Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  • : Cuba Si Lorraine
  •  Cuba Si Lorraine
  • : blog des amis de Cuba en Lorraine
  • Contact

19610419-CubaVictoryPlayaGiron-crop.jpg
-
cooltext517277295.png
MILCIA---copie-1.jpg
cooltext517276476.png
cooltext517276264.pngcooltext517275991.png
cooltext517276810.png
             -
colonne-gauche-copie-1.jpg
.

logo-gauche.jpg
-
Capture-freeforfive.JPG
cuba-debate.jpg 1er-mai-cuba
Pour en savoir plus
Cliquez sur l'image !

Recherche

nos amis + liens utiles

  .

titre_891504.jpg
.
.
.
RHC-1.JPG
Cubavision-TV.jpg
.
.
cuba_linda.jpg
. 

Archives

cooltext518801341.png
cooltext518803453.gif

Catégories

 

Sans-titre-1-copie-3.jpg

neruda-fidel.jpg

  logo-bas-ok.jpg

 

5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 08:23

raul-seminario-san-carlos1-580x378.jpg

Raul Castro assiste à l’inauguration du nouveau séminaire catholique de Cuba

 

La Havane, 4 novembre, (RHC)- Le Président cubain, Raul Castro a assisté à l’inauguration du nouveau siège du Séminaire de San Carlos et San Ambrosio de l’Eglise Catholique, dans le Sud-est de La Havane.

Au cours de la cérémonie le Cardinal de La Havane Mgr. Jaime Ortega,a remercié le leader historique de la Révolution Cubaine, Fidel Castro et le Président Raul Castro de l’appui à la construction de l’ouvrage dont la première pierre avait été bénie par le Pape Jean Paul II lors de sa visite à Cuba en 1998. Il a relevé :

“Ce même séminaire qui a eu aussi pour nom « Du Bon Pasteur » a du retourner après à l’ancien immeuble avec une nouvelle entrée par l’Avenue du Port et par la rue San Ignacio, est notre Séminaire de plus de 200 ans d’histoire glorieuse avec des savants et de saints prêtres et évêques issus de ses salles de classe. Avec le Séminaire c’est aussi l’histoire qui déménage ici »

Des membres du gouvernement, de la hiérarchie catholique et des invités étrangers ont également assisté à la cérémonie.

Pour sa part, l’historien de la Ville de La Havane, Eusebio Leal, a évoqué la longue tradition du Séminaire et son rôle dans la formation d’hommes éminents cubains. Il a ajouté :

seminario-san-carlos-y-san-ambrosio-580x385.jpg

“La première Pierre est gardée dans une urne en verre qui se trouve à l’entrée de cette maison. La dernière pierre est posée aujourd’hui en présence du Chef de l’État et du Cardinal, en présence de tous ceux qui ont contribué, depuis des latitudes différentes à le rendre possible. Après la prière intense de Mgr Juan de Dios, nous avons seulement à dire que la dernière pierre a été posée. Une institution est donc née qui, comme l’a lui-même répété, est la continuation de l’ancienne ».

Un message envoyé par le Pape Benoît XVI a été rendu public. Il y fait des voeux pour le renforcement de l’engagement de veiller à ce que, ceux qui, dans cette institution se dirigent vers l’exercice du sacerdoce, reçoivent une formation de première qualité sur les plans humain, spirituel et sur le plan des connaissances.


Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans Cuba
commenter cet article
3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 22:52

les-objectifs-du-millenaire.gif

i. Introdution
Celle-ci est la troisième opportunité où la république de cuba présente un rapport sur l’état de l’accomplissement au niveau national des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd), établis par les chefs d’état et de Gouvernement lors du sommet du millénaire de l’année 2000, comme partie des efforts internationaux pour intégrer les objectifs et engagements souscrits dans les sommets et les conférences internationales.
Dans les efforts déployés en vue de l’accomplissement des Omd, Cuba a participé au projet de renforcement du monitoring des Objectifs du millénaire pour le développement au niveau local, de concert avec le bureau de la coordinatrice résidante des nations Unies à cuba, ce qui a permis l’évaluation de ces objectifs, en particulier dans les provinces de l’est du pays. Dans la publication présentée aujourd’hui, une vision actuelle et objective est offerte à propos de la situation du pays en ce qui concerne l’accomplissement des Omd, en utilisant une information fiable, consolidée et vérifi ée par le bureau national de statistiques et s’appuyant en sus sur les données offertes par tous les ministères et institutions cubaines qui ont réalisé de manière systématique des études et du monitoring.
À partir de l’information collectée et des indices montrés, il en est conclu que Cuba a accompli avant la date fixée une grande partie des cibles établies par les Omd, en dépit des conséquences découlant de l’application de la politique de blocus économique, commercial et financier imposée par les etats-Unis d’amérique, qui constitue l’entrave principale pour un plus grand développement du pays et pour l’élévation des niveaux de vie de sa population. Dans le pays l’on travaille fortement pour atteindre le reste des cibles et améliorer les indicateurs de ceux qui ont été accomplis il y a quelques années.
Les résultats obtenus par cuba démontrent non seulement la détermination du gouvernement de continuer à favoriser l’obtention d’un niveau de vie et un bien-être encore plus élevés pour sa population, notamment dans des domaines tels que la lutte contre la pauvreté et la faim, la réversion de la détérioration environnementale, l’amélioration de l’éducation et la santé, la promotion de l’égalité de genre et la coopération internationale, mais aussi la volonté politique de canaliser les ressources limitées que possède le pays vers les domaines ayant un plus grand impact économique et social.
Le triomphe de la révolution cubaine a permis d’établir des politiques économiques et sociales qui ont favorisé un travail coordonné et cohérent au niveau national pour prendre en charge les principales nécessités et priorités du pays. Les indicateurs de ce rapport montrent le résultat de ces politiques et ratifient qu’elles sont idoines et pertinentes. Avec la saine fierté d’avoir atteint des résultats positifs, Cuba continuera à travailler pour améliorer ses indicateurs dans l’accomplissement des Omd, conscient que cela implique une amélioration dans les niveaux et la qualité de vie de sa population.
Cuba remercie le soutien du système de nations Unies, des donateurs bilatéraux et d’organisations non gouvernementales qui à travers la coopération internationale, unissent leurs efforts à ceux du gouvernement et du peuple cubains en vue de l’accomplissement des Objectifs du millénaire pour le développement.
Pour l’élaboration de ce rapport un groupe national fut mis en place, sous la conduite du ministère du commerce extérieur et l’investissement étranger, avec la coordination technique de l’institut national des recherches économiques. Ont collaboré à la préparation du rapport des représentants de l’administration centrale de l’état, de la communauté académique et des organisations sociales. Parmi les premiers il faut souligner les ministères de la santé publique, l’éducation, du travail et la sécurité sociale, des relations extérieures, de l’économie et la planifi cation, de l’informatique et les communications, de la science, la technologie et l’environnement, ainsi que l’institut national des ressources hydrauliques et l’institut national du logement. autres acteurs ont été la fédération
de femmes cubaines et le bureau national de statistiques.


Lire l'intégralité du rapport

Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans Cuba
commenter cet article
3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 11:43

p_28_10_2010.jpg

Le blocus imposé depuis 50 ans à Cuba par les États-Unis a encore été condamné par l’Assemblée générale de l’ONU lundi à New-York.

58570073_p.jpg
Auteur : Sébastien Madau

Pour la dix-neuvième année consécutive, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a largement condamné le blocus imposé par les États-Unis à Cuba depuis près de cinquante ans, lundi dernier à New-York.

Le vote a porté sur une résolution présentée par la délégation cubaine intitulée « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique ». Elle a recueilli 187 voix (record égalé de l’an passé). La nouveauté porte sur le plus bas nombre de pays ayant voté en faveur du blocus. En effet, seuls les États-Unis et Israël ont voté contre la levée. D’autres nations, intimement liées aux États-Unis, comme Palau, la Micronésie ou les Iles Marshall se sont abstenues alors qu’elles votaient habituellement pour le maintien.

