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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 12:44

t makled extraditado 179Realpolitik de Chavez ?

 

Lire ou relire : Le président Hugo Chávez dans le labyrinthe colombien, MAURICE LEMOINE

 

Le trafiquant de drogue présumé Walid Makled est arrivé le 9 mai au Venezuela. Ce Vénézuélien d'origine syrienne avait été arrêté en août 2010 en Colombie, avec l'aide de l'agence américaine de lutte contre la drogue (DEA). Au Venezuela, il est poursuivi pour homicides, trafic de drogue et blanchiment d'argent. La justice américaine l'accuse, pour sa part, d'avoir acheminé de la cocaïne aux Etats-Unis. Il dit détenir des informations compromettantes sur le gouvernement de Chávez, relate le quotidien colombien .

Source

 

 

 Mais aussi en espagnol sur radiomundial :

 

Del interior: Informó ministro El Aissami
Prensa Yvke Mundial/Agencias
.
Nacionales: Aseguró la Presidenta TSJ
YVKE Mundial / Prensa TSJ
.
De la ciudad: Hasta que presenten acto conclusivo
YVKE Mundial / AVN
.
Nacionales: Tribunal Primero de Control
YVKE Mundial/ AVN
.
Nacionales: Aseguró el diputado Pedro Carreño
YVKE Mundial / Rubí Guadelis
.
Nacionales: Para este miércoles
YVKE Mundial/AVN
.
Nacionales: Ministerio Público
Prensa YVKE Mundial/AVN
.
Nacionales: Este martes
YVKE Mundial / VTV
.
Videos: Arribó a Venezuela
YVKE Mundial
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Nacionales: Indicó Rodrigo Cabezas
YVKE Mundial/Prensa PSUV
.
Nacionales: Afirmó el viceministro, Néstor Reverol
YVKE Mundial/AVN
.
Nacionales: Arribó a la Carlota
YVKE Mundial / AVN
Poco antes del mediodía arribó a Venezuela el narcotraficante Waled Makled, luego de nueve meses detenido en Colombia. Makled aterrizó en la base aérea La Carlota, en Caracas bajo fuertes medidas de seguridad.
Internacionales: Según informó cadena televisiva colombiana
YVKE Mundial / Agencias
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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 08:24

t computadora de ral reyes 595

L’International Institute for Stategic Studies (IISS) de Londres a publié, le 10 mai, un ouvrage intitulé The FARC Files : Venezuela, Ecuador and the Secret Archive of Raúl Reyes (« Les dossiers des FARC : le Venezuela, l’Equateur et les archives secrètes de Raúl Reyes »). Parmi les « révélations » prétendument tirées de l’examen des ordinateurs du dirigeant des FARC : la guérilla colombienne aurait projeté d’assassiner des opposants à HugoChávez ; elle aurait financé une campagne électorale de Rafael Correa, etc.

Il était déjà miraculeux que trois ordinateurs portables, deux disques durs externes et trois clés USB soient sortis absolument indemnes du bombardement qui, le 1er mars 2008, en territoire équatorien, coûta la vie à dix-neuf personnes, dont Raúl Reyes, numéro deux et « ministres des affaires étrangères » des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) [1]. Mais, trois jours plus tard, le miracle faisait déjà des petits : l’examen de ce matériel informatique saisi par l’armée colombienne permettait en effet à Bogotá, dès le 4 mars, de dénoncer « l’alliance armée entre les FARC et le gouvernement du Venezuela », « les horribles secrets des présidents [Hugo] Chávez et [Rafael] Correa ».

La rapidité de l’annonce tenait en effet du prodige. Expertisant ultérieurement les huit pièces à conviction, Interpol indiquera que, pour prendre connaissance de tout leur contenu – 609,6 giga-octets –, « il faudrait plus de mille ans (…) à raison de cent pages de lecture par jour ». Très ambigu, ce rapport d’Interpol n’en a pas moins confirmé l’authenticité des documents trouvés dans les « ordinateurs magiques » tout en signalant qu’ils ont été… manipulés ! Abondamment utilisés depuis pour discréditer l’Equateur et, surtout, le Venezuela [2], ces « dossiers » réapparaissent spectaculairement à l’occasion de la sortie du livre de l’IISS. De quoi réactiver une campagne qui, peut-être, s’essoufflait…

On lira deux textes qui montrent le caractère de pure propagande des allégations de cet ouvrage et les réponses des intéressés :

Notes

[1] Lire Maurice Lemoine,« La Colombie, Interpol et le cyberguérillero » et « Emissaire français en Colombie », Le Monde diplomatique, respectivement juillet 2008 et mai 2009.

[2] Lire Maurice Lemoine, « Le président Hugo Chávez dans le labyrinthe colombien »  : http://www.medelu.org/spip.php ?article805

 

Soutrce : Mémoire de Luttes

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 22:39
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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 11:11

chavez_chavista.jpg

Le mauvais côté de la révolution bolivarienne selon certains militants de gauche, est qu’elle n’est ni socialiste, ni révolution, et peut-être est-ce vrai. C’est pourquoi, à mesure que nous avançons, certains nous tournent le dos, non qu’ils passent à droite mais en marquant leur distance à coups de bruyants communiqués publics, avec l’air de ceux qui ne veulent pas déranger mais qui finissent par déranger. Ils exaltent les défauts. Ignorent les vertus. Pire, ils veulent nous libérer (nous les chavistes) de notre "faiblesse idéologique”. Car ce qui ne va pas c’est que Chavez est aussi chaviste. Eux, au nom de leurs idées et à la différence du peuple, tombent dans les bras de l’antichavisme furieux et occupent souvent les mêmes positions que la droite. Mais ils savent bien ce qui se passe : après tout, ils sont "les gens qui pensent" de ce pays. Vous me suivez ?


D’ailleurs que peut bien savoir sur les révolutions une maman qui passe la journée à élever des enfants, ou un concierge, ou quelqu’un qui vient d’apprendre à lire grâce à une révolution qui ne l’est pas ?


