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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 08:56
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La parole ne représente parfois qu'une manière, plus adroite que le silence, de se taire. 
S. de Beauvoir


Tout avait commencé au Chili, il faut croire que tout recommencera de ce côté-là... A cause de ces brèves agaçantes, toujours, de tout ce qui est omis, simplifié, passé.

Dimanche 13 décembre. Pousser de hauts cris serait hypocrite, tant la chose semblait aller de soi: Sebastian Piñera, droite dure, multimillionnaire, emporte avec 44% des votes le premier tour de l'élection présidentielle. Eduardo Frei, de la "Concertation" (centre gauche, sur le papier), le suit... 15 points derrière.

Cette victoire de la droite est sans conteste l'une des plus belles réussites du gouvernement Bachelet. La preuve, la coalition de gauche obtient plus de 6% des voies et trois députés communistes sont élus. Symptôme de la fracture chilienne, l'immense déception face à celle que certains, sans craindre les amalgames, se plaisaient à ranger aux côtés des Chavez, Correa et autres Morales (il faudrait pouvoir en rire). Les nostalgies de dictature remontent à la surface. Pinochet a eu du bon, il a modernisé l'économie du pays, il a fait faire des routes (pour relier les bagnes patagons, mais c'est un détail), de son temps, il n'y avait pas tant d'insécurité dans les rues (là aussi, il faudrait pouvoir); et il n'est pas besoin, croyez-moi, de fréquenter la bourgeoisie de droite pour voir soudain applaudir ce genre de discours. Les plus frustrés sont évidemment le public cible d'un Piñera, et Dieu sait s'ils sont nombreux au Chili. Par ailleurs, le pays n'a jamais réellement et unanimement rejeté les vieux fantômes de la dictature. Il suffit de jeter un oeil sur la constitution, les privilèges aux militaires et à leurs familles, la loi anti-terroriste, qui vise volontiers toute forme d'activisme, surtout lorsque les acteurs sont mapuches. Il suffit de se souvenir des foules dans les rues de Santiago à la mort du dictateur, il y a trois ans, presque aussi nombreuses  du côté des éplorés que de celui des fêtards. D'avoir vu, un jour de juillet 2007, vingt personnes se rassembler en parlant un peu trop fort aux alentours de la Moneda. D'avoir assisté aux manifestations d'étudiants et à leur répression musclée, pour rester polie. Tout cela, ce n'est pas du Pinochet. C'est de l'après-Pinochet, et les années Bachelet ne sont pas plus glorieuses, loin de là, que celles de ses prédécesseurs.

On évoquera volontiers la difficulté de manoeuvre d'un président socialiste dans un système où l'opposition de droite faisait tout pour bloquer systématiquement toute proposition de réforme; l'esprit machiste d'une partie des politiciens chiliens, Bachelet ayant aussi pas mal d'ennemis à gauche, parce que son premier tort est d'être une femme. Et on oubliera que l'un des arguments phares de la campagne de 2005 reposait sur le socialisme "héréditaire" de la candidate: un père mort sous la torture  au début de la dictature, les années d'exil, toute une rhétorique qui devait (et cela a marché) appeler l'empathie des familles et proches de victimes, ainsi, cela va sans dire, que la sympathie internationale. Léger, comme programme.

Qu'ont-elles ressenti, les victimes, je veux dire les vraies, celles qui n'auraient pas pris le risque de s'exiler, comme Mme Bachelet Mère... aux Etats-Unis, qu'ont-elles ressenti au cours des quatre dernières années, en voyant systématiquement adopter des mesures répressives contre toutes les voix qui tentaient d'empêcher la dérive du pays vers un ultra-libéralisme éhonté? Qu'ont-elles pensé des mesures d'éducation favorisant toujours plus le privé, toujours moins le public? Supprimant tout enseignement "inutile" (le français, par exemple) des programmes d'enseignement supérieur pour le remplacer par du super-utile, économiquement parlant (le mandarin)? Qu'ont-elles dit en voyant des mapuches arrêtés, emprisonnés, pour ainsi dire séquestrés par l'Etat, pour avoir demandé des droits égaux à ceux des Chiliens (comment faut-ils les appeler, Chiliens-espagnols?)? Idem des journalistes qui cherchaient à produire des documentaires sur ces populations, ou sur les drames écologiques du Sud-Chili, vendu à l'économie des plus offrants? Et cette masse de laissés pour compte, sans éducation, du mauvais côté de Santiago, contraints - quand ils ont de la chance - de travailler dans des call-centers pour 250€ mensuels au mérite dans une ville où les prix sont, à peu de choses près, ceux de la province française? Pendant que le Chili présente un PIB à la hauteur de nombreux pays européens, commerce allégrément avec la Chine, le Japon, les Etats-Unis?

Les uns, restés fidèles à une forme de responsabilité politique, auront voté, dimanche, pour Ominami (indépendant, ex PS), ou Arrate (extrême gauche), à la rigueur Frei (démocratie chrétienne), pour éviter de perdre de précieuses voix contre Piñera. Mais là, on est dans le fameux dilemne Sego vs Sarko, Berlusconi vs Veltroni: droite hideuse ou "gauche" néo-libérale?

Les autres, apâtés par les promesses démagogiques, auront sans doute élu le grand vainqueur de dimanche et probablement, du deuxième tour. 

Soyons francs, Piñera ce n'est pas la dictature. On ne dit plus, aujourd'hui, "Arbeit macht frei", mais "Travailler plus pour gagner plus". La démocratie des plus forts, des privilégiés, des Santander et autres multinationales, ne se salira pas les mains comme autrefois les dictateurs mal dégrossis. On n'en est plus là. Elle enfermera les plus inadaptés, renverra chez eux, dans leurs pays ou dans des réserves, les étrangers et les natifs, ou alors les "intégrera" (terme utilisé, en politique, comme synonyme de "phagocyter")  et épuisera lentement, à petit feu et de loin, ceux qui, dans ce monde, ne peuvent pas suivre. Qu'ils se taisent, mais votent bien.

