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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 08:28

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Tout coup d'Etat résulte d'une accumulation d'impacts qui n'ont pas été conjurés à temps:

Coup d'Etat économique

Le Honduras exporte chaque année des biens pour une valeur de 6 236 millions de dollars; 67,2% vers les Etats-Unis; 4,9% vers le Salvador, 3,9% vers le Guatemala. Le Honduras importe des biens pour 10 200 millions de dollars, 52,4% provenant des Etats-Unis, 7,1% du Guatemala, 5,2% du Salvador. Les remesas (argent envoyé par les émigrés honduriens vivant dans d'autres pays) des émigrés rapportent quasiment 30% des revenus en devises; le taux de chômage est de 27%. La majorité des terres et des industries et fabriques appartiennent à un petit nombre de familles et de transnationales. Cette économie a une balance commerciale négative pour quasiment 4 milliards de dollars chaque année et une dette publique représentant 21% de son Produit Intérieur Brut. Les bénéficiaires de cette structure s'opposent à tout changement à travers la force et la tromperie. La dépendance économique entraine la dépendance politique.

Coup d'Etat médiatique

Au Honduras la quasi-totalité des medias est privatisée; la majorité soutient le coup d'Etat, occulte ce qui se passe, cache les gigantesques mobilisations populaires en faveur de Zelaya, magnifie l'infime appui aux usurpateurs, appelle à la reconnaissance et à l'obéissance envers les putschistes, divulgue des mensonges et cache des vérités en accord avec les transnationales de l'information. La dictature médiatique conduit la politique.

Coup d'Etat Stratégique

Le plan Puebla-Panama projette de convertir l'Amérique Centrale en un couloir stratégique entre les Etats-Unis, son allié commercial le Mexique et la Colombie, tête de pont de l'intervention étasunienne en Amérique du Sud. Ses proies sont les réserves d'hydrocarbures vénézuéliennes et les eaux et la biodiversité de l'Amazonie. Les victoires électorales progressistes au Nicaragua, Salvador et Honduras ont coupé cette autoroute de l'interventionnisme. L'hégémonie des Etats-Unis en Amérique dépend de la subjugation de l'Amérique Centrale; notre survie de son indépendance. La géopolitique détermine la politique.

Coup d'Etat de bases

A 97km de Tegucigalpa opère la base militaire étasunienne de Soto Cano ou Palmarola, avec un millier d'effectif et les équipements d'espionnage et d'intervention les plus avancés. Son commandant, le colonel Richard A. Juergen, exerça en tant que Directeur des Opérations Spéciales pendant l’enlèvement de Jean Bertrand Aristide à Haïti, antécédent évident du rapt de Zelata, qui s'apprêtait à exiger le retrait des étasuniens de Soto Cano afin de la convertir en aéroport international. Tolérer l'occupation par des enclaves militaires ou paramilitaires c'est tolérer un coup d'Etat en attente qui se matérialise à la moindre désobéissance. Accepter l'occupation militaire c'est permettre la dictature militaire.

Coup d'Etat interventionniste

Alors qu'il était l'ambassadeur des Etats-Unis au Honduras, John Negroponte coordinat avec les fonds du narcotrafic de l' « IRANGATE », l'agression paramilitaire depuis le Costa Rica et le Salvador vers le Nicaragua. Il installa aussi des agences étasuniennes comme la NED, la USAID y el Instituto Republicano Internacional (IRI), organe interventionniste du Parti Républicain qui a préparé le Coup d'Etat d'Avril 2002 au Venezuela et la déposition de Jean Bertrand Aristide à Haïti. Ces agences opèrent librement, et ont intensifié le financement et l'organisation des opposants pendants les mois précédents l’enlèvement de Zelaya. Ainsi, Negroponte consolida les liens entre l'armée du Honduras et l'Académie de répression subversive connue sous le nom d'École des Amériques. Cette de cette école que sortent le Commandant des forces armées, le général Romeo Vásques, et le commandant de l'aviation, le Général Luis Javier Prince Suazo. L'actuel ambassadeur des Etats-Unis, Hugo Llorens, a publié le 4 Juin dans le journal de droite "La prensa" un article qui appelait à s'opposer à toute réforme constitutionnelle, affirmant que :"On ne peut pas violer la Constitution pour créer une nouvelle Constitution, car si il n'y a pas de Constitution c'est la loi de la jungle". Après avoir donné ces instructions, il se réunit au moins 3 fois avec les secteurs civils et militaires qui préparaient l'usurpation. Selon José Vicente Rangel, tôt le matin du dimanche 28 juin les fonctionnaires du Département d'Etat James Steimberg et Tom Shannon ont contacté la base militaire de Palmarola et l'ambassadeur Llorens pour les avertir du Coup d'Etat, et ceux ci n'ont pas averti Zelaya et sont toujours au Honduras, preuve que les Etats-Unis maintiennent une aide économique et militaire aux putchistes. Tolérer l'ingérence d'étrangers c'est accepter un Coup d'Etat militaire.
Coup d'Etat contre l'OEA (Organisation des Etats Américains)
Revitalisée par la levée des sanctions contre Cuba, l'OEA fait face, avec le putsch du Honduras, à une opportunité et un défi. La rapide réunion de l'Assemblée Générale, la condamnation unanime du Coup d'Etat donnent un second souffle à l'organisation épuisée. Cependant, on peut avoir des doutes quand à l'efficacité des moyens mis en place pour rétablir la démocratie. Si le Coup d’Etat se consolide, l'OEA ajoutera à ses multiples défauts l'évidence de son inutilité. Qu'une insignifiante bande de crapules se retire de l'OEA, manque de respect au Président de son Assemblé Générale, ferme l'aéroport aux Chefs d’Etats latino-américains élus et dresse un mandat d'arrêt contre le président légitime Zelaya est un coup mortel contre une organisation bonne à avaliser des infamies dans le passé et incapable de les restituer dans le présent. Son inefficacité légitimisme la création d'un organisme latino-américain et caribéen sans la présence des Etats-Unis et le renforcement du Conseil de Défense de l'UNASUR.

Coup d'Etat contre l'ALBA (Alternative Bolivarienne Pour les Amériques)

Le coup d'Etat contre le Honduras est un coup d'Etat contre l'ALBA. Les putschistes et leurs alliés veulent montrer aux pays de l'Alliance Bolivarienne qu'ils sont vulnérables, qu’appartenir à cette organisation ne les met pas à l'abri contre les interventions et, au contraire, les met dans une situation de cibles privilégiées. Les putschistes et leurs médias font plus de déclarations contre Chavez que contre Zelaya. Quand le Honduras brule, défend ton pays.