Acte de guerre économique

Bruno Rodriguez Parrilla, ministre cubain des Relations extérieures a dénoncé devant l'Assemblée générale la politique « cruelle » et « contraire au droit international » infligée à l'île par les États-Unis. Qualifiant le blocus « d'acte de guerre économique », le Chancelier cubain a cité une enquête réalisée aux États-Unis soulignant que « 71% des Américains sont favorables à une normalisation des relations entre Cuba et les États-Unis » et que « 64% de résidents cubains dans le sud de la Floride sont opposés à l'interdiction (faite par le Gouvernement américain, NdR) de voyager à Cuba ».

58570294_p.jpg
Le blocus américain freine le développement économique de Cuba mais
empêche également des entreprises tiers de pouvoir investir sur l’île
comme elles le voudraient.

Au sujet de la politique menée par le président Obama, « deux ans après avoir annoncé un nouveau départ avec Cuba, les faits confirment que rien n'a changé (...). Les sanctions contre Cuba demeurent intactes et s'appliquent avec rigueur » a poursuivi Bruno Rodriguez Parrilla qui a estimé que « le Gouvernement américain a ignoré, de plus, les multiples déclarations et les propositions présentées par le Gouvernement de Cuba, en public et en privé, qui ratifient notre volonté d'établir un dialogue sérieux, constructif, sur des bases d'égalité et de plein respect de notre indépendance ».

Chaque année, l'administration américaine proroge le blocus prétextant qu'il garantirait « les intérêts des États-Unis ». Cuba estime à 540 milliards d'euros les dégâts causés par le blocus qui frappe les secteurs de l'industrie, du tourisme, du sport, de la santé, de la culture, de l'éducation...

Changer de cap

L'entrée en vigueur du blocus avait été effective après un mémorandum rédigé par le sous-secrétaire d'État Lester Mallory, le 6 avril 1960, qui indiquait : « La majorité des Cubains soutient Castro (...) Il n'y a pas d'opposition politique effective (...) L'unique moyen possible pour lui faire perdre le soutien interne c'est de provoquer la perte des illusions et le désespoir à travers l'insatisfaction économique et la pénurie (...) Il faut mettre en pratique rapidement tous les moyens possibles pour affaiblir la vie économique (...) en niant à Cuba argent et matériel afin de réduire les salaires (...) avec pour objectif de provoquer la faim, la désespérance et le renversement du gouvernement ».

Une politique agressive auquel Cuba résiste depuis maintenant cinquante ans. Il serait peut-être temps pour l’administration américaine de changer de cap.

Vote de la résolution sur la levée du blocus : Pour 187 ; Contre : 2 (États-Unis, Israël) ; Abstention : 3.

***************
Source : « Une politique contraire au droit international »,
La Marseillaise, P39-ÉCONOMIE
Article publié le 1er novembre 2010

Source : La Moncada

Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans Cuba
commenter cet article
29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 12:06

5

Salim Lamrani

 

            Le 21 octobre 2010, le Parlement européen a annoncé le nom du lauréat 2010 du Prix Sakharov « pour la liberté de l’esprit », et l’a attribué au dissident cubain Guillermo Fariñas Hernández. Selon l’institution européenne, ce dernier s’inscrit « dans une longue lignée de dissidents, défenseurs de droits de l’homme et de la liberté de pensée ». Le président du Parlement Jerzy Buzek a noté que l’opposant au gouvernement de La Havane « a été prêt à risquer sa santé et sa vie pour faire changer les choses à Cuba ». Il s’agit de la troisième fois en neuf ans qu’un opposant cubain reçoit cette distinction, après Les Dames en blanc en 2005 et Oswaldo Payá en 20021.

          Il convient de revenir sur le parcours personnel de Guillermo Fariñas et son entrée dans le monde de la dissidence à Cuba, avant d’évoquer la politisation du Prix Shakarov.

 Guillermo Fariñas

          Né le 3 janvier 1962, Guillermo Fariñas est un ancien soldat ayant servi en Angola en 1981, dans la lutte pour l’indépendance de la nation africaine et contre le régime raciste d’Afrique du Sud. Il a longtemps été un fervent admirateur du processus révolutionnaire, et son père avait participé à la lutte contre la dictature de Fulgencio Batista aux côtés de Fidel Castro. Suite à la chute du Mur de Berlin en 1989 et à l’apparition des premières difficultés économiques à Cuba, il a alors abandonné les Jeunesses communistes, sans pour autant prendre une position politique contraire au gouvernement de Havane2.

Ce n’est qu’en 2003 qu’il effectue un virage idéologique à 180 degrés et tourne le dos aux idées qu’il avait auparavant défendues. Il intègre alors la dissidence et fonde l’agence de presse Cubanancan Press, financée par « des Cubains-américains anticastristes », selon l’agence étasunienne Associated Press3. Le Parlement européen signale qu’il est « partisan de la non-violence » et qu’il a mené « pas moins de 23 grèves de la faim pour attirer l’attention sur l’oppression des dissidents cubains et réclamer la liberté d’accès à Internet ». Il souligne également qu’il a passé onze ans en prison – en réalité neuf ans, mais n’a servi qu’un peu plus d’un an –, sans pour autant dévoiler les raisons de ses différentes condamnations4.

      A aucun moment, l’entité européenne n’affirme que ses séjours en prison sont dus à son activité politique pour la simple raison que ses incarcérations sont dues à des délits de droit commun. La discrétion du Parlement européen au sujet du casier judiciaire de Fariñas est compréhensible, car ses actes délictueux mettent à mal l’affirmation du caractère « non-violent » du Prix Sakharov 20105.

En effet, Fariñas dispose d’un casier judiciaire chargé. En 1995, il avait été condamné à trois ans de prison avec sursis et à une amende de 600 pesos après avoir violemment agressé une femme, collègue de travail de l’institut de santé dans lequel il occupait un poste de psychologue, lui occasionnant de multiples blessures au visage et aux bras. Il réalisa alors sa première grève de la faim6.

       En 2002, dans la ville de Santa Clara, dans la province de Las Villas, Fariñas avait agressé une personne âgée avec un bâton. Cette dernière, sérieusement touchée, fut transportée d’urgence à l’hôpital où elle dut subir une ablation de rate. Suite à ce délit, il fut condamné à cinq ans et dix mois de prison. Il observa de nouveau une grève de la faim et bénéficia d’une mesure de liberté surveillée le 5 décembre 2003 pour des raisons de santé7.

A ce sujet, l’agence de presse espagnole EFE se contente de déclarer qu’il avait été condamné « pour les délits de désordre public et agression », sans fournir de détails8. Pour sa part, Associated Press se fait plus explicite et rapporte que « certains de ses ennuis judiciaires sont dus à l’agression d’une collègue de travail et autres comportements violents9 ».

        En 2005, Fariñas entama une nouvelle grève de la faim, exigeant de l’Etat cubain que lui soit4.jpg installé un accès Internet à son domicile. Il fréquenta la représentation diplomatique étasunienne de La Havane, la Section d’intérêts nord-américains, laquelle finance ses activités. Il reconnaît aisément cette réalité. Le quotidien français Libération note que « Fariñas n’a jamais nié avoir reçu des ‘dons’ de la Section des intérêts américains pour se procurer un ordinateur et exercer son métier de ‘journaliste indépendant’ sur Internet10 ».

         Mais Guillermo Fariñas a réellement été médiatisé à partir du 24 février 2010 lorsqu’il a entamé, à son domicile, une grève de la faim, qui a duré jusqu’au 8 juillet 2010, afin d’exiger la libération de ceux qu’il qualifie de « prisonniers d’opinion », en référence aux opposants condamnés pour avoir accepté le financement des Etats-Unis11. D’ailleurs, à ce sujet, l’Agence étasunienne pour le développement international (USAID), dépendante du gouvernement fédéral, admet financer l’opposition cubaine. Selon l’Agence, pour l’année fiscale 2009, le montant de l’aide destinée aux dissidents cubains s’élevait à 15,62 millions de dollars. « La grande majorité de cette somme est destinée à des individus se trouvant à Cuba. Notre but est de maximiser le montant du soutien dont bénéficient les Cubains dans l’île12 ».

