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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 21:49

La vie du docteur Hector Castillo, coordinateur de la résistance au Honduras, est menacée

Alertés par les mouvements sociaux au Honduras, les anciens élèves diplômés de l'ELAM (Ecole latino-américaine de médecine) ont fait parvenir un communiqué aux medias les informant de la situation dans laquelle se trouve le Dr. Luther Castillo Harris, diplômé de la première promotion de l'école latino-américaine de médecine de Cuba et coordinateur des mouvements sociaux au Honduras.

Celui-ci a transmis ce message : « J'appelle à dénoncer le fait que mon nom figure sur la liste des personnes à arrêter par l'armée et que des ordres ont été donnés pour m'abattre si je résiste. »

Luther Castillo Harris est originaire de la Mosquitia, une région dans la jungle, difficilement accessible, au Nord-Est du Honduras. Il appartient à l'ethnie garifona, composée de descendants d'esclaves en fuite d'un bateau naufragé près des côtes de l'île de Saint Vincent.

Titulaire d'une bourse d'étude à Cuba, il étudie gratuitement la médecine à l'Ecole latino-américaine de médecine (ELAM), comme des milliers de jeunes étudiants pauvres, venus des quatre coins du monde.

Ses études terminées, il retourne pratiquer la médecine dans sa communauté d'origine. Là, grâce à la collaboration de Cuba, le gouvernement de Manuel Zelaya construit un hôpital, équipé de matériel de pointe, qui ouvre ses portes le 8 octobre 2007. Luther en devient le directeur. Depuis son ouverture, des milliers de personnes, qui n'avaient jamais vu de médecins auparavant, ont reçu des soins.

Dès le début du coup d'Etat, Luther a rejoint les mouvements sociaux de résistance dont il est devenu le coordinateur.

C'est Luther, et tous les paysans, les ouvriers, le peuple souverain du Honduras qui prenait enfin son destin en main que les putschistes veulent abattre.

Aujourd'hui, le peuple hondurien n'a pas peur, il le crie dans les rues. Voici en vidéo, une chanson que les manifestants chantent à la tête des gorilles : Ils ont peur de nous parce que nous n'avons pas peur d'eux !

Source : Le grand soir

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 21:32


Personne n'a été surpris par l'annonce hier dimanche (19/07) de l'échec de la médiation imposée par le Département d'État Américain comme étant la voie pour sortir le Honduras de la crise dans laquelle l'ont plongé les militaires et les oligarques qui ont évincé du pouvoir le Président légitime Manuel Zelaya.

« C'est fini la comédie" comme diraient les passionnés de théâtre. Seule la réalité crue reste et c'est que toute négociation avec les putschistes ne pouvait avoir pour but que de prolonger la durée de l'État de facto ; de donner une bouffée d'oxygène aux usurpateurs et d'essayer de briser, par fatigue, la résistance des forces populaires.

Cependant, 23 jours après le putsch les manifestations se poursuivent et le Front de Résistance, qui a maintenant une stratégie bien définie, se consolide.

Le temps a permis de passer de la spontanéité des premiers jours à l'organisation de tous les secteurs ; d'améliorer la communication entre Tegucigalpa, la capitale, et la province et de mieux définir les objectifs pour frapper là où les coups font plus de mal aux conspirateurs, dans leurs poches.

C'est ce qu'ont souligné hier les dirigeants de la résistance lorsqu'ils ont rejeté toute condition posée au Président légitime Manuel Zelaya pour la reprise de ses fonctions. Ils ont également réaffirmé que la convocation d'une Assemblée Nationale Constituante n'est pas négociable.


Un mot d'ordre de grève générale a été lancé pour jeudi et vendredi mais d'ici-là les manifestations se poursuivront dans les villes, ainsi que le blocage de routes et d'autres actions de protestation.

À l'intérieur du Honduras, les forces restent fermes et ailleurs, l'impatience grandit dans l'attente d'une réaction de la part du gouvernement étasunien et de l'Union Européenne après l'échec de leur stratégie.

Pour commencer, le Président Barack Obama doit maintenant démontrer, de façon claire et convaincante qui dirigera la politique extérieure de son pays.

Rappelons que le premier communiqué de la Maison-Blanche après la rupture de l'ordre institutionnel au Honduras, a été le seul à ne pas appeler les faits par leur nom : coup d'état. Il n'a pas non plus condamné explicitement les putschistes.

Bien que, plus tard, Obama ait voulu, semble-t-il, rectifier en reconnaissant que Manuel Zelaya était le seul Président au Honduras, sa Secrétaire d'État, Hillary Clinton, l'a contredit lorsqu'elle a indiqué qu'il existe deux parties dans le conflit et que toutes les deux devaient négocier pour rechercher une issue à la situation.

Tout le monde sait qu'en termes politiques, négocier veut dire faire des concessions et celles-ci impliquent une reconnaissance de la légitimité de l'adversaire.

Comme l'a relevé le leader historique de la Révolution Cubaine, Fidel Castro, cette tactique a pour objectif de briser le moral du Président Zelaya et d'épuiser la force du peuple.

Mais, une fois le piège de San José démonté par la propre intransigeance de Micheletti et de ses acolytes, l'heure est à mettre cartes sur table et bien définir quelle est le jeu.

Si les Etats-Unis sont vraiment intéressés par la sauvegarde de la démocratie, ils doivent assumer une attitude ferme et agir conformément à ce que stipulent les résolutions de l'ONU et de l'OEA, l'Organisation des États Américains qui exigent la restitution inconditionnelle et immédiate du gouvernement légitime au Honduras.