Ainsi, pendant que les théoriciens discutent des principes philosophiques que nous devons entériner pour atteindre la justice sociale, nous l’atteignons, peu à peu et à notre manière si particulière, comme il se doit. Parce que la faim et la misère n’allaient pas cesser pendant que nous nous mettions d’accord. Ou si ?


De sorte que notre “non-révolution” rend sa dignité au peuple et une fois que nous nous savons dignes nous ne voulons plus vivre sans la dignité. Personne, jamais ne pourra plus nous l’arracher.


Le paradigme “Gauche Vs. Droite" ne s’adapte pas toujours à notre réalité, ce qui se traduit par une erreur de calibre à l’heure d’affronter l’ennemi. J’imagine déjà ceux qui vont s’écrier : « avec la droite on ne négocie pas ! ». Mais ce qui est sûr c’est que nous sommes face à un paradigme majeur : Patrie Vs. colonie : au-delà de gauches et de droites, existe notre nécessité de libération et d’atteindre le plein exercice de notre souveraineté.


Vu de cette manière il y a tant de vénézuéliens, que certain considèreraient de droite, qui par patriotisme livreraient avec fierté la bataille à nos côtés. Beaucoup cesseraient d’être considérés comme des petit-bourgeois suspects à cause du fait que nous sommes nés dans certaines maisons, et nous éviterions ainsi des discussions creuses.


L’idée de Patrie Vs. Colonie est plus claire que l’abstraction droite contre gauche, et plus encore quand les défenseurs extrêmes de ces dernières finissent souvent par coïncider. Patrie Vs. Colonie a le mérite de la clarté mais surtout de rassembler plus de volontés.


Mon Président appelle tous les secteurs nationaux à construire la Patrie et aussitôt les puristes bondissent pour dénoncer la « droitisation » de Chavez et ils se retirent parce que ce n’est pas ainsi qu’on construit la Patrie, bien que nous n’ayons jamais eu autant de patrie qu’aujourd’hui. Ils se retirent, fermes sur leurs principes qui auront toujours plus de poids que le bien général du peuple.

Heureusement que comme nous, Chavez soit chaviste.

C. C.

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(NDLR :)

Les dernières semaines ont vu une accélération sans précédent de la démocratie et de la révolution au Venezuela. Augmentation du salaire minimum de 25%, augmentation des salaires des universitaires et travailleurs du secteur public de 40 à 45%. Financement par l’État d’un "new deal" en matière de logement qui va permettre la construction d’un logement décent pour chaque famille pauvre - le recensement a déjà permis d’inscrire 300000 familles. Plan national de création d’emploi pour 3,5 millions de chômeurs sur les 8 prochaines années. Le parlement a approuvé ou discute actuellement de nombreuses lois structurantes : contre le racisme ou contre l’impunité pour les massacres politiques commis sous les "démocraties" d’avant la révolution, sur les droits du travail, sur la protection du pouvoir d’achat, contre la spéculation et les hausses de prix illégales, ou sur la démocratisation - à la suite de l’Argentine - du spectre radio et TV jusqu’ici monopolisé comme ailleurs par de grands groupes économiques. Cette loi démocratisera l’accès citoyen au patrimoine public des ondes - 33% pour le public, 33% pour le privé et 33% pour le secteur associatif, participatif.

 

Le président Chavez a décrété de son côté une loi qui protège les locataires des expulsions arbitraires et oblige l’État à mettre fin à l’exploitation des concierges, rebaptisés "travailleurs résidentiels" et considérés comme "groupe vulnérable".

Dotés de plusieurs milliards de dollars ces trois dernières années, 42000 conseils communaux appliquent le budget participatif que la gauche altermondialiste avait découvert avec enthousiasme à Porto Alegre (Brésil) et qui mobilisent les citoyens dans la reconstruction de leurs services publics et d’un nouveau type d’état. La Mision Agrovenezuela vient de financer 34.000 producteurs agricoles à hauteur de 1,4 milliards de bolivars, pour ancrer définitivement le pays dans une souveraineté alimentaire qui refuse les biocarburants ou les OGM. 


Des rapports de la CEPAL à l’UNESCO, des enquêtes d’opinion de l’ONG indépendante chilienne Latinobarometro à ceux de la firme privée Gallup, les observateurs internationaux s’accordent sur le fait que le Venezuela est devenu non seulement le pays le plus égalitaire de la région mais aussi celui où les citoyen(ne)s croient le plus dans la démocratie.


Ces transformations en profondeur passionnent, mobilisent les vénézuéliens mais sont invisibles à l’extérieur. La gauche occidentale, qui vit un fort désamour des secteurs populaires, impuissante face à la montée de l’extrême-droite, semble ignorer, voire mépriser, ces douze années d’une vaste construction du socialisme bolivarien et sa forte dose de démocratie participative. Une partie croissante d’entre elle préfère mettre son énergie dans des prises de distance médiatiques vis-à-vis de Chavez.

 

Source : la révolution vive

 


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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 22:33
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Uniformes et matériel saisis aux FARC et présentés lors d’une conférence de presse à Quito, Equateur, 2008. Photo : Juan Antonio Serrano/EPA

La tentative d’un think tank (groupe de réflexion) conservateur pour relancer les accusations largement discréditées de l’armée colombienne sur les FARC n’est qu’une opération de pure propagande.

La publication jeudi d’un « dossier » sur les fichiers des FARC, supposés avoir été saisis par le gouvernement colombien en 2008, est un véritable non-évènement. Le rapport, publié par International Institute for Strategic Studies (IISS) paraît être une tentative des faucons des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne pour poursuivre, par le biais de la « propagande noire », les errements politiques de l’administration de George W. Bush, comme ceux des administrations précédentes de l’époque de la guerre froide, auxquelles ils ont appartenu. Toutes leurs conclusions sont basées sur la fausse prémisse que les documents qu’ils prétendent avoir étudiés sont authentiques.