L’organisation gouvernementale souligne également le point suivant : « Nous avons formé des centaines de journalistes sur une période de dix ans dont le travail est apparu dans de grands médias internationaux ». Cette déclaration met à mal les affirmations sur le caractère indépendant des « journalistes opposants » à Cuba. Ayant été formés et stipendiés par les Etats-Unis, ils répondent avant tout aux intérêts de Washington, dont le but est, comme le signalent les documents officiels du Département d’Etat », un « changement de régime » dans l’île13.

D’un point de vue juridique, cette réalité place de fait les dissidents qui acceptent les émoluments offerts par l’USAID dans la situation d’agents au service d’une puissance étrangère, ce qui constitue une grave violation du code pénal à Cuba, mais également dans n’importe quel pays du monde. Interrogée à ce sujet, l’Agence se contente de rappeler que « personne n’est obligé d’accepter ou de prendre part aux programmes du gouvernement des Etats-Unis14 ».

 

3.jpgLa dernière protestation de Fariñas avait gravement affecté son état de santé et il n’a dû sa survie qu’aux soins médicaux qui lui ont été prodigués par les autorités cubaines. Reconnaissant, il n’a d’ailleurs pas manqué d’exprimer sa gratitude à l’équipe médicale qui s’est occupée de lui, lors d’une interview concédée à la télévision espagnole alors qu’il se trouvait à l’hôpital15.

 Guillermo Fariñas n’a jamais eu de problèmes à exprimer son opinion à l’égard du gouvernement cubain. Il a joui à cet égard d’une liberté d’expression totale. Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un œil à ses déclarations émises durant sa dernière grève de la faim16. Durant son séjour à l’hôpital, il a régulièrement accordé des entretiens à la presse occidentale, s’en prenant virulemment aux autorités de l’île. Voici quelques extraits d’une interview accordée à Reporters sans frontières le 8 avril 2010 : « Le régime castriste est totalement rétrograde, archaïque, avec un manque de flexibilité, d’humanité, avec une cruauté marquée qui laisse mourir publiquement ses opposants ». Fariñas n’hésite pas à faire référence au « régime totalitaire cubain » et dénonce sans problème « les cruautés, les abus et les tortures » qui seraient commis dans l’île 17.

        Fariñas n’est pas exempt de certaines contradictions. Alors qu’il se montre très critique du système cubain et compare la vie dans l’île à un enfer, il refuse d’émigrer malgré une proposition d’accueil de la part de l’Espagne18. Il est en effet curieux de refuser de vivre dans la neuvième puissance économique mondiale et de préférer rester dans un petit pays du Tiers-monde, en proie à des difficultés économiques indéniables, aggravées par l’embargo imposé par les Etats-Unis et par la crise mondiale. Il y a une raison à cela. En partant à l’étranger, Fariñas ne recevrait plus aucune aide financière ni des Etats-Unis ni de l’Union européenne.

La politisation du Prix Sakharov

        Le Parlement européen a choisi, pour la troisième fois en neuf ans, un dissident cubain pour2.jpg le Prix Shakarov, malgré la qualité des deux autres prétendants, l’ONG israélienne Breaking the Silence et l’opposante éthiopienne Birtukan Mideksa19

Breaking the Silence a été créé en 2004 par des soldats israéliens et des anciens combattants et « montre au public israélien la réalité de l’occupation israélienne vue à travers les yeux des soldats. Elle participe au débat sur l’impact de l’occupation prolongée des territoires palestiniens », selon le Parlement. Quant à Birtukan Mideksa, il s’agit d’une femme politique et ancienne juge éthiopienne, leader de l’opposition, condamnée à la prison à vie en 2008, pour avoir dénoncé l’emprisonnement des opposants dans son pays, puis libérée en octobre 201020.

Il ne s’agit pas de critiquer Guillermo Fariñas pour son action. Il faut en effet une certaine dose de courage personnel pour risquer sa vie en observant une grève de la faim. Néanmoins, le choix du Parlement européen est discutable dans la mesure où il intègre d’abord et avant tout des paramètres politiques. En effet, dominé par la droite, le fait de récompenser une nouvelle fois l’opposition cubaine au détriment de toutes les personnes qui risquent véritablement leur vie à travers le monde pour défendre la cause des droits de l’homme et des libertés, ne peut être le fruit du hasard21.

De plus, cette distinction intervient alors que le gouvernement cubain a procédé à la libération de la quasi-totalité des prisonniers dits « politiques » recensés par Amnistie Internationale. Les treize restants, après la libération de 39 personnes depuis juillet 2010, seront libérés avant la fin du mois de novembre 2010, selon l’accord passé entre La Havane et l’Eglise catholique cubaine22. On ne peut que constater que la décision du Parlement repose surtout sur des critères idéologiques et jette une ombre sur la crédibilité des objectifs officiels du Prix Sakharov, à savoir la défense des droits de l’homme.

        Certains parlementaires européens ont critiqué cette décision, prise en comité restreint à huis clos lors de la Conférence des Présidents, en non en séance plénière en présence de tous les députés. L’eurodéputé espagnol Willy Meyer du groupe Izquierda Unida a regretté « l’option idéologique [prise par le Parlement] qui n’a rien à voir avec la défense des droits de l’homme dans le monde entier, à une époque de guerres et de graves problèmes où des milliers de militants des droits humains sont poursuivis dans le monde, et que leur travail n’est pas reconnu ou est occulté23 ». De son côté, María Múñiz, porte-parole des socialistes espagnols à la Commission des Affaires étrangères du Parlement, a regretté que les autres candidats aient été négligés et que la « progressive libération des prisonniers cubains dissidents » n’ait pas été prise en compte24.

Conclusion 

         Guillermo Fariñas a choisi, comme les opposants cubains médiatisés par la presse occidentale, de vivre de l’activité dissidente, car elle offre des perspectives financières indéniables et un niveau de vie bien supérieur à celui des Cubains dans un contexte marqué par des difficultés économiques et les pénuries matérielles. Le Prix Sakharov n’est pas uniquement une distinction honorifique. Il s’agit également d’une forte rétribution économique de 50 000 euros. Cela représente une somme considérable, surtout pour les Cubains, quand on sait la réalité du système social dans l’île. En guise d’exemple, Fariñas n’a pas eu à débourser le moindre centime pour son hospitalisation de plusieurs mois, est propriétaire de son logement comme 85% des Cubains et bénéficie du carnet de rationnement qui lui permet d’obtenir gratuitement des produits alimentaires.

 

         1.jpg   Guillermo Fariñas a parfaitement le droit d’exprimer ouvertement son désaccord avec un système politique qu’il a défendu jusqu’à l’âge de trente ans. Il ne doit pas être critiqué pour cela. Ses antécédents judiciaires ne doivent pas non plus être occultés. Néanmoins, il est difficile de croire, au vu des puissants intérêts politiques et médiatiques occidentaux qui le soutiennent, que son action est réellement indépendante et uniquement axée sur la question des droits de l’homme. En acceptant les émoluments de la part de Washington – qui finance publiquement les opposants cubains –, il se met au service d’une politique destinée à renverser le gouvernement cubain.

Notes

1 Parlement européen, « Gros plan sur les droits de l’homme : le Prix Sakharov 2010 », 21 octobre 2010. http://www.europarl.europa.eu/news/public/focus_page/015-84708-274-10-40-902-20101001FCS84570-01-10-2010-2010/default_p001c004_fr.htm (site consulté le 26 octobre 2010).

2 Ibid. ; EFE, « Fariñas, el rostro de la huelga de hambre or los presos políticos cubanos », 21 octobre 2010. 

3 Associated Press, « EU Rights Prize for Cuban Dissident Farinas », 21 octobre 2010.

4 Parlement européen, « Gros plan sur les droits de l’homme : le Prix Sakharov 2010 », op. cit.

5 Ibid. 

6 Alberto Núñez Betancourt, « Cuba no acepta presiones ni chantajes », Granma, 8 mars 2010. 

7 Alberto Núñez Betancourt, « Cuba no acepta presiones ni chantajes », op. cit

8. EFE, « Fariñas, el rostro de la huelga de hambre or los presos políticos cubanos », op. cit.

9 Associated Press, « EU Rights Prize for Cuban Dissident Farinas », 21 octobre 2010.

10 Félix Rousseau, « Fariñas, épine dans le pied de Raúl Castro », Libération, 17 mars 2010.

11 Salim Lamrani, Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais. Paris, Editions Estrella, 2009, p. 79-105.

12 Along the Malecon, « Exclusive : Q & A with USAID », 25 octobre 2010. http://alongthemalecon.blogspot.com/2010/10/exclusive-q-with-usaid.html (site consulté le 26 octobre 2010).