Posté par Nathalie sur 8 Méridiens ∞ Parallèles 8
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 08:45
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AUTEUR:  Hedelberto LÓPEZ BLANCH

Traduit par  Gérard Jugant. Édité par Fausto Giudice


 L’énorme effort qu’a développé la République Bolivarienne du Venezuela pour sortir de la pauvreté les 80% de la population qui en 1999 vivait sous ce néfaste indice, n’a pas empêché les mass médias occidentaux et l’opposition interne de se réjouir de la nouvelle que le Produit Intérieur Brut (PIB) a connu un solde négatif de 4,5% au troisième trimestre de l’année. 

Le ministre de l’Economie et des Finances, Ali Rodriguez Araque, a informé que ce chiffre négatif était dû en premier lieu à la réduction de la production pétrolière convenue par les pays de l’OPEP (4,2 millions de barils/jour) et à la baisse des prix du brut, qui est descendu à 35 dollars le baril, provoquées toutes deux par la crise capitaliste mondiale générée aux USA.

Au total, le PIB a baissé de 2,2% entre janvier et septembre 2009. Suite à la décision de l’OPEP, le Venezuela a réduit l’extraction à 364.000 barils par jour, ce qui l’a amené à réduire les dépenses pour éviter l'effondrement de l’économie.

Le PIB pétrolier a un grand poids dans l’économie nationale par l’apport de 94% des ressources en devises et représente un tiers de la chute de 4,5% du PIB dans le troisième trimestre.

Néanmoins, avec les ajustements fiscaux réalisés durant le gouvernement du président Hugo Chavez, l’Etat est parvenu à capter 78.000 millions de dollars qui aupravaient allaient grossir les capitaux des compagnies transnationales.

Avec ces entrées monétaires, Petroleos de Venezuela S.A (PDVSA) a aidé l’Etat à financer les politiques sociales à travers tout pays et a apporté 23.880 millions de dollars au Fonds pour le Développement Economique et Social et au Fonds de Développement National.

Ce qui signifie que la crise capitaliste mondiale a été atténuée dans ce pays sud-américain parce que l’exécutif a adopté des politiques économiques visant à maintenir l’emploi, à exécuter des programmes sociaux en faveur des secteurs les plus vulnérables et à assigner les devises à l’importation de biens et de services.

Et de fait dans ces dernières dix années, aucun autre gouvernement d’Amérique latine n’a tant fait pour le bien-être intégral de son peuple, sans compter Cuba qui réalise cette politique depuis 50 ans.

En dépit de la crise actuelle, Caracas n’a pas réduit le budget pour les projets sociaux qui se sont élevés cette année à 73,7 millions de bolívars forts, de l’ordre de 30.000 millions de dollars.

Pour 2010, le chiffre destiné à cette fin est de 72 millions de bolivars qui représentent 45,2% du budget national, dont le montant total est de 159.410 millions.

Les programmes sociaux mis en marche ont permis de réduire la pauvreté de 80% en 1999 à 30% au début de 2009.                                                                                 

Les soins médicaux sont devenus accessibles à toute la population (bien que le secteur n’ait pas été éliminé privé), le taux de mortalité infantile est descendu à 13 pour mille (nouveaux-nés).

De nombreux hôpitaux, des centre de soins primaires et des polycliniques on été construits dans tout le pays, ce qui n’est pas influence sur les estimations du Produit Intérieur Brut.

La scolarité s’est élevée de 37,5% en 1998 à 67,5% actuellement. En 1999 668.000 jeunes étudiaient dans les universités et aujourd’hui ce sont 2.260.000 étudiants qui sont immatriculés.

De même, au cours de ces dix dernières années, ont été construits des milliers de logements et ont été fournis les services d’électricité, d’eau potable et d’égout à des milliers de foyers au moindre coût pour ses habitants.

Les avantages sont nombreux pour le peuple bolivarien depuis 1999, et ils ont joué un rôle pour que le Venezuela obtienne le premier rang du Coefficient de Gini (1), à savoir le plus bas indice d’inégalité en Amérique latine, selon l’Enquête des Foyers par Echantillonnage (EHM) appliquée par l’Institut National de Statistiques (INE).

Ce sont là les raisons pour laquelle le président Hugo Chavez a déclaré récemment que la croissance économique doit se mesurer d’une manière plus conforme au socialisme et qu’on doit oublier les paramètres traditionnels.

“Nous ne pouvons pas permettre qu’on continue à calculer le PIB avec les vieilles méthodes du capitalisme”, a t-il dit.

Les contradictions reposent sur le fait que le PIB au type de parité au change du pouvoir d’achat (PPA) d’un pays est la somme de la valeur de tous les biens et services produits dans le pays estimés selon des valeurs prévalant aux USA.

Les spécialistes indiquent que la mesure est difficile à calculer, car une valeur en dollars doit être faite pour tous les biens et services du pays, indépendamment du fait qu’ils aient ou non un équivalent direct aux USA. Comme résultat, les estimations PPA pour certains pays se basent sur un panier étroit de biens et services.

De plus, de nombreux pays ne participent pas formellement au projet PPA de la Banque Mondiale qui calcule ces mesures, ce qui fait que le résultat des estimations du PIB manque de précision.

La proposition de Chavez a déjà été appliquée pour mesurer son PIB par Cuba, pays qui consacre de grandes sommes de son budget à satisfaire les besoins basiques fondamentaux de sa population.

D’autres personnalités se sont exprimées dans le même sens, comme l’Usaméricain, Prix Nobel d’Economie, Joseph Stiglitz, qui a déclaré que “chaque pays devrait concevoir son propre panier d’indicateurs qui inclurait des facteurs comme le chômage, la sécurité et l’inégalité dans le revenu”.

