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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 11:51

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Par Tania Hernández

Discours prononcé par le Ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez devant l’Assemblée Générale de l’ONU préalablement au vote contre le blocus

 

Monsieur le Président,

 

Cette Assemblée générale a décidé, le 13 novembre 1991, d’inscrire à l’ordre du jour de sa session suivante le point intitulé: « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique ».

 

C’était le moment où les États-Unis s’apprêtaient, faisant étalage d’un opportunisme cruel, à resserrer leur harcèlement contre l’île qui se battait seule, en promulguant la loi dite Torricelli qui interdisait aux filiales de sociétés étasuniennes installées dans des pays tiers de continuer de nous vendre des médicaments et des aliments.

 

Nul n’aurait pu penser alors que, vingt ans après, cette Assemblée continuerait d’examiner ce même point, si indissolublement lié au droit des peuples à l’autodétermination, au droit international, aux règles du commerce internationale, à la raison d’être même de cette Organisation.

 

C’est ce point, devenu d’ores et déjà traditionnel à l’Assemblée générale, qui déclenche les prises de position les plus réitérées, l’appui le plus catégorique et le plus écrasant et qui révèle avec le plus de clarté l’isolement du pays agresseur et la résistance héroïque d’un peuple qui refuse à transiger sur ses droits souverains.

 

La communauté internationale a, depuis maintenant deux décennies, réclamé d’une manière invariable et persistante la levée du blocus économique, commercial et financier des États-Unis contre Cuba. Elle l’a fait par le biais de la résolution qu’elle vote chaque année à la quasi-unanimité, de dizaines d’appels lancés par des chefs d’État et des délégations qui abordent ce point au débat général de haut niveau de cette Assemblée, et de prises de position de presque tous les organismes internationaux et organisations d’États, en particulier ceux d’Amérique latine et des Caraïbes.

 

En 1996, la loi Helms-Burton a élargi sans précédent la portée extraterritoriale du blocus et codifié intégralement la politique à suivre pour « changer le régime » à Cuba et y intervenir ensuite. Et que je sache le « Plan Bush contre Cuba, promulgué en 2004,  n’a pas été invalidé.

 

Le Rapport du Secrétaire Général consacré à ce point, qui recueille les prises de position de plus de cent soixante pays et institutions spécialisées de l’Organisation des Nations Unies, illustre avec force données le maintien de cette politique criminelle et ses retombées directes sur la population et l’économie cubaines.

 

Les préjudices économiques directs causés au peuple cubain par le blocus dépassent 975 milliards de dollars, calculés à la valeur dépréciée du dollar face à l’or.

 

La Conventionde Genève pour la prévention et la répression du crime de génocide, de 1948, classe comme génocidaire à son article II b) « l’atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe » et à son article II c) la « soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ».

Le blocus vise, selon le mémorandum du gouvernement étasunien du 6 avril 1960, à provoquer « « le désenchantement et la désaffection basés sur l’insatisfaction et les difficultés économiques […] à affaiblir la vie économique en refusant à Cuba de l’argent et des livraisons afin de réduire les salaires nominaux et réels, à provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement. »

 

Washington n’a jamais caché que son objectif était de renverser le Gouvernement révolutionnaire et de changer l’ordre constitutionnel  que le peuple cubain défend en toute souveraineté, ce que l’ancien président George W. Bush avait appelé « le changement de régime » et qui prend aujourd’hui de nouvelles dimensions.

 

Monsieur le Président,

 

L’administration étasunienne aurait-elle beau prétendre donner une image de souplesse, le blocus et les sanctions restent tels quels, sont pleinement appliqués et leur caractère extraterritorial s’est aggravé ces dernières années. Un des traits distinctifs de l’administration Obama, est qu’elle a renforcé sa traque des transactions financières cubaines dans le monde entier, faisant fi des lois des pays tiers et de l’opposition des gouvernements.

 

Cuba ne peut toujours pas exporter aux États-Unis ni  importer librement aucun produit ni aucun service. Elle ne peut utiliser le dollar dans ses transactions, même pas pour s’acquitter de ses quotes-parts à l’Organisation des Nations Unies et à d’autres organismes internationaux. Elle ne peut pas ouvrir de comptes dans cette monnaie dans des banques de pays tiers ou avoir accès à des crédits de banques aux États-Unis, de leurs filiales dans des pays tiers ni d’institutions internationales comme la Banque mondiale ou la Banque interaméricaine de développement.

 

La prohibition de commerce avec des filiales de sociétés étasuniennes dans des pays tiers persiste. Les hommes d’affaires d’autres nations désireux d’investir dans mon pays continuent d’être punis, menacés ou inscrits sur des listes noires.

 

Les organismes internationaux, les programmes et les institutions de l’Organisation des Nations Unies n’échappent pas à cette politique, car l’administration étasunienne continue de faire obstacle à la coopération qu’ils prêtent à Cuba, y compris dans des domaines d’une sensibilité humaine extrême, comme le prouve la mise sous séquestre, en janvier 2011, de 4 207 000 dollars alloués par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria à des programmes de coopération avec Cuba concernant les deux premières maladies.

 

À la suite de la dénonciation de Cuba, le département du Trésor a fini par émettre, en juin dernier, une autorisation générale de libérer ces fonds jusqu’au 30 juin 2015. Le fait même que les ressources de cette institution spécialisée aient besoin, pour parvenir à Cuba, d’une autorisation de l’administration étasunienne constitue, indépendamment de la volonté de transformer des programmes si sensibles en otages d’une politique d’agression contre mon pays, un irrespect flagrant aux Nations Unies et à leurs institutions.

 

Plusieurs projets de coopération de l’Agence internationale de l’énergie atomique ont aussi été victimes du blocus.

 

Alors que Washington dit assouplir prétendument sa politique afin que des groupes d’Étasuniens puissent voyager à Cuba, le département du Trésor vient tout récemment de nier des permis de voyage à deux importantes organisations non gouvernementales étasuniennes qui ont coopéré depuis des années avec des institutions cubaines dans le domaine de la santé, si bien que des dons de médicaments que notre pays ne peut acheter à cause du blocus risquent de ne pas arriver à destination.

 

La réalité est que la liberté de déplacement des Étasuniens continue d’être soumise à des restrictions et que Cuba reste pour eux la seule destination interdite

 

Monsieur le Président,

 

Les représentants des États-Unis signalent presque chaque fois que le point discuté aujourd’hui est une question bilatérale qui n’a donc pas lieu d’être abordée ici. Il est probable qu’ils répéteront devant vous cette contre-vérité.

 

Or, les faits prouvent le contraire. Des citoyens et des sociétés de nombreux États membres représentés ici ont fait l’objet de sanctions pour avoir noué des relations commerciales avec Cuba.

 

Qu’est-ce donc, sinon une preuve de l’extraterritorialité de cette politique,  l’amende infligée le 18 août 2011 à la filiale de la compagnie de transport maritime françaiseCMA CGM pour avoir prêté des services de conteneurs à Cuba ? Comment peut-on qualifier autrement le fait que la succursale européenne de PayPal, société chargée de faciliter les transactions électroniques sur Internet, a exigé de la société allemande Rum Co qu’elle retire ses annonces de vente de rhum et de cigares cubains de sa page web ?

 

Les exemples d’extraterritorialité, comme on peut le constater dans la réponse de Cuba apparaissant dans le Rapport du Secrétaire général, sont innombrables.

