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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 07:37

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La Havane, 7 juin, (RHC)--. L’Assemblée Nationale de Cuba a exigé à Israël la levée immédiate du blocus de la bande de Gaza.

Dans une déclaration rendue publique à La Havane, l’Assemblée Nationale de Cuba rappelle que le Conseil de sécurité des Nations Unies a uniquement déploré l’assaut meurtrier commis contre la flottille de la liberté qui acheminait de l’aide humanitaire pour la bande de Gaza et demandé une enquête impartiale. Le Parlement cubain souligne que la déclaration du Conseil de sécurité ne fait pas mention de la nécessité de lever sans conditions le blocus de la bande de Gaza, décrété par Israël, en 2007.

La commission des Affaires étrangères de l’Assemblée Nationale de Cuba souligne d’autre part dans sa déclaration le droit inaliénable des Palestiniens à la création d’un Etat indépendant sur leurs territoires légitimes.

« Il est urgent d’éviter, moyennant l’action la plus résolue de la communauté internationale, que des faits aussi graves comme celui-ci restent impunis et que l’utilisation par Israël et ses alliés de manœuvres dilatoires permettent de prolonger et même aggraver dans l’avenir, la situation actuelle et insoutenable du peuple palestinien » conclut la déclaration.

 

 

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 23:27

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New York, 5 juin, (RHC)- Un public euphorique a accueilli Silvio Rodriguez vendredi soir au Carnegie Hall de New York où ce chanteur et compositeur cubain s’est présenté devant près de 3000 personnes qui sont allées au premier concert qu’il donnait aux Etats-Unis en 30 ans.

Les chansons de Silvio Rodríguez, l’un des fondateurs du mouvement de la Nueva Trova, la Nouvelle Chanson Cubaine, ont arraché au public, qui chantait en cœur ses chansons, des cris et des ovations. Il a interprété des classiques de la nouvelle chanson cubaine et les chansons incluses dans son tout dernier album « Segunda Cita (Second Rendez-vous).

“Bonsoir” a dit Silvio après avoir ouvert le concert avec sa chanson « Claro de Luna » (Clair de Lune), après une brève introduction instrumentale du trio de cordes « Trovarroco ». « Pardonnez-moi de ne pas parler anglais. C’est un handicap que j’ai. Ce n’est rien de personnel » -a-t-il indiqué en plaisantant avec pour fond les rires et les cris enthousiastes du public.

« Nous sommes heureux d’être ici et du fait que vous, ce public merveilleux, incroyablement enthousiaste, vous partagiez un petit moment de vos vies avec nous ».

« Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Gerardo Hernandez, un homme qui est en prison injustement depuis 10 ans » a indiqué Silvio en se référant à un des 5 Cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis. « Je veux lui dédier cette chanson ainsi qu’à ses quatre camarades que nous, Cubains, nous considérons comme des héros ». Silvio a ensuite interprété « El elegido » (L’élu) qui a été peut-être le point culminant du concert.

Nos 5 compatriotes purgent de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités. Ils ont été condamnés au terme d’un procès truqué et politisé à Miami. Ils ont été accusés de conspiration afin d’espionner. Ils n’avaient pourtant fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

 

Ce qui est sûr c'est qu'il n'était pas seul à chanter !

Quand on dit que la musique et la culture rapprochent les peuples !

Vidéos tirées de Cambios en Cuba 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 08:00

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Interview à  Liudmila Álamo Dueñas, Première Secrétaire de l'UJC
Réalisée par Sébastien Madau

Sébastien Madau : - Quels ont été les défis de ce IXème Congrès de l’UJC ?

Liudmila Álamo Dueñas : Le premier défi du Congrès de l’UJC* a d’abord été celui du contexte historique dans lequel il s’est déroulé, marqué par une crise générée par le système capitaliste qui met en danger l’existence même de l’espèce humaine, avec ses conséquences inévitables pour notre pays soumis au blocus assassin des USA qui dure depuis plus d’un demi-siècle, et au passage dévastateur de trois ouragans qui ont causé quelques 10 milliards de dollars de dégâts.

Aussitôt qu’on se place dans ce contexte on comprend facilement les défis complexes et fondamentaux auxquels est affrontée notre génération et qui se sont manifestés au Congrès, car nous n’avons jamais perdu de vue l’essentiel ; la ligne conductrice accompagnant tout le processus, avant et durant le Congrès lui-même : perfectionner notre socialisme, c'est-à-dire être plus efficaces et plus productifs ; les débats ont porté, en majorité, sur les moyens de renforcer le fonctionnement interne de notre organisation, de la rendre plus dynamique, créative, authentique afin qu’elle ne représente pas seulement ses militants mais aussi toute la jeunesse cubaine, que nous soyons en capacité d’analyser nos problèmes et de proposer des solutions, certes pas toujours faciles, mais il s’agira de nos solutions, bien éloignées de recettes, qui nous ramèneraient ouvertement ou sournoisement vers le capitalisme avec son cortège d’inégalités et d’égoïsmes que nous connaissons bien, surtout pour les plus jeunes.

SM : - La jeunesse cubaine d’aujourd’hui, est-elle consciente qu’elle a un rôle à jouer dans la continuité du processus révolutionnaire ?