Le président français Nicolas Sarkozy a lui indiqué que son pays commencerait à mesurer la prospérité économique en incluant des facteurs comme les jours de vacances, les soins médicaux et les relations familiales.

En conclusion, comme l’a signalé le ministre Ali Rodriguez, le Venezuela avec son potentiel pétrolier et la diversification des productions nationales sortira rapidement de cette mauvaise passe économique, en même temps que le gouvernement continuera sa politique de dépenses fiscales engagée sur le développement social orienté vers les programmes de santé, d’éducation et de logement qui bénéficient de manière directe à la population aux faibles ressources.

La manière capitaliste de mesurer le PIB est caduque.

(1) Le coefficient de Gini est une mesure du degré d’inégalité de la distribution des revenus dans une société donnée, développée par le statisticien italien Corrado Gini. Le coefficient de Gini est un nombre variant de 0 à 1, où 0 signifie l’égalité parfaite (tout le monde a le même revenu) et 1 signifie l’inégalité totale (une personne a tout le revenu, les autres n’ont rien). (wikipedia)

 


Source : Rebelión- Venezuela, el PIB y los programas sociales

Article original publié le 4/12/2009

Sur l’auteur

Gérard Jugant et Fausto Giudice sont membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=9516&lg=fr

 

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 08:40

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Le CODEH dénonce un plan de terreur pour en finir avec le processus de fortification d’une alternative politique et sociale dans le pays. Plusieurs demandes d’enquête sont en cours, dont une devant la Cour Pénale Internationale.


Des arrestations et des détentions illégales, des assassinats et des disparitions ont caractérisé les dernières semaines au Honduras, que différentes organisations de droits de l’homme ont classé comme une vraie offensive pour détruire le récent travail d’organisation et de renforcement du Front National de Résistance Populaire (FNRP), dans sa tentative de commencer son cheminement vers la conformation d’une force politique et sociale capable de contrer les partis traditionnels pro-putschistes et d’appuyer l’installation d’une Assemblée Nationale Constituante.

Après les élections controversées du 29 novembre dernier, pour lesquelles au sein d’une abstention significative que 60% a été élu le candidat du Parti National, Porfirio “Pepe“ Lobo Sosa. Depuis dans le pays c’est une vague de répression sanglante contre les membres actifs de la Résistance qui s’est abattue, intensifiant encore celle la répression constante qui sévit depuis le coup d’État du 28 juin 2009.

A l’aube du 14 décembre, Walter Tróchez, défenseur des droits de l’homme, spécialement de la communauté LGTTB a été assassiné. Ils l’ont jeté depuis une voiture au centre de Tegucigalpa, quelques jours auparavant il avait été séquestré, cruellement frappé et il avait réussi à se sauver en se jetant du véhicule conduit par des hommes qui l’accusaient d’être un membre du Front National Contre le Coup d’État. [Voir Tentative de kidnapping d’un activiste des droits de l’homme]

Le 6 décembre, cinq jeunes hommes, tous membres actifs de la Résistance, ont été assassinés de sang-froid à la Colonia Villanueva, dans la partie est de la capitale, tandis qu’un jour avant des hommes armés ont fait irruption dans les installations du journal El Libertador, en menaçant le personnel des rotatives qui durant ces cinq derniers mois a durement travaillé pour dénoncer le coup d’État, et en emportant des ordinateurs et des appareils photos. [Voir Les escadrons de la mort assassinent des membres de la résistance à Tegucigalpa]

Le 8 décembre ont été libérés quatre des cinq activistes de la Résistance qui avait été séquestré quelques jours avant. Le cinquième, Santos Corrales García, a été assassiné et son corps décapité a été trouvé à 50 kms à l’est de la capitale.

“Les 4 et 5 décembre, un groupe de cinq personnes avec des passe-montagne et habillées avec les uniformes de la Direction Nationale d’Investigation Criminelle (DNIC), armés de fusils Galil et de pistolets 9 mm -l’armement officiel de la Police- ont arrêté monsieur Santos Corrales García et quatre autres personnes dans la Colonia Nueva Capital de Tegucigalpa, raconte le directeur du Comité pour la Défense des Droits de l’Homme au Honduras (CODEH), Andrés Pavón.

Les personnes enlevées ont été cagoulées pour qu’elles ne puissent pas identifier le lieu où elles ont été emenées, possiblement un centre clandestin de détention. Elles ont été torturées pour donner des informations sur les leaders de la Résistance dans la colonia où ils vivent, et les tortionnaires ont exigé de connaître l’endroit où vit madame Ada Marina Castillo, elle aussi membre de la Résistance. [voir Les disparitions et les crimes politiques reviennent]

Nous sommes face à une vraie stratégie de la terreur, continue Pavón, et c’est un plan pour arrêter le processus d’organisation de la Résistance avant la prise de pouvoir de Lobo le 27 janvier prochain. C’est un plan qui va s’intensifier dans les semaines à venir et nous voyons déjà comment la police et l’armée capture les jeunes hommes dans les quartiers et les colonias, tandis que les leaders de la Résistance au niveau national suivent sans pouvoir avoir une vie normale par crainte à ce qui peut leur arriver”.

Pour le directeur du CODEH la vague répressive vise à décapiter le mouvement de résistance, pour que le nouveau gouvernement, issue d’un processus électoral irrégulier et illégitime, n’ait pas à lutter avec une résistance active et organisée.

“Le CODEH et la Plate-forme que nous composons avec différentes organisations de droits de l’homme demande l’intervention de la Commission Interaméricaine des Droits de l’homme (CIDH), pour qu’elle mette en application le mécanisme de mesures de précaution en faveur des personnes menacées.

De plus, nous dénonçons tout ce qui se passe dans notre pays devant les organes des droits de l’homme de l’ONU et devant le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI), pour qu’une enquête et un jugement soient initiés contre les responsables de ces crimes.

