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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 13:05
Le Costa Rica va reprendre ses relations diplomatiques avec Cuba, a annoncé le président Óscar Arias. Il a expliqué que « l'heure est venue d'établir un dialogue direct et ouvert de relations officielles et normales qui nous permettent d'aborder nos différences et nos désaccords en discutant face à face et avec respect. ».
Les deux pays n'avaient plus de relations officielles depuis 1961. Les choses vont aller très vite puisqu'il est prévu que l'échange des ambassadeurs se déroule avant la fin mars 2009.

Suite à cette déclaration, le président désigné du Salvador, Mauricio Funes, a également affirmé que son futur gouvernement reprendra également des relations diplomatiques avec Cuba, son pays étant le dernier en Amérique latine à ne pas entretenir de relations avec l'île.
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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 10:26

Chavez traite Obama d'"ignorant" et écarte le retour de son ambassadeur

il y a 1 heure

CARACAS (AFP) - Le président du Venezuela Hugo Chavez a vivement critiqué son homologue américain Barack Obama, qualifié de "pauvre ignorant", et écarté un prochain retour de son ambassadeur à Washington.

Chef de file de la gauche radicale en Amérique latine, M. Chavez a reproché au président des Etats-Unis de l'avoir accusé d'"exporter le terrorisme", mais il n'a précisé dans quelles circonstances ce dernier aurait prononcé ces paroles.

"Maintenant tu viens m'accuser d'exporter le terrorisme? Le moins qu'on pourrait dire, c'est +pauvre ignorant+ ! Il devrait étudier davantage pour connaître la réalité latino-américaine", a déclaré le chef d'Etat vénézuélien au cours de son programme télévisé "Allô Président".

Proche allié du leader cubain Fidel Castro, M. Chavez, qui avait entretenu des relations exécrables, avec l'administration de l'ancien président américain George W. Bush, avait jusqu'ici adopté un ton plus modéré à l'égard de son successeur.

Lors de son intervention télévisée, il a précisé qu'il avait décidé de reporter le retour de son ambassadeur à Washington.

Les Etats-Unis avaient expulsé en septembre l'ambassadeur vénézuélien, en représailles à une mesure similaire du gouvernement de Caracas.

"J'avais déjà prête la désignation d'un nouvel ambassadeur pour envoyer un signal, mais quand j'ai vu ce qu'Obama a dit, j'ai mis la décision dans un tiroir et je me suis dit que nous allions plutôt attendre", a indiqué M. Chavez. Pour lui, le président américain a envoyé de "mauvais signaux".

"Si Obama nous respecte, nous le respecterons. Mais s'il veut continuer à nous manquer de respect, nous affronterons l'empire sur tous les terrains", a-t-il dit.

Selon M. Chavez, Barack Obama l'aurait également décrit comme un "obstacle au développement en Amérique latine".

"Quelle ignorance ! Le véritable obstacle, c'est l'empire que vous présidez, celui qui a exporté le terrorisme depuis 200 ans, a lancé des bombes atomiques sur des villes innocentes, a bombardé, envahi et ordonné l'assassinat de qui vous souhaitiez", a-t-il poursuivi.

Les deux dirigeants, qui ne se sont jamais rencontrés, doivent participer au sommet des Amériques, prévu en avril à Trinidad et Tobago.

M. Chavez a précisé qu'il exigerait à l'occasion de ce sommet la fin de l'embargo économique imposé par les Etats-Unis à Cuba depuis 1962. "Cet embargo est criminel, le président Obama est dans l'obligation morale de le suspendre", a-t-il affirmé.