LÁD : Nous pouvons dire qu’elle en est totalement consciente et c’est pour cela que le IXème Congrès a été guidé par la devise «  tout donner pour la Révolution » et nous préparer à faire avancer peu à peu et sans discontinuité ce processus, comme c’est le cas pour tout processus révolutionnaire ,car si vous analysez notre histoire, vous vous apercevrez que cette transition générationnelle est en route depuis longtemps. Décennie après décennie, les nouvelles vagues de jeunes ont assumé des rôles importants dans la société et aujourd’hui cela continue.

Il s’agit d’un processus linéaire et sans rupture ; dans nos idées il y a celles de Fidel, de Raúl, de notre Parti, qui à leur tour synthétisent celles de Martí et d’autres personnages illustres qui ont nourri l’histoire de cette nation ; cependant, nos ennemis s’entêtent à chercher une rupture qui n’existe pas, et tentent de nous séparer de la génération historique qui a donné naissance à cette œuvre, chose totalement absurde, car il est impossible d’imaginer que tout ce qui est acquis aujourd’hui puisse être l’œuvre d’une poignée d’hommes et doive s’arrêter à la mort de ceux-ci. Ces hommes, de même que beaucoup d’autres qui ne sont plus parmi nous physiquement, nous laisseront leurs idées, les méthodes et l’expérience qui sont des armes très puissantes entre les mains des révolutionnaires.

Depuis toujours, partout où elle s’est investie, la jeunesse construit au quotidien l’œuvre collective avec un grand sens de l’humanisme, de l’anti-impérialisme et de la solidarité, qui a fait la grandeur de ce pays depuis plus d’un demi-siècle.

SM : - La jeunesse cubaine d’aujourd’hui a-t-elle des doutes ou des soucis sur l’avenir ? Si oui, lesquels?

LÁD : En tant que révolutionnaires nous sommes obligés de nous inquiéter pour l’avenir, nous ne pouvons pas rester indifférents, mais nous ne sommes pas inquiets sur le plan catastrophe et négatif comme veulent le semer chez-nous les oiseaux de mauvais augure de l’impérialisme, nos préoccupations ont un objectif différent, notamment celui pour la recherche de solutions aux situations complexes du monde dans lequel nous vivons et dans celui où nos enfants devront vivre, un monde menacé par les dangers qui mettent en péril la vie sur la planète, qui n’appartient pas qu’aux riches, même s’ils pensent le contraire

Nous nous faisons du souci pour l’environnement, pour l’impact des changements climatiques sur des pays comme le nôtre ; nous sommes préoccupés par le blocus US contre notre île, qui a de lourdes conséquences sur  notre qualité de vie et notre développement économique, et du sort de nos cinq frères anti-terroristes, que la haine envers nous a fait emprisonner dans les geôles US ; nous sommes soucieux des moyens permettant de faire grandir la conscience du travail et de l’efficacité dans notre société.

Comme on peut l’observer, beaucoup de choses nous préoccupent, mais nous nous en occupons et nous le faisons en sachant bien quelle est la direction à prendre et elle n’est rien d’autre que celle du socialisme. Nous ne sommes pas exempts d’erreurs de jugement, mais nous luttons pour y remédier.

Nous sommes également soucieux du destin de l’espèce humaine; nous serions égoïstes de ne penser qu’à notre bout de pain. José Martí, le héros national de Cuba disait : “La Patrie c’est l’Humanité”, nous, nous sommes très engagés pour la survie de l’être humain, et contre l’abîme au fond duquel le capitalisme mondial l’a jeté. Les crises économiques et environnementales, la xénophobie et le racisme, l’exploitation de l’homme par l’homme, les sociétés de consommation irrationnelles peuvent nous mener au chaos et à l’autodestruction.

SM : - Quelquefois certains jeunes Cubains, professionnellement de haut niveau, comme les médecins et les professeurs, se sentent frustrés à cause de leur bas salaire qu’ils reçoivent pour leur travail. Ceux qui travaillent dans le tourisme et qui souvent n’ont pas un niveau culturel aussi élevé ont une meilleure situation. Est-ce que ces situations où le niveau de vie est en désaccord avec  un niveau culturel et professionnel élevé ont été discutées au cours des débats au Congrès ?

LÁD : Comprendre les contradictions actuelles de l’économie cubaine c’est d’abord prendre en compte les limites que nous impose le blocus nord-américain, qui constitue le principal obstacle à notre développement ; son impact sur notre économie et notre commerce, l’effondrement du camp socialiste, la situation actuelle de crise économique et financière et ses effets sur Cuba, nous ont obligés à développer une économie de résistance, ce qui explique ces particularités, incompréhensibles si l’on n’analyse pas tous ces facteurs et si l’on ne connaît pas Cuba sous tous ses aspects.

Pour tout cela notre Congrès a placé l’économie au centre de sa problématique ; dans tous les secteurs productifs à Cuba on peut voir des visages jeunes et c’est dans ces endroits où l’on travaille pour trouver la solution à ces contradictions, qui n’auront pas de recettes magiques, donc nous sommes conscients de la nécessité d’augmenter la production, la productivité, l’efficacité, réduire les coûts, économiser les ressources dont nous disposons et travailler dur, pour augmenter nos recettes de façon à contribuer à une économie plus équilibrée et nécessairement socialiste.

Il faut savoir que même en luttant contre ce type d’anomalies économiques et financières, ici, nous n’avons jamais fermé une seule école ni un seul hôpital, nous n’avons jamais diminué les pensions de retraite et personne ne s’est retrouvé au chômage, c’est un mérite qui nous revient, car il aurait été très facile d’assainir l’économie à la manière néolibérale, mais dans notre société [cubaine] nous ne concevons pas de le faire au détriment du social.