13 Ibid 

14 Ibid. 

15 59 segundos, « Cuba », 12 avril 2010. http://www.youtube.com/watch?v=RRxzicTmWz8 (site consulté le 26 octobre 2010).

16 Mauricio Vicent, « ‘Hay momentos en la historia en que tiene que haber mártires’ », El País, 2 mars 2010.

17 Reporters sans frontières, « Interview de guillermo Fariñas », 8 avril 2010. http://fr.rsf.org/interview-de-guillermo-farinas-08-04-2010,37147.html (site consulté le 26 octobre 2010)

18 Juan O. Tamayo, « Fariñas no acepta la oferta de recuperarse en España », 30 mars 2010.

19 Parlement européen, « Présentation des trois finalistes 2010 », 1er octobre 2010. http://www.europarl.europa.eu/news/public/focus_page/015-84708-274-10-40-902-20101001FCS84570-01-10-2010-2010/default_p001c003_fr.htm (site consulté le 26 octobre 2010).

20 Ibid.

21 Agence France Presse, « Los tres premios Sajarov de la oposición cubana », 21 octobre 2010.

22 EFE, « Damas instan al gobierno a cumplir plazo de excarcelaciones », 25 octobre 2010 : Andrea Rodriguez, « Anuncian liberación de presos no incluidos en acuerdo », 10 octobre 2010.

23 Willy Meyer, « El premio Sajarov queda hoy tocado del ala », Izquierda Unida, 21 octobre 2010. http://www1.izquierda-unida.es/node/7945 (site consulté le 27 octobre 2010).

24 Associated Press, « División de opiniones en España tras premio europeo a cubano Fariñas », 21 octobre 2010.

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris Sorbonne-Paris IV, Salim Lamrani est enseignant chargé de cours à l’Université Paris Sorbonne-Paris IV, et l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009).

Contact : lamranisalim@yahoo.fr

Merci à Salim Lamrani
Date de parution de l'article original: 29/10/2010
URL de cet article: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=2203

 

 
Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans Cuba
commenter cet article
27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 08:31

BrunoRodrguezParrillaFotoVirgilioPONCE.jpg

photo Virgilio PONCE

DISCOURS DU MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, BRUNO RODRÍGUEZ PARRILLA, DANS LA SESSION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES SUR LE THÈME « NÉCESSITÉ DE LEVER LE BLOCUS ÉCONOMIQUE, COMMERCIAL ET FINANCIER IMPOSÉ À CUBA PAR LES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE». NEW YORK, LE 26 OCTOBRE 2010.

Monsieur le Président,

De graves dangers, des dangers imminents, menacent l’existence de notre espèce. Pour préserver la vie humaine, il faut préserver la paix. Rien que l’emploi d’une partie minime de l’énorme arsenal nucléaire serait la fin de  l’espèce. La seule garantie qu’elles ne soient jamais employées par des États ni par qui que ce soit, c’est leur destruction et la non-fabrication d’armes classiques mises au point ces derniers temps et tout aussi meurtrières qu’elles. La seule solution est le désarmement.

ONU-non-violence_460_thumb.jpg

Pour survivre, il est absolument indispensable que l’Humanité prenne toujours plus conscience,  ce qui ne pourra se faire que par la diffusion d’une information véridique sur ces thèmes que la plupart des hommes politiques occultent ou ignorent, que la presse passe sous silence et qui sont si horribles pour les gens qu’ils préfèrent ne pas y croire.

Nous sommes à une nouvelle époque. Il incombe de toute urgence à cette Assemblée générale, comme ne cesse de le réclamer Fidel Castro, de mener une mobilisation mondiale visant à exiger le respect du droit des êtres humains et des peuples à la vie.

Bâtissons un autre ordre mondial ; établissons une morale collective fondée sur la solidarité humaine et la justice ; réglons les conflits par le dialogue et la coopération ; mettons un terme à l’égoïsme et au pillage qui conduisent à la guerre et au recours à la force. Face à ce danger sérieux, écartons ce qui nous oppose ou nous divise et unissons-nous pour sauver la paix, la planète et la vie des générations futures.

Monsieur le Président,

La politique des États-Unis contre Cuba ne repose, surtout en de pareilles circonstances, sur aucune fondation morale ou légale, n’est pas crédible et ne bénéficie d’aucun appui. Ainsi le démontrent les plus de 180 voix qui pendant les dernières années dans cette Assemblée Générale des Nations Unies ont réclamé la fin du blocus économique, commercial et financier.

Dans le rapport du Secrétaire général mis à notre disposition, plus de 180 pays et agences spécialisées du système des Nations Unies fournissent des exemples de leur opposition à cette politique.

L’Amérique latine et la Caraïbe refusent énergiquement et à l’unanimité cette mesure. Le Sommet de l’unité tenu à Cancún en février 2010 l’a exprimé résolument. Les leaders de la région l’ont directement communiqué au président nord-américain. Nous pouvons affirmer qu’aussi bien la répudiation exprimée vis-à-vis du blocus qu’à la Loi Helms-Burton identifie, comme peu de thèmes, le patrimoine politique de la région.

Des visions également manifestes ont été ratifiées par le Mouvement des pays non alignés, les Sommets ibéro-américains, les Sommets de l’Amérique latine et la Caraïbe avec l’Union Européenne, l’Union africaine, le Sommet du Groupe ACP et pratiquement par tout ensemble de nations s’ayant prononcé en faveur du droit international et du respect aux buts et aux principes de la Charte des Nations Unies.

Le consensus contre le blocus et en faveur d’un changement de politique envers Cuba est large et croissant dans la société nord-américaine et l’émigration cubaine dans ce pays. Des sondages récents démontrent que 71% des Étatsuniens préconisent la normalisation des relations entre Cuba et les États-Unis tandis que 64% des citoyens de ce pays et une proportion semblable des Cubains résidant au sud de la Floride s’opposent à l’interdiction de voyager à Cuba qui déroge aux droits de l’individu.

Monsieur le président,

Deux ans après la proclamation du président des États-Unis « d’un nouveau début avec Cuba» et comme pour d’autres thèmes, les faits confirment que rien n’a changé. Il n’a pas utilisé ses prérogatives étendues pour assouplir le blocus.  
   
Les sanctions contre Cuba demeurent intactes et sont appliquées avec extrême rigueur.

En 2010 le blocus économique s’est durci et ses retombés quotidiens sont toujours évidentes sur tous les aspects de la vie à Cuba. Il entraîne des conséquences sérieuses notamment dans des domaines si sensibles pour la population comme celui de la santé et l’alimentation.

Les services ophtalmologiques cubains ne peuvent pas avoir recours à la thérapie thermique trans-pupillaire au moyen d’un microscope chirurgical pour le traitement de la tumeur rétinoblastome, c’est-à-dire, du cancer de la rétine, chez les enfants parce qu’ils leur est impossible d’acquérir l’équipement nécessaire à ce traitement. Ces équipements ne peuvent être achetés qu’à la compagnie nord-américaine Iris Medical Instruments. L’absence de cette technologie ne permet pas d’administrer un traitement contre la tumeur de la rétine afin de garder l’œil affecté.

Les enfants cubains ne peuvent pas avoir à leur disposition le Sevofluorane, médicament anesthésique général d’inhalation, considéré le plus avancé et efficace pour l’induction anesthésique infantile et cela parce qu’il est interdit à son fabricant, la compagnie nord-américaine Abbot, de le vendre à Cuba.   
 
Il nous est également impossible d’acheter le scanner à cohérence optique pour des études de la rétine et du nerf optique de la firme allemande Carl Zeiss parce qu’il contient des composantes fournies par la compagnie nord-américaine Humphrey.