Les observateurs impartiaux des évènements autour de la saisie présumée de fichiers informatiques des FARC, et leur publication dans les médias, sont arrivés depuis longtemps à la conclusion que ces fichiers sont pour le moins douteux. Il n’y a que l’armée colombienne, qui prétend avoir obtenu ces documents dans des ordinateurs après un bombardement illégal d’un camp des FARC situé en territoire Equatorien en mars 2008, qui pourrait savoir si ces documents sont authentiques ou pas.


L’IISS, et d’autres qui voudraient nous faire croire à l’authenticité de ces documents, s’appuient en grande partie sur une prétendue vérification de ces fichiers par Interpol. Mais ce qu’Interpol a réellement dit, dans son rapport de 2008 sur ces documents, était que le traitement de ces fichiers par l’armée colombienne « n’était pas conforme aux principes reconnus internationalement pour la manipulation d’indices électroniques par les forces de l’ordre. » Interpol a noté qu’une semaine s’était écoulée entre la saisie des ordinateurs par la Colombie et leur remise à Interpol, période pendant laquelle les autorités colombiennes avaient en réalité modifié 9,440 fichiers et supprimé 2,905, selon l’analyse d’Interpol. Ceci « pourrait compliquer la validation des preuves pour un éventuel procès, » a souligné Interpol à l’époque.


A la suite de leur étonnante « découverte » et « saisie » (les ordinateurs, nous dit-on, auraient survécu sans une égratignure à un bombardement), l’armée colombienne a fait des « révélations » qui se sont rapidement avérées fausses. Une photo représentant une rencontre officiel de haut niveau entre l’Equateur et les FARC était en réalité un montage. Plus gênant encore, les affirmations de l’armée colombienne selon lesquelles les fichiers démontraient que les FARC planifiaient la fabrication d’une « bombe sale » ont été publiquement démenties par le gouvernement et les experts en terrorisme des Etats-Unis.


L’authenticité des documents censés démontrer un soutien du Venezuela aux FARC étaient si douteuse que le secrétaire générale de l’Organisation des Etats Américains, José Miguel Insulza, a déclaré un mois plus tard devant une commission sur les affaires du continent américain de la Chambre des Représentants qu’il n’y avait « aucune preuve » d’un tel soutien ou collaboration.


Encore plus dommageable pour l’armée colombienne ont été les déclarations un an plus tard du général Douglas Fraser, chef du US Southern Command, en réponse aux questions du sénateur John McCain, sur les liens supposés entre le Venezuela et les FARC et les « révélations » des ordinateurs portables. « Nous n’avons trouvé aucune connexion particulière vérifiable qui tendrait à prouver l’existence d’un lien direct entre le gouvernement et les terroristes. » a-t-il dit, en ajoutant, « Je suis sceptique ». (Fraser s’est rétracté le lendemain, après une réunion avec le haut officiel du département d’état pour l’Amérique latine, Arturo Valenzuela. Mais Fraser, en tant que chef militaire pour toutes les activités en Amérique du Sud, est bien mieux placé pour savoir.)


Mais le plus révélateur est peut-être le rapprochement en cours entre les gouvernements du Venezuela et de Colombie, depuis que Juan Manuel Santos a succédé à Alvaro Uribe comme président de la Colombie. Si la Colombie avait réellement des preuves d’un soutien du Venezuela aux FARC, est-ce que Santos aurait accepté aussi facilement un rapprochement avec l’administration de Chavez, en renforçant les relations politiques et commerciales ? Il est intéressant de noter que Santos, en tant que ministre de la Défense de la Colombien à l’époque, est celui qui a supervisé le bombardement du camp des FARC.


La politique des Etats-Unus, au cours d’une bonne partie de l’administration Uribe (2002-2010), semblait se consacrer à provoquer des tensions entre la Colombie et le Venezuela. Depuis l’accession au pouvoir de Santos, et depuis que la Colombie regarde « vers l’avenir » et qu’elle a même abandonné un accord signé sous Uribe sur un renforcement de la présence militaire des Etats-Unis en Colombie, les promoteurs de cette politique espèrent relancer les tensions par l’intermédiaire de l’IISS.


On nous demande de croire sur parole d’anciens officiers du renseignement et des conseillers à la sécurité nationale de l’ancienne administration Bush – qui supervisent les activités de l’IISS – et leur confrères en Grande-Bretagne parmi lesquels on trouve d’anciens conseillers de Blair et de Thatcher. Par exemple, l’expert de l’IISS choisi pour présenter leur dossier cette semaine à Washington est un ancien officier du renseignement britannique qui a dirigé des opérations de renseignement en Amérique latine. D’autres membres éminents du conseil consultatif de l’IISS sont Robert D. Blackwill (ancien conseiller adjoint à la sécurité nationale de George W. Bush), Eliot Cohen (ancien conseiller à l’ex secrétaire d’Etat Condoleezza Rice pour les affaires stratégiques), Sir David Manning (ancien conseiller aux affaires étrangères de Tony Blair) et le Prince Faisal bin Salman bin Adulaziz de l’Arabie Saoudite. En d’autres termes, quelques uns de ceux qui ont menti aux peuples des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne pour envahir l’Irak veulent à présent nous faire croire à leurs « révélations » sur le Venezuela, l’Equateur et les FARC.


L’IISS est rempli de fins connaisseurs en matière de « propagande noire » - une information créée de toutes pièces ou altérée et dont la source est cachée dans un but de servir des objectifs politiques. La « propagande noire » est aussi vieille que l’espionnage lui-même et est couramment employée par la CIA et le MI6. L’ancien officier de la CIA, Philip Agee, a décrit plusieurs opérations de cette nature dans son livre de mémoires Inside the Company : CIA Diary publié dans les années 70.


Ce n’est pas la première fois que les partisans de Bush recourent à la « propagande noire » pour salir le gouvernement de Chavez et l’affaiblir. L’administration Bush a soutenu le bref coup d’état contre Chavez en avril 2002. Le recours à une information altérée – un vidéo manipulée pour faire croire que les supporters Chavez avaient abattu des manifestants désarmés – a joué un rôle clé dans le coup d’état. Alors pourquoi faudrait-il prendre au sérieux les affirmations d’anciens hauts fonctionnaires de l’administration Bush sur le Venezuela, l’Equateur et les FARC ?