SM : - Quel est le sentiment de la jeunesse cubaine sur la thématique de la migration ?

LÁD : Nous l’appréhendons comme un phénomène mondial et donc, logiquement, Cuba n’y échappe pas, toutefois dans notre cas il est profondément politisé, à tel point qu’en 1966 le gouvernement US a voté la Loi d’Ajustement Cubain, garantissant un traitement spécial aux Cubains qui émigrent afin de stimuler une hémorragie alimentée par des sorties essentiellement illégales. Cette loi garantit de scandaleux privilèges à tout citoyen de cette île qui parvient à fouler le sol de leur pays, peu importent les méthodes ou les voies empruntées, et sans chercher à savoir s’il s’agit d’un délinquant ou d’un terroriste. Nous serions curieux de voir ce qui se passerait si cette loi était étendue à toute l’Amérique Latine et à tous ses autres jeunes. Pour eux, c’est juste le contraire, des murs sont érigés à la frontière avec le Mexique et des lois racistes sont votées en Arizona.

Toutes les transnationales de la presse et les médias en général, amplifient ce phénomène. Elles ont travaillé avec enthousiasme à créer l’image d’une Cuba antidémocratique, que ses enfants fuient (les Cubain(e)s fuient, les autres émigrent) et elles jettent le trouble en montant en épingle tout Cubain qui arrive en « terre promise » ; elles utilisent la même stratégie pour discréditer la Révolution cubaine et exercer ainsi une pression pour nous détruire. Notre jeunesse n’ignore pas les nuances lamentables de la migration, le flux migratoire universel du Sud vers le Nord, pour des raisons  économiques, ne nous est pas épargné, ce facteur économique est bien plus important que le facteur politique et nous sommes parmi les premières victimes de la fuite des cerveaux et des talents sportifs et culturels. C’est une sorte de pillage effectué par le capitalisme développé qui cause d’énormes dégâts au Tiers monde.

SM : -  Quelles sont les aspirations de la jeunesse cubaine en ce qui concerne les  voyages et la découverte du monde ?

LÁD : Je crois qu’il s’agit des mêmes aspirations que celles de n’importe quel jeune dans tous les coins du monde, c’est quelque chose qui est propre à l’être humain, ce désir de connaitre d’autres lieux, mais c’est triste que des millions d’êtres humains passent toute leur vie sans sortir de leur coin, en parvenant juste à survivre, alors qu’une minorité voyage pour le plaisir, et que même certains paient des fortunes pour aller dans l’espace.

De nombreux Cubain(e)s se rendent à l’étranger pour rendre visite à un ami, à leur famille, ou pour se perfectionner ou pour un événement professionnel, et des dizaines de milliers d’autres offrent une aide solidaire à d’autres nations, comme les médecins volontaires ou d’autres professionnels.

Nous avons aussi abordé ce sujet dans les commissions de travail du Congrès. La presse capitaliste, ennemie de Cuba, diffuse constamment que les jeunes Cubain(e)s ne peuvent pas voyager, accréditant ainsi l’idée qu’ici le gouvernement « garde prisonniers les citoyens ». S’il s’agit de la connaissance du monde, hé bien, paradoxalement, nous, les jeunes Cubain(e)s, sommes des privilégie(e)s, j’ai déjà dit pourquoi, mais n’oublions pas que nous sommes un pays sous-développé, lourdement frappé par le blocus économique et politique, et qu’aujourd’hui nos priorités sont notre travail au jour le jour pour aller de l’avant, et que les ressources individuelles et collectives sont utilisées pour des besoins ponctuels.

Interview réalisé par Sébastien Madau.
Le 15 avril 2010

*UJC : Union de la Jeunesse Communiste

Traduction : Esteban

Révision : Michèle Maliane (Tlaxcala)

***************
URL sur HASTA SIEMPRE ! : http://moncada26.canalblog.com/archives/2010/06/02/18097401.html

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 07:10

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Le centre International de Restauration Neurologique (CIREN) de Cuba va doter un hôpital argentin, l’Hôpital National Alejandro Posadas, d’une technologie digitale qui permet d’opérer l’intérieur du cerveau humain avec une grande précision, informe la presse de Buenos Aires.

Le quotidien Página 12 indique que l’instrument, appelé système stéréotactique, a été conçu spécialement par des spécialistes cubains pour faciliter une technique chirurgicale destinée à des malades atteins d’un état avancé de la maladie de Parkinson.


L’opération permet d’atténuer les symptômes et de réduire la dépendance de médicaments, mais la technologie digitale permet également d’opérer des tumeurs, de réaliser des biopsies, et d’une manière générale, de réaliser des opérations qui impliquent qu’il faille pénétrer dans le cerveau avec une exactitude millimétrique.


Le docteur Julián Álvarez Blanco, directeur du CIREN, a déclaré au journaliste de Página 12 qu’il se trouve actuellement en Argentine pour formaliser les accords passés avec l’hôpital Alejandro Posadas qui réalisera en septembre les premières opérations avec cette méthode.


Auparavant, un groupe de professionnels argentins ira à Cuba pour se familiariser avec l’utilisation du système et, pour son installation, des spécialistes cubains se rendront à Buenos Aires.


Le docteur Álvarez Blanco a expliqué que le système a été mis au point au CIREN, avec la collaboration du Centre d’Expériences en Immunologie de Cuba.