Les conditions onéreuses et discriminatoires prévalant pour l’achat de denrées alimentaires aux Nord-Américains, prétendument dans le cadre d’une exception humanitaire alors qu’elles transgressent toutes les règles du commerce international, ont eu des retombés sur la diminution radicale des opérations pendant la dernière année. Réalité qui porte préjudice non pas seulement à notre peuple mais aussi aux agriculteurs nord-américains. Si quelqu’un dans cette salle qualifiait à nouveau de « partenaire commercial » un pays auquel Cuba ne peut vendre ni une seule dose de médicament ni un gramme de nickel, il manquerait à la vérité.

Bien que Washington ait autorisé de manière sélective certains échanges culturels, universitaires et scientifiques, ils sont toujours soumis à des restrictions sévères. Des permis, des visas et d’autres autorisations ont été refusées empêchant de mener à bien des projets multiples. L’interdiction pour les artistes cubains de percevoir des rémunérations au titre de leurs prestations dans ce pays est peu connue.

La chasse aux biens et aux avoirs cubains, aux transferts de capitaux depuis et vers Cuba concernant des institutions ou des individus résidant dans notre pays s’est intensifiée.  
     
Les amendes imposés pendant cette dernière année par le Département du trésor et le Département de la justice à des organismes de leur pays ou européens dépensent au total les 800 millions de dollars.

Le gouvernement nord-américain, en une escalade évidente, s’est aussi approprié des transferts réalisés en monnaies de pays-tiers comme l’euro. La confiscation d’un transfert s’élevant à plus de 107 mille euros appartenant à la compagnie Cubana de Aviación réalisé à travers Banco Popular Español depuis Madrid vers Moscou a été du vrai vol.     
        
Le dommage économique direct causé au peuple cubain par l’application du blocus ces cinquante années durant dépasse les 751 milliards de dollars, chiffre calculé à partir de la valeur actuelle de cette monnaie.  

 

 

Monsieur le président,

Malgré le refus universel à l’égard de cette politique, des hauts fonctionnaires de ce gouvernement ont réitéré qu’elle restera invariable. Le 2 septembre dernier, le président Obama lui-même a ratifié les sanctions contre Cuba évoquant le prétendu « intérêt national » des États-Unis. Pourtant, il est connu de tous que la Maison-Blanche continue de faire d’avantage attention aux « intérêts spéciaux », bien financés d’une  minorité qui a fait de la politique contre Cuba une affaire très lucrative.

Il est évident que les USA n’ont pas la moindre intention d’éliminer le blocus. Il n’est même pas possible d’entrevoir la volonté de ce gouvernement de démanteler les aspects les plus irrationnels de ce qui constitue déjà l’ensemble de sanctions et  de mesures économiques coercitives le plus large et prolongé jamais mis en place contre un pays.

Au long de l’histoire, à chaque fois que les prétextes invoqués comme obstacles à la levée du blocus contre Cuba s’effondrent ils sont remplacés par des nouvelles excuses afin de justifier le maintien d’une politique insoutenable depuis tout point de vue. 

Très récemment, le 19 octobre d’après plusieurs agences de presse, le président Obama a qualifié d’insuffisants les processus qui ont lieu à présent à Cuba. Il a conditionné tout nouveau pas à la mise en place de changements intérieurs qu’ils souhaiteraient voir dans notre pays.

Le président a tort lorsqu’il se croit dans le droit de qualifier et de s’immiscer dans les processus qui aujourd’hui ont lieu à Cuba. Il est regrettable qu’il soit si mal informé et conseillé.    

Les transformations que nous entreprenons aujourd’hui répondent aux aspirations des Cubains et aux décisions souveraines de notre peuple. Elles cherchent à mettre à jour et rendre plus efficace notre modèle économique, perfectionner notre société, renforcer notre culture et développer notre socialisme. Elles ne se proposent pas de faire plaisir au gouvernement des USA ou de satisfaire à leurs intérêts, jusqu’à présents contraires à ceux du peuple cubain.

Pour la superpuissance tout ce qui ne conduira pas à l’établissement d’un régime subordonné à leurs intérêts sera toujours insuffisant. Or, cela n’arrivera jamais. Beaucoup de générations de Cubains ont consacrés et consacrent leurs vies à la défense de la souveraineté et l’indépendance de Cuba.

En outre, le gouvernement nord-américain a ignoré les diverses déclarations réalisées et les propositions présentées par le gouvernement cubain, en public ou privé, qui ratifient notre volonté de renouer un dialogue sérieux et constructif dans des conditions d’égalité et de total respect de notre indépendance.

Les nouveaux projets de coopération présentés en 2010 par le gouvernement cubain n’ont pas reçu de réponse. Ils visent à avancer dans des thèmes d’intérêt commun comme le combat contre le trafic de stupéfiants et le terrorisme, la protection de l’environnement, la prévention de désastres naturels et même la manière d’agir face à des possibles accidents dans l’exploitation pétrolière dans le golfe du Mexique. Une fois de plus l’on élude l’occasion de faire des progrès dans des domaines qui seraient bénéfiques aux deux peuples.

Au contraire, le gouvernement des USA a continué d’inclure à Cuba dans des fausses listes y compris celle des États qui prétendument parrainent le terrorisme international. Liste fabriquée par le Département d'état pour qualifier le comportement d’autres nations. Ce pays n’a pas d’autorité morale pour dresser des listes pareilles dont il devrait sans cesse être à la tête. Et il n’existe pas une seule raison pour inclure Cuba dans aucune de ces listes.

Le gouvernement nord-américain maintient injustement incarcérés les cinq cubains combattants antiterroristes dont la cause a suscité la plus importante solidarité de la communauté internationale.

Cuba qui a été et continue d’être victime du terrorisme d’État réclame au gouvernement des USA de mettre fin au deux poids deux mesures et à l’impunité dont jouissent dans leur territoire les auteurs d’actes terroristes organisés sous la protection de la politique anti-cubaine de ce pays. Politique conçue pour nous déstabiliser, aux années 60, et qui a inclus le sabotage, le détournement, l’assassinat et l’agression armée. Y parvenir serait une véritable contribution à la lutte internationale contre ce fléau.

Monsieur le président,

Il est révoltant et insolite que la politique de blocus et de subversion des États-Unis contre Cuba soit toujours guidée par la logique du mémorandum du sous-secrétaire d’État adjoint Lester D. Mallory, rédigé le 6 avril 1960, rendu publique voilà quelques années dont je cite le texte :

« La majorité des Cubains soutiennent Castro […] Il n’existe pas d’opposition politique effective […] Le seul moyen possible de lui faire perdre le soutien interne [au gouvernement] passe par le désenchantement et le découragement à travers l’insatisfaction économique et la pénurie […] Tout moyen pour affaiblir la vie économique de Cuba doit être utilisé rapidement […] refuser faire crédit et d’approvisionner Cuba pour diminuer les salaires réels et monétaires dans le but de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement ». Fin de citation.   
            
Il s’agit là d’une politique d’agression, cruelle et absolument contraire au droit international que ce gouvernement persiste à maintenir sachant qu’elle est à l’origine de dommages, de souffrances et qui transgresse les droits humains de tout un peuple.

Ce n’est pas une question bilatérale telle que les représentants nord-américains ont l’habitude de se répéter. Son caractère extraterritorial marqué est fondé sur des lois nord-américaines. Il y a suffisamment d’exemples de l’application de mesures coercitives à l’encontre d’individus ou d’organismes dans des pays tiers. 
Tenant compte de la nature et l’ampleur du blocus, il peut être qualifié un acte de génocide conformément à l’article II de la Convention de Genève de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide, ainsi qu’un acte de guerre économique conformément à la Déclaration relative au droit de guerre maritime adopté en 1909.

Le blocus est un acte hostile et unilatéral qui doit prendre fin de manière unilatérale.

Une fois de plus et au nom du peuple cubain, je demande aux représentants de tous les pays réunis ici de voter en faveur du projet de résolution que j’ai l’honneur de présenter sous le titre de « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les Etats-Unis d’Amérique ». 

