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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 07:44

decapitado-miembro-de-la-resistencia.jpgCliquez sur l'image....

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

ÉFAI - jeudi 3 décembre 2009

(Tegucigalpa) À l’issue d’une visite de dix jours au Honduras au moment de l’élection présidentielle, Amnesty International a demandé jeudi 3 décembre qu’une enquête indépendante soit menée afin que toutes les personnes soupçonnées d’atteintes aux droits humains soient déférées à la justice et que les victimes bénéficient de réparations.

« Les résultats électoraux ne mettent pas fin à la crise au Honduras, et les autorités ne peuvent pas reprendre leurs affaires courantes sans mettre en œuvre des garanties en matière de respect des droits fondamentaux, a déclaré Javier Zuñiga, qui dirigeait la délégation d’Amnesty International dans le pays.

« Des dizaines de personnes au Honduras souffrent encore des effets des violences commises au cours des cinq derniers mois. Ne pas sanctionner les responsables de ces agissements ni remédier aux défaillances du système, ouvrirait la voie à de nouvelles violences à l’avenir. »

Lors de sa visite au Honduras, la délégation d’Amnesty International a rassemblé des informations sur de nombreux cas d’atteintes aux droits humains perpétrées depuis juin dernier, date à laquelle le président Manuel Zelaya a été contraint à l’exil.

Il s’agit d’homicides dus à un recours excessif à la force ; d’arrestations arbitraires de manifestants par la police et l’armée ; d’utilisation aveugle et gratuite de gaz lacrymogène ; de mauvais traitements infligés à des personnes en garde à vue ; de violences à l’égard de femmes, et de manœuvres de harcèlement à l’encontre de militants, de journalistes, d’avocats et de juges.

L’organisation a découvert que des membres de l’armée chargés d’opérations de maintien de l’ordre étaient impliqués dans de graves violations des droits humains liées à un recours excessif à la force, des arrestations arbitraires et des raids illégaux.

Amnesty International a également constaté que les autorités civiles de facto n’avaient rien fait pour empêcher l’utilisation aveugle de gaz lacrymogène contre les manifestants. Dans certains cas, des bombes lacrymogènes ont été jetées à l’intérieur de bureaux.

La plupart des personnes interrogées par les délégués d’Amnesty International leur ont dit qu’après avoir été blessées ou rendues malades par du gaz lacrymogène elles n’avaient pas cherché à se faire soigner par peur que des policiers et des militaires se rendent à hôpital pour les intimider.

Le 23 septembre, Marta (son nom a été modifié) a été agressée par des policiers alors qu’elle participait à une manifestation. Elle a été touchée par une grenade lacrymogène qui lui a brûlé la jambe et occasionné des troubles respiratoires. Alors qu’elle s’était réfugiée dans une église pour échapper aux jets de gaz, un policier l’a saisie et frappée si fort qu’il lui a cassé le bras. Elle n’est pas allée à l’hôpital avant plusieurs jours par peur de s’y faire harcelée par des policiers. Sa blessure au bras n’est toujours pas guérie et la brûlure sur sa jambe se voit encore.

« Nous avons vu des personnes ayant encore des irritations aux yeux et des brûlures à la peau plusieurs semaines après avoir été la cible de jets de gaz lacrymogène, a déclaré Javier Zuñiga. Non seulement la police a utilisé du gaz contre des manifestants pacifiques et à l’intérieur de bâtiments mais, aussi, les médecins n’ont pas été informés des substances chimiques utilisées, ce qui leur aurait permis de mieux soigner les victimes. » « L’utilisation du gaz lacrymogène par les forces de sécurité soulève la question de la formation qu’aurait dû recevoir les forces de l’ordre afin de réduire au minimum le risque que des personnes soient tuées ou grièvement blessées », a déclaré Javier Zuñiga.

Des représentants d’organisations de défense des droits humains, des journalistes, des avocats et des juges ont décrit à Amnesty International les menaces et les manœuvres de harcèlement dont ils avaient fait l’objet en raison de leur opposition présumée aux autorités de facto. Des membres d’une association nationale de juges ont été convoqués à une audience où ils devaient donner des explications sur leur participation à des manifestations pacifiques. « Pendant la crise, les institutions du Honduras n’ont de toute évidence pas protégé les droits humains les plus élémentaires, a indiqué Javier Zuñiga. Il est particulièrement préoccupant de constater qu’existent au Honduras des conditions permettant à ceux qui ne respectent pas les droits fondamentaux de s’en sortir à bon compte. »

Amnesty International exhorte le futur gouvernement du Honduras à :
 abroger tous les textes de lois, décrets et règlements émis par les autorités de facto ;

 veiller à ce que les militaires retournent dans leurs casernes et soient déchargés de leur fonction de maintien de l’ordre ;

 faire en sorte que tous les membres des forces de sécurité soient tenus de rendre des comptes pour les violations des droits humains commises entre le 28 juin et la fin du mois de novembre 2009 ;

 élaborer un plan national pour la protection des droits humains. « La communauté internationale ne doit pas oublier la population du Honduras en donnant un chèque en blanc au nouveau gouvernement sans lui demander de faire toute la lumière sur les violences des cinq derniers mois », a conclu Javier Zuñiga.

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 19:12
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Le président Salvador Allende et le poète Pablo Neruda

Mon peuple a été le peuple le plus trahi de notre temps. Du fond des déserts du salpêtre, des mines du charbon creusées sous la mer, des hauteurs terribles où gît le cuivre qu'extraient en un labeur inhumain les mains de mon peuple, avait surgi un mouvement libérateur, grandiose et noble. Ce mouvement avait porté à la présidence du Chili un homme appelé Salvador Allende, pour qu'il réalise des réformes, prenne des mesures de justice urgentes et arrache nos richesses nationales des griffes étrangères.
Partout où je suis allé, dans les pays les plus lointains, les peuples admiraient Allende et vantaient l'extraordinaire pluralisme de notre gouvernement. Jamais, au siège des Nations unies à New York, on n'avait entendu une ovation comparable à celle que firent au président du Chili les délégués du monde entier. Dans ce pays, dans son pays, on était en train de construire, au milieu de difficultés immenses, une société vraiment équitable, élevée sur la base de notre indépendance, de notre fierté nationale, de l'héroïsme des meilleurs d entre nous. De notre côté, du côté de la révolution chilienne, se trouvaient la constitution et la loi, la démocratie et l'espoir.