Coup d'Etat contre la voie pacifique

Le Coup d'Etat confirme la validité d'une règle invariable : la minorité privilégiée accepte la majorité démocratique seulement quand cela la favorise ou lui facilite les choses. Au fond, son seul argument est la force brute. Face à cela se pose la question de la réévaluation de la voie pacifique du socialisme. Le mouvement populaire peut-il continuer à employer des moyens pacifiques quand la réponse est la force brute? Les mouvements populaires doivent-ils déposer les armes pendant que leurs ennemis les brandissent? Ceux qui ne résistent pas à la violence illégitime la renforcent.
Texte de Luis Britto Garcia
version en espagnol iciTraduction par R.V.
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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 07:49

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Exit l’Organisation des Etats américains (OEA) ? La « rencontre de l’unité », déroulée ironiquement à Cancun au Mexique, a en tout cas marqué la volonté des chefs d’Etat et de gouvernement d’Amérique latine et des Caraïbes de prendre d’avantage d’autonomie vis-à-vis du grand frère étasunien, siège de l’OEA et poids lourd en son sein.

par Benito Perez, Le Courrier, 25 février 2010

Réunis mardi en sommet, 32 Etats ont donc donné naissance à la Communauté d’Etats latino-américains et caribéens (CELC). Autre clin d’oeil de l’histoire, c’est à Felipe Calderón, ex-grand allié de George W. Bush, qu’est revenu l’honneur de présenter la nouvelle organisation.

L’objectif officiel n’est bien sûr pas de se passer de Washington et d’Ottawa, mais bien de « stimuler en priorité l’intégration régionale (...), de faire valoir les projets de la région dans les rendez-vous internationaux et de renforcer (notre) position face aux événements mondiaux d’importance », a déclaré M. Calderón.

Ce dernier lisait la déclaration finale de ce sommet qui a réuni 24 chefs d’Etat ou de gouvernement. L’exécutif du Honduras, non reconnu par une dizaine d’Etats latino-américains, n’était pas invité. Cette nouvelle initiative « est d’importance historique », a déclaré le Cubain Raul Castro. Pour son pays longtemps mis au ban de la communauté continentale sous la pression des Etats-Unis, la réunion avait un goût de revanche. Mais le président est demeuré sobre : « Cuba considère que les conditions sont remplies pour avancer rapidement vers la constitution d’une organisation régionale purement latino-américaine et caraïbe », a-t-il simplement ajouté.

Plus offensif, le Bolivien Evo Morales a célébré la « défaite de l’empire » face à l’unité latino-américaine. Le président vénézuélien Hugo Chavez, chef de file de la gauche latino-américaine, a renchéri en affirmant qu’il s’agissait de « se défaire définitivement de la domination des Etats-Unis sur le continent ».

Reste que parmi les Etats fondateurs du CELC, les Nord-Américains ne manquent pas de fidèles alliés, tels que le Colombien Alvaro Uribe ou le Péruvien Alan García.

Soucieux d’unité, le Brésilien Lula a décliné la proposition de présider la future institution, afin de ne pas lui donner un profil trop politique. Quant à M. Calderón, très proche de Washington - malgré un actuel léger froid - il a tenu à préciser que la CELC « ne doit représenter un motif de préoccupation pour personne ».

Dès l’ouverture du sommet, le président mexicain avait souligné qu’un tel bloc régional devait simplement garantir « la participation effective de la région à l’économie et aux décisions mondiales ». Soit défendre les intérêts continentaux sans l’interférence du géant étasunien.

Publication originale Le Courrier

Source : ContreInfo

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 08:18

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par le Front de Résistance populaire

Aux représentants des gouvernements et états membres du Mécanisme Permanent de Consultation et de Concertation Politique réunis à Cancún - Mexique dans le cadre du vingt troisième sommet du groupe de Río, nous exprimons :

1. Le Honduras continue à subir un régime de facto, installé et soutenu par la force des armes le 28 juin 2009. Depuis ce jour, le peuple hondurien est soumis à de constantes violations des droits de l’homme.

2. Le régime prétend faire oublier son illégitimité et son illégalité en changeant les têtes dans l’administration de l’état, mais cela ne trompe personne : il est de notoriété publique que ceux-ci obéissent aux mêmes groupes de pouvoir qui commandent la répression et l’assassinat et qui bloquent le développement d’une varie démocratie.

3. Le processus électoral, par lequel ont pris le pouvoir les nouveaux membres de la dictature, est sur tous les points illégal : il a été mis en œuvre par des autorités complices du coup d’état qui ont empêché la libre participation de l’opposition, et feint d’ignorer la terreur qui prédominait. Pour ces raisons, aucun gouvernement n’a participé à l’observation de ce processus électoral, ni aucune organisation d’intégration régionale ou institution crédible.

L’illégitimité de ce processus a été confirmée par l’abstention massive de la population hondurienne qui n’en reconnaît pas les résultats. Ce n’est pas un hasard si le peuple continue sa lutte non violente pour dérouter le régime totalitaire actuel et revenir à l’ordre démocratique.

4. La situation des droits de l’homme est grave et est en train d’empirer. Depuis plusieurs semaines, il ya eu plus d’assassinats, plus de provocations et de persécutions contre les personnes soutenant la Résistance populaire. Les dirigeants des organes de sécurité de l’état annoncent une offensive militaire pour en finir avec l’opposition au régime.

5. Divers secteurs de la communauté internationale, les gouvernements amis, les organisations sociales et de défense des droits de l’homme ont manifesté leur rejet du régime actuel.

Pour toutes ces raisons nous déclarons :

a. Nous invitons les représentants des Etats membres du Groupe de Río à maintenir leur position de rejet de la dictature hondurienne tant que ne sera pas rétabli l’ordre constitutionnel démocratique et que ne s’arrêtent pas les violations des droits de l’homme.

b. Nous continuerons notre lutte sans accorder la moindre importante aux actions de terreur d’état contrôlé par les putschistes.

c. Nous remercions les gouvernements et organisations sociales amis pour leur préoccupation face à cette situation grave que traverse notre pays et pour les actions de solidarité pour passer la crise.

Tegucigalpa, le 19 février 2010

CADTM

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 01:08
Le 25 février 1999 la Commission sur l’Éclaircissement Historique, créée par l’ONU, l’Organisation des Nations Unies pour enquêter sur les violations des droits de l’Homme durant le conflit armé interne au Guatemala, a rendu public un rapport dans lequel elle confirmait les données horrifiantes sur les exactions qu’a subies la population civile, surtout les Indiens, de la part des appareils de la sécurité de l’État.

On avait pris connaissance 10 mois avant du Recueil de la Mémoire Historique qui a coûté la vie à son auteur, l’évêque catholique Juan Gerardi Conedera, battu à mort dans sa résidence 48 heures après avoir remis le rapport à la société civile.

Les résultats des deux enquêtes coïncident sur le fait que durant les 36 ans de guerre 250 000 personnes ont été tuées ou ont disparu ; plus d’un million ont été déplacées, les unes vers le territoire mexicain et les autres vers les montagnes où elles sont devenus des réfugiés dans leur propre pays ; 440 villages et hameaux ont été rayés de la carte. On recense également plus de 100 000 veuves et 200 000 orphelins.

Trop de terreur pour un pays si petit et relativement peu peuplé surtout si l’on tient compte du fait que les détails de la répression feraient pâlir d’envie n’importe quel tortionnaire des camps de concentration nazis.

L’atrocité la plus grande réside, cependant, dans le fait que 14 ans après la fin du conflit, des milliers de familles continuent à rechercher leurs proches dont ils ignorent toujours le sort.

La disparition forcée a été une des pratiques les plus atroces de torture car elle a étendu le climat de terreur à tous les proches des victimes qui sont restés plongés dans l’incertitude et elle a prolongé la douleur à l’infini car ils ne pouvaient même pas enterrer leurs morts ce qui est très important pour la fin du deuil dans la culture guatémaltèque.