Monsieur le président,

Nous, les Cubains, sommes fiers de notre œuvre. C’est grâce aux efforts consentis et aux sacrifices fait par les Cubains ainsi qu’à la volonté et l’engagement de leur gouvernement que cette guerre économique bien qu’elle cause des privations ne nous fait pas regretter la perte de vies humaines et n’arrive pas à provoquer un dommage traumatique et généralisé chez notre population.

Malgré la persécution économique, principal obstacle au développement du pays et à l’élévation du niveau de vie du peuple, Cuba a atteint des résultats incontestables dans l’élimination de la pauvreté et la faim ; dans les indicateurs de santé et éducation de référence mondiale ; dans la promotion de l’égalité entre les sexes ; dans la liberté et le bien-être équitable des Cubains ; dans le consensus sociale ; la participation démocratique des citoyens dans les décisions du pays ; la réparation des dommages causés à l’environnement  et dans le développement de la coopération internationale avec une centaine de pays du tiers-monde.

Voilà quelques semaines, Cuba a pu déclarer ici un niveau élevé et exceptionnel dans la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement. Les résultats atteints par Cuba sont encore une utopie pour une grande partie de la population de la planète.

Nous, les Cubains, envisageons notre destin historique avec optimisme, engagement et créativité. Nous sommes inspirés des sentiments de paix, justice et solidarité qui caractérisent notre peuple et de l’amitié avec laquelle le monde s’identifie avec notre île libre et rebelle.

Cuba sera toujours prête à entretenir des relations de paix et de respect avec les Etats-Unis comme celles qui l’unissent à l’immense majorité de la communauté internationale et à tout l’hémisphère.

Cuba ne renoncera jamais à dénoncer le blocus ni cessera de réclamer le droit légitime de son peuple à vivre et travailler pour atteindre un développement socio-économique dans des conditions d’égalité en coopérant avec le reste de nations sans être soumis à un blocus économique ou des pressions extérieures.

Cuba remercie la communauté internationale pour la solidarité déterminé avec notre peuple dans la certitude qu’un jour justice sera faite et cette résolution ne sera plus nécessaire.

Je vous remercie.

Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans Cuba
commenter cet article
26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 21:43

votaciones-onu.jpg

L’Assemblée Générale de l’ONU condamne le blocus de Cuba pour la 19e année consécutive

New York, 26 octobre (PL) – L’Assemblée Générale de l’ONU a condamné pour la 19e année consécutive le blocus imposé par les Etats-Unis à Cuba et elle en a exigé la levée.

La condamnation du blocus a été adoptée par 187 voix pour et 2 contre, celles des Etats-Unis et d’Israël. Il y a eu trois abstentions ; les Iles Marshall, Palau et la Micronésie.

Les votes contre le blocus ont commencé le 24 novembre 1992 lorsque la 47e session ordinaire de cet organe a approuvé par 59 voix pour et 3 contre la résolution cubaine. Il y a eu alors 71 abstentions.

Depuis lors, l’Assemblée Générale de l’ONU adopte chaque année la résolution intitulée : « Nécessité de mettre fin au blocus économique, financier et commercial imposé par les Etats-Unis d’Amérique contre Cuba ».

Peu avant, en présentant la résolution, le ministre cubain des Affaires étrangères avait relevé que le blocus est une politique d’agression maintenue malgré les dégâts et les souffrances qu’il provoque et bien qu’il constitue une violation des droits humains de tout un peuple.

« Le blocus n’est pas une question bilatérale, son caractère extraterritorial marqué est établi par des lois et il existe des exemples à profusion de l’application des mesures de coercition contre des ressortissants et contre des entreprises de pays tiers » a relevé le ministre cubain des Affaires étrangères.

De par sa nature et son ampleur, le blocus peut être qualifié de génocide et de guerre économique. Il est un acte hostile et unilatéral qui doit cesser unilatéralement – a précisé le ministre cubain des Affaires étrangères qui a expliqué que la politique des Etats-Unis contre Cuba n’a aucune base étique ou légale, qu’elle n’a ni crédibilité, ni appui, comme le prouve le fait que plus de 180 voix se sont élevées ces dernières années à l’Assemblée Générale pour exiger la fin du blocus.

Bruno Rodríguez a mis l’accent sur la condamnation énergique et unanime de l’Amérique Latine et des Caraïbes. Il a expliqué que le rejet ouvert au blocus et à la Loi Helms Burton, identifie, comme peu de sujets, la politique de la région.

Il s’est référé aux positions similaires du Mouvement des pays non alignés, de l’Union Africaine et du Groupe ACP et des forums internationaux tels que les sommets ibéro latino-américains, les sommets Amérique Latine-Caraïbe, Amérique Latine UE.

Dans son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, Bruno Rodríguez s’est référé au fait qu’au sein de l’immigration cubaine aux États-Unis et de la société étasunienne, le consensus contre le blocus et en faveur d’un changement de politique vis-à-vis de Cuba ne cesse de s’accroître.

Bruno Rodriguez a déclaré que deux ans après l’annonce par la nouvelle administration étasunienne d’un changement dans les relations avec Cuba, les faits confirment que rien n’a changé. Le Président Obama n’a pas utilisé ses vastes prérogatives, ne serait ce que pour rendre plus flexible le blocus.

« Les sanctions contre Cuba restent intactes. Elles sont appliquées avec toute la rigueur- a précisé Bruno Rodríguez avant d’ajouter :

« En 2010 le siège économique a été durci et son impact quotidien continue d’être palpable dans tous les aspects de la vie à Cuba. Il a des conséquences terribles dans des secteurs aussi sensibles pour la population que la santé et l’alimentation ».


Le ministre a dénoncé la recrudescence des persécutions contre les biens et les actifs cubains, contre les transactions commerciales et financières depuis ou vers Cuba ou celles impliquant des institutions et des individus établis à Cuba.

Il a accusé Washington de s’approprier de virements de pays tiers et il a mis en exemple la saisie de 107 000 Euros, appartenant à la Compagnie Cubana de Aviación, virement réalisé par l’intermédiaire de la Banque Populaire Espagnole, depuis Madrid, à Moscou.

Les dommages économiques directs occasionnés au peuple cubain par l’application du blocus ces 50 dernières années, dépassent 751 milliards de dollars.

Il est évident que les États-Unis n’ont pas la moindre intention d’éliminer le blocus- a précisé le ministre cubain des Affaires étrangères.

Il n’existe même pas la volonté d’éliminer les aspects les plus irrationnels de l’ensemble des sanctions et mesures économiques de coercition contenues dans ce blocus, le plus prolongé appliqué contre un pays.

Le Président étasunien, Barack Obama, se trompe s’il pense qu’il a le droit de s’immiscer dans les processus en cours actuellement à Cuba ou de les évaluer –a signalé Bruno Rodriguez dans son discours avant d’expliquer que les transformations qui sont entreprises dans notre pays sont l’expression de la volonté des Cubains et des décisions souveraines de notre peuple et n’ont pas pour but de satisfaire les intérêts de qui que ce soit.

Bruno Rodriguez a fait savoir que Cuba n’a reçu aucune réponse concernant les projets de coopération présentés durant 2010 par le gouvernement cubain pour avancer sur la voie des questions d’intérêt commun. Il a cité en exemple, la lutte contre le trafic de drogue et le terrorisme, la protection de l’environnement, la prévention des désastres naturels et l’affrontement contre d’éventuels accidents dans l’exploitation pétrolière dans le Golfe du Mexique.

Bien au contraire,-a-t-il souligné- les États-Unis continuent d’inclure Cuba sur des listes douteuses dont celle des états qui prétendument appuient le terrorisme international.

Le ministre cubain a précisé que les États-Unis n’ont pas l’autorité morale pour dresser de telles listes, à la tête desquelles ils devraient se placer et qu’il n’existe pas une seule raison pour y inclure Cuba.

Il a dénoncé également le châtiment imposé à 5 combattants cubains contre le terrorisme dont la cause -a-t-il précisé- a éveillé une vaste solidarité de la communauté internationale.