De l'autre cote il ne manquait rien. Ils avaient des arlequins et des polichinelles, des clowns à foison, des terroristes tueurs et geôliers, des frocs sans conscience et des militaires avilis. Tous tournaient dans le carrou¬sel du mépris. Main dans la main s'avançaient le fasciste Jarpa et ses neveux de Patrie et Liberté, prêts à casser les reins et le coeur à tout ce qui existe, pourvu qu'on récupère l'énorme hacienda appelée Chili. A leur Côté, pour égayer la farandole, évoluait un grand banquier danseur, éclaboussé de sang. Gonzalez Videla, le roi de la rumba, lequel, rumba par-ci, rumba par-là, avait depuis belle lurette livré son parti aux ennemis du peuple. Maintenant c'était Frei qui livrait le sien aux mêmes ennemis, et qui dansait au son de leur orchestre, avec l'ex-colonel Viaux, son complice ès forfaiture. Ils étaient tous tètes d'affiche dans cette comédie. Ils avaient préparé le nécessaire pour tout accaparer, les miguelitos, les massues et les balles, ces balles qui hier encore avaient blessé notre peuple a mort à Iquique, Ranquil, Salvador, Puerto-Montt, José Maria Caro, Frutillar, Puente Alto et autres nombreux endroits. Les assassins d'Hernan Mery dansaient avec ceux qui auraient dû défendre sa mémoire. Ils dansaient avec naturel, avec leurs airs de bondieusards. Ils se sentaient offensés qu'on leur reproche ces «petits détails».
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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 18:39
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Franck Gaudichaud

 mis en ligne par Dial

Toutes les versions de cet article : [Español] [français]

Le 13 décembre aura lieu le premier tour des élections présidentielles au Chili, petit pays du Cône sud. Les derniers sondages montrent que c’est avant tout l’indécision qui domine un scrutin qui conclura le mandat de la socialiste Michelle Bachelet. Mais quels en sont les enjeux réels, plus de 35 ans après le coup d’État et presque 20 années après la transition démocratique ?

Démocratie néolibérale « pactée » et héritages autoritaires

Lorsqu’en 2006, la socialiste Michelle Bachelet succède à Ricardo Lagos, elle est la première Présidente de l’histoire chilienne. Ancienne ministre de la défense mais aussi victime du régime militaire, elle avait tenu à affirmer sa volonté d’incarner l’unité nationale, « après les divisions du passé », notamment celles des années de plomb de la dictature du Général Pinochet (1973-90).

Dans un pays réputé conservateur, ce vote massif en faveur d’une femme divorcée, agnostique et socialiste, avait été analysé par certains éditorialistes comme une véritable rupture, à plus de 30 ans du coup d’État contre Salvador Allende. A l’issue de son mandat, ce que la plupart des politologues annonçaient s’est pourtant confirmé : son gouvernement s’est inscrit avant tout dans la continuité des politiques publiques précédentes et dans la sillage de l’exceptionnelle stabilité de la coalition au pouvoir depuis 1990 : La Concertation [1].

En effet, on peut affirmer que M. Bachelet est un « pur produit » de cette coalition articulant centre-gauche et démocratie chrétienne. Conséquence directe de la transition « pactée » chilienne, l’ombre de Pinochet continue de planer sur la démocratie de ce pays, de la façonner même. Malgré les réformes de 1990 ou 2005, les dirigeants politiques ont renoncé à remettre en cause la Constitution du dictateur (datant de 1980) ou encore la loi d’amnistie (1978) : que penser alors d’une démocratie dont la Carta Magna a été écrite par un régime militaire ?

Les exemples de ce que le sociologue Manuel Garreton nomme « enclaves autoritaires », sont nombreux, à commencer par le modèle économique [2]. Celui des « Chicago boys » qui a apporté croissance et modernisation tout en transformant les habitants en « citoyens-carte de crédit » [3] et en assurant les premières places au Chili dans le classement des pays les plus inégalitaires de la planète. Néanmoins, M. Bachelet termine son mandat avec un taux de popularité très élevé (78% d’approbation selon le Centre d’études publiques – CEP [4] et a su mener une politique d’assistance aux plus pauvres combinée avec le maintien des fondamentaux d’une économie orientée vers les exportations, malgré les conséquences écologiques d’un tel développement.

Jeux et enjeux des élections

Le ciel électoral s’annonce nuageux pour la coalition qui vit sa plus grande crise depuis 15 ans et dont certains se demandent si elle n’est pas tout simplement à bout souffle. La droite est représentée dans cette campagne par un candidat unique, Sebastian Piñera, ex-sénateur et homme d’affaire multimillonaire s’étant enrichi frauduleusement durant la dictature. Ce « Berlusconi à la chilienne » arrive désormais en tête des sondages avec autour de 36% des intentions de votes.

Face à lui, Eduardo Frei enregistre dix point de moins que Piñera dans les intentions des électeurs. Démocrate-chrétien et ancien Président de la République, l’appui d’une puissante machinerie électorale ne lui permet pas de se départir de cette image d’un homme lié avant tout à la vieille « nomenklatura » politique. Ceci d’autant plus que la Concertation est victime de tensions internes et même d’une « fuite de candidats ». Le député trentenaire Marco Enríquez Ominami est ainsi apparu comme une figure nouvelle avec un discours appelant à dépoussiérer la démocratie et critique sur les compromissions de la Concertation.

Attirant les votes de la jeunesse et des classes moyennes, cette candidature est aussi un symptôme d’un système politique en crise. Son programme combine un ton progressiste avec des mesures qui le placent à droite de Frei sur le plan économique (il propose de privatiser une partie de la grande compagnie publique du cuivre – CODELCO ).

« MEO », marié à une star de la télévision nationale, est surtout le fils des mass-médias dominants qui en font leur trublion fétiche. Les 19% qu’il pourrait rafler feront de lui un arbitre du deuxième tour. Enfin, Jorge Arrate est aussi issu de la Concertation, dont il fut ministre de l’éducation. Aujourd’hui, il cherche à représenter la gauche extraparlementaire regroupée autour du Parti communiste (PC) et a fait le pari de briser l’exclusion institutionnelle dont ce secteur politique est victime (du fait notamment du système électoral élaboré par la dictature), en signant un « pacte instrumental » avec la Concertation.