Malheureusement, il y a encore de nombreuses voix qui se font entendre et qui voient l’Amérique latine à travers le prisme de la guerre froide, comme les dirigeants actuels des commissions des affaires étrangères et des affaires du continent américain de la Chambre des Représentants (US), ainsi que différents commentateurs dans les grands médias étatsuniens, qui ne seraient que trop heureux de prendre pour argent comptant les propos des barbouzes et néocons de l’IISS – comme ils l’ont déjà fait lors de la préparation de l’invasion de l’Irak.


Greg Grandin et Miguel Tinker Sala

http://www.guardian.co.uk/commentis...

Traduction "les Farc annonceront-ils l’ouvrerture d’un compte Facebook et Twitter ?" par VD pour le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles

URL de cet article 13680
http://www.legrandsoir.info/Ce-que-les-fichiers-des-FARC-revelent-reellement-The-Guardian.html
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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 00:07

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From left: Mexican President Felipe Calderón, Colombian President Juan Manuel Santos, Peruvian President Alan García, and Chilean President Sebastian Piñera

par Raúl Zibechi *

La convergence des diverses crises sur le plan mondial et leur impact dans la région latinoaméricaine n’arrêtent pas de projeter ombres et opacités qui imposent d’approfondir les débats, de façon très particulière sur comment promouvoir les projets émancipatoires en un moment de virages profonds géopolitiques. Dans les derniers jours, et de façon simultanée, nous assistons à la formation de « l’Alliance du Pacifique » entre le Chili, la Colombie, le Mexique et le Pérou, et l’extradition de Joaquín Pérez Becerra, directeur de l’agence Anncol, par le gouvernement d’Hugo Chavez à la Colombie de Juan Manuel Santos.


L’impression que cela donne est que nous vivons un recul des gouvernements liés à l’Alba et l’approfondissement simultané de la stratégie étasunienne pour freiner l’ascension du Brésil en Amérique du Sud et, surtout, pour mettre des bâtons dans les roues à l’étroite alliance qu’il est entrain de souder avec la Chine.


Comme le décrit l’économiste Óscar Ugarteche, « l’Alliance du Pacifique » née à Lima, cherche à ressusciter les objectifs de feu l’ ALCA sur la base des TLC que les États-Unis ont signés avec les quatre membres, bien quelle soit encore en attente de l’approbation le traité avec la Colombie. C’est, certainement, un pacte contre le Mercosur et l’intégration régionale, et d’une manière plus explicite contre le « Conseil de Défense Sudaméricain », qui avance très lentement. C’est une manière de freiner le Brésil et son hégémonie régionale croissante. Mais c’est aussi le meilleur chemin pour riveter la vocation d’exportateurs de minerais de ces pays, qui les transforme en champs d’opérations des grandes multinationales minières et, par conséquent, dans des sociétés extrêmement inégales et polarisées, sans industrie ni élargissement dumarché interne.


Le 5 juillet doivent se réunir les présidents des 32 pays qui composent la « Communauté des États Latinoaméricains et des Caraïbes », née en février 2010 comme la première alliance de toute la région sans la présence des États-Unis et du Canada. Héritière du Groupe de Río et du Sommet de l’Amérique Latine et des Caraïbes sur Intégration et Développement, elle a prévu une réunion des ministres des Finances en mai pour dessiner des mécanismes de commerce sans l’utilisation du dollar, pour créer « un système monétaire, financier et économique qui depuis l’Amérique Latine se renforce en développant les capacités nécessaires pour s’intégrer au marché dans des conditions d’égalité et de bienfait mutuel dans la construction d’un monde multipolaire », selon le ministre des affaires étrangères vénézuélien Nicolás Maduro (Aporrea, le 30 avril).


Il est évident que toute tendance trouve sa résistance, et que Washington ne pouvait laisser prendre des initiatives dans sa cour arrière face sa perte croissante de rôle principal, face à un avenir proche dans lequel le plus probable est l’approfondissement de la crise de son économie et du dollar comme monnaie de réserve globale. Dans le scénario interétatique d’une dispute hégémonique aigue, où chaque pièce qui bouge est observée en détail par chacun des gouvernements, les élections au Pérou sont l’élément le plus important à prendre en compte dans les prochaines semaines.


Personne n’ignore ce qui est en jeu. La revue brésilienne Isto E a interviewé Ollanta Humala sur le fait que la route interocéanique entre Río Branco, dans l’état d’Acre, et Puerto Maldonado, dans la jungle péruvienne, contribuera au développement des deux pays. La réponse du candidat à la présidence fut transparente : « Le Brésil a besoin d’ un associé stratégique de ce côté-là du Pacifique et je crois que le Pérou est le partenaire idéal pour remplir ce rôle » (Isto E, le 20 avril). Mais les ports du Pacifique sont aussi stratégiques pour le commerce de la Chine avec l’Amérique du Sud, pays qui est devenu le deuxième partenaire commercial de la région et le premier partenaire du Brésil, déplaçant les États-Unis de la place de choix qu’il a occupée presque tout le XXe siècle.


Dans cette conjoncture, les relations entre la Colombie et le Venezuela sont entrain de vivre des changements importants depuis que Santos est arrivé au Palais de Nariño. Rien n’a changé en Colombie : la guerre suit son cours, tandis que le modèle néolibéral est approfondi par un « Plan de développement 2011-2014 » qui creuse la spoliation des peuples autochtones et paysans. Mais il y a un changement dans la politique extérieure, un changement cosmétique mais qui lui permet de passer à l’offensive face à ses voisins. À l’élection de l’ex-gauchiste et ex- syndicaliste Angelino Garzón comme vice-président, s’additionne la nomination de Maria Emma Mejía comme secrétaire de l’Unasur, charge qu’elle partage avec le ministre vénézuélien de l’Électricité Alí Rodríguez pour succéder au défunt Néstor Kirchner.