Grâce aux orientations que donne le système, le chirurgien peut pénétrer dans le cerveau avec une électrode de seulement 4 dixièmes de millimètre de diamètre qui enregistre le fonctionnement des neurones au fur et à mesure, au cours de la pénétration.


L’innovation consiste en la possibilité de son utilisation sur un ordinateur personnel (PC), ce qui permet d’étendre l’utilisation de cette technologie pour le traitement de différentes pathologies à tout le système de santé cubain, ce qui serait autrement impossible en raison du coût de l’application.


Tiré de l'ACN

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 07:09

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PUNTA CANA, République dominicaine.- Esteban Lazo, vice-président du Conseil d’Etat de Cuba, a exhorté la communauté internationale à démontrer combien nous sommes engagés envers l’espèce humaine. Lazo a prononcé une allocution à la clôture du Sommet mondial sur l’avenir d’Haïti.

«Ce qui nous convoque ici, ce n’est pas un problème politique mais un drame humain», a souligné Lazo devant les délégués de 55 pays et de 35 organisations internationales qui se sont donné rendez-vous dans cette ville.

Esteban Lazo, qui est également membre du Bureau politique du Parti, a rappelé qu’avant le séisme son pays accumulait une expérience de onze ans de coopération avec Haïti dans plusieurs domaines comme la santé, l’éducation et la construction de logements.

Le vice-président a signalé que dans le cadre de ce schéma 400 médecins cubains offrent actuellement leurs services en Haïti. «Ce personnel a contribué à améliorer la santé de 14 millions de personnes, et a opéré plus de 47 000 patients souffrant de troubles de la vision. A ce jour, 550 médecins haïtiens se sont diplômés à Cuba et 600 étudiants haïtiens en médecine font leurs études dans l’île», a-t-il signalé.

Esteban Lazo a rappelé que le 25 janvier de cette année, lors d’une réunion à Caracas, le Conseil politique de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) est convenu, sur proposition du leader de la Révolution cubaine Fidel Castro, de privilégier l’aide à l’éducation et la création d’un système intégral de santé, dont les résultats sont déjà visibles.

«Cuba est disposée et en mesure de continuer de participer à cet effort», a ajouté Lazo, qui a chiffré à 690 millions de dollars l’aide –apportée dans une large mesure par le Venezuela– investie pour panser les plaies du tremblement de terre, comme en témoignent les 375 865 patients soignés et les 180 000 opérations réalisées depuis le mois de janvier.

«Haïti mérite cet effort», a conclu Esteban Lazo, qui présidait la délégation cubaine au Sommet de Punta Cana.

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 07:56

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Le 19 mai dernier, les élections municipales ont pris fin avec l’établissement des assemblées municipales et l’élection par les délégués des présidents et vice-présidents, choisis parmi les délégués nouvellement élus.

Avant cette dernière étape, soit entre le 24 février et le 24 mars, des milliers de réunions de mise en candidature ont été tenues et ce, dans les 169 municipalités de l’île. Puis, une élection au suffrage universel effectuée par bulletin secret s’est déroulée le 25 avril afin d’élire les 15 093 délégués de toutes les municipalités parmi plus de 45 000 candidats proposés et nommés directement par les citoyens. Lors de ce dimanche de vote, les candidats – entre deux minimum et huit maximum par circonscription – devaient obtenir au moins 50% des voix afin d’être élus. 

Le 2 mai, un deuxième tour eut lieu dans les circonscriptions où aucun des candidats n’avait remporté au moins 50% des votes valides. Dans ces cas particuliers, les deux candidats les plus populaires se sont qualifiés pour un second tour. Lorsque deux candidats sont ex-æquo, ils se qualifient également pour un second tour. Cette situation est tout à fait normale et s’est produite à chacune des 14 élections municipales tenues depuis 1976. (Cette année, toutefois, il y eut une situation particulière : un candidat est décédé tout juste avant les élections du 25 avril, il fallut donc organiser une nouvelle réunion de mise en candidature. Ainsi, les électeurs de cette circonscription se sont rendus aux urnes le 2 mai pour la première fois.) Pour toutes ces raisons, 14% des circonscriptions (2107) ont dû effectuer un second tour le 2 mai. 

Lors de ces élections, les candidats de trois circonscriptions s’étant qualifiés pour un deuxième tour ont terminé ex-æquo. Le 5 mai, un troisième tour a finalement déterminé un gagnant dans chacune de ces trois circonscriptions. Cela mit fin à cette étape des élections municipales partielles, tout en préparant le terrain pour l’établissement des nouvelles assemblées municipales prévue le 19 mai.  

Un total de 15 093 délégués de 16 ans et plus furent élus, 16 ans étant l’âge minimum pour voter et pour être élu au niveau municipal. Sauf pour quelques rares exceptions (par exemple le président et vice-président des assemblées municipales ainsi que quelques présidents et vice-présidents des Conseils populaires), les délégués effectuent leur travail comme citoyen bénévole, sans recevoir le moindre salaire ou rémunération, tout en conservant leur emploi respectif. Dans les cas exceptionnels où certains délégués deviennent permanents, comme susmentionné, ils recevront un salaire égal à celui qu’on leur versait sur leur ancien lieu de travail, et pas un sou de plus. Pour ce qui est de la vaste majorité des autres non-professionnels, ils effectuent la plupart de leurs tâches de délégués après leur travail régulier et les weekends.  