Nous savons, explique Pavón, que l’Accord Tegucigalpa-San José prévoyait la mise en place dans les mois suivants d’une Commission de la Vérité. Cependant, nous croyons que les conditions pour qu’elle puisse sièger ne sont pas réunies, parce que dans le pays il n’y a pas encore de garanties d’État de droit, et beaucoup moins de confiance et de fiabilité dans les organes de justice de ce pays. Il ne peut y avoir une Commission de la Vérité dans le cadre de ces barbaries”.

Des organismes internationaux suivent de près le cas du Honduras

En septembre dernier, l’Association Pour les Droits de l’Homme d’Espagne (APDHE) et la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) ont présenté un communiqué à la CPI, pour qu’elle commence une enquête afin de déterminer la responsabilité pénale de ceux qui ont commis de graves violations aux droits de l’homme dans le cadre du coup d’État au Honduras, tandis que l’Observatoire International sur la Situation des Droits de l’Homme au Honduras (OISDHHN) a lancé un appel urgent auprès de la communauté internationale pour qu’elle reste vigilant face aux graves violations des droits de l’homme dans le pays.

De son côté, Amnesty International a demandé une enquête indépendante qui garantit que tous les responsables d’abus de droits de l’homme soient ammenés devant la justice.

Dans un document rendu public pendant une conférence de presse au Honduras, la délégation d’Amnesty International a exigé “la révocation de toute la législation, tous décrets et de tous les ordres exécutifs émis par les autorités de facto qui affectent directement ou indirectement les droits de l’homme, l’assurance que l’armée revienne dans ses casernes, qu’elle arrête de participer à des opérations policières, et que tous les membres des forces de sécurité rendent des comptes pour les abus commis entre le 28 juin et fin novembre”.

“C’est important, a terminé le directeur du CODEH, que continue la solidarité avec le peuple hondurien et l’observation de ce qu’il se passe au Honduras, surtout en ce moment où augmente une persécution à caractère sélectif”.


Source : Ola represiva contra la Resistencia
Traduction : Primitivi

mardi 15 décembre 2009, par Primitivi

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 00:12
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(Vidéo et Audio) Venezuela. La résistance hondurienne témoigne sur Vive TV

carlosreyes.jpgPrésents à Caracas, les porte-paroles de la Résistance Bertha Caceres ( dirigeante du Conseil des Organisations Populaires et Indigènes du Honduras - COPINH) bertha_caceres-230.jpget Carlos Reyes (dirigeant du Syndicat des Boissons, qui a retiré sa candidature présidentielle pour ne pas avaliser la fraude) ont été interviewés par l’Informativo Popular de Vive TV.

(VER EL PROGRAMA)

Ils ont expliqué la marche vers l’Assemblée constituante et ont appelé la solidarité internationale à multiplier les actions de tout type pour mettre un terme á la dictature : depuis les plaintes contre les violeurs des Droits de l’Homme au boycott des produits d’entrepreneurs honduriens coauteurs du coup d’État (par exemple l’industire de la crevette), à l’organisation de nouvelles délégations qui se rendent sur place, etc...

Au même moment depuis le Honduras le dirigeant social hondurien Juan Barahona a dénoncé à travers la Radio Nationale du Venezuela que la dictature hondurienne effectue un massacre sélectif des membres du Front National de Résistance contre le Coup d’État.

"Au Honduras la répression s’est accentuée. Tous les jours on assassine sélectivement des compagnes et compagnons", a expliqué Barahona.

Il a signalé en outre que ce week-end on a compté 43 morts, le précédent 45 personnes ont été assassinées par la police, l’armée et les mercenaires sous contrat des putschistes.

Écouter Juan Barahona barahona-1-230.jpg


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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 08:52

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La Havane, 14 décembre, (RHC)- Les Chefs d’État ou de gouvernements, les ministres des Affaires étrangères et les représentants de haut niveau qui ont assisté les 13 et 14 décembre au 8e Sommet de l’ALBA, l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique, ont condamné le blocus économique, commercial et financier que les Etats-Unis font subir à notre pays depuis plus de 50 ans déjà et exigé sa fin immédiate.

Les participants au Sommet ont également réaffirmé leur solidarité pleine avec le peuple met le gouvernement cubains. Ils ont également condamné le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations et, dans ce contexte, ils ont demandé la libération immédiate et inconditionnelle des 5 antiterroristes cubains prisonniers aux Etats-Unis pour avoir lutté pacifiquement contre ce fléau.

Le document relève que les 5 sont en prison à la suite d’un procès politisé, entaché d’irrégularités et manquant de légitimité.

La Déclaration Finale du 8e Sommet de l’ALBA lance un appel pressant au Président des Etats-Unis à user des prérogatives que lui accorde la Constitution de son pays et mettre fin à cette injustice condamnée par des vastes secteurs de la communauté internationale.


La déclaration finale du Sommet de l’ALBA souligne également que l’utilisation de la lutte contre le trafic drogues et contre le terrorisme international comme prétexte pour l’augmentation de la présence militaire étasunienne dans la région est inacceptable

« Le véritable objectif de cette présence -ajoute la déclaration- est le contrôle des ressources économiques, la domination sur les marchés et la lutte contre les changements sociaux dans lesquels sont engagés les gouvernements et les forces progressistes » souligne la Déclaration Finale du 8e Sommet de l’ALBA qui appelle le gouvernement de la Colombie à reconsidérer l’accord permettant aux Etats-Unis d’utiliser sept bases militaires dans ce pays.

La déclaration de l’ALBA ajoute encore que l’établissement de ces bases militaires, qui viennent s’ajouter à celles existant déjà, constitue un danger réel pour les pays de la région et la plus grave menace à la paix, la sécurité et la stabilité de l’Amérique Latine et des Caraïbes.

La déclaration appuie le juste droit du Gouvernement du Venezuela à mettre en état d’alerte le système de défense de son pays face au danger clair pour sa sécurité nationale et pour son peuple à la suite du déploiement militaire étasunien à proximité de ses frontières.