En plus d’avoir été ministre des Relations extérieurs et ministre de l’Éducation, Mejía est passée par le parti de gauche Pôle Démocratique Alternatif, ce qui consolide la stratégie de Santos de se détacher de l’uribisme dans sa politique extérieure pour montrer un visage plus aimable. Dans ce nouveau climat eut lieu l’extradition de Pérez Becerra vers la Colombie, sans débat, sans procès, obéissant seulement à une plus que discutable raison d’État. Tout indique que le journaliste, accusé de liens avec les FARC, fut victime d’une manœuvre de Santos et d’un calcul d’intérêts de Chavez. Le processus bolivarien ne traverse pas son meilleur moment et les élections de décembre 2012 peuvent être l’occasion que cherche l’opposition depuis plus d’une décennie.


La raison d’État et les intérêts géopolitiques appartiennent à des familles différentes aux valeurs éthiques de gauche. Les premiers se guident sur le pragmatisme, qui est l’art de la politique pour conquérir ou conserver le pouvoir. L’éthique guide l’action collective pour aller au-delà de ce que nous avons, ayant comme boussole la préservation des collectifs humains et non humains, ce que nous appelons nature. Dans des certains moments il peut y avoir une coïncidence d’intérêts entre les deux logiques. Mais ce qui caractérise la politique éthique c’est ce qu’elle ne met jamais en avant les petits intérêts, en général individuels, et les mesquineries groupales. Sauf pour qui regarde le monde de haut, il n’y a pas de politique sans risques, sans mettre en jeu à chaque action tout ce qui a été conquis jusqu’à ce moment.

La Jornada. Mexico, le 6 mai 2011.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par  : Estelle et Carlos Debiasi

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 00:05

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Peu avant de s’envoler pour une tournée officielle qui le mènera successivement au Brésil, en Equateur et ce jeudi à Cuba, le président vénézuélien a pris de nouvelles mesures sociales.

Nous allons accélérer les récupérations de terres comme celle-ci et partout oú il y a des terres adéquates pour la construction de logements”, a-t-il annoncé durant la remise de la première étape du complexe urbanistique La Limonera, situé dans la municipalité de Baruta, état de Miranda.

Le chef de l’État s’est référé au recensement national récemment ouvert dans le cadre de la “Mission Logement Venezuela” et a assuré qu’ont “été dépassées toutes nos espérances”.

Le recensement lancé le samedi 7 mai 2011 a connu une forte affluence : 102 mille 409 familles se sont inscrites en un jour et demi.

Face au débordement du registre national, nous devons nous déborder nous-même sans tarder. Nous devons accélérer la recherche mètre par mètre et la récupération de terres”, a-t-il déclaré en remettant des titres de propriété individuels ou collectifs à 432 familles.

Il a expliqué que sous les gouvernements de la IVème République on promettait des maisons pour les pauvres et quand ils en construisaient c’étaient “des boîtes d’allumettes”.

La bourgeoisie dit que je suis en train de dépenser de l’argent inutilement, en offrant aux pauvres un appartement. Mais ce n’est pas ça, nous subventionnons un droit”.

Il a expliqué que dans les cas de familles qui n’ont pas de revenus supérieurs au salaire minimum (1548 bolivars) la subvention atteint 100 % du montant.

Entretemps, dans le secteur de la Rinconada 40 familles de réfugiés victimes des inondations de décembre 2010 ont reçu leur nouveau logement dans le complexe "Cacique Tiuna". Un total de 800 logements a été remis aux familles.

La "Mission Logement Venezuela" est un plan à moyen terme mais qui débute dès à présent. Son objectif pour 2011 est la construction de 150 mille premiers logements. Le gouvernement a déjà débloqué 15 milliards de bolivars pour cette année, et prévoit de construire 2 millions de logements dans les sept ans.

Par ailleurs, dans le but d’offrir une protection aux locataires et occupants d’immeubles comme résidence principale et de mettre fin à de nombreux abus de la part des propriétaires, le président vénézuélien a rendu public le décret avec force de loi contre les expulsions arbitraires (Gazette officielle N° 39.668 du 6 mai 2011, décret 8190).

Un autre décret (N° 8.197) publié ce lundi, établit une protection des travailleurs résidentiels, appelés péjorativement "concierges". Fruit d’une lutte constante de ce mouvement social dans les dernières années, ce décret signé par le président impulse les changements dans les relations de travail et les schémas socioculturels typiques d’un système patriarcal et capitaliste, avec son cortège d’exploitation et d’inégalité.

Le décret définit le travailleur résidentiel et sa famille comme "un groupe vulnérable" qui doit faire l’objet d’une attention spéciale de la part de l’État, à travers des politiques publiques en matière de droit au logement, de travail, de sécurité sociale, d’égalité de Genre et de droits de la Femme.

Traduction : Thierry Deronne

Sources : RNV, AVN.

Source : Larévolutionvive

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 13:51

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"Rafael Correa : “Il faut travailler sur la base de ce triomphe”

 

Le président de l’Equateur Rafael Correa a célébré la victoire populaire obtenue lors du référendum organisé ce samedi 7 mai 2011. Le Conseil électoral national annonce un score à peu près définitif de 61% des équatoriens ayant voté pour le “Oui” aux dix questions qui leur étaient proposées, soit une victoire du "Oui" dans 18 provinces sur 24. Correa a rappelé que ce scrutin est la huitième victoire consécutive de la Révolution Citoyenne. “Je remercie les 11 millions d’équatoriens qui ont participé et qui ont appuyé cette initiative.”