Mais ce n’est pas tout. Jusqu’à présent aucun des gouvernements n’a eu le courage d’entreprendre la seule action qui pourrait fermer les blessures causées par la guerre et réconcilier la société : juger les coupables et leur appliquer un châtiment exemplaire.

Seuls quelques rares collaborateurs de l’armée et certains soldats ont été condamnés pour des disparitions et des exécutions extrajudiciaires, mais ceux qui ont planifié et dirigé les massacres continuent de bénéficier de l’impunité la plus absolue.

L’État s’est borné à entreprendre quelques actions formelles comme celle consistant à déclarer le 25 février Jour National de la Dignification des Victimes ; à demander pardon aux survivants et à remettre de l’argent, très peu d’ailleurs aux proches des victimes, comme si elle servait à réparer tant de tort causé à la société.

Justice peut être faite, ce n’est pas impossible. Cela a été démontré dans d’autres pays où la population a été victime d’exactions similaires comme cela a été le cas en Argentine et en Uruguay et plus récemment en Bolivie dont le gouvernement a ordonné l’ouverture des archives militaires secrètes sur la répression.

La réconciliation n’est pas l’oubli, le pardon sans justice est un acte inutile. Les ordures cachées derrière la porte se répandent à nouveau. Actuellement il y a autant de tués au Guatemala que durant les pires années du conflit, car le chapitre n’a pas été clos comme il aurait dû l’être.

La dette énorme de l’exclusion, de la misère, de l’abandon et du désespoir, qui est la véritable cause de la guerre n’a pas encore été honorée. Les coupables se promènent librement dans la rue et les victimes restent dans les ténèbres d’où elles réclament leur vérité et la fin de leur douleur.
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 19:15

Encore une semaine terrible en Colombie, la communauté indigène pleure encore ses morts. Hier soir (heure de Colombie) un membre du Tissus de Communications de l’association indigène Nasa l’ACIN qui développe tout un réseau d’entraide et de formations dans la région du nord Cauca a été froidement abattu, au hasard (d’autres victimes sont à déplorer) par un groupe armée en uniforme.

Hier également, l’Organisation Indigène d’Antioche a fait l’annonce publique de la mort d’un bébé d’un mois suite aux traumatismes subis durant le bombardement de son village par l’armée de l’air. L’armée de terre occupant le village ayant quant à elle empêcher toute communication vers l’extérieur qui aurait pu apporter des soins au nouveau né.

La stigmatisation par l’État des populations indigènes pacifiques reste l’axe central de ses actions de soit disant pacification des zones rurales, qui au final ne servent qu’à éliminer toute forme d’obstacle à l’exploitation des ressources naturelles par les multinationales.

La guerre nous l’arrache un tisseur de vie, de rêve et d’espoir

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Andrés Fernando Muelas, son sourire chaud et sincère nous irradie encore. Cela que dans des moments de douleur comme de maintenant il nous anime et il nous rappelle que nous devons continuer de lutter.

Ils ne sont pas fatigués de causer de la douleur. Hier dans la nuit le compañero Andrés Muelas a été fauché par l’impact d’une balle, alors qu’il rentrait chez lui à moto. Il était près de 22h30, au lieu-dit El Frutal à cinq minutes du croisement de Mondomo, quand des hommes en uniformes militaires sont apparus sur la route en tirant sans discrimination. Suite à cette exaction le conducteur d’un tracteur a également été assassiné et quatre autres personnes qui étaient sur la route ont aussi été blessées. Les responsables de ce crime n’ont pas été identifiés, mais nous savons que dans ce secteur opèrent plusieurs groupes armés.

Andrés Muelas a commencé son travail communautaire en tant que coordonnateur du groupe Juvénile du village de Concepción au Nord du Cauca d’où il est originaire. Il a été un membre actif du mouvement en étant tout à tout alguazil, secrétaire et trésorier. Dans cet espace a aussi coordonné avec d’autres collègues le Programme de Communication et la Zone de Planification. Par son leadership et sa clarté malgré sa jeunesse la communauté l’a nommée coordonnateur du Projet Communautaire Sa’t fxine Kiwe (Territoire écrit par les Caciques). Il a fait partie du Tissu de Communication de l’ACIN au niveau de la production, il a été auxiliaire de santé et musicien du groupe "Son rumbero" de son village. Dernièrement ce compagnon et ami travaillait dans les environs en tant que coordonnateur du programme d’éducation pour des jeunes et des adultes de l’ACIN.

Aujourd’hui les balles assassines de ces messieurs de la guerre qui se croient propriétaires de la vie, menacent, déplacent et emptortent nos territoires et nous arrachent nos vies. Alors que les communautés de Jambaló, de Caldono et de Cajibio n’ont pas encore réussi à assimiler les impacts des confrontations armées de dont ils ont été l’objet le week-end dernier, cette guerre absurde recommence à attrister et à remplir de douleur le Peuple Nasa du nord du Cauca.

Actuellement, le territoire est totalement militarisé avec plusieurs barrages sur les routes. Sans aucune doute ce fait sera encore une excuse pour renforcer la présence militaire dans tous nos villages. Cela s’ajoute à l’ordre présidentiel de renforcer avec 5000 soldats supplémentaires les forces armées présentes sur le territoire. Les uns disent qu’ils luttent pour nous, les autres disent qu’ils luttent pour nous protéger. La vérité c’est qu’aucun d’entre eux ne défend la vie et leurs stratégies de terreur cherchent à nous arracher notre territoire pour en finir avec les ressources de notre Mère la Terre.

Andrés, ta famille, ta communauté et ton peuple pleurent ton départ. Aujourd’hui tu voyages pour te retrouver dans le ventre du Territoire du Grand Peuple pour accompagner ceux qui ont donné leur vie au nom de la liberté, au nom de tous les peuples du monde. Ta lutte ne sera pas vaine, il approche, le jour où nous les peuples dignes briserons les chaînes de la cupidité et de l’oppression, et où nous recommençons à sentir que nous avons droit à la vie. Et ce jour, Andrés, ton nom sera avec nous tous, accompagnant et guidant le chemin de ce peuple qui t’a vu grandir.

Bon voyage compañero ! (jointe plus bas la dernière interview d’Andrès datant du 16 février dernier)

Le bébé victime d’un bombardement dans la Haute Goyave est décédé

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COMMUNIQUÉ POUR L’OPINION PUBLIQUE

L’Organisation Indigène d’Antioche a le regret d’informer l’opinion publique nationale et internationale, que vendredi dernier, 19 février, à 11h25, a eu lieu le décès du bébé d’un mois, fils de Celina Majoré, qui avait été victime du bombardement effectué conjointement avec la Force Aérienne par la 17° Brigade de Carepa, le 30 janvier 2010 dans la communauté de Haute Goyave, village indigène Urada-Jiguamiandó.

Bien qu’une autopsie n’ait pas encore été pratiquée afin de déterminer la cause de la mort de l’enfant, nous pouvons affirmer que ce fait lamentable a possiblement un lien avec les traumatismes dont souffrait le bébé, occasionnés par les multiples impacts des bombes qui ont été lancées par l’armée contre le "tambo"[NDT : ???] où il se trouvait en compagnie de sa mère et de trois autres personnes, parmis lesquelles deux sont encore hospitalisées. De même nous dénonçons qu’il n’a pas été possible de secourir ce mineur parce que l’armée qui occupent actuellement le villade d’Urada-Jiguamiandó, a empêché une quelconque communication entre la communauté, l’Organisation Indigène d’Antioche ou toute autre organisation indigène, en réalisant une assignation à résidence forcée pour tout le village.