Les 5% de cette partie de la gauche iront donc à la Concertation au second tour, ainsi que, vraisemblablement, la majorité des voix de MEO. La défaite de Frei est donc assez peu probable, mais aucunement impossible, ce qui signifierait la première victoire démocratique électorale nationale de la droite chilienne depuis plus d’un demi-siècle…

Lorsque la démocratisation pourrait venir d’ailleurs…

Quel que soit le résultat, le Chili reste face à ses démons et ni Frei, ni Piñera n’ont paru prêts à y faire face. L’État néolibéral chilien est un État a minima qui peine à entamer les réformes sociales nécessaires, si ce n’est à la marge. Orienté vers un libre-échangisme débridé, le pays est fortement dépendant de l’exportation de ses ressources naturelles (cuivre, bois, pêche, etc.), alors que le marché mondial est au bord du gouffre.

Pourtant, les problèmes sont de taille, à commencer par la faillite du système de retraites par capitalisation. Une santé à deux vitesses, laissant au bord de la route les plus fragiles et une éducation transformée en un vaste marché par Pinochet juste avant son départ. Autre question essentielle : les droits bafoués des indigènes mapuches qui revendiquent leur droit à l’autodétermination au lieu de la répression systématique dont ils sont l’objet [5].

Enfin, les immenses inégalités dans la répartition des richesses, ignorée par les principaux hommes politiques alors qu’elles sont au coeur d’un malaise social qui couve. De fait, pour de nombreux citoyens, les enjeux électoraux sont loin de leurs problèmes quotidiens. Une partie la jeunesse, si elle ne vote pas forcément [6], s’active néanmoins au sein de multiples collectifs à Santiago et comme dans les principales villes.

C’est ainsi que le pays a vécu, en 2006, plusieurs mois d’une « révolte des pingouins » – les étudiants des collèges sont appelés ainsi à cause de leur uniforme – qui a défié le gouvernement, mais surtout qui questionne l’héritage de la dictature. Si un processus de démocratisation démarre dans le Chili actuel, il surgira peut-être davantage « par en bas », grâce aux mobilisations d’une génération n’ayant pas connue la dictature, mais qui n’oublie pas que le vieux dictateur est mort sans avoir été jugé et que c’est le système qu’il a mis en place qui régit encore le « pays allongé » de Pablo Néruda.


Franck Gaudichaud vient de diriger : Le Volcan latino-américain : gauches, mouvements sociaux et néolibéralisme en Amérique latine, Paris, Textuel, 2008 et prépare actuellement la publication de sa thèse : Pouvoirs populaires constituants et cordons industriels au Chili : la dynamique du mouvement social urbain durant le gouvernement Allende (1970-1973), Presses universitaires de Rennes, Rennes (à paraître).

Les opinions exprimées dans les articles et les commentaires sont de la seule responsabilité de leurs auteur-e-s. Elles ne reflètent pas nécessairement celles des rédactions de Dial ou Alterinfos. Tout commentaire injurieux ou insultant sera supprimé sans préavis.

Notes

[1] La « Concertation des partis politiques pour la démocratie » est formée du Parti socialiste, du Parti pour la démocratie (PPD), du Parti radical social démocrate et du Parti démocrate-chrétien.

[2] Voir : « Le Chili de Michelle Bachelet : un pays modèle » in F. Gaudichaud (dir.), Le Volcan latino-américain. Gauches, mouvements sociaux et néolibéralisme en Amérique latine, Paris, Textuel, 2008, pp. 315-336.

[3] Voir T. Moulian, Chile actual. Anatomía de un mito, Lom, Santiago, 2007.

[4] Les enquêtes d’opinion citées dans cet article sont tirées de : CEP, « Estudio Nacional de Opinión Pública », octubre 2009, www.cepchile.cl/dms/lang_1/d....

[5] Ainsi que le dénoncent depuis des années Amnesty International ou l’Assemblée des droits de l’homme de l’ONU. Voir les travaux de Fabien Lebonniec à ce sujet, dont : « La criminalisation de la demande territoriale mapuche », 2006, www.alterinfos.org/spip.php ?....

[6] Plus d’un million de jeunes refusent de s’inscrire sur les listes électorales, ne se sentant pas représentés par le système politique actuel.

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 10:41
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Pour s’assurer que le gouvernement bolivarien défend bien les intérêts de la population, le président de la république, Hugo Chavez, a détaillé les actions prises par l’Etat pour récupérer les entreprises propriétaires des titres des banques dans lesquelles l’Etat est intervenu, tout en renforçant le secteur public bancaire.

Depuis le Salon Simón Bolívar du Palais Miraflores, en compagnie de nombreux ministres et du vice-président, le chef de l’Etat a demandé que l’on en finisse avec les réflexes capitalistes. En présence des épargnants des banques concernées, celui-ci a déclaré qu’il fallait se vacciner contre les normes capitalistes comme l’égoïsme, l’individualisme et l’ambition, qui ont conduit un groupe de vénézueliens à devenir des voleurs à grande échelle.

Il a insisté pour que la population se joigne à la formation du nouvel Etat défini par la Constitution approuvèe au suffrage universel et qui fêtera ses 10 ans le 15 décembre.

Chavez, en s’adressant à son équipe de gouvernement, a déclaré qu’il était nécessaire d’activer les radars pour agir le plus vite possible et détecter les irrégularités comme celles mises au jour de la part d’un petit groupe de banquiers qui essayaient de voler leurs épargnants et à travers eux, les efforts de nombreuses familles.

Au cours de son allocution, ; le mandataire a fait une parenthèse pour féliciter sur ce sujet le travail entrepris par le ministère public et la Banque Centrale du Venezuela, autorités présentes.

Dans uen communication par satellite depuis l’Etat Portuguesa, la principale autorité régionale, Wilmar Castro Soteldo, en compagnie des effectifs de la Garde Nationale Bolivarienne a réalisé la nationalisation officielle des Magasins et des transporteurs de Céréales ATC, soit l’équivalent de 11 entreprises nationalisées jusqu’à présent.