 

Monsieur le Président,

 

Les déclarations les plus récentes du président Obama au sujet de Cuba, qui ont interloqué maints observateurs, ne nous étonnent pas. À l’offre du  gouvernement cubain d’amorcer un dialogue sur tous les points du contentieux bilatéral, le président Obama a répondu une fois de plus par une fin de non-recevoir larvée, à partir d’arguments absurdes, et par la présentation de conditions que Cuba ne saurait accepter et qui n’ont jamais fonctionné. C’est là une attitude démodée, réitérative, ancrée dans le passé, comme si ce n’était pas le président censé avoir été élu pour le changement qui s’exprimait, mais ses prédécesseurs, y compris républicains. Il est mal informé, il ignore absolument ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays, il ne sait rien de notre histoire et de notre culture.

 

Le grand changement, Cuba l’a fait en 1959. Au prix de vingt mille vies, elle a balayé la dictature de Batista, qui était alors l’homme fort des États-Unis. Ensuite, elle a continué de changer jour après jour, et c’est justement sa capacité de rénovation qui lui a permis de résister. D’autres n’ont pas résisté parce qu’ils n’ont pas changé et qu’ils se sont ankylosés, ou parce qu’ils se sont écartés de leur route. Cuba change aujourd’hui et continuera de changer résolument demain tout ce qu’il y a lieu de changer dans sa Révolution et dans son socialisme. Autrement dit, davantage de révolution et un meilleur socialisme.

 

Ce qui n’a pas changé en revanche durant ces cinquante ans, monsieur le Président, ce sont le blocus et la politique d’hostilité et d’agression des États-Unis, bien qu’ils n’aient jamais atteint leur fins ni aujourd’hui ni demain.

 

Car ce que l’administration étasunienne veut voir changer à Cuba ne changera pas. Le gouvernement cubain demeurera « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Nos élections ne seront pas des ventes à l’encan. Nous n’aurons pas de campagnes électorales à quatre milliards de dollars ni un parlement appuyé par seulement 13 p. 100 des électeurs. Nous n’aurons pas d’élites politiques corrompues et coupées de la population. Nous resterons une vraie démocratie, non une ploutocratie. Nous défendrons le droit à une information véridique et objective.

 

Nous continuerons de conquérir « toute la justice ». Nous protégerons l’égalité des chances de chaque enfant et nous n’abandonnerons personne. Nous ne renoncerons pas à nos politiques sociales. Nous continuerons d’offrir la santé et l’éducation gratuites à tous. Nous garantirons le droit au travail, à une retraite digne et à la sécurité sociale. Nous continuerons d’offrir une paie égale à travail égal. Nous protégerons la maternité et l’invalidité. Nous continuerons de situer l’être humain en premier lieu comme le bien le plus précieux. Nous défendrons notre culture. Nous garantirons l’exercice des droits humains à tous les Cubains.

 

L’économie devra, certes, être efficace, mais elle restera au service de l’homme. La vie des gens est et sera plus importante que les données macroéconomiques. Les politiques économiques continueront de s’implanter une fois le peuple consulté. Les conséquences de la crise économique mondiale seront partagées entre tous. Nous continuerons de redistribuer la richesse afin qu’il n’y ait ni riches ni pauvres. Nous n’admettrons pas la corruption, les spéculations ; nous n’ôterons pas l’argent aux travailleurs pour sauver les banques. Nous continuerons de chercher la participation de sociétés étrangères à notre économie sans aucune exclusion.

 

Monsieur le Président,

 

Il suffit de réviser ce que Wikileaks a divulgué récemment pour constater combien le département d’État et les ambassades étasuniennes dans tous les pays œuvrent pour entraver les relations politiques, diplomatiques, économiques, commerciales et de coopération de Cuba. Comment ne pas s’effarer de constater, si l’on tient compte de ces révélations, que les autorités étasuniennes s’intéressent au travail humanitaire que les brigades médicales cubaines réalisent d’une manière noble et désintéressée auprès  de millions de personnes dans des dizaines de peuples frères, qu’elles s’en inquiètent et qu’elles cherchent à l’entraver ?

 

Les relations familiales et les échanges culturels, universitaires, scientifiques – bien que limités – entre les États-Unis et Cuba prouvent combien leur élargissement serait favorable aux deux peuples si Washington n’y opposait pas tant d’obstacles et de conditions.  La proposition de Cuba de progresser vers une normalisation des relations et de renforcer la coopération bilatérale dans différents domaines reste en vigueur. La solution réciproque des questions humanitaires  serait de même de l’intérêt des deux pays.

 

Pourquoi l’administration Obama ne s’occupe-t-elle pas plutôt des problèmes des États-Unis  et ne laisse-t-elle pas les Cubains régler les leurs en paix et dans la tranquillité ?

 

L’un des cinq antiterroristes cubains vient de purger, jusqu’à la dernière minute, la peine de treize ans de privation de liberté qui lui a été infligée injustement, mais il n’a pas le droit de rentrer à Cuba dans sa famille, tandis que les quatre autres endurent toujours une incarcération politique cruelle et injuste. La corruption éhontée qui a marqué l’instruction et le procès et la conduite illégale du gouvernement étasunien en l’occurrence sont de notoriété publique et elles ont été éloquemment prouvées. Pourquoi ne les libère-t-on pas par simple justice ou, du moins, par geste humanitaire ?

 

Monsieur le Président,

 

Je tiens à transmettre la profonde gratitude du peuple cubain à tous les pays qui, durant vingt ans, ont demandé par leur voix et leur vote qu’il soit mis fin aux sanctions unilatérales les plus injustes, les plus prolongées et les plus globales de l’histoire, qui ont causé tant de préjudices à des millions de Cubains.

 

Au nom de Guillermo Domínguez Díaz (seize ans), d’Ivis Palacio Terry (dix-huit ans), de Randy Barroso Torres (dix-sept ans) et d’Adrián Izquierdo Cabrera (douze ans) qui ont subi une chirurgie et sont restés alités dans le plâtre pendant des mois faute de prothèses extensibles pédiatriques (endoprothèses extensibles pour tumeur) qui ne se fabriquent qu’aux États-Unis ou sous leur brevet ; au nom de María Amelia Alonso Valdés (deux ans), de Damián Hernández Valdés (quatre ans) et de Dayán Romayena Lorente (douze ans) qui souffrent de tumeurs du système nerveux central et ont besoin d’un traitement au témodal (temozolomide), fabriqué aux États-Unis et protégé par un brevet ;

 

Au nom de mon peuple altruiste,  généreux, optimiste et héroïque, pour le bien de la communauté des nations et pour « l’équilibre du monde », je vous demande de voter le projet de résolution L.4 intitulé : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique ».

 

Je vous remercie. 

 

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 09:54

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Interview pour le journal brésilien A folha (extraits)

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Elle dit qu’elle est juste une militante de base du Parti communiste cubain, mais elle porte le nom d’un mythe de la gauche. A 50 ans, la pédiatre Aleida Guevara s’occupe de faire vivre la mémoire de son père et propose une défense passionnée du modèle de l’île. Dans cette interview, elle exprime ses craintes personnelles que les réformes en cours sur l’île, qui ont permis la vente de biens immobiliers et de véhicules, n’affectent la conscience sociale de la population, et puisse aboutir à une montée de l’individualisme.

 

Comment vont les choses à Cuba ?