Dans une autre partie de son discours, le ministre cubain des affaires étrangères a signalé :

Cuba est prête à établir des relations de paix et de respect avec les Etats-Unis comme celles qu’elle entretient avec l’immense majorité de la communauté internationale et avec tout l’hémisphère. Cuba ne cessera jamais de dénoncer le blocus et elle continuera de réclamer le droit légitime de son peuple à vivre et à travailler en faveur de son développement économique et social, sur un pied d’égalité et avec la coopération des autres pays, sans sièges économiques ni pressions externes. Cuba remercie la Communauté Internationale de sa ferme solidarité avec son peuple. Elle est sûre qu’un jour justice sera faite et que cette résolution ne sera plus nécessaire.

Par ailleurs, se référant aux graves menaces qui planent sur l’Humanité tout entière, le ministre cubain des Affaires étrangères a signale :


« De graves et d’imminents dangers menacent l’existence de notre espèce. Pour préserver la vie humaine il faut préserver la paix. L’emploi ne serait ce que d’une partie infime de l’énorme arsenal nucléaire mondial impliquerait la fin de l’espèce. L’unique garantie que les armes nucléaires ne soient utilisées ni par les Etats-Unis ni par personne d’autre serait leur destruction avec l’ensemble des armes conventionnelles développées dernièrement et qui sont aussi létales. L’unique solution est le désarmement. Pour survivre il est nécessaire que l’humanité en prenne conscience, ce qui est uniquement possible par une information objective sur ces thèmes, cachés ou ignorés par la majorité des hommes politiques, que la presse ne publie pas et qui aux yeux des gens sont si horribles qu’ils paraissent incroyables.

Construisons un autre ordre mondial, fondons une éthique collective basée sur la solidarité humaine et la justice, cherchons une solution aux conflits au moyen du dialogue et de la coopération. Que cesse l’égoïsme et le pillage qui amènent à la guerre et à l’usage de la force devant ce grave danger, laissons de côté ce qui nous affronte et nous divise et unissons- nous pour sauver la paix et la planète des futures générations.

Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans Cuba
commenter cet article
26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 10:14

15538-cuba-ambassadeur-1,bWF4LTQyMHgw

Ambassade de la République de Cuba en France – Entretien exclusif avec Monsieur Orlando REQUEIJO GUAL, Ambassadeur.

Entretien exclusif avec Monsieur Orlando REQUEIJO GUAL, Ambassadeur de la République de Cuba en France, mené par Jean-Luc Pujo, en exclusivité pour « POLITIQUE-ACTU » - Mardi 19 octobre 2010 – Paris.

Ambassade de CUBA (PARIS) – Entretien exclusif N°1 - Introduction & SITUATION politique : La transition de 2008 : rupture ou continuité ? Les prisonniers « politique » & dissidents : le processus de libération en cours ; la libération des prisonniers de 2003 ;

 

 

Ambassade de CUBA (PARIS) – Entretien exclusif N°2 - SITUATION économique et sociale : Bilan général : Quelles sont les urgences économiques ? La question de l’Embargo sur Cuba : Comment mettre fin à cette situation honteuse imposée par les Etats-Unis ?

 


 

Ambassade de CUBA (PARIS) – Entretien N°3 - Cuba et les relations interaméricaines (1) : Les relations avec l’Amérique du sud et les caraïbes – création de l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA) – Création du « Système unique de Compensation Régional » (Le SUCRE) – Quelles relations avec l’OEA, organisation régionale sous contrôle américain ? Avec le Groupe de Rio ? – Les coups d’état au HONDURAS et en EQUATEUR pilotés par la CIA.

 


Ambassade de CUBA (PARIS) – Entretien N°4 - Cuba et les relations interaméricaines (2) : Les relations de CUBA avec les Etats-Unis : les différents contentieux – Les cinq prisonniers cubains à Miami – La base de Guantanamo maintenue à Cuba contre l’avis des Cubains.

 



Ambassade de CUBA (PARIS) – Entretien N°5 - CUBA et le reste du Monde (1) : Relations avec l’Union Européenne, la Chine, le Vietnam, la Russie et le Vatican - Développement sur le rôle de l’Eglise catholique à Cuba.

 


Ambassade de CUBA (PARIS) – Entretien N°6 - CUBA et le reste du Monde (2) : Relations avec la France. CONCLUSIONS – « Votre rêve de Cuba » !

 

Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans Cuba
commenter cet article
25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 22:13

bandera-cuba-6.jpg

La Havane, 25 octobre, (RHC) – Pour la 19e année consécutive l’Assemblée Générale de l’ONU votera demain une nouvelle résolution demandant la levée du blocus étasunien contre Cuba.

Le document sera voté dans le cadre des débats du thème 41 de l’ordre du jour intitulé « Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier des Etats-Unis contre Cuba.

Dans son argumentation, le projet de résolution réaffirme les principes d’égalité souveraine entre les États, de non intervention et de non ingérence dans les affaires intérieures ainsi que de la liberté de commerce et de navigation internationales.

Le projet fait référence aussi aux déclarations des sommets de l’Amérique Latine plus l’Espagne et le Portugal relatives à la nécessité d’éliminer l’application unilatérale de mesures à caractère économique et commercial contre un autre pays affectant le libre développement du commerce international.

Il condamne aussi la promulgation et l’application de lois et de dispositions comme la dite Loi Helms-Burton dont les effets extraterritoriaux portent atteinte à la souveraineté d’autres pays, aux intérêts légitimes d’entités ou de personnes sous sa juridiction ainsi qu’à la liberté de commerce et de navigation.

Il rappelle également les 18 résolutions adoptées par l’Assemblé Générale chaque année, depuis 1992 jusqu’en 2009, et les déclarations et les décisions de plusieurs forums intergouvernementaux, d’organes et de gouvernements qui condamnent la promulgation et l’application de mesures de ce type.

À ce sujet, le texte indique que malgré ces décisions de l’Assemblée Générale, de nouvelles mesures continuent à être promulguées et appliquées pour renforcer le blocus économique, commercial et financier des Etats-Unis contre Cuba.

Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans Cuba
commenter cet article
22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 22:02

Guillermo-Farinas--le-1er-mars-2010-chez-lui-a-Santa-Clara.jpg

Par M. H. Lagarde

Le prix Sakharov qui vient d'être décerné au "dissident" Guillermo Fariñas, qui n'est ni respecté ni reconnu dans l'île et qui, après l'attribution de cette récompense et contrairement aux attentes du Parlement Européen, comptera encore moins, montre bien quels sont ceux qui perdent la raison à la suite de grèves de la faim.

  Le parti populaire d'Europe, le groupe des tories, les conservateurs Tchèques et Polonais et les libéraux du Parlement ont persisté à imposer leur candidat face aux réticences des socialistes et d'autres partis de gauche lors de la réunion des leaders des partis politiques du parlement européen.

  "Fariñas est un journaliste indépendant et un dissident politique qui s'est montré prêt à se sacrifier et à mettre en danger sa santé et sa vie comme forme de pression pour obtenir un changement à Cuba." a déclaré le président du Parlement Européen, Jerzy Buzek, lors de l'annonce de la récompense pour 2010.

  José María Aznar, l'ex-président espagnol et inspirateur de la position européenne commune contre Cuba en a déclaré autant, lui pour qui Fariñas "incarne le sacrifice héroïque de ceux qui oeuvrent pour la liberté des prisonniers d'opinion à Cuba".

  Ces deux déclarations sont sans doute un encouragement, de 50 000 dollars cette fois, à tous ceux qui suivent l'exemple de l'immortel suicide. Mais, par chance, au Parlement Européen lui-même la manipulation n'est pas passée inaperçue et une partie des eurodéputés se sont plaint de la quantité de "dissidents" cubains qui ont gagné le prix Sakharov ces dernières années.

  Attribuer le prix à Fariñas pour avoir survécu à 23 grèves de la faim, démontre aussi jusqu'où, aux limites de la raison, peut aller la haine des ex-pays socialistes d'Europe orientale qui ne pardonnent pas à l'île sa résistance opiniâtre.

  Les faibles d'esprit de l'Union Européenne ignorent que des récompenses saugrenues comme celle-ci font largement partie des raisons qui ont rendu possible que, 20 ans après la chute du mur de Berlin, le peuple de Cuba reste plus uni et ferme dans la défense de son indépendance.