Ces faits configurent une infraction claire et ouverte aux Droits de l’homme et aux normes du Droit international Humanitaire de la part de l’armée colombienne, qui n’a pas seulement bombardé mais qui a en plus empêché d’apporter des soins à l’enfant malgré la demande explicite de la communauté. L’Organisation Indigène d’Antioche responsabilise la 17° Brigade de Carepa et les Force Aérienne de l’Armée Nationale pour ces faits terribles et rejette l’occupation militaire à laquelle sont soumis les villages indigènes, les restrictions que cette occupation implique, et en appelle au gouvernement colombien au travers du Ministère de la Défense et la Présidence de la République pour qu’ils assument leur responsabilité quant à ces faits. l’OIA en appelle également aux institutions de la justice (le Ministère Public) afin d’initier immédiatement les enquêtes qui doivent être menées et placent sous contrôle judiciaire les responsables directs, pour que ces crimes ne restent pas impunis.

De même nous en appelons à la solidarité et à l’accompagnement de toutes les organisations sociales et communautaires nationales et internationales qui se préoccupent du respect des Droits de l’homme, et en particulier des Droits des Peuples Indigènes, pour qu’ils condamnent ces délits de lèse humanité.

Pour la défense de la vie, du territoire, de l’unité, de la culture et de l’autonomie Conseil du Gouvernement Indigène Organisation Indigène d’Antioche

Medellín 22 de febrero de 2010. e-mail : indigena[at]oia.org.co Web : http://www.oia.org.co Tel : 284 48 45 Fax : 291 00 08 Cra. 49 # 63 – 57 Medellín – Antioquia – Colombia_

Source : Nasa ACIN
"La guerra nos arrebata un tejedor de vida, sueños y esperanzas "
"Falleció el bebe, víctima de un bombardeo en Alto Guayabal"
Traduction : Primitivi

http://nasaacin.org/noticias.htm?x=11158

http://nasaacin.org/noticias.htm?x=11163

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 09:27
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DÉCOUVERTE DE LA PLUS GRANDE FOSSE COMMUNE DU CONTINENT

Le recours aux paramilitaires est une stratégie de l’État. « Ils m’ont dit de couper le bras à une jeune femme, elle nous  implorait de ne pas le faire, disant qu’elle avait des enfants » dit le « para » Francisco Villalba. « Nous avons décapité (…) une stratégie pour semer la terreur », avoue l’autre, Éver Veloza alias « HH »

Cette image est celle du terrorisme de l’État colombien et ses paramilitaires :
Il est urgent que la solidarité internationale se mobilise pour dénoncer l’État génocidaire.

La plus grande fosse commune de l’histoire récente d’Amérique vient d’être découverte en Colombie. La fosse commune contient les ossements d’au moins 2000 personnes, elle se situe dans la commune La Macarena, département du Meta. Plusieurs habitants avaient déjà alerté de nombreuses fois en 2009, en vain…puisque le Ministère Public n’a jamais procédé à des recherches. C’est la persévérance des parents de disparus et la visite d’une délégation britannique (syndicalistes et parlementaires britanniques) qui faisait des investigations sur la situation des droits de l’homme en Colombie, en décembre 2009, qui a permis de découvrir ce crime affreux perpétré par les forces militaires et paramilitaires d’un État qui leur garantit l’impunité. Un État qui pratique la terreur et les massacres pour rendre plus facile le pillage par les multinationales, en faisant disparaître et en réprimant ceux qui osent revendiquer leurs droits.

Il s’agit de la plus grande fosse commune du continent: Par centaines, par  milliers, des êtres humains y ont été ensevelis anonymement depuis 2005 par l’Armée qui occupe la zone. Pour trouver une fosse de cette ampleur, il faut remonter jusqu’au temps de la barbarie nazie : Son importance révèle que la pratique macabre des disparitions forcées, exercée par l’Armée et son outil paramilitaire, est encore plus horrible que nous ne le savions déjà. Le caractère génocidaire de l’État colombien exige de toute urgence une mobilisation de solidarité, afin que les hauts fonctionnaires criminels de l’État et des multinationales paient pour leurs crimes contre l’humanité.

Quand l’ampleur de la fosse a commencé à se révéler, Jairo Ramírez, juriste, secrétaire du Comité Permanent pour la Défense des Droits de l’Homme en Colombie qui accompagnait sur place la délégation britannique, témoigne : « Ce que nous avons vu a été une horreur (…) une infinité de corps, et en surface des centaines de panneau en bois peints en blanc avec l’inscription NN et des dates allant de 2005 jusqu’à aujourd’hui ».

Ramírez ajoute : « Le commandant de l’Armée nous avait dit que c’étaient des guérilléros tués au combat, mais les gens de la région nous disent qu’il s’agit pour la plupart, de responsables sociaux et syndicaux, de paysans et des défenseurs de communautés, qui tous avaient disparu sans laisser de traces ».

L’horreur de La Macarena rappelle à la Colombie et au monde entier, de quelle façon le nombre effrayant de fosses communes ainsi que leurs emplacements a été découvert durant ces dernières années et ces derniers mois. C’est suite aux déclarations de paramilitaires, qui, protégés par la « Loi de Justice et Paix », peuvent confesser leurs crimes et donner sans crainte les coordonnées des fosses ainsi que d’autres détails sur leur rôle en tant qu’outil de la sale guerre de l’État.

Le recours aux paramilitaires est une stratégie d’État, financée par l’État et les multinationales

Lors de ces audiences, les paramilitaires ont été très clairs (au cas où il subsisterait un doute) : ils font partie d’une stratégie de sale guerre de l’État et reçoivent également de l’argent des multinationales et des oligarques. Mais à vouloir donner trop de détails, et dénoncer que leur formation, leur armement, leur méthodologie et leur protection étaient assurés par l’État colombien, beaucoup d’entre eux ont été extradés vers les USA : c’est ainsi qu’ils se taisent sur l’implication des dirigeants de l’État et des multinationales responsables des massacres. C’est ainsi que l’on évite de trop mettre en lumière les noms de la grande oligarchie et des compagnies comme financeurs et créateurs de l’horrible phénomène paramilitaire. Bien qu’ils aient été réduits au silence, les paramilitaires extradés sont parvenus à dénoncer une évidence : Les paramilitaires sont un outil de l’État colombien, qui a été créé par la CIA et selon ses recommandations, avec des formateurs étatsuniens et issus du Mossad ; il est financé, pour l’exécution de ses massacres, par l’État, les grands propriétaires terriens et les multinationales (Repsol, BP, OXY, Chiquita…entre autres) (1). Les paramilitaires ont été créés pour neutraliser les mouvements de revendication sociale, sous tous ses aspects. C’est pour cela que la Colombie est le lieu le plus dangereux du monde pour y exercer l’activité syndicale ; que des dizaines de milliers de personnes ont disparu à cause de l’outil paramilitaire : pour faire taire les revendications.