 

Nous sommes dans une situation où il nous faut trouver des solutions à des problèmes réels qui existent depuis longtemps. Et il y a les problèmes actuels que le pays subit en raison de la crise économique, qui touche tous les pays du monde. Nous sommes en train de discuter de ces problèmes avec l’ensemble du peuple, en les analysant sur les lieux de travail, dans les quartiers. Le congrès du parti a analysé tout ce qui est sorti de ces réunions populaires et est arrivé à un consensus sur le fait que nous devrons opérer quelques changements dans l’économie domestique. Résoudre le problème de familles, de personnes qui sont sans emploi en ce moment car l’État ne peut pas continuer à payer des personnes qui travaillent sans produire. Lorsque nous avons perdu le camp socialiste européen, Cuba a subi une crise brutale et l’État a garanti la sécurité de l’emploi à tout le monde sur toute la période. Aujourd’hui, la situation de notre économie s’est améliorée. Par conséquent, des possibilités réelles s’ouvrent à ces personnes pour qu’elles travaillent de façon indépendante. C’est pourquoi on en arrive à cette possibilité de travail individuel. Pour ce qui est de la Constitution, il nous faudra analyser quels sont les articles de la Constitution actuelle qui entrent en contradiction avec ces changements. Voilà pourquoi il nous faut cette analyse populaire, profonde, et s’il est nécessaire de changer un article de la Constitution, que le peuple sache ce qui se trame et pourquoi. Et le référendum qui devrait être organisé le sera plus rapidement et plus facilement.

 

Qu’est-ce qu’il faudrait changer dans la Constitution ?

 

Il a été convenu dans la Constitution que Cuba est une société socialiste. Dans cette société socialiste, il y a des normes, des règles. Quand on dit aujourd’hui qu’il y a des personnes qui vont travailler pour leur propre compte, cela peut supposer louer sa maison, ce qui n’existait pas auparavant. Ces personnes qui travaillent actuellement pour leur propre compte, si elles veulent embaucher d’autres personnes, doivent payer un salaire juste, garanti par la loi. Par exemple, si vous voulez louer une pièce de votre maison et embaucher quelqu’un pour faire le ménage. Avant cette personne n’était protégée par aucune loi. Désormais, avec ces changements, cette personne sera protégée également par les lois de l’État cubain. Ces lois doivent être introduites dans la Constitution.

 

Le dernier congrès du parti a ouvert la possibilité d’une appropriation privée des bâtiments et des voitures...

 

Disons que ce n’est pas de la propriété privée. Moi avant, par exemple, si je me payais une voiture, c’était la mienne. Le problème, c’est que je n’avais pas le droit de la vendre. Aujourd’hui, j’ai ce droit. Ce qui a changé, c’est que le citoyen qui est propriétaire de sa voiture puisse la vendre légalement. C’est sa propriété, c’est son droit. C’est la même chose pour les maisons. Si une maison est légalement la tienne, tu peux la vendre.

 

Mais c’est reconnaître la propriété privée

 

Dans ce qui existait déjà, dans la propriété individuelle. Que tu peux appeler privée, si tu veux. C’est la tienne. Le problème, c’est de légaliser cette propriété de façon à ce que tu puisse en user comme tu le désires.

 

Vous ne trouvez pas que cela rentre en conflit avec le principe socialiste ?

 

Non. Cela ne pose aucun type de problème avec les principes socialistes. Le problème, ce n’est pas de vendre ta maison ou ta voiture ou de l’échanger. Cela me paraît une très bonne chose que nous puissions le faire librement, sans aucune entrave. Le problème, c’est qu’il existe aujourd’hui des travailleurs qui travaillent pour leur propre compte. Ces travailleurs vont rechercher leur bénéfice personnel. Ma crainte personnelle – comme simple citoyenne, je n’ai rien à voir avec la direction du gouvernement cubain, je suis une médecin cubaine – ma crainte est que les personnes qui travaillent pour elles-mêmes perdent un peu de vue la question sociale, perdent leur conscience sociale. En vivant dans une société socialiste, nous travaillons pour tout un peuple. Quand tu commences à travailler pour remplir ton porte-feuille, pour ton bien-être personnel, il y a le risque de perdre ce lien social que nous avons toujours maintenu. C’est ma préoccupation personnelle. L’État socialiste continue d’être socialiste car il n’y a pas privatisation des grands moyens de production. Ce n’a pas eu lieu et cela n’aura pas lieu. Le peuple cubain continue d’être le propriétaire de tout ce qui se produit dans le pays. Tu peux être le propriétaire de ce que tu produis dans ta maison, dans un restaurant, un salon de beauté, des services produits. Mais les grands moyens de production, tout est entre les mains de l’État, donc, du peuple. Dans cette perspective, il n’y a aucun changement.

 

Les réformes ont été faites pour libérer quelque peu l’Etat du poids de personnes qui...

 

Exactement. De personnes qui seront laissés sans travail par l’État, car l’État ne peut pas continuer à soutenir cette situation. Nous avons connu des améliorations économiques. Ces personnes restent libres de travailler pour l’État et d’avoir leur propre travail. Et l’État se libère de cette situation difficile où il faudrait garder ceux qui ne produisent pas.

 

Votre crainte, c’est que cette réforme, qui peut être lue comme plus privatisante, affecte la conscience sociale ?

 

L’homme pense comme il vit. C’est ma préoccupation, tout simplement. Si tu vis juste en étant intéressé par la rénovation de ta maison, par l’accroissement de la quantité d’argent que tu as dans ton porte-feuille, par l’amélioration de ta garde-robe, tu oublies que l’école du coin, où tes enfants et tes petit-enfants étudient, aura besoin d’un petit coup de peinture. Tu serais capable de donner un peu de ton argent à cette école ? Si tu en es capable, je ferme ma bouche et me voilà satisfaite. C’est ma préoccupation, que l’on perde cette perspective, que l’on ne soit plus concerné par la perspective de la communauté sociale, qui est ce que nous sommes et continue d’être notre raison

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 09:39

25 octobre 2011

 

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La Colmenita à l’ONU

(photo Bill Hackwell)

 

Nous sommes en ce moment – nous, la délégation de la Colmenita- en train d’écouter Bruno* à l’intérieur de l’ONU !! en pleine Assemblée Générale et tous assis très prêt du siège de Cuba… Nous avons été spécialement invités à assister au vote contre le blocus, un geste généreux des Nations Unies pour le spectacle [que nous avons présenté] hier au soir …ça a été incroyable !!! la phrase qui revenait le plus souvent était : « C’est quelque chose sans précédent aux Nations Unies »… personne ne se souvient qu’un groupe de garçons et de filles aient amoureusement « pris d’assaut » cette institution… Com, la Orquesta Aragon et un peu plus tard, le Buenavista Social Club… et on arrête là le décompte… Ça a été super !!! Les gens dansaient comme s’ils étaient au Tropical, et surtout ils fraternisaient entre eux, ils souriaient, ils fraternisaient, je peux te dire que personne n’est resté de marbre… Il y avait là surtout des fonctionnaires de l’ONU, des diplomates et beaucoup de membres de leurs familles (et même une délégation de diplômés nord-américains de la ELAM et les Pasteurs pour la Paix)… La salle était pleine à craquer, plus de 500 personnes, et tout ça dans la joie et l’amour… Comme dirait Marti, ce qui s’est passé hier soir c’était tout simplement l’ « Antichambre de la Concorde » !

Maintenant, nous allons assister en direct, fiers et heureux, au 20° vote contre le blocus!

En aimant Cuba davantage à chaque fois.

Tin et la Colmenita  (Trad. A Arroyo)

* Bruno : Bruno Rodriguez Parilla est le ministre des “Relaciones Exteriores” de Cuba, ce qui correspond au ministre des Affaires Etrangères. Il est actuellement à l’ONU pour le vote contre le blocus.