Dans une interview retransmite par Telesur, Correa a précisé que la décision souveraine de la population permettra notamment à l’Équateur de mettre fin au processus de décomposition dans lequel était tombé le système judiciaire. Le président, victime d’un coup d’État en octobre 2010 de la part des secteurs d’extrême-droite de la police alliés aux médias privés et aux États-Unis, a relevé qu’”une fois de plus les grands médias ont mené une féroce campagne pour le “non” mais que le peuple a gagné et a exprimé la confiance et l’espoir qu’il dépose dans notre Révolution Citoyenne. Nous allons éliminer l’exploitation des travailleurs et offrír une meilleur cadre de vie aux jeunes et aux adolescents."

Ce ne sont pas les opposants qui ont été les principaux adversaires du “Oui” mais une presse qui plus que jamais a dépassé toutes les limites et a perdu tout scrupule”. Mais le peuple nous croit, il sait que nous tenons nos promesses et que nous n’allons pas le tromper”. Il a rappelé qu’à dater de ce jour on dispose de huit mois pour concrétiser les nombreuses modifications constitutionnelles approuvées et il n’a pas écarté une nouvelle montée en puissance de la guerre médiatique. Il convoquera dès lundi le président de l’Assemblée Nationale pour que celle-ci commence à légiférer en fonction des points approuvés dans le référendum.

Les équatoriens ont exprimé leurs opinions sur de nombreux thèmes qui vont de la réforme du système judiciaire à la démocratisation de la propriété des médias. Parmi les questions soumises aux équatorien(ne)s figuraient l’interdiction des liens entre les entreprises du système financier privé et les entreprises du secteur des communications. ou la création d’un Conseil de Régulation des médias lorsqu’ils diffusent des messages violents et discriminatoires.

 

La population a également été consultée sur la restructuration du Conseil de la Magistrature et la limite aux mesures de protection liées aux délits les plus graves afin de faire baisser la délinquance, ou encore sur la caducité de la prison préventive et la règlementation des recours constitutionnels. L’élimination des casinos et l’élimination des spectacles basés sur la souffrance animale – corridas et combats de coq, figuraient aussi dans la longue liste.

Traduction : Thierry Deronne

 

Sources : Agences (AVN, PL) 07/05/2011


Source : La révolution Vive

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 00:58

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Alfredo G. Pierrat, pour Prensa Latina

Managua, 30 avril (PL). Ce mois d’avril marquera probablement la mémoire des nicaraguayens témoins de deux imposantes manifestations en soutien au gouvernement dirigé par le président Daniel Ortega que la plupart des firmes privées de sondage donnent vainqueur aux présidentielles de novembre 2011.

Des dizaines de milliers de citoyens de cette nation centraméricaine sont descendus dans la rue en avril, convergeant vers la Place des Victoires de la capitale depuis leurs quartiers respectifs et d’autres endroits du pays, en bus, camions et autres véhicules. Lors de la première manifestation, le samedi 2, des milliers de jeunes et adultes ont emprunté les principales artères de la capitale jusqu’à la place, située à l’intersection des avenues Masaya et Cardenal Obando, devenue trop petite sous l’affluence des manifestants.

La Marche et le Festival Amour, Paix et Vie, convoquée par l’organisation des jeunesses sandinistes du « 19 juillet », s’est prolongée jusqu’en début de soirée, en une imposante démonstration d’appui au sandinisme gouvernemental et à la réélection d’Ortega, et en protestation contre l’intervention en Libye.

Sur la Place, les nombreux slogans d’appui au gouvernement se sont mélangés aux rythmes contagieux de nombreux groupes musicaux, pour faire de cette mobilisation une énorme fête populaire exigeant la poursuite du processus politique initié en 2007.

En réalité, la fête avait déjà commencé la nuit antérieure, lorsque des milliers de jeunes se sont réunis dans ce même lieu et ont célébré la restitution de leurs droits, par un énorme concert animé par 15 groupes de rock. La fête s’est prolongée jusqu’aux petites heures.

« C’est dans la rue que se perd ou se gagne le pouvoir, et le peuple ne va pas permettre qu’on le lui confisque » a dit le journaliste et analyste politique William Grigsby, en se référant à la manifestation de ce jour. Il a ajouté : « Nous sommes disposés à continuer de transformer le pays et nous sommes heureux de le faire ».

Mais si la journée du 2 avril a connu une mobilisation impressionnante, la célébration de la Journée International des Travailleurs a également connu un succès d’affluence. Des dizaines de milliers de nicaraguayens ont à nouveau démontré leur appui au projet de société sandiniste et de son leader Daniel Ortega.

Les deux manifestations ont mis en évidence tant le soutien populaire que l’énorme capacité de mobilisation du Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN) et de Daniel Ortega, porte-drapeaux d’une politique gouvernementale d’amélioration des conditions de vie de la majorité de la population généralement oubliées.

“Nous ne promettons pas, nous agissons” a affirmé le président Ortega en clôture de son discours qui a réaffirmé le maintien et l’élargissement des nombreux programmes sociaux que sont gouvernement met en place depuis quatre ans.

A seulement sept mois des élections générales du 6 novembre prochain, le message du mandataire ne pouvait être plus clair. En effet, lors de ces élections, les citoyens décideront du modèle de société pour les cinq années à venir.

D’un autre côté, les formations de l’opposition n’ont pas été capables jusqu’à présent d’obtenir un tel appui, empêtrées qu’elles sont dans leurs querelles internes et minées par les ambitions individuelles. Mais surtout, à cause des 16 ans de régime néolibéral qu’elles ont mis en place et qui s’est traduit par une mauvaise gestion et par le pillage des biens publics. A défaut d’autres arguments, les leaders de l’opposition tentent de délégitimer la gestion gouvernementale sandiniste et la candidature de Daniel Ortega à sa réélection. Ils multiplient les promesses difficilement applicables à la majorité de la population.

La manifestation de hier (celle du 1er mai) fut de telle envergure, que le quotidien La Prensa, porte-parole des secteurs les plus conservateurs du pays, n’a eu d’autre choix que de titrer en première page « Ortega paie le plus par vote » et se référer au cortège populaire avec le titre « Les ortéguistes créent le chaos dans les rues ».