La Loi « Justice et Paix » a été élaborée par l’État et créée par le président Uribe pour que ses paramilitaires puissent obtenir l’impunité ou des condamnations minimes en comparaison de la cruauté et de l’ampleur de leurs crimes : c’est grâce à cela, en échange de quelques coordonnées de fosses, et surtout en proclamant leur « repentir » que des centaines de parrains (maffieux) paramilitaires, auteurs de milliers d’assassinats, sont presque tous parvenus à échapper à la prison. Mais les grandes fortunes, nationales et multinationales, qui ont accumulé encore plus de capital grâce à ces massacres, sont toujours là sans être inquiétées.

L’impunité des multinationales est totale : cependant plusieurs d’entre elles (1) et leurs filiales ont été déclarées coupables par le Tribunal Permanent des Peuples. Elles sont coupables de promouvoir le para-militarisme et les pratiques génocidaires en Colombie : « Par leur participation en tant qu’auteures, complices ou instigatrices d’actions génocidaires, avec leurs méthodes particulières : assassinats des adhérents à un groupe (politique) ; graves atteintes à l’intégrité physique ou psychologique des adhérents du groupe ; soumission intentionnelle  du groupe à des conditions de vie qui entrainent sa destruction physique, totale ou partielle. Ces pratiques sont appliquées en particulier dans le processus visant à faire disparaître 28 communautés indigènes, à anéantir le mouvement syndical colombien et à exterminer le groupe politique Unión Patriótica (…) à cause de sa participation (…) à la commission des crimes contre l’humanité tels qu’assassinat, extermination, déportation ou déplacement forcé de population, emprisonnement, torture ; viols ; persécution d’un groupe ou d’une collectivité défendant son identité propre pour des raisons politiques et ethniques, crimes différents et kidnapping de personnes ».

Impunité pour les grands capitalistes, les multinationales et l’oligarchie : extrader signifie enterrer la vérité

Le cas des paramilitaires Mancuso (2) et Hebert Veloza (3) est révélateur : Ceux-ci vont être jugés aux USA pour des délits de trafic de drogues, et non pour des crimes contre l’humanité commis en Colombie. Faire sortir ces assassins du territoire colombien, condamne beaucoup de victimes à ne jamais connaître le lieu où ont été ensevelis leurs êtres chers disparus, puisqu’en première audience, ces parrains paramilitaires ne fournissent en général que des coordonnées imprécises de fosses. Dans des cas comme celui de Veloza, par exemple, qui avait reconnu au moins 3000 assassinats, il reste encore beaucoup de détails à révéler sur le lieu où se trouvent les victimes. Et le plus important n’a pas du tout été éclairci, l’extradition du prévenu ayant empêché qu’il en dise plus, ce qui prouve clairement que l’extradition a pour but d’occulter la vérité : l’État cherche à tout prix à éviter que les noms des auteurs haut placés des crimes  ne soient connus.

À la question sur le nombre de personnes qu’il a tuées, Hebert Veloza avait déclaré, à propos de ses activités entre 1994 et 2003 : « J’ai calculé que mes deux groupes ont assassiné 3000 personnes et peut-être plus. Nous en avons jeté beaucoup dans le (fleuve) Cauca ».

La dissuasion par la Terreur : décourager la revendication sociale, et dépeupler les vastes territoires

Veloza, alias HH, un des maffieux les plus sanglants parmi les paramilitaires des Autodefensas Unidas de Colombia [Autodéfenses Unies de Colombie] (AUC), avait dit avoir employé la « décapitation » pour terroriser les communautés. « Lorsque nous sommes arrivés à Urabá nous avons décapité beaucoup de gens, c’était une stratégie pour générer la terreur ». C’est la stratégie de « dissuasion par la Terreur » : elle est théorisée dans les manuels de contre-insurrection de l’État (une amabilité des USA), et elle consiste à susciter une grande panique. L’exécution des tortures et des démembrements sur la place publique paralyse le reste de la population… elle est conçue pour faire taire les revendications sociales, économiques, écologiques : elle « dissuade » la revendication « par la Terreur » et permet ainsi de déplacer des populations entières.

Chaque fois que le gouvernement parle de “dialogues” avec les paramilitaires au sujet de leur « démobilisation », les victimes qualifient ces « dialogues » de « monologues » : étant donné que le para-militarisme est une stratégie de l’État lui-même.

Bien exhiber le massacre, et en même temps couvrir les bénéficiaires de toute cette mort

L’extradition des paramilitaires est un salut pour les “cerveaux” de ces crimes, car cela empêche que la vérité totale soit connue. Ils font passer les paramilitaires aux USA pour qu’ils soient jugés pour des délits moindre que ceux comme les génocides qu’ils ont commis, et de cette façon la vérité est occultée, on tait les noms, les patronymes de l’oligarchie, de patrons, de directeurs et d’agents de multinationales, de parlementaires, de ministres et même…les noms de quelque président…

« À Urabá, Lorsque nous avons commencé, nous laissions le corps des morts sur place », expliquait Veloza, « Puis, au bout de quelque temps, les Pouvoirs Publics ont commencé à nous faire des remontrances et (ils nous ont dit) qu’ils nous laisseraient continuer à travailler, mais que nous devions faire disparaître les corps. À partir de ce moment nous avons creusé des fosses communes », a-t-il affirmé.

En se référant à l’Armée officielle de Colombie, Veloza condamnait : « Nous étions des illégaux, ils sont plus coupables que nous, parce qu’eux représentaient l’État ; ils étaient dans l’obligation de protéger ces communautés et ils nous utilisaient pour combattre la guérilla. Il est vrai que nous avons commis énormément d’homicides et nous devons en répondre, mais eux aussi doivent en répondre… »

Puis il ajoute : « Nous avons assassiné des gens tous les jours et dans toutes les communes de Urabá ». Ce sont dans les départements de Córdoba et d’Urabá, en 1998, que les AUC ont été constituées sous la tutelle de l’État colombien : elles ont totalement éliminé la population des nombreuses localités suspectées d’abriter des sympathisants ou des familles de guérilléros. Les paramilitaires ont également été engagés pour en finir avec les syndicalistes et les écologistes, afin de pouvoir implanter un modèle de « développement » économique dans des zones où il nécessite un déplacement rapide et massif des populations.

John Jairo Rentería, alias Betún, a été un des derniers paramilitaires à faire des aveux : Il a reconnu devant le procureur et les familles des victimes, que lui et ses paramilitaires ont enterré « au moins 800 personnes » dans la propriété Villa Sandra, à Puerto Asís, Putumayo. Il a expliqué leur méthodologie : « Il fallait démembrer les gens. Tous ceux des Autodéfenses devaient apprendre à le faire et très souvent nous le faisions sur des gens vivants ».

Le mouvement des victimes de Crimes d’État en Colombie, estime que plus de 50.000 personnes ont disparu, happées par l’outil paramilitaire de l’État, ou par la police et les militaires. Le Procureur Général de la Nation, lui-même, a été obligé de reconnaître 25.000 « disparus ». Les parents des disparus parcourent tout le pays chaque fois qu’une fosse est découverte, et c’est chaque fois la même douleur.