 

Article communiqué par :

Association Cuba Linda

9 rue Pablo Picasso

24750 Boulazac

05 53 08 96 66

www.cubalinda.fr

 

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 09:23
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Par legrandsoir

Il y a quelques heures : pour la vingtième année consécutive, l’Assemblée Générale des Nations Unies demande - à l’unanimité moins deux états-voyous (les Etats-Unis et Israël) - la levée du blocus des Etats-Unis contre Cuba.

C’est la seule résolution qui ose nommer les Etats-Unis par leur nom et c’est la seule résolution qui recueille une telle unanimité. Les médias ne vous en parleront pas, pas plus qu’ils ne mentionneront (au mieux) le blocus et encore moins vous expliqueront (et puis quoi encore ?) en quoi il consiste.

Merci à tous nos lecteurs d’assurer une diffusion maximum à cette information (un des secrets les mieux gardés par les médias). Les trolls se déchaîneront mais qu’importe...

Votes aux Assemblées Générales des Nations-Unies sur la nécessité de cesser le blocus des Etats-Unis contre Cuba

Année Date Pour Contre Abstention Pays votant contre
1992 24 Novembre 59 2 72 Etats-Unis, Israel
1993 3 Novembre 88 4 57 Etats-Unis, Israel, Albanie, Paraguay
1994 26 Octobre 101 2 48 Etats-Unis, Israel
1995 2 Novembre 117 3 38 Etats-Unis, Israel, Ouzbékistan
1996 12 Novembre 137 3 25 Etats-Unis, Israel, Ouzbékistan
1997 Octobre 143 3 17 Etats-Unis, Israel, Ouzbékistan
1998 Octobre 157 2 12 Etats-Unis, Israel
1999 Novembre 155 2 8 Etats-Unis, Israel
2000 Novembre 167 3 4 Etats-Unis, Israel, Iles Marshall
2001 Novembre 167 3 3 Etats-Unis, Israel, Iles Marshall
2002 Novembre 173 3 4 Etats-Unis, Israel, Iles Marshall
2003 Novembre 179 3 2 Etats-Unis, Israel, Iles Marshall
2004 Octobre 179 4 7 Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau
2005 Novembre 182 4 1 Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau
2006 Novembre 183 4 1 Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau
2007 Novembre 184 4 1 Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau
2008 Octobre 185 3 2 Etats-Unis, Israel, Palau
2009 Octobre 187 3 2 Etats-Unis, Israel, Palau
2010 Octobre 187 2 3 Etats-Unis, Israel
2011 25 Octobre 186 2 3 Etats-Unis, Israel

CITATIONS

"[nous supprimerons les quotas sucriers cubains] ce qui provoquerait une chute brutale et immédiate de l’industrie sucrière cubaine et généraliserait encore plus le chômage. De grandes quantités de personnes se retrouveraient sans travail et commenceraient à avoir faim." - mémo du département d’Etat des Etats-Unis - 24 Juin 1959

 

"Il faut utiliser au plus vite tous les moyens possibles d’affaiblir la vie économique cubaine (...) afin de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement." - Christian Herter - Secrétaire d’Etat Etats-Unien - 6 Avril 1960

 

"Cette nuit, la première du blocus, il y avait à Cuba quelque 485550 voitures, 343300 réfrigérateurs, 549700 postes de radio, 303500 téléviseurs, 352900 fers à repasser, 288400 ventilateurs, 41800 machines à laver, 3510000 montres, 63 locomotives et 12 paquebots. Tout, à l’exception des montres suisses, avait été fabriqué aux Etats-Unis." - Gabriel Garcia Marquez

 

"Lorsque ce régime sera tombé, il faudra passer un bulldozer de Pinar del Rio jusqu’à Santiago car tous les habitants de cette île ont été, à un moment ou un autre, des partisans de cette Révolution. Il faudra ensuite la repeupler avec les gens de Miami." - Yanoska Perez - Porte parole de la CANF - (organisation anti-castriste basée à Miami)

 

"Le blocus économique contre Cuba, que les Etats-Unis ont imposé depuis trois décennies, est un crime contre l’humanité. On ne peut interdire nourriture et médicaments à un pays pour des raisons idéologiques, raciales ou religieuses." - Gonzalo Garcia Bustillos, Ambassadeur du Vénézuela à Cuba, Juin 1992

 

"s’il existait une violence justifiable, ce serait celle qui s’exerce actuellement, et qui s’est exercée dans les années 60, contre le régime de Castro". - Jacobo Machover (dissident "anticastriste"), juste après les attentats contre des hôtels à Cuba, dans la revue "Trazos de Cuba" en septembre 1997

 

"Il n’y a qu’un tribunal qui compte ici, c’est la Cour Suprême des Etats-Unis. Il n’y a qu’une loi qui s’applique ici, c’est la Constitution des Etats-Unis." - Sénateur Jesse Helms, Président de la Commission des Affaires Etrangères du Sénat en réference au non-respect (par les Etats-Unis) des lois internationales, 1998

 

"Cuba est la première priorité du gouvernement américain. Tout le reste est secondaire. Aucun effort ne doit être négligé, avec les moyens nécessaires, les hommes nécessaires et le temps qu’il faudra..." - Bob Kennedy, 19 janvier 1962

 

"De toutes les ironies exprimées par la politique étrangère américaine, notre position vis-à-vis de Cuba est la plus paradoxale. Une forte dégradation de la situation économique a provoqué une poussée du nombre de Cubains entrant illégalement aux Etats-Unis. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour détériorer la situation économique et ainsi accroître le flux. Nous encourageons également cet exode en accordant aux Cubains, qui arrivent illégalement ou qui s’approchent par voie de mer, un statut de résident et une assistance pour s’installer. Dans le même temps, nous n’avons pas respecté les quotas de visas pour les Cubains désireux d’immigrer aux Etats-Unis [...] quand Castro tente d’empêcher des cubains malheureux de quitter leur pays infortuné, nous l’accusons de violation des droits de l’homme. Mais quand il menace d’ouvrir grand les portes si nous continuons à accueillir sans limites des cubains sans visas - y compris ceux qui ont commis des actes de violence pour aboutir à leurs fins - nous brandissons des menaces imprécises mais aux conséquences terribles." - Jay Taylor, responsable de la section des intérêts américains à Cuba entre 1987 et 1990, in "Playing into Castro’s hands", the Guardian, Londres, 9 août 1994.

 

"Il est certain que les Américains sont très contents de notre Mouvement... Je veux dire, de ce que nous avons appelé "Plate forme pour les droits de l’homme et la démocratie à Cuba " ... "Nous nous sommes aperçus qu’il n’y avait [à Cuba] ni éducation ni santé." ... "Parce que là-bas les gens doivent parler tout bas, car ils se sentent persécutés par la Sécurité de l’Etat. Cela les rend malades. Je ne connais pas d’autre pays où les gens ont le visage presque déformé à force de faire des grimaces pour parler bas et dans la crainte, comme ça, sur le côté..." - LIDWIEN ZUMPOLLE, Coordinatrice de la Section Amérique latine à Pax Christi Hollande

 

"Quand je suis retourné à Cuba en Février [1993]... J’ai découvert des pédiatres exerçant dans des hôpitaux splendides qui passaient chaque matin à compter les rares médicaments pour les enfants... le directeur d’un centre de soins me faisait part de ses craintes de voir le lait disparaître pour les touts petits, comme cela était déjà le cas pour les enfants de plus de sept ans... Que doit-on penser au sujet d’un embargo qui interdit nourriture et médicaments aux enfants ? J’ai honte." - Dr Benjamin Spock - lettre au New York Times, le 3 Juin 1993.