Lorsque l’on observe le processus électoral et le type de démocratie pratiqués à Cuba, l’un des aspects les plus intéressants que l’on découvre est le passé des élus et ce qu’ils font dans leur vie politique, professionnelle et personnelle. Cette facette captivante de la recherche ne s’applique pas uniquement aux délégués municipaux, mais également, par exemple, aux députés élus à l’Assemblée nationale du pouvoir populaire (le Parlement). Bien que plusieurs députés soient connus à Cuba et de par le monde, la grande majorité ne l’est pas. C’est d’ailleurs le cas de presque tous les délégués municipaux qui, selon la Constitution cubaine, composent jusqu’à 50% de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire. Il en va de même jusque chez les députés les plus illustres au sein de cette dernière (tels que Fidel Castro, Raúl Castro et Ricardo Alarcón, entre autres), pourtant connus aussi bien chez eux qu’à l’étranger. En effet, leurs traits de caractère fondamentaux, leur personnalité véritable et leur évolution historique sont essentiellement occultés de la scène internationale, ou encore complètement déformés au point d’être victimes de diffamation. 

La plupart des Cubains connaissent leurs députés municipaux puisque ce sont leurs voisins; ils sont donc habitués de les croiser presque tous les jours, ou à tout le moins fréquemment. Toutefois, en raison de la désinformation et du black-out médiatiques, le délégué local demeure généralement un mystère – une page blanche – pour la plupart des gens qui ne vivent pas à Cuba. Plutôt que d’offrir aux non-Cubains un éventail de portraits des 15 093 citoyens élus, sans en exagérer les compétences ni en souligner les déficiences, les médias internationaux semblent plutôt s’efforcer de priver l’opinion publique internationale de cette facette du système politique cubain. Ce travail journalistique sérieux étant évacué, les délégués, des êtres humains comme vous et moi, restent inconnus du public à l’échelle internationale. Le plus souvent, on arrive à ce résultat grâce à des clichés : par exemple, en étiquetant les délégués comme membres du Partido Comunista de Cuba (PCC) ou de la branche jeunesse du Parti. L’intention est claire : il s’agit de prétendre que leur mise en candidature et leur élection sont déterminées par leur affiliation au Parti, ce qui pourtant n’est pas du tout le cas. 

Plusieurs personnes proposées et élues comme délégués aux assemblées municipales ne sont pas membres du Parti ni de sa branche jeunesse. Un exemple parmi tant d’autres : j’en connais un personnellement qui n’adhère pas au PCC mais qui s’est pourtant fait élire pendant 25 ans, alors qu’il s’est toujours présenté contre des membres du Parti. Cet individu, qui vit dans la municipalité Plaza de la Revolución, dans la province de Ciudad de la Habana, a donc connu près de 25 ans de succès comme délégué municipal. Il fut également délégué provincial pendant huit ans et président d’un Conseil populaire pendant cinq ans. Par ailleurs, les élections municipales du 25 avril indiquent que sur les 15 assemblées municipales de la province de Ciudad de Habana, seul 56% des élus sont membres du Parti. Cela démontre qu’il n’est absolument pas nécessaire d’être membre pour être proposé et nommé comme candidat et remporter les suffrages dans les élections à bulletin secret.[1] 

Dans ce contexte, le reportage de Fernando Ravsberg, journaliste de BBC Mundo en poste à la Havane depuis plusieurs années, m’a grandement attristé. Publié le 13 mars, l’article s’intitule « Les dissidents cubains dans une campagne électorale ».[2] Comme le titre l’indique, le reportage est principalement consacré au rôle d’un dissident ayant décidé de participer au processus de mise en candidature. Celui-ci se trouvait dans la 47ème circonscription du Consejo Popular de Punta Brava, situé dans la municipalité de La Lisa, l’une des 15 municipalités de la province de Ciudad de la Habana. 

L’article semble avoir été rédigé de manière à créer une fausse atmosphère de répression et de peur entourant ceux qui s’opposent à la révolution mais qui participent aux élections d’une manière ou d’une autre. Par exemple, M. Ravsberg écrit que la réunion locale de mise en candidature s’est déroulée calmement et sans aucun signe de « répression ». Or, le journaliste révise sa position lorsqu’il désigne la présence du seul policier sur place comme étant synonyme de « forces répressives ». Pourtant, il affirme que ce dernier détournait la circulation afin de ne pas perturber la réunion, laquelle se déroule à l’extérieur et déborde généralement sur certaines parties de la rue. (La BBC a-t-elle déjà parlé de « forces répressives » pour décrire les bobbies londoniens qui dirigent la circulation?) Toutefois, même l’indice « subtil » de l’absence de signes de « répression » est réfuté plus loin lorsque le journaliste cite le dissident. Une fois de plus, la parole de ce dernier est prise pour une vérité lorsque le journaliste lui permet de contredire sa propre observation, à savoir qu’il n’y avait qu’un seul policier dans le secteur. Ainsi, l’article finit par nous apprendre que selon le dissident, il y avait « plus de policiers dans le secteur », mais qu’ils « n’étaient pas visibles », nous offrant cette déclaration en guise de fait. Le journaliste rapporte que la réunion de mise en candidature s’est déroulée dans le calme et sans pression apparente. Pourtant, la dépêche affirme du même souffle que d’autres réunions se sont tenues dans une atmosphère de pression contre les dissidents, mais sans en offrir la moindre preuve. Et une fois de plus, cette allégation non corroborée provient du dissident et est admise comme une vérité. 