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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 16:46

El Salvador : L'espérance a vaincu la peur

AUTEUR:  Ángel GUERRA CABRERA

Traduit par  Esteban G., revisée par Fausto Giudice


L'élection de Mauricio Funes à la présidence du Salvador est une victoire retentissante du grand mouvement social concentré autour du désir majoritaire, longtemps retardé, de justice sociale et de liberté. Son grand mérite a consisté à faire fléchir le bunker de la droite oligarchique qui détient le pouvoir au Salvador depuis le XIXè siècle et qui a été un des régimes le plus réactionnaires, corrompus et répressifs de l'Amérique Latine. Celui-là même qui a noyé dans le sang le soulèvement paysan de 1932 et négligé la substance, social et politique, des accords de paix. Il convient de rappeler qu'il les a paraphés car il n'a pas pu vaincre la rébellion armée des années quatre-vingt, en dépit de l'aide militaire massive qu'il a reçu des USA. Composé par les huit groupes patronaux qui contrôlent le pouvoir réel, ce régime a essayé de barrer la route au candidat populaire en se servant des nombreuses ressources financières, publiques et privées, et de la coercition économique et politique soutenue par une féroce campagne de terrorisme médiatique. Mais cette fois-ci, comme Funes l'a affirmé en proclamant sa victoire, « l'espérance a vaincu la peur ».


Le président élu, est un prestigieux journaliste critique des gouvernements conservateurs d'extrême droite de l'ARENA, il a été nommé candidat par le Front Farabundo Martí pour la Libération Nationale (FMLN), qui regroupe des combattants et des sympathisants des ex-organisations de guérilla ainsi que de nombreux militants sociaux de générations récentes. Le FMLN s'est constitué comme parti politique dès la signature des accords de paix de 1992. Depuis, il a traversé la difficile période de sa reconversion en une organisation capable de disputer le gouvernement à l'oligarchie par la voie électorale tandis qu'il faisait face à la confusion idéologique favorisée par l'effondrement de ce que l'on nommait le socialisme réel et l'impact psychologique de la fin de conflit négociée sans avoir pu atteindre les objectifs de la guérilla. 

Dans cette étape il a réussi à être une référence dans la lutte contre la politique néolibérale, la défense des causes populaires et la solidarité latino-américaine sous la conduite du défunt Schafik Handal (1). C'est la quatrième occasion dans laquelle il concourt à la présidence, un processus dans lequel, son capital électoral et ses postes électifs augmenteront de plus en plus. Funes a un excellent programme de gouvernement constitué grâce à une consultation nationale avec les bases populaires et d'autres secteurs . Il souligne que la responsabilité de l'État est d'assurer le droit du peuple à l'éducation, à la santé, à la culture, à la science, au sport, à la nourriture, l'égalité des sexes ainsi que l'orientation de l'économie. Il revendique les droits des peuples indigènes, donne la priorité à la création de d'emplois et insiste sur l'unité et l'intégration de l'Amérique Centrale et des Caraïbes à l'intérieur du processus d'unification de l'Amérique latine. Il cherche à sortir du champ de l'immobilisme et de promouvoir l'économie en stimulant les entreprises privées nationales, surtout petites et moyennes, et il assure qu'il empêchera de nouvelles privatisations des services publics. Il promet de former un gouvernement attentif aux besoins populaires et de combattre la corruption. 

Accomplir ces objectifs exigera un extraordinaire effort de mobilisation populaire et de négociation avec les autres forces politiques et le patronat car le nouveau président n'a pas de majorité parlementaire ni de représentation dans le système de la justice, contrôlé par la droite tout comme les commandements de l'Armée, les forces de sécurité et une grande partie de l'appareil d'État. En outre, l'économie dépend beaucoup de celle des USA, à laquelle elle est liée par un Traité de libre échange [TLC], et des aides financières envoyées par les émigrés aux USA, qui constituent presque la moitié de la population. 

Le peuple salvadorien s'était levé en armes à cause de l'iniquité sociale intolérable et de l'oppression politique dont il souffrait. Après la signature de la paix, il a été enfoncé encore plus dans la pauvreté et la misère par le néolibéralisme et les séquelles du conflit armé. Les accords de paix avaient fourni un espace politique qui, aussi restreint qu'il fût, n'avait jamais existé avant. Le FMLN a accepté le défi et il arrive aujourd'hui à la présidence, comme Funes l'a proclamé, avec au cœur l'option préférentielle pour les pauvres de « notre évêque martyr » Arnulfo Romero (2). Il mérite et il recevra certainement la solidarité des gouvernements progressistes et des peuples d'Amérique latine. 