 

"Le Blocus a été instauré par les Etats-Unis au nom de la "Démocratie" et du "Monde Libre". Mais le monde est-il plus démocratique lorsqu’une machine-outil tombe en panne faute de pièces détachées ? Le monde est-il plus libre lorsqu’un médecin cubain opère sans anésthésie ?" - Viktor Dedaj

 

"A un moment c’était l’Angola. A un autre moment c’était l’Amérique Centrale... mais ce n’était en réalité que rhétorique. En fait, la seule condition préalable qu’ils [les Etats-Unis] ont jamais posée reste la même depuis le tout début : ils n’aiment pas la Révolution Cubaine, point. Ils ne l’ont jamais aimé et ont passé plus de 30 ans à essayer de nous reconquérir. La rhétorique diplomatique change selon les époques mais fondamentalement Washington poursuit toujours exactement le même objectif : l’élimination de la Révolution Cubaine... Mais il faut se souvenir que tout a commencé en Mai 1959 quand nous avons voté la Loi sur la Réforme Agraire. Washington ne s’est jamais fait à cette idée... Le conflit USA-Cuba doît être vu plus à la lumière de nos relations bilatérales que dans un contexte de confrontation Est-Ouest. C’est pour cela que le conflit demeure, bien que la Guerre Froide ait cessé et que l’Union Soviétique n’existe plus. " Ricardo Alarcon - Ministre des Affaires Etrangères de Cuba - 1992

 

"Exiger - sans autre forme de procès - LE multipartisme, LA démocratie, des élections "libres" et une presse "libre" à 150 km de Miami est une façon comme une autre d’aller pisser sur la tombe de Salvador Allende." - Viktor Dedaj

 

"Le gouvernement des Etats-Unis sont seuls, défiant la volonté des nations du monde, dans la mise en oeuvre de cet crime contre l’humanité. Il agit dans l’intérêt d’une poignée de groupes économiques qui veulent s’approprier les richesses de Cuba et appauvrir le peuple Cubain dont la révolution apporta la santé, les libéra de la misère et apporta aussi une éducation universelle partagée avec les pauvres de la planète. Cessez cette honte." - Ramsey Clark (ex-Ministre de la Justice des Etats-Unis)

 

"De ce pays [les Etats-Unis] gonflé de richesses matérielles et intellectuellement misérable, où il y a tant de sans-abris et d’affamés, j’ai pu admirer la lutte de Cuba pour partager ses maigres ressources afin que chacun puisse retrouver sa dignité. Cuba est admiré dans le monde entier parce que les cubains ont démontré un amour, un engagement et un sens du sacrifice pour tout ce qui - les êtres comme la planète - est opprimé, pour tout ce qui souffre. Aujourd’hui, à l’heure où souffre à son tour Cuba, il est temps d’agir. " - Alice Walker (Pasteurs pour la Paix - USA)

 

"...La mal nommée loi "Cuban Democracy Act" [loi dite Torricelli (n.d.r.)] est questionable dans sa théorie, cruelle dans ses mesures pratiques et ignoble dans le contexte expéditif en cette période électorale... Une minorité influente de la communauté cubano-américain réclame à cors et à cris le renforcement des mesures contre un régime blessé... Il y a finalement quelque chose d’indécent à voir vociférer ces exilés vivant en sécurité à Miami et réclamant encore plus de douleur pour leurs cousins plus pauvres..." - New York Times, éditorial du 15 Juin 1992.

 

"Cuba, où il y a ni disparus, ni meurtres, ni tortures, subit depuis trente ans un blocus qui entraine d’immenses privations pour son peuple et freine son développement. " - Beinusz Szmukler, président de l’Association Américaine des Juristes - 1994

 

"L’embargo exprime la confusion entre vendetta et politique d’intérêt national. C’est une relique de la guerre froide. " - George Miller - membre du Congrès des Etats-Unis - 1994

 

"Les exemples de Cuba et de l’Irak rendent évidents le fait que les sanctions économiques sont, à la base, une guerre contre la santé publique. Notre éthique exige une défense de la santé publique. Alors, en tant que médecins, nous avons le devoir moral d’appeler à la fin des sanctions. Ayant découvert la cause, nous devons agir pour l’eliminer. Permettre à notre raison de dormir produira plus de monstres." - Editorial du New England Journal of Medecine, 24 Avril, 1997

 

""Certes, certes, mais le blocus n’explique pas tout" me disent ceux qui se croient bien inspirés. Mais moi j’attends toujours que quelqu’un, parmi nos médias, me dise enfin ce que le blocus explique." - Viktor Dedaj

 

"Tant qu’il y aura l’impérialisme, nous ne pouvons nous permettre le luxe du pluri-partisme. Nous ne pourrions jamais concurrencer l’argent et la propagande que les Etats-Unis déverseraient ici. Nous perdrions non seulement le socialisme, mais notre souveraineté nationale aussi" - Eugenio Balari in Medea Benjamin, "Soul Searching," NACLA Report on the Americas 24, 2 (August 1990) : 23-31.

 

"Il s’agit de permettre au peuple cubain de se lever et de dire "nous n’en pouvons plus" ". - Dennis Hays Miami Herald, 19 Juin, 2004 - ancien directeur de la Fondation Nationale Cubano-Américaine.

 

"Lorsque les Etats-Unis sont venus chercher Cuba, nous n’avons rien dit, nous n’étions pas Cubains ". - Viktor Dedaj

 

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 14:06

15 photos des Indignés de Cuba

 

Norelys Morales

 

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Le visage de Che Guevara indigné par les morts dus au sabotage du vapeur français « La Coubre » dans le port de La Havane. Photo prise par Korda le 5 Mars 1960 lors des honneurs funèbres rendus aux victimes.

 

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1961. Quand il n’était pas encore question du terrorisme dans le monde et que Cuba subissait déjà les agressions [des Etats-Unis].

 

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Martyres des attentats de la CIA contre le vapeur « La Coubre »

 

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Manifestation à La Havane contre le terroriste Posada Carriles

 

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Nous exigeons la Justice

 

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Les nouveaux alphabétiseurs

 

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Cuba exige la justice

 

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Pour le 35àme anniversaire du crime de la Barbade

Il est écrit : « Quand un peuple viril et énergique pleure, l’injustice tremble »

 

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Familles de victimes du crime de la Barbade

 

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Le drapeau cubain devant l’Université Alma Mater de La Havane

 

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Le 1° Mai 2011

 

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Cubains indignés

 

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Le 1° Mai 2011 à La Havane

 

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Que les Cinq reviennent !

 

 

Les photos sont celles du site  islamia.cu

Cubadebate reprend l’article, fournit des précisions sur les légendes et offre d’autres photos :

 

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Veille en l’honneur des victimes du Terrorisme d’Etat, à la forêt des drapeaux de la Tribune Anti-impérialiste de La Havane

 

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Veille en l’honneur des victimes du Terrorisme d’Etat, à la forêt des drapeaux de la Tribune Anti-impérialiste de La Havane – Plan rapproché.

 

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Le navire Granma, accompagné par les pionniers Cubains lors de la revue militaire et le défilé populaire pour le 50èmeanniversaire de la proclamation du caractère socialiste de la Révolution et de la victoire militaire de Playa Giron, sur la Place de la Révolution José Marti, à La Havane, le 16 Avril 2011.

 

Cubadebate

 

Traduction : Alma

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 00:01

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Nouveau livre de Salim Lamrani

Etat de siège

Les sanctions économiques des Etats-Unis contre Cuba

 

Cuba Si France

 

            CSF : Vous venez de publier un nouvel ouvrage sous le titre Etat de siège.  De quoi traite-t-il exactement?