J’ai moi-même assisté à des douzaines de réunions de mise en candidature et de vote à bulletin secret au niveau local et lors des élections générales en 1997-98, 2000 et 2007-2008. Toutes ces étapes du processus politique se déroulent dans le calme le plus complet. On n’y retrouve aucun signe de présence policière ni rien d’autre cet ordre. Une analyse de la question a d’ailleurs démontré que les personnes qui se qualifient de dissidentes peuvent participer aux élections de quelque façon que ce soit à condition de respecter la loi, comme tous les autres citoyens cubains qui disposent des mêmes droits. Il existe sans doute bien peu de pays au monde où les périodes de mise en candidature et de vote se déroulent si calmement. Évidemment, nous ne pouvons établir aucune comparaison avec d’autres endroits puisque Cuba est le seul pays au monde où les citoyens ont le droit de proposer et de nominer des candidats issus de leur propre voisinage, ou encore de se proposer eux-mêmes aux élections. Les fausses accusations de « répression », « d’obligation à voter », etc. sont souvent utilisées comme un simple prétexte pour éviter de parler de la performance navrante des dissidents lorsqu’ils choisissent de participer au processus de mise en candidature. 

M. Ravsberg accorde la plus haute importance au dissident Silvio Benítez et à sa campagne électorale. Il semble en faire l’épicentre de la politique cubaine de cette journée-là (et dans cette optique, peut-être, le présente comme la plus grande source d’intérêt médiatique des élections municipales). Mais qu’a-t-il donc écrit au sujet de la citoyenne que ses voisins ont proposée, nommé  puis élue aux élections municipales du 25 avril? Tout ce qu’il trouve à dire, c’est qu’elle est membre du PCC, médecin et qu’elle fait partie du personnel d’une entreprise régionale de santé publique. Tout l’article est d’ailleurs rédigé comme si le vote à main levée se jouait entre la candidate « membre du PCC » et le « dissident ». 

Selon le système politique cubain, ni le PCC ni sa branche jeunesse ne peuvent proposer ou nominer de candidats aux élections. Seuls les citoyens disposent de ce droit. Or, en voulant renforcer l’image du PCC qui contrôle tout au détriment des droits des citoyens –  ce qui est pourtant contraire à ce que stipulent la constitution cubaine et la loi électorale – les commentaires de M. Ravsberg ne servent qu’à dénigrer la notion suivante, pourtant fondamentale : la souveraineté réside entre les mains du peuple, même si cette situation n’est pas parfaite et que les Cubains de tous les horizons s’efforcent sans cesse de l’améliorer. 

Ce faisant, le journaliste trompe le lecteur à propos de cette question, que ce soit son intention ou non. 

Dans le même esprit, le journaliste affirme qu'une personne âgée (donc selon sa notion préconçue, un vétéran révolutionnaire pur et dur) a parlé contre le dissident dans l'espoir qu'il soit exclu de la mise en candidature.

Le 30 avril 2010, j’ai interviewé « l’autre personne proposée », et ensuite élue comme déléguée le 25 avril.[3]nL’entrevue avec Daysi Victores s’est déroulée à la Havane lors d’un agréable vendredi après-midi, dans l’humble bureau du Consejo Popular de Punta Brava, en présence de son tout aussi humble président Armando Nelson Padrón Alfaro ainsi que Juanita Mejías Carbonnell, secrétaire de ce Conseil populaire. Issu de la base, celui-ci est l’un des sept Consejos Populares de la municipalité de La Lisa. Comme toutes les autres municipalités cubaines, elles sont décentralisées ainsi afin de résoudre plus efficacement les problèmes locaux et d’offrir plus de pouvoir au délégué, entre autres objectifs. Mais bien sûr il y a encore place à l’amélioration pour y parvenir, comme l’affirment les Cubains eux-mêmes. 

Dr. Daysi Victores, maintenant retraitée et âgée de 66 ans, est née à Camagüey dans une famille très pauvre. Son père travaillait à l’extérieur et sa mère s’occupait du foyer. Ensemble, ils ont eu quatre enfants. En 1961, Daisy s’est rendue dans la partie orientale de Cuba grâce à une campagne d’alphabétisation initiée par le nouveau gouvernement révolutionnaire. Suite à son retour dans sa ville natale, elle a obtenu une bourse pour étudier à la Havane et s’est ensuite établie comme médecin dans la capitale. Ses frères et sœurs ont également eu la possibilité d’étudier et de pratiquer une profession, tout comme ses propres enfants. Daysi a déclaré que « n’eût été de la révolution, devenir médecin aurait été impossible pour une jeune fille de famille très modeste ». Elle est demeurée à la Havane. Au cours de sa carrière de médecin, en plus de pratiquer la médecine familiale dans son propre quartier, elle a également occupé divers postes en raison de ses aptitudes et de son dévouement. Par exemple, en 1974, elle fut directrice de la polyclinique de Punta Brava. Plus tard, elle occupa ce même poste dans d’autres centres de santé similaires, tel qu’à Arroyo Arenas. En outre, on l’envoya dans plusieurs polycliniques à titre d’experte afin de les aider à résoudre leurs problèmes. Enfin, on la nomma vice-directrice de la section des médicaments dans la municipalité de La Lisa et ce, jusqu’à sa retraite. Parmi ses autres réalisations, elle s’est rendue en Éthiopie dans le cadre d’une mission internationale à titre de professionnelle de la santé. 