Notes de Tlaxcala 

1) Schafik Jorge Handal est né le 14 octobre 1930. Homme politique salvadorien, membre du Frente Farabundo Martí para la Liberacion Nacional (Front Farabundo Martí pour la Libération Nationale [FMLN]), ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2004 face à Elias Antonio Saca.De 1959 à 1994, Handal est le secrétaire général du Parti communiste salvadorien. Ancien membre de la guérilla, Handal participe à l'unification des cinq mouvements d'opposition armée sous le nom de Frente Farabundo Martí para la Liberación Nacional. Après les accords de paix de Chapultepec en 1992, le FMLN se transforme en parti politique et Handal en assume le rôle de coordonnateur général. En 1997, Handal est élu à l'Assemblée nationale et y prend la tête du groupe FMLN. ilse présente à l'élection présidentielle salvadorienne du 21 juin 2004 et perd au second tour face à Elías Antonio ("Tony") Saca de l'Alianza Republicana Nacionalista (ARENA) par 36% contre 58%. Handal est le descendant d'émigrés palestiniens tout comme Saca. Schafik Jorge Handal décèdera le 24 janvier 2006. Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Schafik_Handal


2) Oscar Arnulfo Romero Galdámez est né à Ciudad Barrios, dans le Département de San Miguel, au Salvador en août 1917. Romero a été ordonné prêtre le 4 avril 1942, et nommé évêque suppléant de San Salvador en 1970; quatre ans après, il est envoyé comme évêque dans la région cafetière de Santiago de María. En 1977 il est nommé archevêque de San Salvador pour son profil studieux et calme à l'intérieur de l'église. C'est de là que viendra sa conversion vers le peuple, réaffirmant sa condition prophétique. De cette rencontre, disons du choc de cette rencontre, avec la réalité conflictuelle salvadorienne et la proximité avec les fils conducteurs du pouvoir économique et politique, émergera l'homme qui sut interpréter son époque sociale et se mettre du côté des exclus et des oubliés de son pays. Le point crucial de cette conversion fut l'assassinat de son ami le Père Rutilio Grande en mars 1977 par la Garde Nationale, qui l'avait étiqueté "communiste subversif". La conscience de Romero fut ébranlée ainsi que son rôle devant la dure réalité du peuple salvadorien vers la fin des années 70, dont on distinguait les prémisses de la guerre civile qui sévira dans ce pays pendant plus de douze ans avec des centaines de milliers de morts. L'injustice et l'abus des militaires, alliés avec la classe politique et le pouvoir économique national, ainsi que les « sympathies » avec des groupes usaméricains, soulèveront la mobilisation de groupes armés contre l'ordre établi par le mauvais gouvernement. Il résultera des disparitions et des assassinats de paysans, d'étudiants, de dirigeants populaires, d'hommes, de femmes et d'enfants dont le principal délit aura été d'être pauvre. Face à la réalité Monseigneur Romero décide alors d'accompagner son peuple, en répondant par la dénonciation de ce qu'il considère humainement injuste, en réaffirmant son option pour les pauvres et la cohabitation en société. Le peuple trouve là une voix et une main amie, qui va lui donner non pas des dons pour supporter la douleur, mais plutôt l'espoir d'un mieux vivre. C'était Arnulfo Romero qui dénonçait les abus du pouvoir et rien de moins qu'à partir du pupitre de la cathédrale de San Salvador. Cette option le mènera à la mort, le 24 mars 1980, durant l'eucharistie dans la chapelle de l'hôpital de la Divina Providencia. Un tueur à gages lui tire dessus en pleine poitrine. Il meurt sur le coup. Les groupes de pouvoir auront payé pour ce meurtre de peur des dénonciations de l'évêque. Plus tard on saura que le commanditaire était Roberto D'Aubuisson, militaire et leader des escadrons de la mort.