Source : : Presse web RNV : http://www.rnv.gov.ve/noticias/?act...

Traduction : Grégoire Souchay pour : http://www.larevolucionvive.org.ve/

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 10:00

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ALBA Ce qui paraissait impossible

Nidia Diaz

• QUAND, le 14 décembre 2004, le leader de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, et le principal leader de la Révolution bolivarienne du Venezuela, Hugo Chavez Frias, ont signé à La Havane l’acte de constitution de ce qu’on appelait alors l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA), certains n’ont pas dû saisir la profondeur et la réalité de la signification historique de cette étape initiale, ni qu’une nouvelle page venait de s’ouvrir dans le devenir de l’Amérique latine et des Caraïbes. 

En effet, la convergence entre les processus de transformation économique, sociale et politique qui ont vu le jour à Cuba, il y a près d’un demi-siècle, et ceux du Venezuela, vers la fin des années 90, les deux engagés dans la voie du socialisme, la véritable souveraineté nationale et le plein développement en faveur des masses, a facilité et encouragé le rapide rapprochement entre les deux gouvernements révolutionnaires qui n’allaient pas tarder à construire une base solide pour mener des actions conjointes.

C’est ainsi que l’ALBA a vu le jour – au grand dam de l’impérialisme nord-américain et de ses laquais oligarques -, en fédérant avec intelligence et audace les potentialités et les possibilités de Cuba et du Venezuela, sur la base de la complémentarité et du bénéfice mutuels. Cette alliance, axée sur le respect et la solidarité, allait plus tard s’étendre à d’autres pays qui, animés des mêmes objectifs, ont rejoint l’ALBA au cours de ces cinq dernières années.

Dans l’histoire de ce continent, il y a aura dorénavant un avant et un après ALBA; sa création, la mise en place progressive de ses institutions, l’augmentation de ses membres et son développement multiforme ont constitué des moments mémorables qui ont permis de franchir un nouveau cap dans la longue lutte de l’Amérique latine et des Caraïbes vers la réalisation des idéaux du Libertador Simon Bolivar et de la seconde indépendance de l’Amérique prônée par notre héros national José Marti.

Toute analyse de ces processus doit d’abord partir de notre propre histoire et des liens qui se sont noués durant des siècles entre les peuples latino-américains et caribéens, qui débouchent, dans notre région, sur une vocation inéluctable d’intégration, avec un patrimoine spirituel et historique commun de richesses presque inégalé dans le monde.

Paraphrasant la phrase célèbre de Marx et d’Engels, on peut dire qu’«un fantôme hante l’Amérique… c’est le fantôme de l’ALBA», mais un fantôme qui est devenu une réalité concrète, qui avance, qui se développe et qui s’étend de multiples façons, semant la panique chez les impérialistes et les oligarchies qui ne cessent ni ne cesseront de promouvoir des intrigues, des complots et des agressions de toutes sortes contre le projet de l’ALBA et ses membres.  

Le coup d’Etat militaro-oligarchique contre le président constitutionnel du Honduras, José Manuel Zelaya, dont le gouvernement avait décidé d’adhérer à l’ALBA, en est la preuve la plus éclatante. C’est le même objectif que poursuivent les Etats-Unis avec la militarisation de la Colombie et l’installation de sept bases militaires étasuniennes sur ce territoire et d’autres au Panama. Les intentions de l’empire et de ses alliés sont claires: il s’agit d’essayer de liquider ou de réduire au minimum les possibilités d’intégration et d’influence de l’ALBA, et de limiter le nombre de nations membres, un objectif pour lequel ils sont prêts à utiliser tous les moyens, y compris le retour des dictatures ou l’agression extérieure. 

Ils savent que l’ALBA est beaucoup plus qu’un simple mécanisme d’intégration économique ou d’échanges commerciaux justes et équitables. C’est le sens du discours d’Hugo Chavez quand, aux côtés de Fidel Castro, sur la Place de la Révolution, le 3 février 2006, au moment de recevoir le prix international José Marti de l’UNESCO, il déclara que les idées socialistes sont celles qui peuvent unir «notre petit genre humain» (dixit Bolivar), ce que Marti allait appeler plus tard «Notre Amérique».

L’ALBA représente - comme jamais jusqu’à présent -, l’amalgame de la tradition intellectuelle latino-américaine et caribéenne avec les idées du socialisme, à partir du développement concret de nos sociétés et de la tradition intellectuelle et politique de l’Amérique latine et des Caraïbes pour chercher et trouver de manière créatrice les formes et les voies les mieux adaptées pour concrétiser une fois pour toutes les aspirations ancestrales de nos peuples.   

Des spécialistes du sujet ont rappelé que Notre Amérique s’était emparée des idées des Lumières, incarnées par la Révolution française, en les adaptant aux conditions réelles de nos peuples, comme ce fut le cas plus tard avec le libéralisme, qui, sur ces terres, s’est radicalement différencié de celui de l’Europe. Au 20e siècle, la tradition socialiste latino-américaine présentait des traits particuliers, comme l’ont fait justement remarquer Julio Antonio Mella, José Carlos Mariategui et Ernesto Che Guevara. 

L’ALBA s’enracine dans cette longue histoire de luttes d’émancipation politique et sociale qui ont été à la fois le résultat des idées révolutionnaires ancrées depuis le Rio Bravo jusqu’à la Patagonie et du meilleur de la pensée universelle la plus avancée.  

L’action libératrice de Bolivar et la pensée de Marti, avec tous les pères de l’indépendance et les penseurs d’Amérique, forment le puissant socle culturel de ce que Chavez a qualifié d’«Alternative martiste pour les Amériques» et qu’il a aussi appelé «l’âme de l’ALBA».  

Dans le domaine des idées, il est indispensable de contribuer à l’intégration de l’Amérique latine et des Caraïbes, d’où l’importance des projets culturels de l’ALBA. Dans les recherches, les études et les programmes destinées à la promotion de la culture bolivarienne et martiste et des principaux pères de l’indépendance et penseurs réside la base de cette «âme de l’ALBA» susceptible de relever les défis auxquels est confrontée l’ensemble de l’humanité.