 

            SL : Comme son sous-titre l’indique, ce livre traite des sanctions économiques unilatérales que les Etats-Unis imposent à Cuba depuis 1960. Elles ont été établies en pleine Guerre Froide dans le but de renverser le gouvernement révolutionnaire de Fidel Castro dont les réformes économiques et sociales n’étaient guère appréciées par l’administration Eisenhower de l’époque. Plus d’un demi-siècle plus tard, alors que l’Union Soviétique a disparu et que la Guerre Froide n’est plus qu’un vieux souvenir, Washington persiste à maintenir un état de siège économique qui asphyxie toutes les catégories de la population cubaine et qui affecte en premier lieu les secteurs les plus vulnérables à savoir les femmes, les personnes âgées et les enfants.

Il faut savoir que la rhétorique diplomatique pour justifier l’hostilité étasunienne vis-à-vis de Cuba a fluctué selon les époques. Dans un premier temps, Il s’agissait des nationalisations et leurs indemnisations. Par la suite, Washington a évoqué l’alliance avec l’Union soviétique comme principal obstacle à la normalisation des relations entre les deux pays. Puis, dans les années 1970 et 1980, l’intervention cubaine en Afrique, plus précisément en Angola et en Namibie, pour aider les mouvements de libération nationale à obtenir leur indépendance et pour lutter contre l’Apartheid en Afrique du Sud, a été pointée du doigt pour expliquer le maintien des sanctions économiques. Enfin, depuis l’effondrement de l’Union soviétique, Washington brandit l’argument de la démocratie et des droits de l’homme pour maintenir l’étranglement économique sur la nation cubaine.

 

            CSF : Quel est justement l’impact de ces sanctions sur la population cubaine ?

 

            SL : Les sanctions économiques contre Cuba constituent le principal obstacle au développement du pays et tous les secteurs de la société en sont affectés. Il faut savoir les Etats-Unis ont toujours été le marché naturel de Cuba pour des raisons historiques et géographiques évidentes. La distance qui sépare les deux nations ne dépasse pas les 150 km. En 1959, 73% des exportations cubaines étaient destinées au marché étasunien et que 70% des importations en étaient issues. Il y avait donc une forte dépendance à l’égard du Voisin du Nord. Entre 1960 et 1991, les relations avec l’URSS avaient permis d’atténuer l’impact des sanctions mais ce n’est plus le cas désormais.

            Concrètement Cuba ne peut rien vendre aux Etats-Unis, qui reste le premier marché du monde, et ne peut rien acheter hormis quelques matières premières alimentaires depuis l’année 2000, mais à des conditions drastiques tels que le paiement des marchandises à l’avance, dans une autre monnaie que le dollar – donc Cuba doit assumer les frais de taux de change – et sans possibilité de contracter un prêt. Cela limite donc énormément les possibilités commerciales de l’île, qui doit se fournir auprès de pays tiers à un coût bien supérieur.

 

CSF : Vous soulignez également le caractère extraterritorial des sanctions économiques.

 

SL : En effet, depuis 1992 et l’adoption de la loi Torricelli, les sanctions s’appliquent également aux pays tiers qui feraient du commerce avec Cuba, ce qui constitue une grave violation du droit international qui prohibe à toute législation nationale d’être extraterritoriale– c’est-à-dire de s’appliquer au-delà du territoire national. En effet, la loi française ne peut pas s’appliquer en Espagne tout comme la loi italienne ne peut pas s’appliquer en France. Néanmoins, la loi étasunienne sur les sanctions économiques s’applique à tous les pays qui font du commerce avec Cuba.

Ainsi toute embarcation étrangère qui accosterait à un port cubain se voit interdire l’entrée aux Etats-Unis pendant six mois. Cuba étant une île, elle est fortement tributaire du transport maritime. La plupart des flottes commerciales opérant dans le détroit de Floride réalisent logiquement la plus grande partie de leurs activités avec les Etats-Unis au vu de l’importance du marché. Donc, elles ne prennent pas le risque de transporter des marchandises à Cuba et lorsqu’elles le font, elles exigent un tarif bien supérieur à celui appliqué aux pays voisins tels qu’Haïti ou la République dominicaine, afin de pallier au manque à gagner découlant de l’interdiction d’accoster à un port étasunien. Ainsi, si le prix habituel du transport de marchandises est de 100 pour la République Dominicaine, il passe à 600 ou 700 lorsqu’il s’agit de Cuba.

 

CSF : Vous revenez également sur le caractère rétroactif des sanctions économiques.

 

SL : Depuis l’adoption de la loi Helms-Burton en 1996, tout entrepreneur étranger qui souhaiterait investir à Cuba sur des terres nationalisées en 1959, se voit menacé de poursuites judiciaires aux Etats-Unis et ses avoirs risquent d’être gelés. Cette loi est une aberration juridique dans la mesure où elle est à la fois extraterritoriale et rétroactive – c’est-à-dire qu’elle s’applique pour des faits survenus avant l’adoption de la loi – ce qui est contraire au droit international. Prenons le cas de loi anti-tabac en France. La loi est entrée en vigueur le 1er janvier 2008. Mais si on a fumé dans un restaurant le 31 décembre 2007, on ne peut pas être condamné pour cela car la loi ne peut pas être rétroactive. Or la loi Helms-Burton s’applique pour des faits survenus dans les années 1960, ce qui est illégal.

 

CSF : Les Etats-Unis affirment que les sanctions économiques sont une simple question bilatérale et qu’elles ne concernent pas le reste du monde.

 

SL : Les exemples que j’ai cités précédemment démontrent le contraire. Je vais en citer un autre. Un constructeur automobile allemand, coréen ou japonais – peu importe sa nationalité en réalité – doit démontrer au Département du Trésor que ses produits ne contiennent pas un seul gramme de nickel cubain pour pouvoir les vendre sur le marché étasunien. Il en est de même pour toutes les entreprises agroalimentaires souhaitant investir le marché étasunien. Danone, par exemple, devra démontrer que ses produits ne contiennent aucune matière première cubaine. Donc, Cuba ne peut pas vendre ses ressources et ses produits aux Etats-Unis mais dans ces cas précis, elle ne pourra pas les vendre à l’Allemagne, la Corée ou le Japon. Ces mesures extraterritoriales privent ainsi l’économie cubaine de nombreux capitaux et les exportations cubaines de nombreux marchés à travers le monde.

 

CSF : les sanctions économiques ont également un impact dans le domaine de la santé.

 

            SL : En effet, près de 80% des brevets déposés dans le secteur médical sont du fait des multinationales pharmaceutiques étasuniennes et de leurs filiales, ce qui les place dans une situation de quasi monopole. Cuba ne peut y avoir accès en raison des restrictions imposées par le gouvernement des États-Unis. Or il faut savoir que le droit international humanitaire interdit tout type de restriction à la libre-circulation d’aliments et de médicaments, y compris en temps de guerre. Et officiellement, les Etats-Unis ne sont même pas en guerre contre Cuba.

Un exemple précis : Les enfants cubains ne peuvent bénéficier du dispositif Amplatzer fabriqué aux Etats-Unis qui permet d’éviter une chirurgie à cœur ouvert. Des dizaines d’enfants sont en attente de cette intervention. Rien que pour l’année 2010, quatre enfants ont intégré cette liste. : María Fernanda Vidal, âgée de 5 ans, Cyntia Soto Aponte, âgée de 3 ans, Mayuli Pérez Ulboa, âgée de 8 ans et Lianet D. Alvarez, âgée de 5 ans.

            Ces enfants sont-ils responsables du différend qui oppose La Havane à Washington ? Non ! Pourtant ils en payent le prix !