Source : La Jornada - El Salvador: la esperanza venció al miedo

Article original publié le 19 mars 2009

Sur l'auteur

Esteban G. est rédacteur du blog http://letacle.canalblog.com/, Fausto Giudice rédacteur du blog Basta ! Journal de marche zapatiste. Tous deux sont membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et d'en mentionner l'auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=7264&lg=fr



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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 16:05

El Salvador : des guérilleros au pouvoir

Dix-sept ans après avoir déposé les armes sans avoir été vaincu militairement, le Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN) a porté son candidat Mauricio Funes à la présidence du Salvador, le 15 mars 2009. L'ex-guérilla s'était convertie en parti politique après les accords de paix qui, le 16 janvier 1992, à Chapultepec (Mexique), ont mis fin à douze années d'une terrible guerre civile (soixante-quinze mille morts). Dans un conflit au cours duquel, d'après la Commission de la vérité créée par les Nations unies, 85 % des assassinats ont été commis par l'armée et les escadrons de la mort, et 5 % par la guérilla, les forces armées salvadoriennes ont été massivement soutenues par les Etats-Unis (4,6 milliards d'euros).

Journaliste sur la chaîne 12 de télévision - et ancien correspondant de CNN en espagnol -, M. Funes, de tendance sociale-démocrate, n'a pas participé à la lutte armée. En revanche, son vice-président Salvador Sánchez Cerén est un ex-commandant de la guérilla.

Cette victoire du FMLN met un terme à vingt années d'hégémonie de l'Alliance républicaine nationaliste (Arena). Fondé par l' « âme damnée » des escadrons de la mort, Roberto d'Aubuisson, et émanation de l'extrême droite, ce parti a peu à peu laissé en chemin ce passé sulfureux, mais n'en demeure pas moins le représentant d'une droite dure. Pour tenter de barrer le chemin à la gauche, les deux autres formations conservatrices, le Parti de conciliation nationale (PCN), représentant des gouvernements militaires (1961-1976), et le Parti démocrate-chrétien (au pouvoir de 1984 à 1989), ont renoncé à présenter un candidat et se sont ralliés d'emblée à l'Arena.

Dans la grande tradition, cette sainte alliance a mené une « campagne de la peur » qui a bénéficié de l'appui de la plupart des médias. A un archaïque langage de guerre froide s'est ajouté le thème récurrent lors de chaque élection, en Amérique latine, ces dernières années : le danger représenté par les liens (réels et/ou supposés) entre le FMLN et le « dictateur (sic !) vénézuélien Hugo Chávez ». Les Salvadoriens ne se sont pas laissés abuser.

Principal parti d'opposition depuis sa première participation au jeu démocratique, lors des législatives de 1993, le FMLN est devenu la première force politique du pays (mais sans détenir la majorité à l'Assemblée nationale) lors du scrutin législatif du 18 janvier 2009.

Il n'est guère surprenant de voir le Salvador rejoindre le groupe des pays latino-américains gouvernés à gauche et au centre gauche. La désastreuse situation sociale de ce petit pays de 5,7 millions d'habitants a obligé plus de 2,5 millions d'entre eux à émigrer, essentiellement aux Etats-Unis ; 47,5 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et 19 % dans l'extrême pauvreté - quand 0,3 % accaparent 44 % du revenu national. Un chômage massif et le taux d'homicides le plus élevé du continent (67,8 pour cent mille habitants) complètent le tableau.

Lors de la campagne électorale de 2004, le gouvernement de M. George W. Bush était intervenu sans pudeur pour faire barrage au FMLN et appuyer l'Arena. Prédisant les pires catastrophes « si le communisme s'emparait du Salvador », Washington était allé jusqu'à menacer d'empêcher l'envoi d'argent au Salvador - les remesas - des immigrés salvadoriens vivant aux Etats-Unis. L'annonce n'avait rien d'anodin : seconde source de revenus du pays, ces remesas pèsent pour 17 % du produit intérieur brut (3,8 milliards de dollars en 2008). L'élection de M. Antonio Saca permit la persistance de la relation privilégiée San Salvador-Washington, constante de la politique des deux pays. M. Saca sera d'ailleurs le dernier dirigeant latino-américain à maintenir des troupes en Irak (depuis, le président colombien Alvaro Uribe a pris la relève en annonçant l'envoi de troupes colombiennes en Afghanistan).