L’Alliance bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA) est une expérience intégrale et intégratrice sans précédent, qui voit le jour à l’intérieur même de l’«arrière-cour» de la domination hégémonique des Etats-Unis, au milieu d’un monde secoué par des guerres d’agression, une profonde crise économique mondiale et d’autres problèmes divers, et les tentatives redoublées de l’empire de récupérer le terrain perdu, en complicité avec leurs alliés oligarques, non seulement dans notre région mais aussi dans le reste du monde. 

Dans ce contexte, l’ALBA affiche déjà, après cinq ans d’existence, des résultats économiques et sociaux importants, et elle fait preuve d’une solidarité indéfectible quand il s’agit de condamner des actes qui portent atteinte à la dignité, à l’indépendance et au droit de chaque pays de construire librement son futur, en respectant la volonté de chaque peuple. L’ALBA est parvenue à obtenir ce qui paraissait impossible dans ce monde caractérisé par l’exclusion: l’unité dans la diversité. •
 

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 09:57

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• Nous rejetons fermement le contenu et les objectifs de l'ALCA (ZLEA, Zone de libre-échange des Amériques), et partageons la conviction que ladite «intégration sur des bases néolibérales» qu'elle représente ne ferait que perpétuer la situation existante et ne conduirait qu'à une désunion encore plus grande des pays latino-américains, à une aggravation de la pauvreté parmi les secteurs majoritaires de nos pays, à la dénationalisation des économies de la région et à une soumission aux diktats de l'extérieur. Il est bien clair que même si l'intégration est, pour les pays de l'Amérique latine et de la Caraïbe, une condition indispensable pour aspirer au développement au milieu de la mise en place de grands blocs régionaux qui occupent des positions prédominantes dans l'économie mondiale, seule une intégration basée sur la coopération, la solidarité et la volonté commune d'avancer, de concert, vers des niveaux plus élevés de développement, peut apporter une réponse aux besoins et aux souhaits des pays latino-américains et caribéens, tout en préservant leur indépendance, leur souveraineté et leur identité. Nous partageons le point de vue selon lequel, l'Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA), proposée par le président Hugo Chavez Frias à l'occasion du 3e Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Association des Etats de la Caraïbe, qui s'est tenu dans l'île Margarita, en décembre 2001, a tracé les principes directeurs de la véritable intégration latino-américaine et caribéenne, basée sur la justice, et nous nous engageons à lutter ensemble pour en faire une réalité. Ce furent des considérations émises par le commandant en chef Fidel Castro Ruz et le président de la République bolivarienne du Venezuela, le 14 décembre 2004 à La Havane, consignées dans la Déclaration conjointe que les deux dirigeants ont souscrite au moment de fonder l'ALBA. Depuis, les deux pays ont impulsé cette initiative qui revêt une profonde signification historique en inaugurant une nouvelle ère pour l'Amérique latine et la Caraïbe, cristallisant les rêves de Bolivar et de Marti. Cinq ans se sont écoulés depuis cet événement historique, et il faut dire qu'en Amérique, il y a un avant et un après le 14 décembre. Célébrons en cette année 2009 cinq années de victoires avec l'engagement de faire en sorte que l'alliance que nous avons conclue, précisément 10 ans après la première visite du leader de la Révolution bolivarienne à La Havane, jamais ne connaîtra l'échec. •

VENEZUELA

 • Le pays est limitrophe au Nord, dans la mer des Caraïbes, avec les Antilles néerlandaises, Aruba, Trinité-et-Tobago, la Grenade, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Sainte-Lucie, la Martinique, la Guadeloupe, la Dominique,Monserrat, Saint-Kitts-et-Nevis, les Îles Vierges des Etats-Unis, Porto Rico et la République dominicaine; au Sud avec la République fédérative du Brésil et la République de Colombie; à l'Est avec l'océan Atlantique et la République du Guyana, et à l'Ouest avec la République de Colombie. Sa population est de 26 500 000 habitants et sa superficie de 912100 km². Sa capitale est Caracas. •

CUBA

• Cuba est la plus grande du groupe des grandes Antilles. Elle est située au Sud de la Floride, au Nord de la Jamaïque, à l'est de la péninsule de Yucatan et à l'Ouest des Bahamas et de l'île de la Hispaniola. La République de Cuba compte aussi un chapelet de 3 715 cayes et îlots, dont l'île de la Jeunesse. Sa population est de 11 300 000 habitants et sa superficie de 110 800 km². Sa capitale est La Havane.

EQUATEUR

• L'Equateur a adhéré à l'ALBA le 24 juin 2009, au moment même où le modèle d'intégration changeait le concept d'alternative en alliance. Cette nation est la 5e de l'organisation régionale à s'être déclarée sans alphabétisme, un résultat atteint en août de cette année. L'ALBA «est un projet socialiste […] axé sur l'intégration énergétique, politique et territoriale basée sur des relations fraternelles», déclarait Correa ce jour-là. Il ajoutait à propos du mécanisme d'intégration: «Il va nous apporter de grands avantages, comme celui d'afficher une position commune face aux organismes multilatéraux qui ont tellement nui à l'Amérique latine.». Et concernant les projets de l'ALBA: «Nous ne pouvons pas aller plus lentement que le reste… La révolution, c'est aujourd'hui, pas demain, c'est aujourd'hui.» L'Equateur est situé au Nord-Est de l'Amérique du Sud, entre la Colombie et le Pérou; il est bordé par l'océan Pacifique et sa superficie est de 283 600 km². Sa population est de

13 200 000 habitants et sa capitale est Quito. •    

BOLIVIE

• La Bolivie a rejoint l'ALBA le 29 avril 2006, lors d'une cérémonie qui a eu lieu à La Havane, devenant le 3e pays membre de cette organisation. Son président Evo Morales déclarait à cette occasion: «La véritable intégration entre les pays d'Amérique latine et des Caraïbes est une condition sine qua non du développement durable, de la sécurité et de la souveraineté alimentaire, afin de satisfaire les besoins de nos peuples. Seule l'unité d'action des pays latino-américains et caribéens, fondée sur les principes de coopération, de complémentarité, d’entraide et de solidarité, nous permettra de préserver notre indépendance, notre souveraineté et notre identité, et de combattre avec succès les tendances à l'unilatéralisme et les visées hégémoniques, tout en renforçant un Traité de commerce des peuples (TCP).» La Bolivie, territoire également sans analphabétisme à la suite de son intégration, se trouve en Amérique du Sud. Elle est entourée à l'Est par le Brésil, au Sud-Est par le Paraguay, au Sud par l'Argentine et à l'Ouest par le Chili et le Pérou. Elle n'a pas d'accès à la mer depuis qu'un territoire lui a été arraché lors de la Guerre du Pacifique. Sa population est de 9 400 000 habitants et sa superficie de 1 100 000 km². Sa capitale est La Paz. •