Jeter les victimes aux caïmans: l’horreur de la disparition totale

Il y a  en Colombie des fosses gigantesques : mais grâce à d’autres déclarations de paramilitaires et de victimes survivantes on sait aussi que les paramilitaires possédaient des propriétés où on élevait des crocodiles pour faire disparaître leurs victimes (quelquefois ils laissaient des survivants pour qu’ils aillent raconter ce qu’ils avaient vu dans les propriétés où l’on torturait). À San Onofre, Sucre, dans une propriété connue sous le nom de « El Palmar », le chef paramilitaire « Rodrigo Cadena » jetait les cadavres des victimes, et même des victimes encore vivantes, aux caïmans qui se trouvaient dans un bassin (4). C’est comme ça que les victimes de la torture étaient jetées aux caïmans. Beaucoup de personnes ont ainsi totalement disparu, jetés en pâture aux caïmans, ou jetés dans les fleuves ou à la mer, ou brûlés dans des fours crématoires.

Le gouvernement n’a pas la volonté d’aller jusqu’au bout des recherches, il laissera tout au plus révéler l’existence de quelques fosses seulement. De plus, cela demande du temps et les identifications, par tests chimiques et ADN,  présentent d’énormes difficultés techniques.

Combien de fosses peut-on retrouver ? Ce sont les paramilitaires qui donnent leurs coordonnées pour obtenir au moins un quart de remise de peine. Mais beaucoup d’êtres humains ont été totalement éliminés…

Salvatore Mancuso, par exemple, avait avoué que pour éviter la découverte du corps du leader indigène Kimi Pernía, il l’avait fait déterrer de la fosse et jeter dans le fleuve Sinú. D’autres paramilitaires racontent que pour cacher ses crimes, le même Mancuso avait ordonné d’enlever la terre d’une fosse située dans une propriété à Ralito, et de la vider de ses cadavres que son groupe avait remplis. Des enquêteurs disent qu’aujourd’hui, les « Aigles Noirs », héritiers des paramilitaires, déterrent le contenu de plusieurs fosses et le jettent dans les fleuves.

Les cours pour susciter la Terreur

Les témoignages de paramilitaires et les résultats des équipes de médecins légistes ont permis de conclure que les groupes d’Autodéfenses Unies de Colombie, non contents d’avoir élaboré une méthode d’équarrissage des êtres humains, ont poussé l’horreur jusqu’à son extrême limite : ils ont donné des « cours » en se servant de personnes vivantes emmenées dans leurs camps d’entraînement. Francisco Villalba, le paramilitaire qui avait dirigé sur le terrain les atrocités d’El Aro (Antioquia), où 15 personnes ont été torturées et massacrées pendant 5 jours, révèle les détails de ces « cours » : « Il s’agissait de personnes que l’on amenait en camions, elles étaient en vie et attachées (…) chacune était livrée à un groupe de cinq (…) les instructions étaient de leur couper un bras, la tête… de les découper vivantes ».

Les « cours d’équarrissage » servaient d’entraînement aux paramilitaires pour leur fonction bien spécifique: susciter la terreur dans la population, pour arriver à « dissuader par la terreur » et parvenir à déplacer les survivants qui avaient assisté aux massacres. C’est de cette façon que le grand capital est parvenu à déplacer de ses terres plus de 4 millions de personnes.

Le paramilitaire Villalba avait décris son parcours au Procureur, depuis ses débuts jusqu’à ses massacres : « Au milieu de l’année 1994, ils m’avaient fait participer à un cours au camp d’entraînement situé dans la propriété ‘’La 35’’, à El Tomate, Antioquia ». Il confirme qu’ils recevaient les instructions directement du haut commandement dont le « Doble Cero » (Carlos García). Villalba raconte que pour apprendre à découper les gens, ils kidnappaient des paysans et des personnes dans les villages voisins : « Sitôt débarqués du camion avec leurs mains liées, ils étaient enfermés pendant quelques jours dans un local, en attendant que débute l’entraînement ». Puis ils étaient répartis dans plusieurs groupes « et là on les découpait », expliquait-il à la commission d’enquête. « L’instructeur disait à un : ‘’ Vous, postez-vous ici et untel là-bas et assurez la sécurité de celui qui découpe. Chaque fois que l’on envahit un village et que l’on va découper quelqu’un, il faut assurer la sécurité de ceux qui font ce travail »…Les femmes et les hommes enfermés dans les locaux étaient ensuite menés en sous-vêtements, les mains liées, à l’endroit où l’instructeur donnait son « cours » : « les instructions étaient que nous devions couper le bras, la tête, les découper vivants. Ils pleuraient en suppliant qu’on les épargne, qu’ils avaient de la famille ». Villalba décrit : « On les ouvrait à partir de la poitrine jusqu’au ventre pour leur arracher les tripes, ceci s’appelait ‘’le dépouillage’’. On leur coupait les jambes, les bras et la tête. Ça se faisait soit à la machette soit au poignard. Pour le reste, c'est-à-dire le dépouillage, c’était fait à la main. Nous qui étions en apprentissage, nous leur arrachions les intestins. »

Selon Villalba, c’est l’entraînement qui l’exigeait, afin de « prouver son courage et apprendre comment faire disparaitre le corps de la personne ».  Puisqu’on procédait à ces exécutions dans la rue devant toute la population, il est clair que les pratiques d’équarrissage sur les gens avaient la fonction précise de terroriser. « À moi, ils m’ont dit de couper le bras d’une jeune femme, elle implorait de ne pas le faire, qu’elle avait des enfants ». Les corps étaient enterrés dans la propriété « La 35 » ;  d’après les calculs les fosses contenaient plus de 400 victimes (5).

Face à l’indifférence de l’État, les mères de la Candelaria creusent elles-mêmes

Le ministère public est très lent à faire ouvrir les fosses, il possède les coordonnées de plus de 4200 d’entre-elles et il n’en a pas cherché plus de trois cents, quant au test ADN des ossements, il a été effectué au compte-goutte, ce qui prouve le mépris de l’État envers les familles et les victimes. Le mépris de l'État qui prétexte un « manque de moyens », alors qu’il a endetté le pays pour payer les dépenses militaires et paramilitaires. C’est pour cela, que depuis début 2007, une délégation des « Madres de la Candelaria » [les Mères de la Candelaria NdT] avait tenu plusieurs réunions dans la prison, avec le chef paramilitaire Diego Fernando Murillo alias “Don Berna” ainsi qu’avec d’autres chefs paramilitaires (aujourd’hui extradés aux USA) et ceux-ci leurs avaient donné approximativement la localisation des fosses, dans la Comuna 13 San Javier de Medellin. Dès lors plusieurs familles avaient décidé de s’armer de pioches et de pelles pour aller déterrer leurs êtres chers. « Nous ne prétendons pas faire le travail qui revient au ministère public (…), mais sur la base de ce que nous ont dit ces messieurs (ces assassins), nous agissons pour notre propre compte et nous allons creuser (vers les quartiers de la Comuna 13 San Javier) pour voir si nous trouvons quelque chose. Souvent les paramilitaires ne veulent pas ou bien cela ne leur sert à rien d’avouer où se trouve telle ou telle personne, et ça ne leur convient pas de le dire aux juges, alors nous, nous leur disons : ‘’ discrets, dites-nous où se trouvent nos enfants et nous-mêmes, sans rien dire, nous irons les chercher.

La délégation britannique qui a visité la Colombie a entendu une multitude de témoignages au sujet des violations des droits humains et syndicaux, par rapport aux exécutions extrajudiciaires, aux déplacements forcés, aux kidnappings, à la criminalisation de l’opposition politique, aux montages judiciaires, à la spoliation de la terre des paysans au bénéfice des compagnies multinationales.