Comme à l'accoutumée, aux Etats-Unis, les représentants républicains Dana Rohrabacher et Conni Mack ont sonné le tocsin à la veille de l'élection : « Si le FMLN gagne ce dimanche, le Salvador se transformera rapidement en un satellite du Venezuela, de la Russie et peut-être de l'Iran (1).  »

Changement d'époque ? Il est trop tôt pour le dire. Toutefois, l'arrivée à la Maison Blanche de M. Barack Obama semble changer la donne. Après que le porte-parole du département d'Etat Heidi Bronke a affirmé que le gouvernement des Etats-Unis n'appuierait aucun candidat, Washington a réaffirmé sa détermination à coopérer avec quelque président que ce soit. En l'occurrence M. Funes, qui sera investi le 1er juin.

Reste à savoir si sa politique sociale s'inspirera du camp des « modérés » (Brésil, Chili, Uruguay) ou des « radicaux » (Bolivie, Equateur, Venezula).

Maurice Lemoinevalise du monde diplomatique

(1) BBC Mundo, 14 mars 2009.

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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 15:23
Le FMLN annonce que le Salvador va rétablir ses relations diplomatiques avec Cuba

Le représentant à La Havane du  Farabundo Martí pour la Libération Nationale (FMLN), Alfredo Elías, a annoncé ce mardi que le Salvador va rétablir ses relations diplomatiques avec Cuba, après 50 ans.

Presse Web YVKE

 


 
Le représentant à La Havane du Farabundo Martí pour la Libération Nationale (FMLN), Alfredo Elías, a annoncé ce mardi que le Salvador va rétablir ses relations diplomatiques avec Cuba après la victoire du candidat de ce parti,  Maurice Funes, dans les élections présidentielles de dimanche.

« Pour nous, le peuple cubain est un frère de sang et, par conséquent, la première chose que nous ferons sera de rétablir nos relations diplomatiques », a déclaré Elías à la télévision de l'île.

Le Salvador a rompu les liens diplomatiques avec La Havane en 1959, après le triomphe de la révolution dirigée par Fidel Castro.

Le rétablissement des relations avec Cuba faisait parti du programme politique du président élu Funes, qui assumera comme chef d'État du Salvador le prochain 1º de juin.

Elías a indiqué que le FMLN et son Gouvernement sont prêts à rejoindre les pays de la Bolivariana Alternative pour les peuples de la Notre Amérique (ALBA), impulsé par  le Vénézuéla et auquel appartiennent, en outre, Cuba, le Nicaragua, la Bolivie, le Honduras et la république Dominicaine.

« Nous remercions le peuple cubain qui nous a  ouvert ses hôpitaux et  traité les bléssés de guerre, les patients  dans « la Mission Miracle », qui nous ont ouvert leur université pour que nos étudiants puissent ici se former ».

« Nous devons établir des relations avec les pays amicaux, avec tous les pays du monde, nous nous considérons des amis , nous respectons leurs Gouvernements » a-t-il ajouté.




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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 23:19

Farabundo Martí - Dicen que vieron pasar
par multicanalALBA
Augusto Farabundo Marti était le chef du parti communiste salvadorien, décédé lors des répressions du soulèvement paysan de 1932, qui avaient fait entre 15 et 20 000 morts.

Au Salvador, le FMLN (Frente Farabundo Marti de Liberacion Nacional - Front Farabundo Marti de Libération Nationale) est à l'origine (1980) un mouvement de guérilla issu de l'unification de 5 forces révolutionnaires sous l'égide cubain. Ces 5 composantes sont:

  • le FPL (Force populaires de libération), créé en 1970 par Salvador Cayetano Carpio,
  • l'ERP (Armée révolutionnaire du peuple), créée en 1972 par Joaquín Villalobos et privilégiant la lutte armée par rapport au travail politique,
  • les FARN (Forces Armées de la Résistance Nationale), créées en 1975 par des dissidents de l'ERP, privilégiant le politique,
  • le PRTC (Parti révolutionnaire des travailleurs centre-américains), créé en 1976 et enfin
  • les FAL (Forces armées de libération), formées en 1980, branche armée du PCS (Parti Communiste Salvadorien).