Que cela soit fait et les putschistes ne tiendront pas 24 heures !. Autrement, et si la résistance du peuple hondurien était noyée dans le sang, l'histoire jugera les coupables : les auteurs directs et ceux qui ont tout planifié ainsi que ceux qui, ayant pu l'éviter n'ont pas bougé le petit doigt pour le faire. Monsieur Obama ; regarder passivement la préparation d'un crime et ne rien faire pour l'empêcher revient à le commettre .

 

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 12:37

Voici les putschistes : 1) Carlos Flores Facussé ; 2) Rafael Leonardo Callejas ; 3) Cardenal Óscar Andrés Rodríguez ; 4) Adolfo Facussé ; 5) Armida de López Contreras ; 6) Schucry Kafie ; 7) Elvin Santos ; 8) Emilio Larach ; 9) Enrique Ortez Colindres ; 10) Pastor Evelio Reyes ; 11) Felícito Ávila ; 12) José Alfredo Saavedra ; 13) Jorge Canahuati ; 14) Jorge Yllescas ; 15) Juan Ferrera ; 16) Juan Ramón Martínez ; 17) Carlos López Contreras ; 18) Billy Joya ; 19) Ana Abarca ; 20) Rafael Ferrari ; 21) Juan José Pineda ; 22) Vilma Morales ; 23) Marcia Villeda ; 24) Renato Álvarez ; 25) Ramón Custodio ; 26) Rafael Pineda Ponce ; 27) Olban Valladares ; 28) Pastor Oswaldo Canales ; 29) Ricardo Maduro ; 30) Romeo Vásquez Velásquez ; 31) Porfirio Lobo Sosa ; 32) Ricardo Álvarez ; 33) Antonio Rivera ; 34) Guillermo Pérez Cadalso ; 35) Mauricio Villeda ; 36) María Martha Díaz ; 37) Antonio Tavel Otero ; 38) Luis Rubí ; 39) Toribio Aguilera ; 40) Ramón Velásquez Nassar ; 41) Elán Reyes Pineda ; 42) Luz Ernestina Mejía ; 43) Martha Lorena Casco ; 44) Rodolfo Irías Navas ; 45) Rigoberto Chang Castillo ; 46) Mirna Castro ; 47) Gabriela Núñez ; 48) Hugo Llorens.

1. Chacune de ces personnes a, selon sa position, machiné, motivé ou financé la rupture de l'ordre constitutionnel avec l'arrestation et l'extradition du Président Zelaya, entérinant ainsi le coup d'État.

2. Il sont directement responsables des morts, des blessés, des prisonniers et du naufrage imposé à la société hondurienne ; ce sont eux qui ont détruit la démocratie et l'image du pays sur le plan national et international.

3. Les putschistes ont remis sur pied l'organisation anti-terroriste et anti-communiste, qui a fonctionné dans les années 80, appelée l'Alliance pour le Progrès du Honduras (APROH). Le manque de culture et l'avarice les empêche de penser que les peuples sont libres de choisir le système politique et idéologique qui leur donne sécurité et bien-être.

Rédaction / EL LIBERTADOR

Tegucigalpa. Cette fois, les noms et les visages resteront pour toujours, pour que l'Histoire et les honduriens et le monde les connaissent, et qu'ils comparaissent devant le jugement de la sanction morale des citoyens et devant les tribunaux nationaux et internationaux.

Les ourdisseurs du coup d'État contre Zelaya ont remis en marche une variante de la machination qu'a utilisé l'Alliance pour le Progrès du Honduras (APROH) , dans les années 80, qui sous un masque apparemment patronal, mais qui par dessous cachait des lignes politiques doctrinaires claires de « guerre de basse intensité contre les opposants à la répression au gouvernement sandiniste et le mécontentement social au Honduras. Le financement de l'organisation était transmis par les services secrets des États-Unis au travers de la secte Moon ».

"Un patronat laborieux"

Dans les statuts de l'APROH, il n'apparaît rien de particulièrement « suspect ». Un groupe de chefs d'entreprise s'associe pour se pencher sur leurs problèmes, avec un point de vue sur d'autres secteurs. Le modèle économique qu'ils défendaient était clair : faire pression au travers de politiques de libre entreprise avec peu de mécanismes de contrôle et de multiples mécanismes pour optimiser les gains.

On exigeait aux actionnaires de « conserver la confidentialité sur les documents ou informations qu'ils pourraient connaître compte tenu de leur participation au travaux de l'APROH et que leur divulgation pourrait leur être préjudiciable.

Créée récemment, au premier trimestre de 1983, l'APROH n'a pas attiré l'attention. On la considérait comme une nouvelle tentative de rassembler les secteurs les plus conservateurs. En novembre de cette année, le quotidien « Tiempo » a publié un de ces « documents » d'usage interne : l'APROH recommandait à la Commission Kissinger, par l'intermédiaire d'un ami personnel et assistant de celui-ci, la solution militaire pour l'Amérique Centrale.

La vérité d'hier et d'aujourd'hui

Dans l'APROH, se réunissait le fascisme militaire qui représentait alors le général Álvarez, président de l' Association et, maintenant Romeo Vásquez. Elle était constituée, comme maintenant, de l'extrême droite des entrepreneurs du pays, bien qu'en vérité, plus que d'idéologie, il s'agit de chefs d'entreprise enrichis et corrompus parce que ce sont eux qui décident de ce qui se fait dans le pays. Ce sont les éternels profiteurs des avantages fiscaux, ce sont ceux qui obtiennent des remises et des absolutions de dettes par millions envers l'État.

