques, agences de publicité et de relations publiques et de conseil en image. Ils ont pour habitude de recycler les thèmes, campagnes et points de vue des grands monopoles transnationaux de la communication, lesquels á leur tour recyclent les contenus et les informations locales des oligopoles vénézuéliens.

Guerre médiatique et attaque à la constitutionalité

Depuis 2001, le patronat et son impressionnante concentration de médias, avec l’appui économique, diplomatique et logistique des Etats Unis, a déclaré ouvertement la guerre au gouvernement élu. Ils font des campagnes massives contre 49 lois de réformes modérées, appellent á remplacer le gouvernement élu par un gouvernement de transition, ils diffusent des annonces de putsch d’anciens officiels qui disent représenter toute l’armée et être prêts a dérouter les autorités légitimes par la force. En avril 2002 les médias appellent á la grève, qui est en réalité un lock-out patronal, convoquent une manifestation le 11 de ce mois vers le Parque del Este , qui sera finalement déviée vers le Palacio de Miraflores, coupent la chaine de télévision a travers laquelle le Présidant se dirige a la Nation, présentent des images de gens du peuple qui se défendent face á des francs-tireurs en inventant le mensonge comme quoi ils tirent sur une manifestation en réalité inexistante, diffusent un discours de putsch militaire contre le gouvernement ainsi que la fausse nouvelle de la démission du Président élu, forcent au silence á la Télévision et a la Radio Nationale, acclament l’instauration d’une dictature qui annule la Constitution qui avait été dictée par un vote populaire et destitue tout les fonctionnaires élus, et occultent la grande mobilisation sociale et la réponse des militaires constitutionalistes qui restituent le Président légitime au pouvoir le 13 avril. Les monopoles économiques comptaient avec la quasi-totalité des medias dans la presse, radio et télévision ; le peuple avait seulement le bouche á oreille, les téléphones, les portables. L’omnipotence médiatique n’est pas omnipotence culturelle ni politique.

Lock-out Patronal et sabotage pétrolier

Une fois de retour au pouvoir, le président élu n’adopte aucune sanction contre les putschistes ni contre les médias. Ceux-ci ne tardent pas á mettre en marche une opération identique : au début du mois de Décembre 2002 ils convoquent un autre lock-out patronal, cette fois accompagné d’un sabotage contre l’industrie pétrolière et d’une expérience audiovisuelle jamais vécue avant cela dans le monde contemporain. Pendant plus de 2 mois pratiquement tout les medias privés se lancent dans une campagne d’appels au renversement par la force du gouvernement élu, remplacent la publicité par 17 500 messages déstabilisateurs et l’information par des mensonges. Le gouvernement élu ne suspend pas les garanties constitutionnelles et ne déclare pas l’état d’exception, il répond a peine a travers une chaine de télévision et une radio qui ne couvrent même pas tout le territoire national, et cependant la gigantesque offensive patronale, médiatique et putschiste s’effondre toute seule, comme un géant aux pieds d’argile qui ne peut pas s’établir face au compact rejet populaire.

Impotence de l’Omnipotence médiatique

En vérité, en aucun des événements décisifs de la vie vénézuélienne des dernières années les monopoles médiatiques n’ont pu imposer leurs critères. Ils n’ont pas pu empêcher le soulèvement massif du 27 février 1989 contre le Fond Monétaire International, qui a secoué le pays pendant une semaine. Ils n’ont pas pu dévier la sympathie populaire envers le rébellion militaire du 4 février 1992. Ils n’ont pas restauré la foi du peuple envers les partis du statut, ce qui entraina l’expulsion virtuelle de ceux-ci durant les processus électoraux depuis 1993. Ils n’ont pas pu vaincre la candidature d’Hugo Chávez Frías lors des élections de 1998. Malgré le pacte de soutien avec le dictateur Carmona, ils n’ont pas pu empêcher la chute de celui-ci ni le retour du Président élu. Ils n’ont rien pu non plus en 2002 et 2003 lors du lock-out patronal et du sabotage pétrolier, ni en 2004 lors de l’ignorance de l’arbitre électoral. Ils n’ont pas pu non plus inciter la défaite du mouvement bolivarien lors du référendum d’aout 2004, ni empêcher le retentissant succès lors des élections régionales cette même année. Ils ont vaincu en une seule occasion, en 2007, en réussissant, a travers une campagne basée sur la terreur, a ce que le gouvernement perde, a 50 000 votes près, le referendum pour une réforme constitutionnelle complète. Malgré le monopole capitaliste et médiatique, le projet bolivarien a obtenu durant cette décennie une légitimité grâce a ses victoires dans plus d’une douzaine d’élections, toutes sous la surveillance de centaines d’observateurs internationaux qui n’ont jamais remise en cause aucune d’elles.