ANTIGUA-ET-BARBUDA

• Antigua-et-Barbuda est entré dans l'ALBA le 24 juin 2009 lorsque le Premier ministre Winston Baldwin Spencer a donné lecture de la déclaration d'adhésion de son pays: «Depuis sa création, en décembre 2004, l'ALBA a eu un effet positif sur la vie de millions de personnes et de résidents des pays membres, et de fait dans la région en général. Les projets qui changent la vie et donnent vie, conceptualisés et exécutés à travers l'ALBA et l'Accord associé à Petrocaribe, ont permis de réduire la pauvreté, l'analphabétisme, la morbidité et la mortalité dans de nombreux pays, dont Antigua-et-Barbuda. Entre autres, mon pays a bénéficié directement de la Mission Miracle.» Antigua-et-Barbuda comptent 63 300 habitants et possèdent une superficie de 442 km². La capitale est St John's. Le pays est situé dans la Caraïbe orientale, à l'Est de Saint-Kitts-Nevis et au Nord de la Guadeloupe. Il comporte, au Nord, les «îles sous le vent» Antigua-et-Barbuda, et Redonda au Sud-Ouest. •

NICARAGUA

• Le Nicaragua est le 4e membre à avoir rejoint l'ALBA, le 11 janvier 2007. L'adhésion formelle au projet a été le premier acte officiel du président nicaraguayen, Daniel Ortega, au lendemain de son investiture. «L'ALBA et la solidarité progressent rapidement, on n'a pas besoin d'attendre pour négocier avec les organismes», déclarait Ortega, ce 11 janvier, avant d'ajouter: «L'unité et l'intégration des peuples d'Amérique latine et des Caraïbes permettront d'intégrer notre région dans le vaste monde dans des conditions qui garantissent notre droit au développement durable et à l'exercice sans restrictions de la souveraineté nationale, face aux visées hégémoniques des Etats-Unis.» Aujourd'hui le pays est déjà sans analphabétisme grâce aux programmes de l'ALBA. Le Nicaragua est située en Amérique centrale. Il est limité au Nord par le Honduras, au Sud par le Costa Rica, à l'Ouest par l'océan Pacifique et à l'Est par la mer des Caraïbes. Il compte 5 400 000 habitants et sa superficie est de 130 000 km². Sa capitale est Managua. •       

HONDURAS

• Le Honduras a intégré l'ALBA, le 26 août 2008, lors d'une cérémonie effectuée dans sa capitale Tegucigalpa, et au cours de laquelle son président, José Manuel Zelaya, a déclaré que l'ALBA est un projet social de solidarité entre des pays d'Amérique qui cherchent à trouver conjointement des solutions aux problèmes auxquels nous sommes confrontés. C'est justement cette avancée dans un pays dirigé par le centre-droit, mais dont le gouvernement avait orienté son action en faveur des couches populaires, qui a provoqué la réaction de l'oligarchie et des militaires auteurs du coup d'Etat du 28 juin dernier. Le Honduras est situé en Amérique centrale. Au Nord, il longe la mer des Caraïbes. Il a accès à l'océan Pacifique par le Golfe de Fonseca, au Sud, et à l'océan Atlantique par la côte Nord. Il est entouré au Nord-Ouest par le Guatemala, au Sud par le Salvador et au Sud-Est par le Nicaragua. Sa population est de 7 300 000 habitants et sa superficie est de 112 100 km². •

LA DOMINIQUE

• Voici ce que déclarait le Premier ministre du Commonwealth de la Dominique, M. Roosevelt Skerrit: «La solidarité, la complémentarité économique, le commerce juste, la coopération intégrale et le respect strict de notre souveraineté constituent les concepts fondamentaux de l'ALBA. Les peuples d'Amérique latine et des Caraïbes bénéficient d'une très grande solidarité qui s'exprime à travers divers programmes: la Mission Miracle a permis d'opérer de la vue des milliers de citoyens pauvres; les programmes d'alphabétisation développés par Cuba et le Venezuela en Bolivie ont permis d'élever le niveau d'éducation; et des programmes alimentaires ont permis de garantir l'alimentation de nos enfants et des personnes âgées.»       

La Dominique a rejoint l'ALBA le 26 janvier 2008. Elle est située entre la mer des Caraïbes et l'Atlantique Nord, à moyenne distance entre Porto Rico et Trinidad et Tobago. Sa superficie est de 750 km² et sa population de 79 000 habitants. Sa capitale est Roseau. •

SAINT-VINCENT-ET-LES-GRENADINES

• «L'ALBA a permis à nos nations de reprendre le chemin du progrès, en opposition aux options proposées par les centres de pouvoir hégémoniques du monde, articulées autour de projets basés sur des schémas d'intégration économique qui ont provoqué des désastres en Amérique latine pendant les années 1980 et 1990», a signalé le Premier ministre de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Ralph Gonsalves, dans la déclaration d'adhésion de son pays à l'ALBA, le 24 juin 2009. Saint-Vincent-et-les-Grenadines compte une superficie de 389 km² et une population de 121 000 habitants. Sa capitale est Kingstown. Cet Etat fait partie des Antilles mineures du vent, et est situé au Nord du Venezuela et de l'île de la Grenade, dans la mer des Caraïbes. •
 

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 08:59

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Une réponse très ferme aux Etats-Unis et au Mexique

Les présidents des pays du marché commun du Sud (Mercosur) ont publié ce mardi un communiqué spécial dans lequel ils condamnent le coup d’Etat au Honduras et considèrent comme inacceptable les graves violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales du peuple hondurien.