Ce sont ceux qui financent et contrôlent les partis politiques et influent pour placer leurs cadres à l'Assemblée Nationale et au Pouvoir Judiciaire. En somme, ce sont ceux qui se sont emparés du pays et nient le développement à d'autres entrepreneurs et marginalisent le peuple parce que, pour eux, c'est une affaire qu'il continue à être ignorant et affamé, et ainsi ils leur est facile de le manipuler avec ses moyens de communication comme ça se passe en ce moment avec le coup d'État.

Fin 1983, les rumeurs selon lesquelles l'ambassade des Etats-Unis voyait la consolidation d'un groupe de pression si conservateur et aussi sujet à la critique à l'intérieur du pays, de même que maintenant, les putschistes sont devenus un problème pour les Etats-Unis. Alors, l'APROH s'est mise en sommeil pendant plusieurs années, mais ils l'ont réveillée au matin du 28 juin 2009 pour terminer son travail : jeter dehors le Président, manipuler au travers des moyens de communication, avec des exécutions sommaires dont personne n'aura connaissance, répression et guerre psychologique pour confondre le peuple.

QUI EN ÉTAIENT LES MEMBRES ?

Le général Gustavo Alvares était le chef, l'homme à la tête de l'APROH, Rafael Leonardo Callejas a reconnu que quand il était secrétaire du travail et de l'Éducation de l'APROH, il a poussé Oswaldo Ramos Soto pour qu'il devienne doyen de l'Université Nationale Autonome du Honduras (UNAH).

Il faut signaler que l'APROH fut créée sous le gouvernement de Roberto Suazo Córdova par Álvarez Martínez, le principal précurseur de la Doctrine de la Sécurité et responsable de dizaines d'assassinats et de disparitions politiques dans le pays.

Cette organisation comptait avec la collaboration de la « Secte Moon », une organisation religieuse connue dans le monde entier.

Dans l'APROH il y avait aussi José Rafael Ferrari, Miguel Facussé, Fernando Casanova, Rigoberto Espinal Irías, Benjamín Villanueva y les ex dirigeants syndicaux Andrés Víctor Artiles et Mariano González.

Cette organisation avait aussi comme membres Osmond Maduro, frère de l'ex-président et putschiste Ricardo Maduro Joest. Les personnalités de la banque nationale et étrangère, celles de l'industrie chimique et textile, celles de l'agroalimentaire, de la télévision et de la technocratie. Toutes étaient représentées dans l'APROH.

Maintenant, regardez cette photos avec les putschistes les plus représentatifs, ce sont les membres de la nouvelle APROH. Il n'y a pas de différence avec le passé, et quelques uns sont les mêmes : Miguel Facussé, Rafael Leonardo Callejas et José Rafael Ferrari.

ARTICLE ORIGINAL
http://ellibertador.hn/Nacional/Avance/3102.html

Traduction : Jean-Michel Hureau


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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 20:06
Le Honduras s'est distingué depuis les années 50 comme la «république du Pentagone». C'est au Honduras que la CIA a organisé une attaque contre le Guatemala dans le cadre d'une guerre psychologique qui a mené au renversement du gouvernement Arbenz en 1954. C'est du Honduras qu'elle orchestra l'invasion de Cuba en 1961.

Les militaires honduriens, entraînés et armés par les États-Unis, deviennent dès 1957 un acteur politique prépondérant, n'hésitant pas à mettre sur la touche les gouvernements civils. Dans les années 80, Washington fit du Honduras une plate-forme pour sa stratégie d'agression contre le Nicaragua sandiniste et de soutien logistique à l'armée salvadorienne. Les militaires durent remettre le gouvernement aux civils afin de doter le pays d'une façade «démocratique». La constitution de 1982 est un produit de ce ravalement. La militarisation de la société s'intensifia même pendant une décennie. Les assassinats et les disparitions frappèrent les organisations populaires, faisant régner la terreur.

République bananière

Le pays a incarné jusqu'à la caricature la «république bananière» ouverte à toutes les ingérences et à la corruption. Une longue tradition de servilité et de vassalité forme le tissu de son histoire. Que de fois les élites honduriennes ont pensé assurer leur prospérité en s'associant à des intérêts étrangers! Après avoir offert un territoire pour le projet d'un canal interocéanique, les élites virent dans la banane le produit qui allait faire la richesse du pays.

Les sociétés étrangères se disputaient des concessions et soutenaient des partis rivaux ou des dictateurs pour obtenir des faveurs. L'assistance est devenue par la suite la nouvelle vache à lait, avec comme corollaire la corruption. Si cette source rapporte désormais moins, elle n'a pas disparu.

Parallèlement, le Honduras a multiplié les concessions pour attirer des usines de sous-traitance, des sociétés minières (y compris du Canada) et des sociétés forestières. Ses élites ont fait preuve de myopie, opposant une attitude défensive face aux demandes sociales. Plus de la moitié de la population vit en deçà du seuil de pauvreté.

Le parcours de Zelaya

Le président Manuel Zelaya est issu de l'élite. Industriel forestier et éleveur, il dirigea des associations patronales. Élu député en 1984, il a occupé plusieurs postes dans des gouvernements libéraux. Appartenant à la faction progressiste du parti libéral, il fut chargé de la direction de programmes sociaux. Élu de justesse en novembre 2005 sous la bannière libérale, il avait fait campagne pour une approche sociale de la criminalité face à un adversaire qui prônait la répression la plus dure.

On peut donc lui attribuer une sensibilité progressiste qui le démarquait au sein de sa classe et des partis politiques. Sa gestion présidentielle a confirmé cette tendance. Une de ses premières mesures a été d'augmenter de 60 % le salaire minimum. Il a aussi noué des relations avec le président Chávez.