Mesures contre l’agression médiatique

Suffit-il donc d’attendre que l’adversaire s’effondre pour vaincre dans une guerre médiatique ? L’exemple du Venezuela montre qu’il est possible de livrer un conflit médiatique face á une opposition putschiste et violente sans s’éloigner un brin du strict accomplissement des normes de la légalité démocratique. Mais pour cela il faut lancer une contre-offensive sur quatre fronts ; 1) création de médias de service publique, mais aussi de médias alternatifs, libres et communautaires 2) Régulation législative de l’espace radioélectrique 3) Usage souverain du pouvoir de l’Etat d’attribuer et de rénover ou non les concessions sur l’espace radioélectrique 4) Éducation du public

Médias de service public, alternatifs, libres, communautaires

Afin d’appliquer ces tactiques, le gouvernement démocratique a crée a partir de 2003 les chaines Vive, de documentaires communautaires, Telesur, dirigé a l’audience latino-américaine, Ávila TV, jeune et contestataire ; a redonné du pouvoir a Venezolana de Televisión et Radio Nacional, a acquit le circuit de radio YVKE Mundial et crée la Radio Del Sur. Plusieurs centaines de petites radios communautaires ont surgi, unies entre elles a travers de l’Association Nationale de Medias Communautaires, Libres et Alternatifs. En 2003 les communistes éditent Diario Vea, et en 2009 le processus bolivarien imprime le Correo del Orinoco. Des centaines de petites publications alternatives apparaissent et disparaissent aussi.

Normes régulatrices

En Décembre 2005, au milieu du débat enflammé avec l’opposition, l’Assemblé Nationale approuve la “Loi de Responsabilité Sociale a la Radio et Télévision (Resorte)”. Cette loi développe les normes constitutionnelles et exige véracité, opportunité et pluralité dans l’information, limite le temps de publicité, établit des pourcentages de production nationale et indépendante, étend sa portée a la télévision payante, qui représente plus du tiers de l’audience du pays. Ce triomphe est en partie annulé car les medias ne respectent pas les normes, et la Commission Nationale de Télécommunications ne les fait pas respecter.

Gestion souveraine des concessions

En 2007 la majorité des concessions sur l’usage de l’espace radioélectrique, octroyées en mai 1987 pour une durée de 20 ans, ont expiré. Le gouvernement les a toutes rénové pour une durée de 5 ans, sauf celle de Radio Caracas Televisión, qui a elle seule représentait plus de la moitié de la facture publicitaire de la télévision, et qui, avec Venevisión, avait intégré un cartel pour empêcher l’arrivée de nouvelles chaines de télévision et les amener á la ruine en offrant des tarifs inferieurs aux publicitaires qui promettaient de ne pas s’annoncer chez eux. Alors que le directeur de RCTV Marcel Granier faisait un tour pour implorer les gouvernements européens d’intervenir au Venezuela et incitait les médias vénézuéliens à convoquer une fois de plus un soulèvement dans le pays, le 11 Juillet 2007 le propriétaire d’un des groupe multinational de communication les plus important d’Amérique, Diego Cisneros, divulguait dans les medias une confession qui éclairait la situation du Venezuela. Il affirma : « Beaucoup de gens dans le gouvernement ou l’opposition croient qu’un canal de télévision peut être protagoniste du jeu politique. Mais ceci n’est pas la mission de la télévision (...) Les chaines, je le répète, ne peuvent pas prendre partie dans le conflit national ou prétendre remplacer les partis politiques, si ils ne veulent pas aggraver le conflit. C’est ce qui se passe au Venezuela. » (El Nacional, 12-7-2007, p.4, Nación). RCTV a reçu l’autorisation de continuer á diffuser sur les chaines payantes, mais cela a réduit considérablement son audience. En mars 2010 la chaine a refusé de respecter les conditions requises pour transmettre a travers d’une chaine payante, raison pour laquelle elle n’émet plus depuis cette date.