Rosario Murillo, coordinatrice du Conseil de Communication et de Citoyenneté de la champagne électorale du FSLN, apporte une vision différente du scénario politique que vit aujourd’hui le Nicaragua. « Chaque jour qui passe, la population appui de manière évidente son processus vers le bien-être et elle va le réaffirmer le 6 novembre en déposant son bulletin pour l’option qui est en train de lui changer la vie » a-t-elle dit hier au terme de la journée officielle de la Journée Internationale des Travailleurs, selon le site El 19 digital.

Comme ceux d’avril, le prochain rendez-vous, qui aura lieu probablement en juillet et qui commémore le 32ème anniversaire du triomphe de la révolution sandiniste en 1979, sera vraisemblablement une nouvelle occasion de réaffirmer l’appui populaire au modèle social conduit par Daniel Ortega et un préambule au triomphe espéré lors du scrutin électoral du mois de novembre.

lac/agp

Traduction : Sebastian Franco

Source : http://www.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&task=view&id=284662&Itemid=6

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 00:51

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Les deux dernières semaines ont vu une accélération sans précédent de la démocratie et de la révolution au Venezuela. Augmentation du salaire minimum de 25%, augmentation des salaires des universitaires et travailleurs du secteur public de 40 à 45%, financement par l’état d’un "new deal" en matière de logement qui va permettre la construction d’un logement décent pour chaque famille pauvre. Plan national de création d’ emploi pour 3,5 millions de chômeurs sur les 8 prochaines années. Le parlement discute actuellement de nombreuses lois structurantes : sur les droits du travail, sur la protection du pouvoir d’achat, contre la spéculation et les hausses de prix illégales, ou sur la démocratisation - à la suite de l’Argentine - du spectre radio et TV jusqu’ici monopolisé comme partout ailleurs par de grands groupes économiques. Cette loi équilibrera le patrimoine public des ondes - 33% pour le public, 33% pour le privé et 33% pour le secteur associatif, participatif.

 

20070227233137-consejos-comunales.jpgDotés de plusieurs milliards de dollars ces trois dernières années, 42000 conseils communaux appliquent le budget participatif que la gauche altermondialiste avait découvert à Porto alegre (Brésil) et mobilisent les citoyens dans la reconstruction de leurs services publics et d’un nouveau type d’état. La Mision Agrovenezuela vient de financer 34.000 producteurs agricoles à hauteur de 1,4 milliards de bolivars, pour ancrer définitivement le pays dans une souveraineté alimentaire qui refuse les biocarburants ou les OGM. De la CEPAL à l’UNESCO, de l’ONG indépendante chilienne Latinobarometro a la firme privée Gallup, les rapports publics récents indiquent que le Venezuela est devenu le pays le plus égalitaire de la région mais aussi celui où les citoyen(ne)s croient le plus dans la démocratie. Ces transformations en profondeur passionnent, mobilisent les vénézuéliens mais sont invisibles à l’extérieur. La gauche occidentale, qui vit un fort désamour des secteurs populaires, impuissante face à la montée de l’extrême-droite, semble ignorer, voire mépriser, ces douze années d’une vaste construction du socialisme bolivarien et sa forte dose de démocratie participative. Une partie croissante d’entre elle préfère mettre son énergie dans des prises de distance médiatiques vis-à-vis de Chavez.


Au moment où la réalisation du programme historique de la gauche s’accélère au Venezuela, il nous a paru utile de rencontrer un personnage peu connu de la nouvelle génération révolutionnaire, et actuel vice-président de la République bolivarienne, Elias Jaua. Né à Caucagua, état de Miranda, il y a 41 ans, il est licencié en sociologie de l’Université Centrale du Venezuela (UCV). Avant d’être nommé au poste de vice-président de la république, il fut ministre de l’Agriculture et des Terres, ministre de l’Économie Populaire et chef du cabinet présidentiel.


Q/ Certains dirigeants de l’opposition viennent de dévoiler ce que sera leur programme électoral. Un thème qui, jusqu’ici, était entouré du plus grand mystère : il s’agit de privatiser tout ce qu’il y a à privatiser. Que vous inspire ce soudain élan de transparence ?


R/ Ceci met en évidence les contradictions internes de l’opposition. D’un coté, ceux qui se présentent comme sociaux-démocrates se sont lancés dans la promotion d’un programme électoral démagogique en prétendant faire croire au peuple qu’il est possible de construire un état social de droit et de justice avec un gouvernement de droite et sans confrontation avec le capital. Mensonge ! Le peuple sait bien que tout ce qui a été acquis au niveau de l’inclusion sociale, des pensions, de l’éducation et de la santé le fut à travers une confrontation avec le capital. Il est impossible d’y arriver autrement. (1) D’un autre coté, Le patronat, qui finance l’opposition, trouve le programme électoral présenté par ce secteur, pour le moins indigeste. C’est donc sous la pression du patronat qu’un autre secteur de l’opposition exprime plus ouvertement l’objectif réel de leur projet à savoir la restauration du système de domination du capital sur l’État et les politiques publiques.


Q/ Et dans le camp révolutionnaire ? Il y a des dirigeants qui devraient croitre mais dont l’évolution semble limitée par le leadership d’Hugo Chavez. Cela n’engendre-t-il pas une pression interne dangereuse pour le camp bolivarien ?


R/ Non. Nous qui accompagnons Chavez, avons la maturité politique nécessaire et un idéal commun. Ceci nous permet de comprendre que cette période est marquée par le leadership d’Hugo Chavez. En tant que dirigeants issus de la révolution, désignés, formés et stimulés par Chavez, notre rôle est d’accompagner le leader que le peuple s’est choisi. Chavez n’est ni le fruit d’une imposition , ni issu de primaires , ni d’aucun décret. La légitimité de son pouvoir est née des espérances et des aspirations de notre peuple. Aucun de nous n’éprouve de complexes à cet égard.


Q/ De fait, le président a déclaré que l’actuel cabinet ministériel est le meilleur qu’il est eu en 12 ans. Quel est le secret de ce succès ?