Un accord avec Petrocaribe permet au Honduras de différer de 25 ans les paiements sur la moitié du pétrole qu'il achète et d'utiliser les fonds ainsi économisés pour financer des programmes sociaux. Et il adhère en 2008 à l'Alternative bolivarienne pour les Amériques. Manuel Zelaya s'inscrit publiquement à gauche. En même temps que les élites dénoncent ce virage, les mouvements sociaux connaissent une nouvelle vigueur: des regroupements se forment (COPINH, Bloque popular, Unificación democrática, etc.). Cela ne fait pas de Zelaya un «socialiste». S'adaptant aux vents nouveaux, rompant avec plusieurs politiques néolibérales, il inscrit son action dans une volonté de rendre effective la participation citoyenne, d'approfondir la démocratie.

Tous contre lui

Dans un pays aussi conservateur, Manuel Zelaya dérange tous les puissants. Les élites ne se reconnaissent plus dans l'homme. Dans la consultation annoncée pour le 28 juin -- sur l'opportunité d'ajouter une quatrième urne lors des élections générales du 29 novembre prochain --, elles ont vu une manoeuvre destinée à leur opposer l'opinion publique et à conférer une légitimité à la campagne en faveur de la convocation d'une assemblée constituante.

Tous les pouvoirs se sont alors ligués contre Zelaya: le Congrès (y compris son parti), la Cour suprême, l'Église, les médias, les forces armées. Même si la consultation n'était pas contraignante et ne pouvait être assimilée à un référendum, ils n'ont pas voulu courir le risque d'être mis en minorité par le «peuple». Ils ont prétendu que Zelaya cherchait par ce moyen à arracher un second mandat, ce qu'interdit la constitution de 1982.

Le véritable enjeu était l'élaboration d'une nouvelle constitution pour fonder un Honduras réellement démocratique. À court terme, une constituante peut fournir l'occasion à des débats qui font avancer la participation citoyenne. La procédure peut se transformer en une école. Le projet pouvait permettre aux organisations populaires et indigènes de faire entendre leur voix. Voilà pourquoi elles soutenaient massivement la démarche.

Inspiration vénézuélienne

La Cour suprême a proclamé le caractère illégal de la consultation. Tous les autres corps se sont servis de cette décision pour justifier leur action contre le président Zelaya. Tous ont travaillé de concert. Les militaires ont utilisé la force pour arrêter le président et l'exiler au Costa Rica. Le Congrès a même prétendu disposer d'une lettre datée du 25 juin par laquelle Zelaya avait signifié sa démission, invoquant la polarisation du pays et des raisons de santé (un faux fabriqué). Puis il a désigné un successeur. Pendant ce temps, les médias appliquaient un «blackout» complet sur la situation. Niant la réalité du coup d'État, tous les pouvoirs ont voulu faire croire à une «succession constitutionnelle».

Ce scénario s'inspire du coup d'État du 11 avril 2002 au Venezuela: la capture du président par les militaires, la fausse démission, le «blackout» médiatique. Chávez et le Venezuela servaient d'épouvantail pour discréditer Zelaya et son projet. Mais, à la différence de ce qui s'est passé au Venezuela, ce n'est pas d'abord la rue qui peut remettre Manuel Zelaya au pouvoir. Les organisations populaires n'ont pu se mobiliser comme elles le firent au Venezuela.

Des ordres de capture ont été émis contre les dirigeants ainsi que les ministres du gouvernement Zelaya. Le couvre-feu a été proclamé. Les partisans de Zelaya peuvent bien défier les putschistes en tenant des manifestations. Les forces de sécurité ont occupé tout le terrain, et la répression brutale s'abat avec des morts, des blessés, des arrestations. Zelaya n'a pu disposer, à la différence de Chávez, de la loyauté de militaires. Ce qui fait la différence dans le cas du Honduras, c'est la réprobation unanime et immédiate du coup d'État par tous les gouvernements d'Amérique latine et par diverses instances régionales (ALBA, Groupe de Rio, UNASUR, etc.). L'Organisation des États américains n'a pas hésité cette fois à condamner le coup d'État et a déployé beaucoup d'énergie à rétablir l'ordre constitutionnel.

Les États-Unis

La nouveauté réside également dans l'attitude des États-Unis. L'administration Obama n'a jamais reconnu les putschistes. Le Département d'État a vite dénoncé le caractère illégal de la destitution. Le président Obama, après s'être limité à exprimer sa «vive préoccupation», a reconnu en Zelaya le président légal. Washington a accompagné cette fois les pays d'Amérique latine. Cela ne veut pas dire que certaines agences états-uniennes n'aient pas contribué à la crise.

On voit mal l'état-major et les officiers formés dans les écoles militaires du Pentagone s'aventurer dans cette opération sans en discuter au préalable avec les représentants du Pentagone sur place (la base de Soto Cano abrite 500 militaires états-uniens). USAID finance plusieurs programmes au Honduras. Certaines agences ont servi ailleurs de bras civil à des opérations de propagande, de formation et de subversion. La rumeur d'un coup d'État a couru dès le 24 juin. Qu'a fait l'ambassadeur pour dissuader les putschistes de recourir à cette solution?

Des questions

Le coup d'État est condamné à l'échec. La communauté internationale a démontré un soutien unanime au président Zelaya, isolant ainsi les putschistes. L'esprit des résolutions était que son retour se fasse sans conditions préalables. Le régime illégal tient tête à la communauté internationale et aux manifestations internes de soutien au président déchu. Comment amener les putschistes à la raison? Par des promesses d'immunité, par l'exil des principaux chefs, par des pressions multiples et combinées? Le Venezuela a coupé ses livraisons de pétrole, plusieurs pays ont rappelé leurs ambassadeurs. Les États-Unis ont suspendu certaines formes d'assistance, mais disposent de plusieurs leviers décisifs. On voit mal comment le régime pourrait se maintenir longtemps au pouvoir.