Le document a été lu par le président Tabaré Vásquez durant la réunion :

Communiqué spécial des président du Mercosur

Dans leur communiqué spécial, la République d’Argentine, la République Fédérale du Brésil, la République du Paraguay, la République Orientale d’Uruguay et la République Bolivarienne du Venezuela réitèrent :

Leur plus énergique condamnation du coup d’Etat survenu dans la République du Honduras et considèrent comme inacceptables les graves violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales du peuple hondurien.

Face à la non restitution du président José Manuel Zelaya à la charge à laquelle il a été démocratiquement élu nous déclarons notre totale et entière non-reconnaissance des scrutins électoraux déroulés ce dernier 29 novembre sous l’égide du gouvernement de facto, lesquelles se sont déroulées dans un climat anticonstitutionnel, d’illégitimité et d’illégalité, constituant un véritable coup dur aux valeurs démocratiques pour l’Amérique Latine et les Caraïbes.”.

Quelques minutes avant l’émission du document, la réunion avait traité les avancées, les succès et la accords obtenus ce semestre dans le cadre du travail commun, comme avec la République Bolivarienne du Venezuela

En écho au communiqué, la présidente de l’Argentine, Cristina Fernández, a appelé ses homologues a fortifier une proposition pour créer une zone de paix et de démocratie entre les gouvernements

La présidente a avertit qu’il n’y a pas de place pour ceux qui souhaitent prendre le pouvoir par la force, en tentant des coups d’Etat, dans une allusion claire au coup d’État contre le Honduras.

Une fois lu le communiqué spécial, les chefs d’Etat et de Gouvernement ont procédé à poser pour la photo officielle de ce XXXVIIIème Sommet du Mercosur. Ils ont ensuite assisté à une représentation culturelle au théâtre Solís, à proximité des bâtiments de la Présidence d’Uruguay.

Le président de la République Bolivarienne du Venezuela, Hugo Chávez, a réfuté de manière catégorique au cours de la session toute issue “honorable” qui oserait avaliser un quelconque gouvernement putschiste au Honduras.

“Pauvres gouvernements que ceux qui commencent à retourner leur veste pour masquer la brutalité la plus grande survenue dans un pays frère” a déclaré le président vénézuelien. "Comment est-ce possible que ce monsieur le dictateur puisse sortir par la grande porte” a-t-il dit avec indignation. “J’appelle seulement à la dignité, à la vérité” a-t-il ajouté.

Par ces propos, le chef de l’État vénézuelien a répondu et réfuté l’intervention de la ministre des Affaires Étrangères du Mexique, qui faisait référence à des supposées élections au Honduras et incluait dans l’exposition de ses propositions qu’elle lassait la porte ouverte à des issues et des justifications à propos de la situation que vit le Honduras.

“Quelles élections ? s’est exclamé le président Chávez, je suis très inquiet, parce que c’est cela, c’est comme chercher à ... c’est comme ça que je l’ai compris. J’espère avoir mal compris” a-t-il ajouté a propos de cette intervention mexicaine.

Traduction : Grégoire Souchay pour : http://www.larevolucionvive.org.ve/

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 07:44
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par Christophe Ventura

A posteriori, on mesure à quel point le putsch organisé par l’oligarchie du Honduras le 28 juin 2009, avec le soutien implicite, puis direct des Etats-Unis, trahissait, depuis le départ, un état de nervosité croissant de cette dernière face à la montée des aspirations populaires dans la vie politique et économique du pays.
Alors que le 29 novembre, on assistait là bas à une mascarade électorale portant au pouvoir, dans un contexte de forte abstention, le président conservateur – non légitime - Porfirio Lobo, en Uruguay, le candidat du « Frente Amplio » (Front élargi), José « Pépé » Mujica, emportait avec 51,2 % des voix l’élection présidentielle. Un événement qui, avec le triomphe d’Evo Morales en Bolivie le 6 décembre, démontre que la gauche progressiste, dix ans après son émergence, dure, s’enracine, et même se développe en Amérique latine.

En obtenant près de 63 % des voix à l’élection présidentielle et les deux tiers des sièges au Parlement avec son parti - le Mouvement vers le socialisme (MAS) - , Evo Morales inaugure ainsi un nouveau mandat ( le second, mais le premier dans le cadre de la nouvelle Constitution) et consolide le mouvement de révolution démocratique en cours en Amérique du Sud.

La crise systémique internationale, les difficultés et contradictions inhérentes à des processus qui visent la transformation des structures économiques, politiques, et sociales de la société, les campagnes médiatiques offensives et à charge contre les plus emblématiques des gouvernements de transformation du sous-continent (Bolivie, Equateur, Venezuela), les menaces des Etats-Unis qui organisent leur retour militaire sur place, notamment via l’ouverture de sept nouvelles bases en Colombie n’y changent rien : un vaste mouvement populaire, profondément réfractaire au néolibéralisme et aux nouvelles prétentions impérialistes du puissant voisin étatunien, traverse durablement l’Amérique latine et peut s’appuyer sur des gouvernements qui relaient largement ses revendications.

Dans tous ces pays, et sous des formes diverses qui correspondent aux contextes des uns et des autres, une relation dynamique se construit entre mouvements populaires, forces politiques et gouvernements autour de quelques moteurs :

- la refondation citoyenne de la nation par l’organisation de constituantes (un « constitutionalisme populaire » selon la formule de Hugo Chavez),

- la réappropriation sociale des ressources naturelles et énergétiques,

- le développement de politiques sociales et environnementales ambitieuses.

Sur ce dernier point, les pays de l’Alliance bolivarienne des peuples d’Amérique (Alba), notamment la Bolivie, sont à la pointe des propositions reprises par les mouvements sociaux de la planète pour lutter contre le réchauffement climatique (reconnaissance de la dette écologique des pays du Nord, rejet des agrocombustibles, fin du régime privé des brevets, instauration de taxes globales sur toutes les transactions financières, etc.),

- l’indépendance vis-à-vis des Etats-Unis et des institutions financières internationales ( FMI, Banque mondiale, OMC),

- le développement de nouvelles formes d’intégration régionale : Union des nations sud-américaines (Unasur) et Alba.

Certains journalistes du Monde se demandaient quelques jours avant l’élection bolivienne, qui, à part « une poignée d’entreprises étrangères attirées par ses richesses naturelles et des altermondialistes fascinés par la charge symbolique du syndicaliste d’origine aymara parvenu au pouvoir (…) s’intéresse aujourd’hui à la Bolivie ? » 

N’en déplaise à nos médias en campagne, la réponse s’impose : les peuples.