Le document condamne également les récents avertissements faits par la Secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Hillary Clinton, sur les relations de pays latino-américains dont la Bolivie et le Venezuela, avec l’Iran

Le 8e Sommet de l’ALBA a également condamné les prétentions du gouvernement des Etats-Unis de s’immiscer dans les décisions souveraines en matière de politique extérieure que prennent les pays latino-américains et caribéens comme cela est le cas des liens de la région avec l’Iran.


L’ALBA a également réaffirmé sa condamnation du putsch militaire au Honduras qui a renversé le Président légitime Manuel Zelaya et elle a salué les récentes victoires aux élections du Président bolivien Evo Morales et de José Mujica, candidat du Front Large à la présidence de l’Uruguay.

La déclaration finale du 8e Sommet de l’ALBA exprime la conviction la plus ferme du fait que le putsch militaire au Honduras perpétré avec le soutien des États- Unis avait pour but de freiner l’avancée des forces du progrès et de la justice sociale dans ce pays et en Amérique Latine et dans les Caraïbes.

Le document lance une mise en garde contre le danger que représente l’objectif étasunien de faire revenir à la région l’époque des coups d’état, dans le but de fouler aux pieds de nouveau les droits des peuples et étayer els intérêts des forces de la réaction et de l’impérialisme.

La déclaration se prononce pour l’organisation au Honduras d’une Assemblée Constituante contribuant à la stabilité, la sécurité, le progrès et la démocratie dans ce pays et reconnaît l’attitude ferme et courageuse de Manuel Zelaya que le régime de facto en place dans son pays a empêché de voyager à La Havane assister au 8e Sommet de l’ALBA.

Le Sommet de l’ALBA a également dénoncé le fait que les pays riches ne veulent pas des résultats justes au Sommet de Copenhague sur le Changement Climatique mais qu’ils cherchent à y imposer un accord qui condamne 80% des habitants de la planète à vivre dans le sous-développement et la pauvreté.

“Les pays riches développés, qui sont les principaux responsables du changement climatique, n’ont pas l’intention de parvenir à des résultats justes et équilibrés à Copenhague » souligne la Déclaration Finale du 8e Sommet de l’ALBA qui vient de se tenir à La Havane

Le document précise que la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique et son Protocole de Kyoto constituent le régime juridique obligatoire existant qui réglemente la réponse et la coopération internationale pour faire face au réchauffement global.

Les participants au Sommet de l’ALBA, à La Havane, ont rejeté catégoriquement les tentatives de faire agoniser ces instruments, de les annuler ou de les remplacer par de nouveaux accords pouvant éroder ou changer les obligations juridiques obligatoires qu’ils ont contractées.

Dans la Déclaration Finale de leur 8e Sommet, les membres de l’ALBA mettent également l’accent sur le fait, que la crise environnementale est la conséquence du système capitaliste, du modèle de production et de consommation prolongé et insoutenable des pays développés, de l’application et de l’imposition, au reste du monde, d’un modèle de développement totalement prédateur.

“Les pays développés, qui comprennent seulement 20% de la population mondiale, ont contracté une dette climatique envers les pays en voie de développement, envers les générations futures et envers la Mère Terre, en contaminant l’atmosphère et en produisant environ les trois quarts des émissions des émissions de gaz à effet de serre à travers l’histoire.

La déclaration finale souligne les progrès incontestables faits par l’ALBA-TPC (Alliance Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique-Traité du Commerce des Peuples) pendant se 5 premières années d’existence et sa confirmation effective en tant qu’alliance politique, économique et sociale.

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 08:21
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Un interview d'euronews

“Si les Etats-Unis avaient voulu arrêter le putch au Honduras, cela aurait été fait en 48 heures “, estime Rafael Correa, dans une interview à euronews. Alors que son pays a rejoint la coalition bolivarienne au coté de la Bolivie et du Vénézuela, le président de l’Equateur parle de ses relations avec les USA, du rapprochement avec l’Iran, et aussi de la lutte contre les Farc.

euronews : Rafael correa, président de l’Equateur, bonjour. Vous avez dit que la Bolivie, le Vénézuela, le Nicaragua, et l’Equateur, la “coalition bolivarienne”, devaient s’organiser pour prévenir toute tentative de putch…

Rafael Correa : Ce qui s’est passé au Honduras est le résultat d’une stratégie mise en place face à une défaite électorale. On a encore utilisé la force comme dans les coups d’Etat d’‘il y a 40 ans. En clair, ce n’est pas un gouvernement de droite assurant le statu quo qui était visé, on visait le gouvernement progressiste que le président du Honduras Manuel Zelaya essayait de faire fonctionner. Et c’est la raison pour laquelle nous devons faire attention. Mais je suis sur que ça n’arrivera pas ici, surtout parce que nous avons un soutien populaire, et non parce que certains groupes de pouvoir ou de pression le veulent ou non… Mais nous devons être prudents.

euronews : Pensez-vous réellement qu’un putch, qui a été une caractéristique de l’Amérique Latine pendant de nombreuses années, est encore un risque?

Rafael Correa: Oui, nous croyons que la montée de ces groupes réactionnaires coïncide en partie avec d’autres évènements inquiétants, par exemple la réactivation de la 4e flotte, par exemple l’installation en Colombie de sept bases militaires sensées être utilisées par les forces militaires américaines…

euronews : Pensez-vous que les Etats-Unis ont soutenu le putch au Honduras?

Rafael Correa : Je ne peux pas confirmer des choses que je ne sais pas. Ce que je peux confirmer, c’est que si les Etats-Unis avaient voulu mettre fin au putch au Honduras, cela aurait été fait en 48 heures.

euronews : Mais le président Obama a soulevé beaucoup d’espoirs à travers le monde, alors qu’est-ce qui se passe?