A son apogée, le FMLN a dû compter jusqu'à 6 000 combattants.

Le FMLN s'est transformé en un parti politique en 1992, après le rétablissement de la paix et de la démocratie. Il est devenu la première force politique du pays, malgré des dissensions en son sein entre orthodoxes (socialistes révolutionnaires), rénovateurs (sociaux démocrates) et tercéristes, partisans de l'unité du parti. Il est membre de la COPPPAL.

et depuis dimanche



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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 20:53

. Funes rejoint ainsi la vague de gauche qui s'est propagée en Amérique latine !

Le FMLN a gagné au Salvador

SAN SALVADOR, 15 mars.- Le Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN) a remporté les élections présidentielles au Salvador avec 51,3% des voix, selon des chiffres provisoires portant sur 90,4% des suffrages, a-t-on annoncé officiellement.

Mauricio FunesLes rues de San Salvador se sont aussitôt remplies de partisans du FMLN venus fêter la victoire de leur candidat Mauricio Funes, âgé de 49 ans, qui prendra ses fonctions le 1er juin. Son opposant, Rodrigo Avila, de l'Alliance républicaine nationaliste (ARENA), parti au pouvoir, a obtenu 48,7% des voix, a annoncé le Tribunal suprême électoral (TSE).

Les sympathisants du FMLN brandissaient des drapeaux rouges, symbole de ce parti fondé en 1992 après la signature des accords de paix de Chapultepec, qui mirent un terme à la guerre civile qui déchira le pays de 1980 à 1992.

L'annonce des résultats a été faite un jour après une journée de vote qui d'après les observateurs et les autorités s'est déroulée sans incidents majeurs. «Nous avons vécu un processus électoral transparent, tranquille et massif», a déclaré le président du TSE Walter Araujo dans le message qu'il a transmis au pays à la fermeture des bureaux de votes.

Par ailleurs, le quotidien La Prensa a indiqué que 60% des 42 millions d'électeurs inscrits se sont rendus aux urnes, soit 6% de plus que lors des élections législatives et municipales du 18 janvier.

«C'est avec émotion que je tiens à remercier humblement tous ceux qui ont voté pour moi, tous ceux qui ont choisi la voie du changement», a signalé Fuentes en proclamant sa victoire. (SE)
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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 12:04



Des ministres sud-américains de la Défense réclament la levée du blocus contre Cuba

 SANTIAGO DU CHILI, le 10 mars. - Des ministres de la Défense de la région, réunis aujourd'hui à Santiago du Chili pour le premier Conseil de défense sud-américain (CDS), ont convenu que les Etats-Unis doivent lever le blocus économique injuste contre Cuba, imposé depuis près de 50 ans, rapporte l'agence PL.

Le vice-président et ministre de la Défense du Venezuela, Ramon Carrizalez, a affirmé que l'ensemble de la communauté internationale condamne ce blocus ainsi que les mesures arbitraires des Etats-Unis contre l'île.

De son côté, le ministre de la Défense du Brésil, Nelson Jobim, consulté par des journalistes sur la possibilité de donner aux Etats-Unis un statut d'observateur auprès du mécanisme défensif de l'Union des nations sud-américaines (UNASUR), a déclaré que Washington « ne pourra voir son statut évoluer auprès de la région tant que le blocus contre Cuba sera maintenu ».

Pour le ministre uruguayen, José Bayardi, Cuba ne constitue aucune menace contre la sécurité des Etats-Unis et la politique de Washington envers Cuba est davantage déterminée par le lobby interne cubano-américain que par une analyse à froid.

Pour sa part, Walker San Miguel, ministre bolivien de la Défense, a indiqué qu'il s'agit de mesures qui affectent le peuple cubain, avant de souligner : « Nous condamnons toutes ces mesures hégémoniques. »

Selon l'AFP, les ministres de la Défense des 12 pays de l'UNASUR ont mis en place, ce mardi, un organisme destiné à promouvoir la coopération entre les différentes forces armées, à créer des opérations de paix conjointes et à rendre transparentes les dépenses militaires. 
 