Cette nouvelle n’est pas bonne pour les oligarchies sud-américaines. Le coup d’Etat au Honduras a constitué le point de départ d’une nouvelle bataille politique et idéologique entre ces dernières, leurs alliés et les peuples en mouvement. Certains médias ont déjà choisi leur camp.

Mémoire de luttes
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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 07:11

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Tegucigalpa, 9 décembre, (RHC).- José Luis Baquedano, dirigeant syndical et membre du Front National de la Résistance Populaire a déclaré que l’installation d’une Assemblée Constituante avec la participation des organisations sociales est la seule issue à la crise au Honduras

José Luis Baquedano a déclaré à la presse que l’Assemblée Constituante devra garantir tous les droits car l’actuelle constitution qui est en vigueur depuis 1982 répond aux intérêts des hommes d’affaires et des militaires.

Il a souligné que la nouvelle constitution devra inclure des réformes profondes comme le droit à la terre, aux réserves naturelles et aux services publics, en plus des droits syndicaux, et des autres secteurs.

Pour sa part le Président Zelaya a adressé une lettre à la Résistance l’exhortant à devenir un parti politique qui poursuivrait la lutte pour les changements sociaux dans le pays.

D’autre part, le coordonnateur du Front, Juan Barahona, a fait savoir que les organisations regroupées au sein de ce front ont décidé d’avancer vers la formation d’un Front Large pour s’opposer au régime.
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 11:47


Santiago du Chili, envoyée spéciale

Le sombre passé de la dictature militaire du général Augusto Pinochet (1973-1990) a refait surface au Chili, à la veille de l'élection présidentielle du 13 décembre.

Après vingt-sept ans de soupçons, la justice a déterminé que l'ancien président démocrate-chrétien Eduardo Frei Montalva (1964-1970),figure de proue de l'opposition à M. Pinochet, avait été empoisonné par la Dina, la redoutable police secrète de la dictature. Six hommes, dont quatre médecins, ont été arrêtés, le 7 décembre, à Santiago.

L'ex-président, auquel avait succédé le socialiste Salvador Allende, renversé par le coup d'Etat militaire du 11 septembre 1973, avait dénoncé les violations des droits de l'homme commises pendant les années de plomb. Il est mort, à 71 ans, le 22 janvier 1982, officiellement d'une septicémie, après avoir subi deux mois plut tôt une intervention bénigne pour une hernie.

Son fils, Eduardo Frei, lui aussi démocrate-chrétien, est le candidat à la présidence pour la Concertation de centre-gauche, qui gouverne depuis le retour de la démocratie. Pour la première fois depuis vingt ans, la coalition pourrait perdre le pouvoir face à la droite : Sebastian Piñera, milliardaire entrepreneur, est donné favori. Il avait perdu, au premier tour de la présidentielle de 2005, face à la socialiste Michelle Bachelet. Guindé et peu charismatique,

M. Frei qui fut président de 1994 à 2000, est affaibli par la candidature d'un jeune dissident de la Concertation, Marco Enriquez-Ominami, qui se présente en indépendant. A 36 ans, cet ex-député socialiste, surnommé "l'Indocile", talonne M. Frei dans les sondages et veut s'imposer comme le candidat qui affrontera la droite, au second tour.

"MAIN NOIRE"

L'hypothèse de l'assassinat de M. Frei Montalva, défendue depuis des années par la famille de l'ex-président, avait été retenue, dès 2006, après que des traces de poison, en particulier de gaz moutarde, aient été décelées à l'autopsie. Le médecin qui avait opéré M. Frei Montalva avait rompu le silence,affirmant qu'il y a eu une "main noire" derrière la mort de son patient. Il citait un "agent chimique extérieur" qui aurait accéléré un processus infectieux.

"Cela démontre que la justice prend son temps au Chili, mais qu'elle finit par arriver", a déclaré la présidente Bachelet qui a été torturée et dont le père est mort en prison sous la dictature. "C'est le premier magnicide de l'histoire chilienne", a souligné Eduardo Frei.

L'opposition s'est étonnée, craignant que cette annonce surprise ne soit utilisée à des fins électorales. "Il est curieux qu'à quelques jours de la présidentielle une enquête judiciaire, qui dormait depuis des années, finalement aboutisse", a pointé le chef de campagne de Marco Enriquez-Ominami. Son père, l'ex-guérillero Miguel Enriquez, a été tué par la junte militaire en 1974.

Plus stoïque, Sebastian Piñera s'est "solidarisé" avec la famille Frei. "Cet assassinat est évoqué depuis longtemps par la presse", rappelle le politologue Carlos Huneeus qui croit que "cela n'apportera pas davantage de votes en faveur d'Eduardo Frei".

Cette affaire macabre confirme que Pinochet avait ordonné la fabrication d'armes chimiques pour éliminer ses opposants, dont plusieurs généraux hostiles au coup d'Etat de 1973. La Dina avait recruté un jeune chimiste chilien, Eugenio Berrios. Dans son laboratoire, à Santiago, l'apprenti sorcier parvint à fabriquer du gaz sarin, un poison qui attaque le système nerveux et, à petites doses, simule une crise cardiaque.

L'empoisonneur figure paradoxalement parmi les victimes de M. Pinochet. Son cadavre a été retrouvé en avril 1995 sur une plage en Uruguay, les mains coupées, deux balles dans la tête. A l'époque, la démocratie avait été rétablie au Chili, mais Augusto Pinochet, après dix-sept ans de dictature, était toujours à la tête de l'armée. Il craignait que le chimiste ne laisse échapper ses secrets.

Pour Gladys, la veuve d'Eugenio Berrios, il ne fait aucun doute que Pinochet lui-même a ordonné la mise à mort de son ancien employé. Cet assassinat provoqua à l'époque un scandale. Il était la preuve que le plan Condor, qui assurait la collaboration entre les dictatures d'Amérique du Sud pour supprimer leurs opposants dans les années 1970, était toujours en place malgré le rétablissement de la démocratie au Chili, en Uruguay et en Argentine.

Christine Legrand
Le monde.fr
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