Rafael Correa : Qu’est ce qui se passe? J’apprécie beaucoup le président Obama, il a l’air d‘être quelqu’un de très bien, très agréable, très sensible et très intelligent. Il a de très bonnes intentions, mais il a affaire à une société, une économie, un appareil politique qui évoluent très lentement, et il est très difficile de changer de direction.

euronews : Etes-vous en train de dire que le président des Etats-Unis ne contrôle pas ceux qui décident d’installer sept bases militaires en Colombie? Rafael Correa : Oui, probablement. euronews : Pensez-vous qu’il y a une différence entre les administrations Bush et Obama? Rafael Correa : Bien sur, rien ou presque ne peut être pire que le président Bush… Mais ce n’est suffisant, il ne suffit pas de changer de personne. J’insiste, le président Obama est doué et intelligent, il a de bonnes intentions, mais la politique américaine vis-à-vis de l’Amérique Latine n’a pas changé. euronews : Mais ces sept bases…. Rafael Correa : C’est la raison pour laquelle… euronews : Mais ces sept bases ont été installées sous Obama, pas Bush… Rafael Correa : Effectivement, et le putch au Honduras a été mené sous la présidence d’Obama. Et sous la présidence de Bush, aucun coup n’a été mené en Amérique Latine. euronews : Mais n’est-ce pas un paradoxe? Bush semblait plus sensible à l’Amérique Latine?

Rafael Correa : Ce n’est pas la question d‘être sensible, c’est la question de gérer l’appareil. Et l’appareil soutenait Bush via des groupes de pression qui contrôlent les Etats-Unis. Ce n’est pas le cas d’Obama. Il y a une grosse réticence des groupes racistes et des puissants groupes économiques contre Obama, parce qu’ils rejettent l’idée d’un président des Etats-Unis avec des origines africaines.

euronews : Les pays qui appartiennent à l’Alba, l’Alliance bolivarienne pour les Amériques, ces pays ont établi d’excellentes relations avec l’Iran. L’Iran n’est pas l’un des meilleurs amis des Etats-Unis. Ne pensez-vous que ces pays perturbent les relations internationales en Amérique du sud?

Rafael Correa : C’est étonnant, la Colombie accueille une ambassade iranienne depuis longtemps. Et quand l’Equateur établit des relations diplomatiques avec l’Iran, on a l’impression qu’on perturbe la donne. Je ne comprends pas. L’Equateur n’a besoin d’aucune autorisation pour établir des relations diplomatiques avec qui il souhaite, nous sommes un Etat souverain. Il n’est pas de notre intérêt de briser l‘équilibre du pouvoir dans la région. Nous voulons seulement ce qu’il y a de mieux pour notre peuple. L’Iran par exemple, peut représenter un énorme marché pour nos produits, ou une source importante d’aide technologique et financière. Et cette double morale m’embête, car l’Iran est, d’abord, une démocratie. Les Etats-Unis n’ont pas demandé à l’Amérique latine son autorisation pour établir des relations diplomatiques avec l’Arabie saoudite, qui n’a jamais été une démocratie. Mais rien ne se passe.

euronews : Mais l’Iran est une menace pour la stabilité du monde puisqu’on le soupçonne de développer l’arme nucléaire. Sur la question nucléaire, quelle est la position des pays de l’Alba, et celle de votre pays?

Rafael Correa : Bien, selon ces critères, vos pays et les Etats-Unis sont-ils une menace? Je ne vois pas pourquoi ce qui est bien pour les uns est mauvais pour les autres. Si vous voulez savoir mon opinion, je voudrais une planète sans arme nucléaire, et avec une seule norme, pas cette sorte de double langage…

euronews : Donc, avec un tel raisonnement, l’Iran a le droit de développer ses armements nucléaires?

Rafael Correa : Non, je crois que personne n’a le droit de développer l’arme nucléaire. Mais ce qui m’ennuie réellement, c’est l’idée qu’il y a des bons et des méchants …

euronews : Mais le fait qu’ils développent une arme nucléaire ne vous ennuie pas? On peut traiter avec eux?

Rafael Correa : Avant tout, ils n’ont pas reconnu qu’ils développaient l’arme nucléaire. Deuxièmement, la même règle doit être valable pour tous. Et je ne crois pas il y ait les bons d’un coté, et les diables de l’autre.

euronews : Votre pays a-t-il reçu 80 millions de dollars de l’Iran? Est-ce vrai?

Rafael Correa : Nous avons signé un accord pour un prêt d’un montant de 100 millions. Il ne l’ont pas concrétisé, mais nous allons obtenir bientôt ces 100 millions.

euronews : Que pensez-vous de la stratégie anti-terroriste menée contre les Farc par le président colombien Uribe?

Rafael Correa : Nous venons de rétablir nos relations. L’Europe n’est pas bien informée là dessus. Quand un sanctuaire des Farc est découvert à la frontière entre l’Equateur et la Colombie, dans la jungle amazonienne, la seule chose qu’on nous assène, c’est qu’on est complice des Farc… C’est fou. Si quelqu’un peut être considéré comme un complice des Farc pour la seule raison qu’il y avait juste un camp des Farc sur son territoire, alors le plus grand complice des Farc devrait être le président colombien Uribe. En Colombie, il y a deux cents camps des Farc, et il n’a pas réussi à ce jour à vaincre les Farc, et à reprendre le contrôle de tout le territoire. Nous croyons qu’une solution militaire au conflit n’est pas pour demain; nous serons toujours prêts à intervenir comme médiateur pour chercher une solution pacifique et résoudre ce genre de conflit.

euronews : Mais la méthode d’Uribe est-elle la meilleure approche pour lutter contre le terrorisme ou non? Est-ce la bonne façon de procéder en Amérique Latine?

Rafael Correa : Pour moi, une guerre civile de 50 ans contre les Farc, et en plus il y a les paramilitaires, les narcotrafiquants…, ce n’est pas une bonne stratégie. Si cela avait été une bonne stratégie, les Farc auraient été vaincus militairement. Regardez combien de milliards ont été injectés dans cette bataille fratricide.