Education du public

En ce qui concerne l’éducation du public dans la décodification des messages médiatiques, peu d’initiatives systématiques ont été adoptées. Un brillant programme d’analyse des médias diffusé sur VTV depuis 2004, « La Hojilla », sous les ordres de Mario Silva, exerce une critique pédagogique quotidienne, non sans passion et humour. « El Quiosco Veraz », de Earle Herrera, fait la même chose chaque semaine. A l’Institut d’Etudes Avancées* (IDEA) des cours de maitrise sur les médias comme acteurs politiques ont été impartis. Le Ministère du Pouvoir Populaire pour la Communication et l’Information a édité des livres et convoqué des Forums sur ce sujet. La perversité du message médiatique requiert cependant une action pédagogique généralisée, qui n’implique pas seulement tout les médias, mais aussi le système éducatif

Essor et chute du Quatrième Pouvoir

Mais le facteur décisif de cette longue confrontation fut que, tout au long de plus d’une décennie, les monopoles médiatiques ont perdu progressivement la confiance du public. Les journaux El Universal et La Nación ont vu leur tirage passer de 100 000 exemplaires a une moyenne proche de 50 000; ce dernier affrontant une sévère crise économique. Parallèlement à cela, les journaux plus équilibrés, Últimas Noticias et Panorama, ont dépassé les tirages de 360 000 exemplaires lors de leurs éditions dominicales. Apres sa carte de 2007 dans laquelle il signalait que le rôle des médias comme acteurs politiques ne contribuait pas á la paix dans le pays, Diego Cisneros a modéré partiellement l’agressivité de la chaine Venevisión. En 2010 la chaine d’opposition la plus violente, Golobovisión, a retiré de la direction le plus frénétique opposant, Federico Alberto Ravell. Ces changements n’enlèvent rien á la prêche du plan d’attaquer l’Etat: ils la Font juste moins violente, persistante et évidente. Il ne faut jamais oublier que la guerre médiatique est le préambule de la guerre stratégique: du lock-out patronal, du sabotage pétrolier et du coup d’Etat au Venezuela; de l’agression militaire extérieure dans d’autres pays et peut être même dans le notre. Des médias alternatifs, libres et communautaires, des normes régulatrices, le maniement des concessions et l’éducation sur les medias permettent de se défendre des campagnes médiatiques, pas des putschs ni des invasions.

Contrôle Social des médias

Alors que les moyens de production matérielle son entre les mains d’une minorité, celle-ci cherchera aussi a contrôler les moyens de production intellectuelle et les utiliseront pour leurs intérêts exclusifs. De la même façon qu’avec les monopoles économiques et financiers, la victoire face aux monopoles médiatiques arrivera seulement quand les travailleurs auront la propriété sociale des moyens de production matérielle et intellectuelle et les mettra a son service. N’importe quel autre triomphe est seulement une escarmouche.


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Traduit par R.V.
Article en espagnol ici

Source : Luis Britto Garcia en frances

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 07:35

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Le président de la Bolivie, Evo Morales, a réitéré les dénonciations concernant les manoeuvres de quelques groupes de pouvoir pour boycotter la prochaine Conférence Mondiale sur le changement climatique, prévue au Mexique à la fin de l'année.

 

En particulier le président a condamné les intentions de marginaliser les débats préalables constitués par les accords obtenus lors de la Conférence Mondiale sur ce thème qui a eu lieu fin Avril dans son pays, rapporte "Prensa Latina".