Daysi fut élue déléguée le 25 avril 2010 pour un quatrième mandat. Comme les mandats municipaux durent deux ans et demi, cela signifie qu’elle a déjà travaillé comme déléguée pendant sept ans et demi avant l’élection de cette année. Toutes les assemblées municipales sont divisées en une série de commissions de travail permanentes auxquelles chaque délégué participe de manière continue. Lors de son dernier mandat, Daysi fut présidente de la Commission de travail permanente chargée de la santé et de l’hygiène de sa municipalité. (Toutes ces commissions et leurs intervenants doivent se renouveler après l’établissement des assemblées municipales, le 19 mai.) Daysi est membre du PCC depuis 1980. Elle fut proposée et élue à ce titre par ses collègues de travail, c’est-à-dire dans l’entreprise de médicaments où elle était employée. À Cuba, l’adhésion au PCC se fonde sur une sélection effectuée sur les lieux de travail ou d’étude, et non dans le quartier où l’on habite. 

Lors de notre entrevue, Daysi et les deux représentants du Consejo popular ont souligné fièrement les réalisations du pouvoir populaire local, tout en citant les restrictions qui entravent leurs initiatives. Afin de résoudre ces problèmes ou à tout le moins d’essayer d’y parvenir, chaque délégué local travaille conjointement avec les autres délégués, le Consejo PopularAguas Habana, chargée de cette ressource indispensable), la rénovation complète des égouts et des réserves d’eau potable pour la population, le système d’éclairage public, les rénovations de l’entreprise de pompes funèbres, de la banque et du bureau de poste, le réaménagement complet du parc pour enfants, des améliorations dans les services offerts par la polyclinique ainsi que des activités sportives et récréatives pour les jeunes.

L’entrevue m’a offert un compte-rendu équilibré de la situation, car mes invités ont également soulevé les faiblesses à corriger. Par exemple, en affirmant que « c’est bien vrai qu’il reste beaucoup à faire; nous avons des problèmes dans la restauration, bien que ces services aient été améliorés. » Par ailleurs, ils m’ont fait remarqué qu’ils tentaient de construire un petit centre d’achats avec une boucherie et autres types de commerces. « Néanmoins, dirent-ils, la situation économique impose des limites. » 
et son président, ainsi que les entités administratives gouvernementales équivalentes. Ensemble, ils renforcent le travail des assemblées municipales, l’organe le plus important du gouvernement et de l’État dans les municipalités. Parmi les progrès engendrés par cette collaboration, notons l’accès accru à l’eau potable (en collaboration avec l’entreprise gouvernementale

J’espère que les lecteurs commencent à voir dans le jeu des portraits anonymes que brossent les médias de masse internationaux à propos des élus à Cuba. En effet, abordant la question de manière réductrice, ils se bornent à les qualifier de communistes comme si cela les condamnait d’avance. 

Dans ce contexte, on pourra aisément comprendre une notion très importante en adoptant un point de vue impartial. En effet, bien que Cuba compte de nombreuses réussites, le pays traverse actuellement une situation qui offre un terrain fertile aux opportunistes. Car tel que mentionné plus haut, il reste encore des faiblesses à corriger et des objectifs à atteindre afin de satisfaire la demande de la population. Dans sa campagne électorale, le dissident ne l’a pas oublié. 

Que s’est-il donc passé le 11 mars 2010 à la réunion de mise en candidature dont parle M. Ravsberg dans son article? Et qu’en est-il des deux assemblées précédentes tenues les 4 et 8 mars, dont le dissident ne faisait pas partie et qui n’ont pas fait l’objet d’un article? 

Le journaliste de la BBC Mundo reconnaît que les dissidents étaient en campagne électorale et présentaient des candidats dans différentes circonscriptions, bien que tout le monde sache que ces campagnes sont illégales à Cuba. Pourtant, le journaliste va même jusqu’à citer le dissident Silvio Benítez lorsqu’il affirme que son approche se fonde sur « les visites porte à porte, comme les Témoins de Jéhovah ». Selon les personnes que j’ai interviewées à Punta Brava, M. Benítez a bien eu quelques emplois mais il en a été congédié. Ces mêmes personnes affirment que par la suite, il s’est mis à travailler comme dissident et que bien qu’il soit sans emploi actuellement, il vit très confortablement. Et que dire de sa campagne électorale pour l’assemblée de mise en candidature du 11 mars? Selon les interviewés, quelques membres de la circonscription souffrent d’une dépendance à l’alcool et dans certains cas, des problèmes économiques qui en découlent. L’alcoolisme, bien qu’il ne soit pas aussi répandu que dans la plupart des autres pays, est bel et bien un problème à Cuba. Or, M. Benítez a abordé ces individus, lesquels ont désespérément besoin d’argent pour satisfaire leur dépendance et/ou, dans plusieurs cas, n’ont aucune conscience politique. Mes interviewés affirment que le dissident les a payés pour aller voter pour lui. 

Voilà qui n’est pas difficile à croire, étant donné la publication récente par le département d’État des États-Unis des chiffres qui expliquent comment sont dépensés les 20 millions fournis par USAID à Cuba afin de renverser l’ordre constitutionnel via leurs agents. Les fonds sont distribués secrètement pour ne pas révéler le nom des bénéficiaires. Deux exemples : sur les 20 millions, 750,000$ sont alloués à la promotion des « droits humains et de la démocratie » à Cuba, tandis qu’un autre 400,000$ sert à tenter « d’identifier les leaders locaux » qui pourraient éventuellement militer au niveau local.[4] Presque toutes les catégories d’aide financière peuvent s’appliquer à quelqu’un comme M. Benítez et son parti politique, qui présentent des candidats. 