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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 13:28

Les occasions ratées II
Canoë 
05/03/2009 21h05 

De Jacques Lanctôt 

Un an ou deux plus tard, toujours à Paris, je militais de plus en plus activement dans les organisations de solidarité avec l'Amérique latine. Je devais partir incessamment pour les montagnes de Tucuman, dans le nord de l'Argentine, pour me joindre à un bataillon de combattants internationalistes, composés de Chiliens, d'Uruguayens, de Boliviens, d'Argentins et bientôt... d'un Québécois!

Mon HLM, dans la banlieue nord de Paris, surnommée la ceinture rouge parce presque toutes les mairies de ce département étaient communistes, avait l'air d'une véritable auberge espagnole. Y venaient s'y réfugier pendant une nuit, une semaine, un mois, des militants éprouvés qui avaient frôlé la mort de près dans leur pays, ou encore, des parents de militants emprisonnés ou assassinés, comme les vieux Santucho, dont la famille avait presque entièrement été décimée par la junte militaire. J'avais même installé dans le salon une machine à imprimer, une Gestetner, qui faisait un bruit d'enfer lorsqu'elle se mettait en marche. J'y imprimais des tracts, des documents de discussion, des manifestes et même de petites brochures, que j'allais ensuite distribuer dans des librairies des cinquième et sixième arrondissements, dont la fameuse librairie de François Maspero, la si bien nommée La joie de lire. C'est à cet endroit privilégié que les services de renseignement de la police française allaient s'approvisionner pour se tenir au courant des activités et des états d'âme de la diaspora latino-américaine, entre autres.

Un soir, je me suis retrouvé dans une réunion à laquelle participait le frère du Che Guevara, Roberto. Il était avocat et il s'en allait à Genève, pour y dénoncer auprès de l'Organisation internationale du travail (OIT) les difficiles conditions des travailleurs argentins aux prises avec une des dictatures des plus sanguinaires de ce continent. C'était un homme noble, à la stature impressionnante, si je me souviens bien, à l'accent si typique des gens du Rio de la Plata, qui parlent le «lunfardo». Non pas qu'il était corpulent, mais disons qu'il en imposait et je me sentais tout petit à ses côtés.

Encore une fois, j'ai figé devant quelqu'un qui m'impressionnait. J'ai été incapable de lui adresser la parole. Cela se passait à peine huit ou neuf ans après que son frère, Ernesto Che Guevara, ait été assassiné en Bolivie. Pourtant, j'aurais eu tellement de choses à lui dire, à lui demander. J'aurais aussi voulu lui parler de ce petit village gaulois qui résistait de son mieux, au nord de 45e parallèle. Il est parti après cette rencontre et je ne l'ai jamais revu.

Nous étions en 1975 ou 1976, l'urgence d'agir était palpable, personne ne portait de médailles qui auraient pu rappeler les faits d'armes des uns et des autres. Nous étions tous égaux dans les habits neutres de l'exil, mais j'étais admiratif devant certains d'entre nous qui revenaient du «front», Chili, Uruguay, Argentine, Brésil, le sourire aux lèvres, la bouche remplie d'histoires de résistance et avec des yeux qui avaient vu l'horreur de près, mais aussi avec l'envie d'y retourner au plus vite. Leurs récits avaient pour moi des allures de grands romans d'aventures.

Je ne suis jamais parti pour ces lointaines montagnes du nord de l'Argentine et ces frères ont presque tous été tués. Ils ont laissé un grand vide en moi, qu'il m'est toujours difficile à combler encore aujourd'hui. Cette autre occasion ratée, celle de partir pour grossir les rangs de la guérilla, a fait que je suis toujours en vie. Je ne m'en plaindrai pas, mais trente ans plus tard, il arrive souvent que le survivant que je suis lève son verre à la santé de tous ces camarades disparus.