Il faut donc croire que Manuel Zelaya sera restauré dans ses fonctions. Il a déclaré en conférence de presse à New York qu'il n'accepterait pas un second mandat. C'était un argument massue de la désinformation entourant l'opposition à la consultation. Le président Zelaya reviendra auréolé, avec un prestige accru. Sa base sociale sortira élargie de cette épreuve, mais le pays se retrouvera encore plus polarisé. Face à tous les pouvoirs qui l'ont rejeté, quel sera son pouvoir effectif jusqu'à janvier 2010? Un candidat à la succession pourra-t-il poursuivre l'oeuvre entreprise? Ou le Honduras oligarchique aura-t-il stoppé pour un temps cette marche vers un Honduras moins inégalitaire, plus démocratique?
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 19:48

UNE brigade de plus de 80 coopérants cubains en mission au Honduras sont revenus au pays hier. «Le gouvernement de facto du Honduras les empêchait, depuis le coup d'Etat, de mener à bien le travail qu'ils ont réalisé jusqu'à maintenant», a signalé la ministre de l'Education, Ena Elsa Velazquez, au moment de les accueillir à l'aéroport José Marti.

  «Nous savons que vous avez couru de graves dangers, que vous avez dû parcourir plusieurs centaines de kilomètres dans des conditions difficiles pour regagner la capitale, mais vous avez fait preuve en tout temps de dignité», a déclaré la ministre, en les qualifiant de «symboles» de nos leaders historiques. Parmi les coopérants, se trouvaient de nombreux enseignants, trois fonctionnaires de l'Institut des sports (INDER) et deux techniciens du Ministère du Sucre (MINAZ).

  Prenant la parole au nom des coopérants, Daysi Herrera Pérez, une éducatrice de formation, a souligné qu'ils étaient tous prêts à retourner en mission «pour poursuivre la tâche que nous avons entreprise: apporter le pain du savoir dans tous les coins du Honduras, parce que ce peuple le mérite».

  «Que Fidel, Raul et le Parti le sachent: à aucun moment nous avons perdu notre calme. Nous sommes restés fidèles au poste, disposés à poursuivre notre travail, en portant fièrement, sur toutes les hauteurs des montagnes honduriennes, le drapeau de notre patrie: Cuba.»

  Les coopérants cubains ont fait preuve de dévouement et ont affiché la plus grande discipline pendant ces 11 jours sombres, alors que le président de cette république centre-américaine, Manuel Zelaya, était enlevé puis forcé à l'exil. Marta Peña Saborit peut en témoigner. Cette enseignante originaire de Guantanamo a fait en sorte qu'en quelques mois seulement, deux municipalités honduriennes ont été déclarées territoires sans d'analphabétisme. Après le coup d'Etat, les coopérants n'ont pas cédé à la panique devant les menaces des putschistes. «Mel doit revenir au pays et reprendre le pouvoir, et nous, nous y retournerons également», a-t-elle affirmé.

  Pedro Carmona Diaz, originaire de Pinar del Rio, a pour sa part raconté que lorsque les gens ont appris que les coopérants cubains devaient partir, plusieurs personnes ont tenu à apporter leur témoignage de soutien et condamner les usurpateurs du pouvoir. «Mais à aucun moment nous n'avons cédé à la peur», a-t-il dit.

  Etaient également présents, à l'aéroport international José Marti de La Havane, Orlando Requeijo Gual, vice-ministre du Commerce extérieur et des Investissements étrangers, et Alberto Juantorena, vice-président de l'INDER.
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 19:07
de Jean-Guy Allard

L'ambassadeur des Etats-Unis au Honduras, Hugo Llorens, admet avoir participé à des réunions où a été préparé le coup d'état du 28 juin 2009 contre le président Zelaya.

Qui est Hugo Llorens ?

Tout simplement un des 14000 enfants arrachés à Cuba lors de l'opération Peter Pan entre 1960 et 1962. Pour mémoire, l'opération Peter Pan (operación Pedro Pan en espagnol), organisée par la CIA, les autorités religieuses catholiques de Miami et des exilés cubains, visait à semer la panique dans les familles de l'île en diffusant de fausses informations selon lesquelles les enfants cubains seraient déportés en Union Soviétique. Pour « sauver » ces enfants, l'opération Peter Pan organisa leur départ de Cuba vers Miami où ils furent en général placés dans des orphelinats ou accueillis dans des familles d'exilés cubains et reçurent tous une éducation strictement conservatrice qui les mena tout droit dans la mouvance de l'extrême droite.

Tout comme Melquiades 'Mel' Martínez, représentant de l'extrême droite cubano-américaine au Congrès des Etats-Unis ou Eduardo Aguirre, ambassadeur des USA à Madrid, dont il fut l'assesseur, Hugo Llorens est arrivé aux Etats-Unis à l'âge de sept ans. Après une carrière universitaire brillante, il occupe divers postes avant d'intégrer le Département d'Etat en 1981. Dès 1982, il devient le Directeur des Affaires Andines au Conseil National de Sécurité à Washington. Il occupait ce poste lors de la tentative de coup d'état conte Hugo Chávez en 2002...

En juillet 2008, Llorens est nommé ambassadeur au Honduras en remplacement de Charlie Ford, celui-là même qui avait suggéré à Bush la brillante idée de se débarrasser de Posada Carriles en l'envoyant finir ses jours au Honduras. La demande fut présentée au président Zelaya tout fraîchement élu. Malheureusement pour la Maison Blanche, le nouveau président se montra infiniment moins docile que prévu et envoya sèchement promener Charlie et son protégé.