R/ Il faudrait le lui demander. Je dirais cependant qu’aussi bien dans la direction du parti (PSUV) qu’au gouvernement, après tant de remaniements, de trahisons et de déceptions, le président est parvenu à conformer une équipe homogène politique et idéologiquement.


Q/ Les spécialistes du PSUV assurent que vous êtes à la tête d’un courant interne. Existe-t-il un « jauisme », à qui s’opposerait-il ?


R/ Non, cela n’existe pas. Je peux le nier et ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas partisan de ce genre de choses. Je suis bolivarien, socialiste et chaviste. C’est le seul courant auquel j’appartienne. Je me suis efforcé de contribuer à ce que les positions se basant sur des tendances personnalistes ne fassent pas partie de la révolution. Je crois au débat d’idées au sein de notre parti et de notre projet, à la lutte contre les déviations et le réformisme mais ceci ne saurait être personnalisé.


Q/ Mais en tant que jeune et ex-membre de Bandera Roja (1), comment vous traite la droite endogène, à l’intérieur du camp bolivarien ?


R/ Je me demanderais tour d’abord, s’il existe vraiment une droite endogène. Ce concept est utilisé comme une accusation par certains secteurs du chavisme. Je n’y souscris pas car ce concept n’a pas d’existence organique. Les idées de droite seront toujours présentes dans une révolution aussi ample et démocratique que la nôtre, mais l’orientation stratégique claire, courageuse et décidée du président Chavez élimine de fait toute possibilité qu’auraient ces idées de devenir hégémoniques au sein du parti ou de la révolution.


Q/ Que vous inspire la présence de Bandera Roja (BR) dans la Mesa de Unidad Democratica (MUD, regroupement de la droite vénézuélienne) ?


R/ Ceci a été digéré il y a longtemps car nous fumes expulsés de Bandera Roja (1) en 1991 à l’issu d’une rupture interne. Maintenant, tous ces mauvais exemples de dirigeants de gauche se retrouvant dans les rangs de la droite ne font que renforcer notre éthique mais aussi la conviction que ce triste rôle de traitre est exactement celui que nous ne voulons pas jouer.


Q/ Vous faites partie de l’équipe opérationnelle de ce gouvernement. Qui de mieux placé que vous pour nous dire quelle serait le problème interne le plus grave ? Le bureaucratisme, le manque d’efficience, la corruption, la culture capitaliste ?


R/ Ce qui nous a manqué jusqu’ici, c’est la capacité de suivi et de contrôle dans notre gestion. C’est cette défaillance qui nous rend vulnérable à tous ces maux. Quand nous aurons réussi à exercer un suivi et un contrôle sur notre gestion, aucun de ces fléaux ne pourra prospérer. Pour sur, cette faiblesse démontre que nous n’avons pas un État omnipotent contrôlant le moindre détail. Il faut une consolidation des institutions afin que ce contrôle soit possible.


Q/ Si on suit les analyses les plus pessimistes postérieures à l’intervention militaire en Libye, quand cela sera-t-il le tour du Vénézuéla ?


R/Une des grandes vertus du président et de la révolution bolivarienne est d’avoir empêché ce scénario avec beaucoup d’audace, une diplomatie courageuse, une capacité de nouer des relations avec différents pôles de pouvoir dans le monde et par le renforcement de l’organisation et de la conscience de notre peuple. L’impérialisme nous habitue depuis le Vietnam à agresser les peuples qu’il sait organisés et assez dignes pour défendre leur territoire et leur souveraineté. Nous allons continuer à lutter pour que notre pays ne soit jamais agressé.

L’effort de renouer des relations avec la Colombie par exemple a neutralisé les plans impériaux d’attaquer à travers un pays voisin et frère. Cela reste possible, en particulier vu la rareté du pétrole dans le monde, et c’est pourquoi nous devons nous préparer mieux chaque jour. C’est la meilleure barrière contre l’impérialisme.

“J’ai traité des vaches... et semé de la yucca”


Q/Le président a défié les grands propriétaires à un moment très difficile. Comment avez vous relevé le défi d’assumer le ministère de l’agriculture sans avoir trait des vaches ?


R/ Si, j’ai trait des vaches lorsque je suis allé me réunir avec les paysans de Mérida. J’ai coupé des bananes à Barlovento. Et j’ai aussi semé de la yucca (rires). Le thème de l’agriculture requiert beaucoup de directionnalité politique et de compréhension du phénomène social. Tout le reste, les aspects techniques, sont déjà élaborés et nous avons l’appui de puissances en la matière telles que la Chine, l’Argentine et le Brésil. Nous sommes arrivés dans ce secteur pour nouer un grand débat dans lequel ont participé tant la droite récalcitrante que les mouvements paysans. Les dirigeants patronaux du secteur privé n’ont pas voulu l’admettre publiquement mais ils savent que nous avons fait un grand effort pour arriver à des accords.


Q/Les avancées de la révolution agraire ont coûté beaucoup de sang. Pourquoi n’a-t-on pu faire justice dans les cas de paysans assassinés par des mercenaires des grands propriétaires ?


R/ Les cas de "sicaires" ne sont pas faciles, mais les assassins professionnels ne laissent pas de trace et dans la majorité des cas, ce sont des personnes qui viennent de l’étranger, commettent le crime et repartent. Sur ordre du commandant Chávez, on a cherché à garantir la sécurité sociale des survivants des victimes d ces assassinats. dans les dernières années il y a eu moins de cas et ce sont des cas résolus par la police, certains auteurs matériels et parfois intellectuels ont été arrêtés. Deux grands propriétaires ont été arrêtés et un autre a fui du pays, un avis de recherche a été lancé contre lui.


Traduction : Yerko Ivan.

URL de la version FR de cet article : http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article1525&lang=fr

Source : http://www.minci.gob.ve/entrevistas...

(1) ("Drapeau rouge". Organisation stalinienne des années 70, passée peu à peu à droite et qui a participé au coup d’état contre Chavez en 2002)

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