 

CSF : Dans votre livre, vous revenez également sur le caractère irrationnel de certaines restrictions.

 

SL : En effet, il faut savoir que depuis 2004 et l’application stricte des règles du Bureau de Contrôle des Biens Etrangers (OFAC), tout touriste étasunien qui consommerait un cigare cubain ou un verre de rhum Havana Club lors d’un voyage à l’étranger risque une amende d’un million de dollars et dix années de prison. Autre exemple : un Cubain vivant en France ne peut théoriquement pas manger un hamburger à Mc Donald’s. Ces mesures sont irrationnelles car elles sont inapplicables. Les Etats-Unis ne disposent pas des ressources matérielles et humaines pour mettre un fonctionnaire étasunien derrière chaque touriste. Néanmoins, elles illustrent l’obsession des Etats-Unis à étouffer économiquement les Cubains.

 

CSF : Votre ouvrage contient un prologue de Wayne S. Smith et une préface de Paul Estrade, qui sont connus des spécialistes, mais sans doute moins du grand public. Rappelez-nous qui sont-ils ?

 

SL : Wayne S. Smith est un ancien diplomate étasunien, et actuellement professeur à l’Université Johns Hopkins de Washington. Il a été le dernier diplomate étasunien en poste à Cuba avec le rang d’ambassadeur entre 1979 et 1982. Il s’est distingué par sa politique de dialogue et de rapprochement avec La Havane sous le gouvernement de James Carter. C’est un partisan d’une normalisation des relations entre Cuba et les Etats-Unis et il dresse dans le prologue un constat lucide sur le caractère anachronique, cruel et inefficace des sanctions économiques.

Quant à Paul Estrade, il est professeur émérite à l’Université Paris VIII et il s’agit sans doute du meilleur spécialiste de Cuba en France. Ses travaux sur la question sont une référence dans le monde universitaire. Dans sa préface, il rappelle la manière dont l’état de siège contre Cuba est le plus souvent occulté par les médias lorsqu’ils abordent les difficultés économiques de ce pays.

 

 

Etat de siège. Les sanctions économiques des Etats-Unis contre Cuba

Prologue de Wayne S. Smith

Préface de Paul Estrade

Paris, Editions Estrella, 2011

15€

Pour toute commande dédicacée, veuillez contacter : lamranisalim@yahoo.fr

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 08:00
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Wilkie DELGADO CORREA


« Nous triompherons parce que quand un peuple se présente comme une grande menace afin de réclamer ses droits, il a toujours été victorieux. » - Carlos Manuel de Céspedes

Tous les jours, nous sommes immergés dans l’Histoire, ou bien elle nous accompagne, entre la poitrine et le dos, lorsque nous avançons, dans l’action et dans la réflexion. C’est que l’Histoire coule comme la vie, de hier à aujourd’hui, d’aujourd’hui à demain.


C’est pour cette raison que quand nous considérons l’Histoire, que nous le voulions ou non, il y a interaction, échange, dialogue, questions et réponses, de la manière la plus diversifiée, en fonction des capacités, des possibilités et des intentions de chaque être humain. Aussi, plus que d’essayer d’aborder l’Histoire comme des spectateurs, nous devons pénétrer en elle jusqu’à nous sentir contemporains actifs des temps où elle se déroule.


A l’occasion de ce 10 Octobre, début de la première guerre d’indépendance qui eut lieu en 1868 sous la conduite de Carlos Manuel de Céspedes, il faut bien avoir à l’esprit que la Révolution Cubaine d’aujourd’hui est une continuation de celle qui a commencé à cette date, et qu’elle a eu un parcours fait d’étapes successives avec une conception de la patrie qui est propre à Cuba. A partir de là, dans ce grand processus historique, se sont manifestés des traits communs qui nous ont permis d’évaluer la répercussion et les coïncidences des projets les plus importants pour rendre possibles la liberté, la justice, et l’indépendance du peuple Cubain. Pour ces raisons nous sommes héritiers d’idées et de principes qui sont devenus partie consubstantielles de l’existence des Cubains.


Je considère qu’il y aura toujours, pour ceux qui sont conduits par leurs inquiétudes à la recherche d’une réponse vraie, d’un jugement définitif et d’une défense imparable, une occasion propice pour cheminer avec l’Histoire. C’est ainsi que j’en suis arrivé à concevoir cette conversation contemporaine avec Céspedes, au cours de laquelle mes questions trouvent une réponse juste et frappante de la part de ce grand héros. Et ce sont des réponses textuelles d’hier, valables et nécessaires aujourd’hui, mais qui seront toujours en vigueur.


Carlos Manuel de Céspedes, à l’initiative de la Guerre de Dix Ans, premier Président de la République de Cuba en Armes et Père de la Patrie, fut une personnalité rebelle, cultivée et ayant une vision approfondie de la politique nationale et internationale de son temps. C’est cette vision, et d’autres qualités de virtuose, dont nous allons constater la présence au travers de cette entrevue imaginaire, mais qui tient compte d’une réalité qu’ont imprimées les idées célèbres de Carlos Manuel de Céspedes en ce qui concerne l’indépendance du peuple Cubain et l’attitude permanente du gouvernement des Etats-Unis par rapport à celle-ci. Aussi, prenons connaissance de cette conversation d’aujourd’hui avec le Père de la Patrie.


W : Céspedes, vous êtes l’un de nos premiers grands hommes - c’est pourquoi nous vous reconnaissons comme le Père de la Patrie - qu’avez-vous perçu des intentions impériales des Etats-Unis concernant Cuba ? Pourriez-vous nous rapporter vos idées sur ce fait particulier ?


CÉSPEDES : ... En ce qui concerne les Etats-Unis, je peux peut-être me tromper, mais tel que je conçois son gouvernement, ce à quoi il aspire, c’est à s’emparer de Cuba sans complications dangereuses pour son pays... ; c’est le secret de sa politique et je crains beaucoup que tout ce qu’il fait ou propose ne soit pour nous distraire et pour que nous n’allions pas à la recherche d’autres amis plus efficaces ou désintéressés.

W.:Quelle attitude doit adopter le peuple face à ce harcèlement quant à sa pleine indépendance ?


CÉSPEDES : Notre projet invariable, quelles que soient les circonstances, est de n’accepter de l’Espagne, ainsi que de quelqu’autre pays qui s’interposerait ou s’intéresserait à Cuba, d’autre capitulation que l’indépendance absolue de Cuba. Mourir tous ou être indépendants, sans qu’aucune circonstance humaine ne vienne altérer cette résolution.


W. : Je pense que vous avez été très déçu par l’attitude des Etats-Unis concernant leur collaboration possible aux efforts vers l’indépendance de Cuba ? Pouvez-vous nous dire ce que vous en pensez ?


CÉSPEDES : Il n’était pas possible de supporter plus longtemps le mépris avec lequel nous traitaient les Etats-Unis, mépris qui allait en augmentant pendant que nous nous montrions des plus patients. Nous avons joué pendant assez de temps le rôle du mendiant à qui l’on refuse toujours l’aumône et à qui on finit par fermer la porte avec insolence... .Pour les faibles et les malheureux, nous ne devons pas abandonner notre dignité.


W. : Céspedes, quel pourrait être votre message à l’adresse des gouvernants d’Amérique du Nord, qui ont été de si obstinés malentendants des réclamations et des prises de position de notre peuple ?


CÉSPEDES : Ce sera à l’Histoire impartiale de juger si le gouvernement de cette République a été à la hauteur de son peuple et de la mission qu’il représente en Amérique, non seulement en demeurant simple spectateur, indifférent à la barbarie et à la cruauté manifestées sous ses yeux par une puissance européenne monarchique à l’égard de sa colonie... mais de plus en fournissant contre l’opprimé un appui indirect, moral et matériel, un appui au fort contre le faible, à la Monarchie contre la République... à l’esclavagiste obstiné contre le libérateur de centaines de milliers d’esclaves.