Lorsque Llorens arriva à Tegucigalpa deux mois plus tard, le président Zelaya refusa de recevoir ses lettres de créance, par solidarité avec la Bolivie qui venait d'expulser le représentant des USA pour ses activités d'ingérence. L'ambassadeur US dut attendre une longue semaine avant d'être enfin reçu, et dut écouter Zelaya lui exprimer le malaise de son pays devant « ce qui se passait dans le pays le plus pauvre de l'Amérique du Sud».

Coïncidence : deux jours plus tard, le 22 septembre, le chef d'Etat Major des Forces Armées du Honduras, le général Romeo Vásquez déclarait à la presse locale que « certaines personnes envisageaient de renverser le président Zelaya ». Or ce général Vásquez n'est autre que celui qui soutient Micheletti, l'homme porté au pouvoir par le coup d'état militaire du 28 juin... A l'époque, ce militaire vertueux affirmait que, bien que le président élu soit « critiqué pour les accords passés avec le Venezuela, la Bolivie et le Nicaragua » et qu'on l'ait « sollicité pour chasser le gouvernement », l'armée était « une institution sérieuse et respectueuse », ajoutant même : « Nous respectons monsieur le Président en tant que notre commandant en chef et nous nous plions à la loi ».

Neuf mois plus tard, c'est ce même général qui a ordonné à ses troupes de tirer sur la foule à l'aéroport de Tegucigalpa ! Depuis le coup d'état, on a appris pas mal de choses. Entre autres, le journal La Prensa révèle que dans la nuit du 21 juin eut lieu une réunion entre des politiciens influents du pays, des chefs militaires et l'ambassadeur Llorens pour « chercher une issue à la crise », la crise étant la consultation populaire décidée par Zelaya sur la possibilité d'un chef d'état de briguer un second mandat. Eventualité inacceptable pour la droite du pays qui voyait glisser à gauche, vers les Chávez, Correa, Morales, Ortega et autres Castro, un président qu'elle avait elle-même porté au pouvoir !

Quant au New York Times, il a confirmé que s'était tenue une autre réunion à laquelle assistaient "le Secrétaire d'Etat adjoint pour les affaires de l'Hémisphère Occidental, Thomas A. Shanon, l'ambassadeur Llorens, de hauts officiers des forces armées et des leaders de l'opposition» pour «renverser le Président Zelaya, l'arrêter et désigner l'autorité qui pourrait le faire».

Nous voulons bien croire qu'Obama - qui a condamné modérément le coup d'état- n'était pas au courant.

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 19:01
La vie du docteur Hector Castillo, coordinateur de la résistance au Honduras, est menacée

de Gloria Gonzalez Justo

Alertés par les mouvements sociaux au Honduras, les anciens élèves diplômés de l'ELAM (Ecole latino-américaine de médecine) ont fait parvenir un communiqué aux medias, les informant de la situation dans laquelle se trouve le Dr. Luther Castillo Harris, diplômé de la première promotion de l'école latino-américaine de médecine de Cuba et coordinateur des mouvements sociaux au Honduras.

Celui-ci a transmis ce message : « J'appelle à dénoncer le fait que l'armée a ordre de m'arrêter et de m'abattre si je résiste. »

Luther Castillo Harris est originaire de la Mosquitia, une région dans la jungle, difficilement accessible, au Nord-Est du Honduras. Il appartient à l'ethnie garifona, composée de descendants d'esclaves en fuite d'un bateau naufragé près des côtes de l'île de Saint Vincent.

Titulaire d'une bourse d'étude à Cuba, il étudie gratuitement la médecine à l'Ecole latino-américaine de médecine (ELAM), comme des milliers de jeunes étudiants pauvres, venus des quatre coins du monde.

Ses études terminées, il retourne pratiquer la médecine dans sa communauté d'origine. Là, grâce à la collaboration de Cuba, le gouvernement de Manuel Zelaya construit un hôpital, équipé de matériel de pointe, qui ouvre ses portes le 8 octobre 2007. Luther en devient le directeur. Depuis son ouverture, des milliers de personnes, qui n'avaient jamais vu de médecins auparavant, ont reçu des soins.

Dès le début du coup d'Etat, Luther a rejoint les mouvements sociaux de résistance, dont il est devenu le coordinateur.

C'est Luther, et tous les paysans, les ouvriers, le peuple souverain du Honduras qui prenait enfin son destin en main que les putschistes veulent abattre.

Aujourd'hui, le peuple hondurien n'a pas peur, il le crie dans les rues. Ecoutez cette chanson que les manifestants chantent à la tête des gorilles.

Ils ont peur de nous parce que nous n'avons pas peur d'eux !

Merci de divulguer cette information à tous les médias.


Liliana Felipe - Nos tienen miedo porque no tenemos miedo


De : Gloria Gonzalez Justo
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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 21:11

A l'heure où le Haut Commissariat de l'ONU pour les droits de l'homme dit s'inquiéter du "recours excessif à la force"Manuel Zelaya, les premières vidéos amateur tournées dans le pays depuis le début du coup d'Etat apparaissent sur Internet, montrant la vive tension qui règne entre policiers et manifestants dans les rues de la capitale. contre les partisans du président déchu du Honduras,


  


Postée le 30 juin sur Youtube, une vidéo dénonce la répression opérée par les forces de l'ordre dès les premières manifestations. Un homme qui se présente comme sociologue, et dit n'être engagé dans aucun mouvement, raconte avoir été attaqué dans un café "comme un sauvage". Au sein de l'hôpital Escuela, Silvia Ayala, députée pro-Zelaya du Congrès, affirme que "l'ordre a été donné de tirer sur les manifestants", et dénonce l'utilisation de gaz au poivre "pourtant interdit au niveau international, y compris contre des femmes enceintes". On peut voir des fumigènes lancés devant l'hôpital et la panique qui s'empare alors d'un groupe de femmes dont l'une porte un bébé.