Dans ses conclusions, la délégation a déclaré : « Après avoir entendu de pareils témoignages, nous estimons que l’armée colombienne est responsable de la majorité des violations des droits humains contre la population civile », et que : « l’activité paramilitaire persiste, particulièrement dans les régions rurales, de même que les liens étroits entre les paramilitaires et l’armée sont une évidence.

Terrorisme d’État en Colombie:

* Au moins 50.000 personnes ont disparu (kidnappées et torturées) par les terroristes d’État, selon la logique de « dissuader de revendiquer par la terreur » (l’État cherche à ce que la terreur perdure, en faisant disparaître le corps, les survivants continuent ainsi à vivre dans l’angoisse)

* L’élimination physique de tout un parti politique, l’Union Patriotique (UP) ; plus de 5000 personnes de l’UP ont été assassinées par l’État.

* Plus de 4 millions de personnes déplacées de leurs terres à cause des massacres des militaires et leurs paramilitaires, dans le cadre de la stratégie de l’État « Terre rasée », pour vider les champs de leur population et offrir aux multinationales des terrains qui dégagent de gros intérêts économiques, une fois débarrassés des habitants  et de leurs revendications.

* 6 millions d’hectares de terre ont été ainsi volés aux victimes déplacées, et offerts à des multinationales, à de grands propriétaires terriens, et à de nouveau chefs paramilitaires ; aujourd’hui le scandale de l’« agro ingreso seguro », vient confirmer encore la réalité de la spoliation des victimes (6).

* Plus de 4200 fosses communes (dénoncées) emplies de milliers de cadavres de citoyens colombiens massacrés par les paramilitaires colombiens : ces derniers ont donné les coordonnées de quelques fosses afin de profiter de la « Loi de Justice et Paix », créée sous la direction de son parrain Uribe et élaborée spécialement pour donner l’impunité aux paramilitaires si ceux-ci proclament leur « repentir », une loi qui légalise l’usurpation des terres. En avril 2007, un an seulement après le début des recherches de fosses communes, le Ministère Public avait déjà reçu 3710 révélations de leur lieu ; mais la majorité d’entre elles n’avait pas pu être explorée, « fautes de moyens » selon l’État…

* Des milliers de cadavres y ont été retrouvés, mais l’État à déjà annoncé aux parents des victimes qu’il ne pourra pas faire pratiquer les analyses ADN de tous les corps « faute de moyens »… par contre lorsqu’il s’agit de payer les assassins et les bourreaux, là oui, il a eu les moyens et il les a toujours…

* Plus de 2649 syndicalistes assassinés.

* Des milliers d’exécutions extrajudiciaires, dont le scandale des « faux positifs » : Les militaires kidnappent de jeunes garçons et filles, ils les déguisent en guérilléros et ils les assassinent. Ensuite ils présentent les cadavres aux mass-médias, qui se chargent d’achever le montage dans sa partie médiatique ; en Colombie les médias de masse ne font pas d’investigations, ils donnent pour vrai ce que leur disent les sources militaires. Les militaires agissent ainsi pour « montrer des résultats » dans leur guerre anti-insurrection, et ça leur sert à assassiner les civils qui les gênent. En Colombie, la médiatisation des morts supposés être des guérilléros est absolument macabre : Ils exhibent des corps alignés, à moitié nus, avec les militaires qui les remuent avec leurs bottes…Ils modèlent ainsi l’opinion publique en lui inculquant que les guérilléros sont déshumanisés.

* Plus de 7500 prisonniers politiques, dont beaucoup d’entre eux sont victimes de montages judiciaires contre les militants sociaux.

* Des centaines d’auto-attentats (7) une autre forme de « faux positifs » de la part des forces de police et militaires qui ont posé des bombes en plein centre de Bogota, pour créer la base d’un montage médiatique alimentant le discrédit des FARC. C’est au nord de Bogota, près de l’École Militaire José María Córdoba, que s’est déroulé l’un des plus grossiers auto-attentats : au passage d’un camion militaire, un véhicule piégé avait explosé, tuant un éboueur et blessant dix militaires. Soupçonnés d’auto-attentat, certains militaires sont « interrogés »…interrogés en tant qu’« individus », et non comme acteur conscient d’une stratégie d’État…

La violence de l’attaque du grand capital provoquée par l’angoisse de perdre la Colombie en tant que « caverne d’Ali Baba » de grande valeur, a créé et maintenu en vie ce monstre qu’est devenu aujourd’hui l’État colombien.

Cela ferait longtemps que cet État criminel n’existerait plus sans l’« aide » massive des USA et de l’UE, sans la dette dont on a chargé le peuple colombien pour financer les dépenses militaires, et sans la stratégie paramilitaire de terrorisme d’État. Sans ses soutiens militaires et médiatiques, l’État colombien n’aurait pas pu perpétrer cette barbarie ; et le peuple colombien aurait pu obtenir sa véritable indépendance, être délivré de toute cette cupidité, de tous ces morts, de toute cette douleur.

Auteur : Azalea Robles

Traduction : Esteban

Révision : Michèle Mialane (Tlaxcala)

NOTE:

(1) Rapport final de l’audience du Tribunal Permanent des Peuples

Les entreprises suivantes et leurs filiales, ont été déclarées coupables de fomenter le para-militarisme et les actions génocidaires en Colombie :

Coca Cola, Nestlé, Chiquita Brands, Drummond, Cemex, Holcim, Muriel mining corporation, Glencore-Xtrata, Anglo American, Bhp Billington, Anglo Gold Ashanti, Kedhada, Smurfit Kapa – Cartón de Colombia, Pizano S.A. et sa filiale Maderas del Darién, Urapalma S.A., Monsanto, Dyncorp, Multifruit S.A. filiale de la transnationale Del Monte, Occidental Petroleum Corporation, British Petroleum, Repsol YPF, Unión Fenosa, Endesa, Aguas de Barcelona, Telefónica, Canal Isabel II, Canal de Suez, Ecopetrol, Petrominerales, Gran Tierra Energy, Brisa S.A., Empresas Públicas de Medellín, B2 Gold – cobre y oro de Colombia S.A.

(2) Mancuso dit que la Force Publique l’a aidé lors du massacre del Aro

- Audience de Mancuso, Rito Alejo del Río (Vidéo), Coordinateur des paramilitaires

(3) Alias « H.H » révèle les liens des AUC avec Byron Carvajal et Rito Alejo del Río

- « HH » confesse plus de 3000 assassinats; Il sera extradé afin qu’il taise les noms des auteurs haut placés

(4) Un camp de concentration et d'extermination

- Dans les mâchoires de la bête sauvage

(5) Ils s’entrainaient à tuer à la hache avec des paysans vivants

(6) Au sujet du “agro ingreso seguro”

(7) Au sujet des auto-attentats

- Les auto-attentats, stratégie macabre du terrorisme d’État pour ses montages médiatiques

***************
Source: Kaosenlared- “
Colombia, en el paroxismo del horror, clama solidaridad
Article publié le 28 janvier 2010

Source : Le tacle

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 07:54

lula-chavez-580x435

Ils ont l'air bien épuisé sur cette photo, non? (photo cubadebate)

Faut bien dire que c'est un vrai challenge que de construire cette  nouvelle entité régionale avec, entre autres, la Colombie, cela exige une grande détermination politique !