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 08:06

eeuu

Les pays membres de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique, seront représentés à la Conférence des Nations Unies pur la Changement Climatique qui se tient actuellement à Copenhague, au Danemark, par les présidents de la Bolivie et du Venezuela, respectivement Evo Morales, et Hugo Chavez.

Au cours d’une conférence de presse, la coordinatrice de la délégation vénézuelienne, Claudia Salerno, a annoncé qu’en plus des deux mandataires seront présents les vice-présidents et les ministres d’Equateur, de Cuba et du Nicaragua.

Au sujet de la conférence, qui se tiendra du 7 au 18 décembre dans la capitale danoise, celle-ci a déclaré que l’ALBA était en faveur d’un accord qui prenne en compte à la fois les causes et les effets des changements climatiques. Ce qui implique la reconnaissance de la part des pays développé de leur responsabilité historique dans l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, et qu’ils doivent donc financer et aider les pays en voie de développement à s’adapter.

 

Salerno a indiqué qu’elle opposait un refus à la proposition danoise qui impose des conditions aux pays en voie de développement et qui ne précise pas quels taux de réduction des émissions devront avoir les pays développés. La déléguée pour l’Equateur, Carolina Zambrano, a assuré que les pays de l’ALBA non seulement souhaitent un accord global mais également un “changement social, en profitant de la crise pour changer les modèles de croissance et de production”.

Elle ajoute que ces pays veulent qu’un nouvel accord juridique avec effets contraignants sorte de la Conférence de Copenhague. L’alliance appuie la poursuite de la mise en vigueur du Protocole de Kyoto.

Le Brésil, par la voix de son délégué Luiz Alberto Figueiredo Machado ainsi que 35 autres pays ont souscrit à un texte inclus dans les négociations pour exiger que les pays industrialisés réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40%, soit le double de la proposition du bloc industrialisé.

La russie disposer à s’engager

La Russie est prête à réduire jusqu’à 25% ses émissions pour 2020, avec pour base les niveaux de pollution de 1990, dans le cadre d’un accord global sur le changement climatique a indiqué un délégué russe.

La Chine, de son côté, a laissé entendre qu’elle souhaitait un accord global contraignant mais avec quelques aspects qui seront écartés et qui pourront être négociés au cours de la prochaine année. “Nous comptons sur un accord global et contraignant à Copenhague, nous ne pouvons laisser passer cette opportunité, même s’il n’y a pas de consensus sur certains aspects. Les discussions peuvent se poursuivre ensuite suivant la feuille de route de Bali (conférence sur le développement) qui s’est tenue en 2007, et avec l’ONU” a déclaré le directeur du département chinois pour le changement climatique de la commission nationale de développement, Su Wei. L’Espagne, quand à elle réclame une diminution de 30%.

Transferts technologiques

Le secrétaire de la Convention des Nations Unies sur le Changement Climatique (UNFCC), Yves de Boer, considère que le Protocole de Kyoto “doit survivre, car c’est jusqu’à ce jour le seul texte juridique qui existe”. Il a ajouté “il ne faut pas abandonner Kyoto, même si un nouvel accord est trouvé, avec de nouveaux contenus” qui pourrait cette fois être signé par les Etats-Unis. De Boer a indiqué que la Conférence a obtenu des avancées sur la question des transferts technologiques pour faire face au changement climatique.

“Une nouvelle architecture est en train d’émerger” sur la coopération en matière de technologies, a déclaré De Boer en clôture de la 4e journée de la UNFCC. En effet, les nations qui négocient à Copenhague ont trouvé les premiers signes d’un accord pour établir un système simple de transfert de technologie nord-sud.

Les Etats Unis ne signeront rien qui ressemblerait de près ou de loin à Kyoto

L’envoyé spécial de Barack Obama sur le changement climatique, Todd Stern, a déjà clarifié sa position : “Les Etats Unis ne signeront pas Kyoto ni rien qui puisse y ressembler mais sous un autre nom”. Cependant, il a ajouté qu’il cherchent “le meilleur accord possible” et qu’ils étaient disposés à financer la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement. “Nous pourrions faire des investissements dans les pays pauvres ou dans les forêts. Cependant, nous n’avons pas l’intention d’envoyé de l’argent public américain à la Chine. Nous voulons concentrer nos efforts sur les pays les plus pauvres, la Chine est un pays émergent et avec de larges ressources”.

T/ Redacción CO I/ Tomy

Source : RNV / Courrier de l’Orénoque : http://www.rnv.gov.ve/noticias/inde...

Traduction : Grégoire Souchay pour : http://www.larevolucionvive.org.ve/

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 16:30

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Sebastian Pinera
Les sondages n'ont pas été contredits.

Le droite représentée par  Sebastián Piñera, chef d'entreprise et ultra libéral, prend la première place avec 44 % des voix au premier tour.

Le déficit d'une réelle perspective politique transformatrice, la division, l'usure de la concertation, coalition de centre gauche au pouvoir depuis 1990 ont plombé les résultats pour Eduardo Frei,  qui a obtenu 29,62 % des voix, qui se présentait en relais de Michelle Bachelet.

Les deux autres candidats : Marco Enríquez-Ominami, surprise de ce scrutin, candidat indépendant ex socialiste a réuni près de 20 % des voix et Jorge Arrate du parti communiste 5,8%.

 

Tout peut encore se jouer au 2ème tour qui aura lieu le 17 janvier entre Piñera et Frei.

 

Dans le scrutin de ce dimanche les Chiliens ont également voté pour choisir les 120 nouveaux députés de la Chambre et 20 des 38 sénateurs au Sénat.


Au moins trois communistes à la Chambre des députés du Chili.
 

Le Parti communiste chilien (PCC), exclus du parlement depuis le coup militaire de 1973, aurait gagné au moins trois sièges à la Chambre des représentants, conformément aux premiers résultats officieux.