TELE COUP D'ETAT

Comme en Chine pour les émeutes dans le Xingjiang, ou il y a quelques semaines en Iran, le Net fait encore une fois office de canal d'information parallèle pour les opposants aux nouvelles autorités en place depuis l'expulsion du président Manuel Zelaya. Dès le 28 juin, les militaires ont fermé l'antenne de plusieurs radios du pays. Et si les différentes chaînes de télévision émettent, leurs émissions sont régulièrement interrompues par des messages diffusées par la chaîne "officielle" des nouveaux dirigeants. Les images des manifestations massives en faveur du retour de Manuel Zelaya n'y apparaissent pas. La chaîne Telesur, proche d'Hugo Chavez, qui transmet depuis le Venezuela, a été retirée du "bouquet" câblé. La station américaine CNN a été elle aussi coupée dans les premières heures qui ont suivi le coup d'Etat.

Les partisans de Zelaya ont donc commencé à filmer et à diffuser les vidéos sur le Net. "On appelle ça 'Télé coup d'Etat' parce que les chaînes nationales ne montrent pas la réalité de ce qui se passe. La vidéo la plus visitée, celle qui a le plus de succès, s'appelle 'Au Honduras il ne se passe rien'", a expliqué à un journaliste de l'AFP l'un des posteurs, César, qui suit des études d'ingénieur. "On l'a chargée aussi sur des serveurs, pour éviter qu'elle ne soit supprimée", précise-t-il. La vidéo montre les chars qui défilent dans les rues, des manifestants contre le successeur de Zelaya, Roberto Micheletti,  portant des pancartes comme "Micheletti le peuple te répudie", "Traître", et des affrontements entre manifestants et militaires, certains assez violents, le tout bercé par une chanson douce évoquant la guerre, la trahison, les aspirations à la paix du peuple hondurien.

Le projet Internet a germé chez un collectif d'étudiants des universités de la capitale qui racontent allumer leurs ordinateurs dans la rue, pour montrer les images aux voisins et aux passants. "C'est pour que le monde voie ce qui se passe, car nous savons qu'au Honduras la majorité des gens n'ont pas accès à Internet" a expliqué à l'AFP Adriana, étudiante en journalisme. Selon les données 2008 de l'Institut national de la statistique, 11 % seulement des foyers ont un accès Internet, 58 % ont la télévision, mais 70,8 % de la population a un téléphone portable.

Parmi les vidéos postées sur Youtube, celles signées "gremiodecineastas", littéralement "collectif de cinéastes", sont les plus fréquentes et les plus élaborées. La dernière, datée de dimanche, montre la foule qui, au cri de "El pueblo unido, jamas sera vencido" ("le peuple uni ne sera jamais vaincu", chanson chilienne de l'époque de Salvador Allende) a envahi les rues de la capitale,, Tegucigalpa, dans l'attente du retour de Manuel Zelaya, dont l'avion n'a finalement pas pu se poser sur l'aéroport entouré par les militaires.

Un manifestant y interpelle la presse internationale et les gouvernements du monde entier : "Il ne faut plus accepter qu'il y ait des coups d'Etat dans ce nouveau siècle. (...) Ce n'est pas avec des coups d'Etat que nous allons résoudre les problèmes de développement de notre pays".

Le Monde.fr avec AFP
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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 19:48
« Notre premier message au peuple du Honduras est un message de solidarité et d'encouragement », a affirmé le Général Raul Castro, président du Conseil d'État et du Conseil des Ministres de Cuba, lors de la session extraordinaire de la réunion au sommet du groupe de Rio qui a eu lieu à Managua lundi dernier.

Au cours de cette réunion, d'importants accords ont été pris sur la base de la reconnaissance du Président constitutionnel du Honduras, Manuel Zelaya, comme le légitime représentant de cette nation, après qu'il ait été démis par le brutal coup d'état perpétré par des militaires putschistes aux ordres de l'extrême droite oligarchique du pays.

Le retrait des ambassadeurs, l'arrêt de l'envoi de pétrole, la fermeture des frontières du Honduras avec les pays voisins, l'organisation d'une campagne mondiale de dénonciation des faits, la suppression d'accords économiques et de prêts bancaires, toutes ces mesures ont été adoptées à Managua et se maintiendront tant que les militaires continueront à usurper le pouvoir. Ce sont des accords pris en faveur de la vérité et de la démocratie, et adoptés par tous les pays de l' Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA) et du Groupe de Rio.

Au même moment, à l'Assemblé Générale de l'ONU, de nombreux discours étaient prononcés contre le coup d'état. Manuel Zelaya y a annoncé sa décision de retourner au Honduras. Son geste démontre combien il est soucieux de se situer aux côtés des plus démunis à l'heure de relever le défi lancé par les groupes hégémoniques.

A l'heure actuelle, dans le pays de Fransisco Morazan, les tanks et les fusils répriment le peuple qui refuse de se rendre et répond à l'appel à la grève générale.
Ces dernières heures ont été marquées par la tension et le combat populaire dans les rues de tout le pays. Les manifestations se sont également multipliées dans le monde entier en appui à la constitutionalité et en faveur du futur des peuples de l'Amérique.

Une phrase prophétique de la Déclaration de la Havane est aujourd'hui, plus que jamais d'actualité: « Cette grande humanité a dit "Ça suffit" et elle a commencé à avancer ».

En ce moment, c'est de solidarité et d'appuis qu'a besoin le peuple du Honduras, et tous leurs frères de l'Amérique latine, avec les cubains en première file, sont disposés à les soutenir afin de stopper la tentative de coup d'état.