  De son côté, le mercenaire Fariñas, après avoir appris la nouvelle, a rapidement liquidé ses affaires - le stimulant étant alors plus monétaire que médiatique - et il a annoncé aujourd'hui une nouvelle grève au cas où le gouvernement cubain ne lui permettrait pas d'aller à Strasbourg (en France) le 15 Décembre prochain pour recevoir son prix.

Jeudi 21 octobre 2010.

Source : Cambios en cuba

Traduction : Alma

Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans Cuba
commenter cet article
22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 13:47

Damas-de-Blanco-y-Farinas1.jpg

Photo : "les dames en Blanc" rendent visite à Farinas,

 celui là même qui appelle"Terroristes" 

les grévistes de la faim Mapuches !

 

Le cubain Guillermo Farinas  surnommé « El Coco » par ses pairs, traîtres à leur patrie, vit libre et confortablement installé à Santa Clara. Son père s’est battu auprès du Che pendant la crise du Congo en 1965. Lui, condamné de droit commun à plusieurs reprises pour violences à la personne, à la personnalité plus que fragile, confie facilement sa « vocation au martyre » ! C’est grâce à une  première grève de la faim qu’il peut échapper à la justice de son pays. Puis, affirme-t-il, c’est après le procès Ochoa en 1989 qu’il se proclame contre-révolutionnaire. Mais bien trop isolé au cœur d’une population qui, en 2002, avec plus de 8 millions de signatures, a déclaré « intouchable » le caractère socialiste de la Révolution, sa démarche est vouée à l’échec. Devant l’indifférence amusée du peuple cubain, les acharnés anti-castristes et contre-révolutionnaires planqués aux E-U qui le stipendient, lui conseillent, pour se faire entendre, de recourir aux grèves de la faim, bien plus spectaculaires.

C’est alors qu’il les multiplie à outrance : 23 dont une qui a duré plus de 6 mois ! (en 1981, l’Irlandais Bobby Sands est mort au bout de 66 jours !). Sa revendication majeure : le retour de son pays aux temps « bénis » de la dictature de Battista ¹ ! Rien que ça ! Quel gouvernement accepterait de changer son régime politique parce qu’un illuminé l’exige ? Aucun, évidemment !

Dès que Farinas a su qu’on lui attribuait ce prix, il a osé s’écrier du fond de son canapé : «  Le monde civilisé envoie un message aux dirigeants cubains ! » Cet individu qui ne veut pas quitter Cuba parce qu’il y est pris en charge et très bien soigné, insulte son propre pays qui reste pourtant, malgré les pires difficultés d’approvisionnement auxquelles il est confronté du fait de l’embargo criminel que les E-U lui font subir depuis 50 ans, l’un des pays les plus avancés en matière de recherche médicale, d’éducation, de droit social, d’accès gratuit aux soins, de prise en charge de ses anciens, de culture, de solidarité internationale, de protection de la nature et de résistance aux ravages des calamités climatiques. Question civilisation, Cuba n’a de leçon à recevoir de personne, bien au contraire. M. Farinas, avec de tels propos, vous montrez votre vrai visage, celui de l’imposture et de l’indignité. Vous ne méritez que notre mépris.

D’ailleurs, jamais, ni vous ni vos sponsors étatsuniens et européens, n’avez réclamé la libération de 5 de vos compatriotes, anti-terroristes, emprisonnés depuis 12 ans aux E-U. après un procès inique que même Amnesty International condamne ? Jamais vous n’avez protesté contre les tortures infligées sur votre propre sol, par les E-U, dans la prison à ciel ouvert qu’est devenue Guantanamo. Votre lutte pour les droits de l’homme est des plus sélectives et par conséquent dérisoire et malhonnête. Vous n’avez aucune légitimité pour vous exprimer au nom du peuple cubain. Lui sait bien que vous ne représentez rien. Il sait aussi que vous n’êtes qu’un instrument entre les mains de forces politiques réactionnaires, haineuses et revanchardes, obsédées par la peur de voir resurgir ou perdurer d’autres systèmes politiques et d’autres formes d’organisations sociales qui déconsidèrent la leur. Plus que toutes les innombrables injustices et atteintes effroyables aux droits de l’homme qui se manifestent chaque jour dans le monde, c’est la lutte contre l’instauration du socialisme qui est prioritaire. Pour ces gens-là, la seule voie possible est celle dictée par le FMI. Et pour réussir contre la volonté des peuples, tous les coups bas sont permis. Le reste est accessoire. L’ONG israélienne « Breaking The Silence » ou l’Ethiopienne Mme Birtukan Mideska ² peuvent bien attendre, c’est d’abord Cuba, ce modèle de résistance au capitalisme, qu’il faut abattre ! La « Liberté de l’esprit » si chère à ceux qui délivrent le Prix Sakharov, n’est reconnue à Cuba qu’à ceux dont l’esprit est enchaîné à la promotion de ce système inégalitaire. Que l’écrasante majorité des citoyens veuille vivre autrement et le proclame, ne peut être à leurs yeux, que l’expression d’un peuple dévoyé ! Le parlement européen se prête là à une bien triste mascarade. Mais que pouvait-on attendre de ces dirigeants européens qui se sont déjà arrogés le droit de changer le vote d’un peuple souverain ?  

Ainsi, après Oswaldo José Payà Sardinas en 2002, ce réactionnaire dirigeant du Mouvement Chrétien de Libération qui, faut-il le rappeler, s’illustra en apportant  publiquement son soutien au coup d’Etat perpétré contre Chavez au Vénézuela en 2002, après les « Dames en blanc » en 2005 salariées par les USA, protégées par la police cubaine, désavouées publiquement par les « Mères argentines de la place de mai » qui, elles, risquaient leurs vies tous les jours, la majorité de droite au parlement européen² ne désarme pas et, dans le secret du huis-clos de la Conférence des Présidents, a choisi d’attribuer pour la 3ème fois en 8 ans, le prix Sakharov à un imposteur que la propagande occidentale a transformé en « dissident » cubain. Du jamais vu !

Cet acharnement contre Cuba est plus que suspect. Le délire et la haine anti-castriste et anti-communiste n’a pas de limites. C’est à l’évidence un vote purement politique, obscène, anti-démocratique, d’une grande violence morale, qui déshonore ses auteurs². Par cette décision scandaleuse, le parlement européen approuve et encourage des ressortissants cubains à agir chez eux dans l’illégalité la plus totale³, et à soutenir des groupuscules contre-révolutionnaires manipulés et financés par les E-U, pour déstabiliser le gouvernement de leur pays que tout un peuple, dans le respect de la constitution cubaine, a choisi.

C’est une pression, un chantage, qu’aucun pays au monde ne saurait tolérer. Cuba ne le tolérera pas.

Vive Cuba Libre,

Vive Cuba socialiste

Michel Taupin

Cuba Si France

¹"Ce n'est pas un prix pour Guillermo Fariñas, mais pour tout le peuple cubain, qui lutte depuis 50 ans pour sortir de cette dictature et dont nous, opposants pacifiques de l'intérieur, sommes la face la plus visible", estime Farinas.

² Le nom de Guillermo Fariñas avait été proposé par le Parti populaire européen (centre droit), le groupe le plus important au sein du Parlement, et par les conservateurs britanniques. Les socialistes ne se sont pas exprimés, mais n'ont pas applaudi à l'annonce du nom du lauréat.

Guillermo Fariñas a été choisi par un vote des chefs de file des groupes politiques du Parlement européen, au prorata du nombre d'élus face à deux autres finalistes, l'opposante éthiopienne Birtukan Mideksa et l'ONG israélienne Breaking the Silence, qui donne la parole à d'anciens soldats de Tsahal. La décision a été officiellement communiquée par le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, devant les députés réunis en plénière à Strasbourg. Le prix Sakharov sera officiellement remis le 15 décembre.

³ Guillermo Farinas est ancien dirigeant de l’Agence illégale « Cubacan Press » et membre du Mouvement clandestin «  Alliance démocratique Cubaine »

 

Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans Cuba
commenter cet article