Malgré tout, la République vaincra... , le peuple de Cuba plein de foi en son destin de liberté et animé d’une inébranlable persévérance sur le sentier de l’héroïsme et du sacrifice, sera digne de figurer, maître de son destin, parmi les peuples libres d’Amérique... notre devise est et sera toujours : l’indépendance ou la mort. Non seulement Cuba a à être libre, mais aussi elle ne peut plus maintenant redevenir esclave.

W : Malgré les expériences vécues, vous ne vous êtes jamais montré pessimiste. Quel est le fondement de ce sentiment d’optimisme quant à la victoire de notre peuple ?


CÉSPEDES : Nous triompherons parce que quand un peuple se présente comme une grande menace afin de réclamer ses droits, il a toujours été victorieux ; nous triompherons parce que les soldats de la noble cause sont venus de tous temps et dans tous les pays au temple de la liberté, les pieds nus et ensanglantés, certes, mais le front ceint de la couronne de la victoire.


Cher lecteur, ceci est une illustration de la pensée d’un homme nanti qui un jour a placé les intérêts de la patrie au dessus de ses richesses matérielles propres et a acquis, à force d’héroïsme, de sacrifice et de stoïcisme, une richesse morale et spirituelle bien supérieure, qu’il a résumée en quelques mots d’engagement au moment d’être élu premier Président de la République de Cuba en Armes : "Etre héroïque et être virtuose". Des mots qui firent sa raison d’être durant la période de cinq ans où il a occupé la présidence. Des mots qu’il a défendu de sa vie en tombant au combat le 27 Février 1874 à San Lorenzo, dans la Sierra Maestra.


Quelle chance nous avons eue, nous Cubains, d’avoir apprécié et défendu avec cohérence et continuité ces valeurs et ces principes au long de l’histoire et en particulier la destinée du pays face à l’attitude adoptée par les Etats-Unis pour empêcher notre pleine indépendance et, de ce fait, accomplir le vieux rêve américain de s’emparer de Cuba afin de nous placer sous le joug de son domaine impérial.

Wilkie Delgado Correa

10 Octobre 2011

Source : http://www.rebelion.org/noticia.php?id=137038&titular=co...

Traduction : Alma

URL de cet article 14858
http://www.legrandsoir.info/cuba-conversation-d-aujourd-hui-avec-carlos-manuel-de-cespedes-pere-de-la-patrie-rebelion.html
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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 22:17

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Par Reynaldo Henquen RHC

Le tourisme, qui est à l’heure actuelle, la principale branche de l’économie cubaine, souffre d’importantes pertes en vertu du blocus économique, commercial et financier, immoral et illégal, imposé par les Etats-Unis depuis près d’un demi siècle contre le peuple cubain.


Les pertes dans ce secteur, cette dernière année, s’élèvent à plus d’un milliard 700 millions de  dollars, la plupart d’entre elles à cause de l’interdiction aux Étasuniens de voyager à Cuba.


L’administration Obama a éliminé certaines restrictions, mais pas l’interdiction aux ressortissants étasuniens de se rendre à Cuba, encore moins pour faire du tourisme. Il y a aussi d’autres restrictions qui affectent l’aviation et les croisières, toutes deux très liées à l’industrie touristique.


Ainsi par exemple, si cette mesure génocidaire n’existait pas, le Groupe d’entreprises des Marinas et Nautiques aurait pu avoir en 2010, des revenus considérables, étant donné que ces installations disposent de 650 anneaux d’amarrage pouvant accueillir 179 000 embarcations par jour.


  Pour leur part, les chaînes hôtelières étasuniennes, qui figurent parmi les 10 meilleurs du monde, comme la Sheraton et la Milton et qui ont d’importants investissements dans les Caraïbes, ne peuvent pas accéder au marché cubain, à cause des interdictions imposées par le blocus.


Le rapport cubain sur la nécessité de mettre un terme à ce blocus, qui sera présenté et voté le 25 octobre prochain  à l’Assemblée Générale de l’ONU met l’exemple du  Groupe ITH, chargé du service de restauration aux vacanciers, a subi des pertes élevées à cause de cette politique irrationnelle, car la différence des prix des marchandises achetées dans des pays tiers est considérable, les taux d’intérêts de crédits commerciaux sont excessifs, tout comme la variation du taux de change et d’entrée de devises par concept de frets.


  La réalité est que cette guerre criminelle compromet  le développement d’un secteur qui s’est fixé pour but de se consolider comme l’un des moteurs de l’économie cubaine.


En 2010, notre pays a accueilli plus de 2 millions de visiteurs étrangers. Pour faire en sorte que la destination Cuba soit l’une des préférées dans le monde, les autorités cubaines ont du surmonter de multiples obstacles imposés par le blocus inhumain qui tente d’empêcher, coûte que coûte, le développement économique et social d’un peuple souverain et indépendant, un blocus qui en même temps, constitue un châtiment pour les Étasuniens,  qui se voient priver de voyager dans l’un des pays considérés comme l’un des plus sûrs du monde.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 22:10

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Par Reynaldo Henquen RHC

Nous ne nous lasserons pas de le dire: le blocus économique, commercial et financier, imposé depuis un demi siècle par les États-Unis contre Cuba n’a pas épargné de secteur de la vie à Cuba. La construction est l’une des branches qui a vu ses plans bénéficiant la population, freinés. Les programmes de construction de logement ou de réfection ont connu un retard.


 Les pertes dans ce secteur sont estimées à plus de 22 millions de dollars. Depuis avril 2010 jusqu’à mars 2011, 27 330 travaux de reconstruction ou de réfection prévus n’ont pas pu être réalisés et plus de 3 000 logements non pas pu être construits, ce qui affecte directement le peuple. Le logement est l’un des problèmes les plus pressants à Cuba.


La politique hostile étasunienne vise aussi à ce que notre pays n’accède pas aux technologies de pointe qui favoriseraient et surtout rendraient bien moins chère la réalisation de plusieurs ouvrages.


Les obstacles dressés nous ont obligés à réadapter de vieilles technologies, à mettre en fonctionnement des usines de production de matériaux et des composants de la construction qui étaient obsolètes, pour essayer de satisfaire le droit de la population d’avoir un logement digne.


Les spécialistes s’accordent à souligner que l’assimilation d’une technologie de pointe, maintiendrait certes, les coûts, mais supposerait une réduction de la main d’oeuvre, accélérerait le processus de construction. Ce qui à l’heure actuelle, est fait en un an et demi, pourrait être terminé en trois mois.


Le blocus criminel et unilatéral a entravé aussi la reconstruction et réfection d’importantes usines, qui sont clefs pour le développement économique du pays.


Par exemple, au mois de juillet, l’Entreprise d’importations IMECO du Ministère de la Construction, a signé un contrat avec un fournisseur panaméen, pour l’acquisition de 4 compacteurs&rouleaux compresseurs. Deux de ces équipements n’ont pas pu être livrés suite au refus de la fabrique Komatsu America Corporation de satisfaire la demande, ce qui a causé des affectations considérables dans le chronogramme d’exécution des investissements dans l’ouvrage Ferroniquel.


Le blocus économique, commercial et financier, en plus d’être une violation du Droit International, est une agression au développement, à la stabilité et à la sécurité d’un peuple qui a choisi en toute liberté, son modèle politique,et économique et social.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 22:04

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