Le président  du PCC, Guillermo Teillier, l'un des élus, a exprimé sa joie d'avoir rompu l'exclusion politique .


 La fille de Salvador Allende, Isabel, députée socialiste, remporterai un siège au Sénat .


 Le petit-fils de Pinochet ne peut accéder au Parlement.
Rodrigo Garcia, un petit-fils de l'ancien dictateur chilien Augusto Pinochet, n'a pas aujourd'hui les voix nécessaires pour un siège à la Chambre des députés pour les quartiers riches de Vitacura, Las Condes et de Lo Barnechea.

 

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 10:55

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LA HAVANE — Le président cubain Raul Castro a accusé dimanche Washington d'avoir lancé une "offensive hégémonique" en Amérique latine et de soutenir un "gouvernement usurpateur" au Honduras, lors de l'ouverture du sommet du bloc régional "anti-impérialiste" de l'Alba.

Raul Castro a fustigé d'emblée l'accord militaire entre Washington et Bogota qui permet depuis fin octobre à l'armée américaine d'utiliser sept de ses bases militaires pour la lutte contre le narcotrafic et la guérilla. Un accord ayant entraîné un gel des relations entre la Colombie et son voisin vénézuélien.

"L'établissement de bases militaires dans la région est l'expression d'une offensive hégémonique de la part du gouvernement américain et constitue un acte d'agression contre toute l'Amérique latine et les Caraïbes", a déclaré Raul Castro, 78 ans, devant ses homologues Hugo Chavez (Venezuela), Evo Morales (Bolivie) et Daniel Ortega (Nicaragua).

Citant en exemple la "réactivation de la IVe Flotte américaine" en 2008 dans la mer des Caraïbes, le général Castro a accusé Washington - sans jamais nommer le président Barack Obama - de "vouloir concrétiser sa doctrine politico-militaire d'occupation et de domination d'un territoire qu'il a toujours considéré comme son espace naturel".

Hugo Chavez s'est pour sa part insurgé contre les propos de la secrétaire d'Etat américain Hillary Clinton qui a mis en garde vendredi l'Amérique latine contre la "mauvaise idée" d'un "flirt" avec l'Iran après une tournée fin novembre du président Mahmoud Ahmadinejad au Brésil, Venezuela et Bolivie.

"Les déclarations de madame Clinton (sonnent) comme une menace (...) C'est le signe évident d'une offensive impériale qui tente de freiner l'avancée des forces progressistes et veut récupérer sa cour arrière", a déclaré à la presse M. Chavez.

Raul Castro a également accusé l'administration Obama, qui avait plaidé pour une "nouvelle ère" dans les relations avec l'Amérique latine, de soutenir un gouvernement "usurpateur" de droite au Honduras, issu selon lui d'une "farce électorale" après le coup d'Etat fin juin contre le président Manuel Zelaya.

Une ministre du gouvernement déchu du Honduras, qui avait adhéré en 2008 à l'Alba (Alliance bolivarienne pour les Amériques), assistait à ce sommet de deux jours à l'instar de représentants de l'Equateur et de trois Etats des Caraïbes (la Dominique, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Antigua-et-Barbuda).

Malgré une baisse des tensions avec Cuba depuis l'arrivée de Barack Obama à la Maison blanche il y a un an, tout rapprochement entre les deux pays - sans relations diplomatiques depuis 1961 - semble bloqué sur la question des droits de l'Homme et l'embargo américain contre l'île communiste.

Raul Castro a par ailleurs prédit l'"échec" des négociations en cours sur le changement climatique à Copenhague, appelant l'Alba à adopter une "position ferme" sur ce "sujet crucial pour l'avenir de l'espèce humaine".

Fondée il y a cinq ans par Caracas et La Havane, l'Alba se veut une alliance économique "antilibérale" et compte réaliser en janvier sa première transaction commerciale avec le "sucre", future monnaie unique censée remplacer à terme le dollar dans les échanges entre pays membres.

Riche en pétrole, le Venezuela est la locomotive de l'Alba et procure un soutien économique essentiel à Cuba, très dépendant des importations et qui traverse depuis un an une grave crise financière.

Ami et "fils spirituel" de Fidel Castro, le père de la Révolution cubaine, Hugo Chavez a présidé la veille à la signature de 285 projets communs pour 2010 d'une valeur totale de 3,1 milliards de dollars.

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 08:53
zzzz.jpgDécouverte d'une Fosse commune en Colombie avec 2.000 morts pendant une visite de congressistes britanniques dans l'investigation sur les droits humains

Pendant la visite d'une délégation de congressistes et de britanniques syndicalistes qui enquêtaient sur la situation de droits humains en Colombie, ils se sont trouvés avec la surprise macabre de trouver une fosse commune avec les restes d'au moins 2.000 personnes dans Le (But du quartier de la Macarena). Cet événement est seulement comparable aux fosses communes du Troisième Reich en Allemagne de la Deuxième Guerre Mondiale. Lisez l'investigation que nous réalisons et ses conséquences immédiates dans le panorama international.
Pour les grandes entreprises colombiennes de communication, les assassinats ont un lien avec les Farc. Pour les habitants, c'est le résultat de la répression violente des commandos de l'armée contre des paysans et des habitants de la région. Le quartier de la Macarena appartient à la zone ancienne de distención cédée par le Gouvernement National aux Farc, une aire de 42 mille kilomètres carrés qui depuis plus de 40 ans a souffert des affrontements entre le groupe de guerilleros (un bloc Yarí), et l'Armée qui exerce le contrôle dans l'aire urbaine. Pour arriver sur le lieu il est nécessaire de prendre un avion qui arrive une fois par semaine ou un véhicule de service public que depuis Neiva ,18 heures par une route découverte.
début de traduction pour lire la suite, en espagnol, cliquez sur l'image
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