Chroniques de Jacques Lanctôt sur canoe infos

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 19:56
Le président Hugo Chávez vient une nouvelle fois de donner une leçon de démocratie à ses détracteurs. Le 15 février 2009, pour la quinzième fois en dix ans, les Vénézuéliens ont été appelés aux urnes, cette fois-ci, pour se prononcer sur l'amendement constitutionnel qui abrogera la limite des mandats du président, des maires, des députés et des gouverneurs [1]. Pour la quatorzième fois en une décennie, les électeurs ont montré leur soutien au leader bolivarien en s'exprimant à 54,86 % en faveur de l'amendement qui permettra à Chávez de se représenter en 2012 [2].
Aucun président latino-américain ne dispose d'une légitimité démocratique aussi avérée que celle du dirigeant vénézuelien. La participation au vote a été massive, atteignant les 70 %. Par rapport à l'échec de décembre 2007, où la réforme constitutionnelle (69 articles), mal expliquée, fut rejetée à une infime majorité de 50,7 %, le gouvernement vénézuélien a gagné près de deux millions de voix supplémentaires, renforçant sa popularité [3].
Malgré les plaintes et les accusations de fraude de l'opposition, le scrutin a été, une nouvelle fois, salué par la communauté internationale pour sa transparence [4]. Le Groupe de Rio qui regroupe 33 nations du continent américain a qualifié le référendum de « nouvelle expression de civisme et se félicite de l'exercice démocratique » des Vénézuéliens, tout en soulignant « l'ample participation politique [5] ». Les Etats-Unis ont également salué un processus « conséquent avec les principes démocratiques », tout en faisant part de leur volonté de « maintenir une relation positive » avec Caracas [6]. Face à cela, l'opposition n'a eu d'autres remèdes que d'admettre sa défaite [7].
Le président Chávez, quant à lui, s'est réjoui de la victoire : « Aujourd'hui, c'est la vérité qui a gagné contre le mensonge, c'est la constance du peuple qui a gagné », en référence à la campagne médiatique de l'opposition. « Le socialisme bolivarien sort renforcé aux yeux du monde », a-t-il ajouté [8].
En effet, l'opposition ainsi que les médias occidentaux n'ont eu de cesse de mener une campagne de discrédit à l'égard des autorités vénézueliennes, accusant Hugo Chávez de vouloir devenir « président à vie », oubliant qu'en démocratie l'ultime décideur était le peuple. Bien évidemment, les transnationales de l'information se sont bien gardées de souligner que dans de nombreuses démocraties occidentales la limite du nombre de mandats était inexistante. Elles n'ont pas non plus jugé bon de rappeler que les Vénézueliens avaient la possibilité de révoquer leur président à mi-mandat si sa politique se révélait insatisfaisante, réalité inimaginable en Occident.
En dix ans de pouvoir, Hugo Chávez a entrepris des réformes économiques et sociales spectaculaires qui ont singulièrement amélioré le niveau de vie des catégories les plus vulnérables de la population, redonné une souveraineté politique et économique à son pays, insufflé un sentiment de dignité nationale à ses concitoyens, donné une stature internationale au Venezuela, dont le prestige ne cesse de croître au sein du Tiers-monde, fédéré une grande partie des nations latino-américaines autour de l'Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA), un projet émancipateur et intégrateur, et fait de la solidarité à l'égard des plus démunis le principe fondamental de sa politique étrangère. Voici brièvement les racines de la popularité du leader vénézuélien [9].
Cependant, Hugo Chávez doit encore faire face au moins à cinq défis majeurs : la baisse du prix du pétrole dont dépend l'économie vénézuelienne, le taux de criminalité qui, même s'il a été réduit, reste un problème sérieux, l'inflation toujours élevée, un niveau de corruption relatif mais présent dans certaines sphères du pouvoir et surtout une opposition qui refuse de se prêter au jeu démocratique en multipliant les campagnes médiatiques de dénigrement dont l'efficacité est indéniable. Mais le scrutin du 15 février 2009 illustre la confiance des Vénézuéliens à son égard pour faire face à ces obstacles et poursuivre sa politique de construction d'une alternative au néolibéralisme sauvage où l'être humain est placé au centre du projet de société.

Salim Lamrani
Enseignant chargé de cours à l'Université Paris-Descartes et à l'Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les États-Unis. Auteur de Cuba face à l'empire : Propagande, guerre économique et terrorisme d'État, dernier ouvrage publié en français : Double Morale. Cuba, l'Union européenne et les droits de l'homme.

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