 

Avec des délégués des cinq continents, nous avions remis personnellement les recommandations à l'ONU, et c'est pour nous une énorme préoccupation que ces éléments n'aient pas été pris en compte, a-t-il délaré lors d'une conférence de presse.

 

Il a rappelé l'appui reçu de l'Union des Nations Sudaméricaines (UNASUR), de chefs d'états d'Europe et d'Amérique, et du G7 + la Chine, et il a demandé aux défenseurs de la planète de se maintenir en alerte.

 

Que les mouvements sociaux du monde restent en alerte, en attente, afin que s'il n'est pas tenu compte de nos recommandations, nous nous mobilisions, parce-qu'il s'agit de défendre la vie, l'humanité et la planète.

 

Morales a résumé les 10 recommandations principales adoptées à Cochabamba, parmi lesquelles se détachait la réduction de l'émission de gaz à effet de serre.

 

Il a insisté aussi sur la reconnaissance par les pays développés de la dette contractée par la contamination et sur la demande que ceux-ci consacrent 6% de leur Produit Intérieur Brut (PIB) pour remédier à cette situation.

 

En outre, il a considéré qu'il était vital de protéger les droits et les besoins des migrants forcés à cause du changement climatique, la constitution d'un Tribunal de Justice Climatique, et l'organisation d'un referendum mondial sur ce thème.

 

Cependant, un petit goupe de puissant ne les [les recommandations] prennent pas en compte, dans une provocation à la vie, à tous ceux qui habitent la planète Terre, a-t-il affirmé.

 

Enfin, il a fait remarquer que si c’était une question de temps, il était possible de reculer la Conférence du Mexique jusqu'à l'obtention d'un consensus pour analyser les aspects réellement importants.

 

Si ces éléments fondamentaux ne sont pas pris en compte, la Conférence de Cancun sera un échec. nous espérons que cette alerte sera prise en compte par les responsables des négociations, a-t-il dit.

 

 Traduction : Alma

http://www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?t=458317&highlight=morales&sid=b22fabad790c4fd2ace955510507ce07

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 09:31

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Par woru

Ce soir (mardi 1er juin) au coliseo de Cochabamba en Bolivie, le public à répondu présent à l'invitation du gouvernement bolivien pour la première du nouveau film d'Oliver Stone "Al sur de la frontera" (en VO). Evo Morales et Oliver Stone était présent et accompagnés de délégations venus de différents pays voisins. Le réalisateur suit sa tournée sur le continent pour présenter son nouveau long-métrage.

 

Le film revient sur les principaux changements politiques survenues sur le continent Sud Américain ces quinze dernières années. Il critique les relations entre le FMI, les Etats Unis et les gouvernements socialistes émergeant dans leur lutte pour l'indépendance de leur économie sans ingérence internationale. Dans ce documentaire le réalisateur part à la rencontre de Hugo Chavez (Venezuela), d'Evo Morales (Bolivie), du couple Kirchner (Argentine), de Fernando Lugo (Paraguay), de Rafael Correa (Ecuador) de Raul Castro (Cuba).

 

L'intérêt du documentaire réside dans la présentation qui est faites des problèmes sociaux-économiques des différents pays. De plus il adopte un point de vue général à l'échelle du continent et nous amène à rencontrer les différents chefs d'Etats. Le film s'éfforce de démontrer le lien de cause a effet entre les décisions imposées par le FMI et l'apparition de mouvements sociaux contestataires. 

 

Ce n'est pas le premier documentaire réalisé sur ce sujet mais, il me semble, c'est le premier à le présenter de manière aussi globale tout en faisant intervenir directement les différents chefs d'Etats des pays concernés. Il est une très bonne introduction à ceux qui veulent aujourd'hui s'intéresser à la mouvance socialiste en Amérique du Sud et à tout ceux qui croient en un avenir meilleur que celui proposé par le FMI et ses plans d'austérités.

 

PS: C'est mon premier billet, j'imagine que j'avais juste envie de faire connaître ce documentaire :)

Source : Médiapart Blog

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