Mexico, 23 février, (RHC)--. Le président vénézuélien, Hugo Chavez, a proposé son homologue brésilien, Luiz Inacio Da Silva « Lula » au poste de secrétaire général de l’organisation régionale que doit créer le Sommet de l’Amérique Latine et des Caraïbes.

Le nouveau mécanisme d’intégration, encore sans nom, doit se concrétiser au prochain Sommet prévu, le 5 juillet 2011, au Venezuela.

Devant les 25 Chefs d’Etat et de gouvernement présents au Sommet de Cancun, Hugo Chavez a fait l’éloge des résultats de la gestion de Lula comme président du Brésil.

« Lula a reçu le Brésil presque sans réserves et il est sur le point de le remettre comme un des pays les plus riches du monde » a-t-il signalé.
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 07:28

malvinas-argentinas2.jpg

Les pays latino-américains et caribéens réunis au Sommet de l’Unité à Quintana Roo, au Mexique ont donné un appui total et ferme à la juste revendication de l’Argentine de la souveraineté sur les Iles Malouines et sur d’autres territoires insulaires de l’Atlantique Sud qui sont l’objet de la convoitise économique et géopolitique de l’empire britannique.

Depuis qu’en 1833 les troupes britanniques ont occupé les Malouines et en ont expulsé les autorités et les habitants argentins, ces îles ont été à l’origine de plusieurs affrontements verbaux, diplomatiques et armés aussi comme la guerre déclenchée en 1982 année à laquelle l’Argentine a essayé de reprendre le contrôle de ce morceau de son territoire.

À cette occasion-là, la Grande Bretagne, avec l’appui des Etats-Unis qui ont fait fi de leurs engagements envers la région, a déployé tout son potentiel militaire contre ce pays latino-américain et a même commis de graves crimes de guerre sur lesquels toute la lumière n’a pas encore été faite.

L’un d’entre eux a été l’attaque qui a abouti au naufrage du navire argentin Général Belgrano, un croiseur construit en 1938, avec de sérieux problèmes dans les turbines qui l’empêchaient de naviguer à une vitesse normale et qui a été cependant attaqué par un moderne sous-marin nucléaire britannique provoquant la mort de plus de 300 marins.

L’on sait aussi que des troupes spéciales britanniques ont achevé beaucoup de soldats argentins blessés qui ont après été présentés comme s’ils étaient morts de faim et de froid.

La Guerre des Malouines n’est qu’un épisode dans l’histoire d’une piraterie qui dure depuis plusieurs siècles et c’est aussi une trace très visible du tort causé par l’expansion coloniale européenne sur notre continent.

Le sujet redevient d’actualité à la suite de la décision de la Grande Bretagne de réaliser des travaux de prospection pétrolière dans les îles, ignorant ainsi, les revendications de l’Argentine.

Il ne s’agit pas cependant d’un incident isolé mais le résultat d’une série d’actions qui se sont accélérées durant 2009 et parmi lesquelles il faut mettre l’accent sur les suivantes :
- Au mois de mars, la Grande Bretagne a présenté une proposition au Parlement Européen afin que sa base aux Malouines soit considérée comme une installation militaire européenne.

- En mai, elle a présenté devant la Convention des Nations Unies sur le Droit de le Mer l’extension de sa domination jusqu’aux 350 milles autour des Iles Malouines, Sandwich et Géorgie du Sud. Il s’agit, au total, d’une superficie de 3 millions et demi de kilomètres carrés.

- En octobre, elle a envoyé 4 avions Typhoon, d’une technologie de combat de pointe, dans la base de Mont Pleasant où des manœuvres militaires ont également eu lieu.

Rappelons que le Traité de Lisbonne est entré en vigueur en décembre 2009 et qu’il introduit les îles Malouines, des Iles de l’Atlantique Sud et le Territoire Antarctique Britannique dans la zone européenne d’outremer.

Mais ce n’est pas tout, le militaire Nigel Haywook, ex-consul à Bassora, en Irak et ayant accumulé une expérience non négligeable dans des zones comme le Liban et l’Irlande du Nord, prend possession cette année du poste de gouverneur colonial.

Il s’agit donc d’un scénario très bien élaboré et qui a démarré par le début des forages pétroliers par l’entreprise Desire Petroleum pour s’approprier des réserves de presque 17 milliards de barils de brut et de 2 milliards de barils de gaz que recèlent les Malouines et sa plateforme insulaire.

Mai ce n’est que le début de l’application d’un scénario beaucoup plus long dont les conséquences sont préoccupantes pour la région et sur lequel nous reviendrons dans un prochain article.

Le plus important pour l’histoire est l’appui latino-américain et caribéen à un peuple frère, le peuple argentin, dans une lutte dans laquelle il sait qu’il peut compter sur la solidarité militante et combative.
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 09:19

raul-en-cumbre-de-la-unidad-mexico-580x387.jpg

Les pays d'Amérique latine et des Caraïbes réunis en sommet hier à Cancun (Mexique) ont appelé une nouvelle fois les Etats-Unis à lever leur embargo vieux de près d'un demi-siècle contre Cuba.

"Nous demandons au gouvernement des Etats-Unis de mettre fin, en application des résolutions successives approuvées par l'Assemblée générale de l'ONU, à l'embargo économique, commercial et financier qu'il maintient contre Cuba", indiquent les 32 pays du "Groupe de Rio" et de la Communauté des Caraïbes (Caricom) réunis en sommet dans la station balnéaire de Cancun (sud-est). Washington impose un embargo économique contre Cuba depuis 1962.

Le président Barack Obama a fait lever les restrictions aux voyages des Américano-Cubains sur l'île ainsi qu'à leurs envois d'argent à leurs familles, mais il a déclaré attendre des gestes des autorités cubaines sur les droits de l'Homme avant d'aller plus loin. Les appels à la levée de l'embargo se sont multipliés ces dernières années.

L'embargo "est contraire au droit international, cause des dommages considérables et injustifiables au bien-être du peuple cubain et affecte la paix et la bonne entente entre les nations", font valoir les pays réunis à Cancun, où se trouvait le président cubain Raul Castro. Ils ont également annoncé la création prochaine d'un nouveau bloc régional excluant les Etats-Unis et le Canada.


Le Figaro.fr
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 08:30
De gauche a droite les presidents appartenant a l ALBA le BSynopsis
Parce qu'une utopie n'est rien d'autre qu'une réalité en devenir !
JEUDI 25 FEVRIER à 10h30 sur ARTE (la 7)
 

 Un film documentaire exceptionnel !
A ne pas manquer et à consommer sans modération !
  Vous vous intéressez à ce qui se passe au Vénézuéla, au Brésil, en Bolivie ou en Equateur ?
Vous aimeriez comprendre pourquoi Chavez, Lula, Morales et Correa sont plus que des petits cailloux dans les chaussures d’Obama aux USA ou dans celles de Brown, de Sarkozy, de Merckel en Europe ?
 Et même dans celles de Poutine et Medvedev en Russie !
 Alors je vous invite à regarder le film documentaire.  

« L’Amérique du Sud à la croisée des chemins »


 le JEUDI 25 FEVRIER à 10h30 sur ARTE (la 7)
ou à penser à programmer l’enregistrement de cette rediffusion.
 Attention, durée : 1h55
Ce film documentaire vaut tous les discours sur les raisons du choix des populations pour le progrès social en Amérique latine.

Source CUBALINDA
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