Les prochains jours seront décisifs. On en tirera les leçons de l'histoire en action. Il faudra voir, comme nous a alerté Raul, si tous ceux qui ont condamné verbalement les militaires putschistes du Honduras, continueront de soutenir leurs critères et se battront réellement jusqu'au bout pour la démocratie, la justice et la raison.
L'Amérique Latine a beaucoup changé depuis les jours où les soldats yankees ont envahi le Guatemala, il y a 55 ans, pour y massacrer le peuple et démettre le président Jacobo Arbenz, ou l'époque où le gorille Pinochet a assassiné Salvador Allende au Palais de la Moneda, et avec lui la démocratie. Salvador Allende est, ce jour là, entré au panthéon de ceux qui, au sud du Río Grande, sont morts pour la cause de la justice sociale.

Aujourd'hui toute l'Amérique Latine, depuis le plus humble village jusqu'à la plus grande métropole, soutient la constitutionalité du Honduras.
Le peuple de Cuba se déclare solidaire de ses frères du Honduras. Il y a en ce moment près de cinq mille de leurs compatriotes qui leur prêtent des services de santé et qui sont la preuve absolue de la force des principes qui les guident dans toutes les régions où ils vont prêter leurs services.

Nous sommes tous conscients du fait que c'est la force de tous qui fait la force du Honduras. / ACN

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 19:27
TEGUCIGALPA . Membre fondateur de l'Organisation politique Les Naïfs (OPLN), Gilberto Rios est l'un des animateurs des manifestations contre le président putschiste, Roberto Micheletti.

Il y a une semaine, des militaires fomentaient un putsch contre le président démocratiquement élu du Honduras, Manuel Zelaya. Le pays est depuis le théâtre de manifestations, de censure et de répressions. Entretien avec Gilberto Rios, organisateur des rassemblements exigeants le retour de Zelaya.

Comment réagissez-vous à la décision du président illégitime, Roberto Micheletti, de sortir de l'Organisation des États américains (OEA) avant que celle-ci ne suspende le Honduras ?

Gilberto Rios. C'est une mesure pour autojustifier son coup d'État et son gouvernement de facto. Roberto Micheletti a été condamné par la communauté internationale. Le pays est seul. Il n'a aucun appui.

Une semaine après le coup d'État, disposez-vous d'informations sur les conspirateurs  ?

Gilberto Rios. Nous avons la certitude et des informations confirmées de l'intervention de personnes étrangères, deux membres de la CIA en particulier, Otto Reich et Robert Carmona, même si le gouvernement américain et Barack Obama ont dénoncé le coup d'État. Ces personnes sont connues pour avoir participé à des coups d'État soutenus par la CIA, comme le 11 avril 2002 contre le président Hugo Chavez au Venezuela, ou s'être prononcées contre le gouvernement de Zelaya lorsque le pays a adhéré à l'Alliance bolivarienne pour les peuples d'Amérique (Alba). Robert Carmona, qui s'est formé à l'École militaire des Amériques, s'est consacré à promouvoir l'interventionnisme étranger au Honduras. Techniquement, il faut relever le rôle joué par Billy Joya. Ce membre de la CIA, fondateur de l'escadron de la mort 3-16, est responsable de plus de 184 disparitions durant les années quatre-vingt (il a été nommé ministre conseiller de Roberto Micheletti - NDLR). Parmi leurs appuis politiques, on trouve les cercles du patronat, terriblement réactionnaires et conservateurs, et l'Église catholique, qui s'est pu- bliquement prononcée en faveur du coup d'État.

Comment vous organisezvous depuis que le Congrès a renforcé l'état de siège ?

Gilberto Rios. L'unique stratégie adoptée est de se joindre par téléphone portable et de communiquer par SMS. À chaque manifestation, nous appelons à la tenue d'une autre pour le lendemain. Vendredi, il y a eu, à Tegucigalpa, la plus grande manifestation que la capitale ait connue avec plus de 150 000 personnes demandant le retour du président Zelaya.

Qui sont les manifestants anti-Zelaya ?

Gilberto Rios. Des secteurs importants de la classe dominante mais également des employés de patrons obligés de manifester. Certains sont payés, et cela a été confirmé. D'autres ont été trompés, en leur faisant croire par exemple que le secrétaire général de l'OEA soutenait Roberto Micheletti. La confusion est d'autant plus grande que les médias ne retransmettent que ce que le gouvernement autorise.

À vos yeux, pourquoi Roberto Micheletti s'accrochet- il au pouvoir ?

Gilberto Rios. L'obstination guidée par la raison est une noble vertu. Là, nous sommes face à un personnage psychopathe qui agit de manière anachronique. Déjà, lorsqu'il était président du Congrès, nous condamnions ses dérives dictatoriales. Aujourd'hui, il commande une armée selon les vieilles méthodes de l'Amérique latine. Son action ne répond pas aux intérêts de la population mais à ceux de la classe dominante.

Désormais, que peut-il se passer ?

Gilberto Rios. Malheureusement, la situation pourrait déboucher sur une guerre civile. Hors de la capitale, ce sont les militaires qui gouvernent. Ils violent les droits de l'homme de manière flagrante. Les jeunes sont victimes de cette répression. Face à cela, ils pourraient chercher à s'armer. Nous n'écartons pas la possibilité de dialogue avec Roberto Micheletti. Mais nous demandons une plus grande intervention de la communauté internationale. L'isolement politique est une bonne mesure, mais il ne faut plus commercer non plus avec ce gouvernement, alors que les libertés fondamentales du peuple sont violées. Entretien réalisé par Cathy Ceïbe

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