Mais la démagogie va de pair avec les fonds versés à Cuba. Selon le rapport de M. Ravsberg, M. Benítez souhaite dénoncer « les mensonges et la manipulation au sein du gouvernement ». Pourtant, lors de l’assemblée de mise en candidature de son quartier, il semble qu’il ait parlé au nom de Raúl Castro concernant l’importance de changer les choses! Suite à la réunion et au vote, lorsque la situation s’est éclaircie, quelques citoyens se sont rapprochés des membres de la Commission électorale de circonscription. Ils ont dit regretter leur vote en faveur de M. Benítez, car ils n’avaient pas réalisé s’être fait manipuler. La secrétaire du Consejo Popular, Juana Mejías a confié : « Il s’est proposé lui-même parce qu’il se considérait apte à répondre aux besoins de la population en s’appropriant les paroles de Raúl. Ce faisant, il a véritablement manipulé le concept des changements auxquels nous aspirons et auxquels aspire le camarade Raúl Castro. Ces changements doivent constituer des progrès dans la vie économique du pays, mais dans le sens d’un socialisme et d’une démocratie accrus. » 

Il est faux de prétendre, comme le fait le journaliste, que seule une personne âgée s’est exprimée en faveur de la « candidate communiste ». Mes interviewés ont plutôt affirmé qu’ils avaient été trois à le faire. Or, l’un de ceux-ci étant un représentant de l’association des vétérans, M. Ravsberg le désigne d’un ton méprisant comme étant « une personne âgée ». Les deux autres personnes à s’être exprimées en faveur de Daysi n’étaient pas âgées. Il est d’ailleurs tout aussi faux d’affirmer que leur intention était de nier à M. Benítez le droit de se présenter comme candidat. Bien qu’il se soit proposé lui-même comme il a le droit de le faire, tous mes interviewés ont affirmé qu’il disposait du droit constitutionnel à se présenter lui-même. 

Par ailleurs, mes invités ont confirmé que personne n’avait proposé Daysi uniquement en raison de son adhésion au PCC. Tous les arguments en faveur de Daysi étaient fondés sur sa réputation dans le quartier. 

Dans toutes les réunions de mise en candidature auxquelles j’ai assisté au cours des 12 dernières années, personne n’a jamais été présenté à titre de membre du parti, et on ne s’est jamais opposé à un candidat qui n’était pas membre. D’ailleurs, à de nombreuses reprises, j’ai vu des non-membres être choisis comme candidats et remporter le vote secret, devenant ainsi délégué. Ces exemples parmi tant d’autres viennent étoffer les statistiques susmentionnées concernant les 15 municipalités de la Havane, à savoir que seuls 56% des délégués élus sont effectivement membres du parti. 

Inutile de dire, bien sûr, que le rôle du PCC est très compliqué, que ce soit dans la société, le système politique ou le processus électoral qui en découle. Cela dépasse la portée de ce court article et sera donc abordé plus tard. 

Penchons-nous toutefois sur un autre aspect de la question. Comment le dissident est-il perçu dans son propre quartier? Dans son entrevue, Daysi affirme que ce citoyen ne participe ni aux réunions, ni aux activités politiques et récréatives. Armando Nelson Padrón, président du Consejo popular, a ajouté que M. Benítez était un homme « qui ne travaille pas et n’a jamais rien fait pour ses voisins, ni pour qui que ce soit d’autre ici. Il n’a jamais levé ne serait-ce que le petit doigt pour améliorer la vie de la population. C’est pour cela qu’il n’a aucun appui dans l’assemblée de mise en candidature et que cette assemblée de nomination n’a pas voté pour lui afin qu’il devienne candidat. » 

Dans l’article de Ravsberg, le ton employé et les chiffres fournis donnent l’impression que les dissidents ont remporté une victoire. En effet, on affirme que le dissident a obtenu 14 votes alors que la « candidate du parti communiste » en a obtenu 50, et qu’il y a eu un taux important d’abstention. (Les abstentions ne sont ni comptabilisées ni réclamées lors de ces réunions. On demande aux citoyens de voter pour ou contre chaque personne proposée, mais ils peuvent voter pour une seule des personnes proposées. Un vote à main levé détermine l’issue de chaque proposition, et la personne ayant obtenu le plus grand nombre de votes est déclarée candidate de cette assemblée.) 

Dans le cas de la 47ème circonscription à Punta Brava, deux autres réunions de mise en candidature ont eu lieu. Sur demande, la Commission électorale de la municipalité de La Lisa m’a fourni des chiffres.[5] Bien qu’effectivement plusieurs des électeurs n’aient voté ni pour l’un ni pour l’autre (Daysi ou M. Benítez), le dépouillement indique que Daysi a obtenu 71 voix contre 13 pour son concurrent. 

Avant de passer aux résultats officiels des deux autres réunions de mise en candidature, examinons ceux-ci ne serait-ce que brièvement. M. Benítez avait toutes les chances de son côté. D’abord, il s’est offert une campagne électorale, ce qui non seulement est illégal à Cuba mais de plus, contrevient à toute la culture politique établie depuis 1959. Daysi, pour sa part, ne l’a pas fait, suivant ainsi les procédures électorales. Toutes les autres élections auxquelles j’ai assistées se sont également déroulées dans les règles de l’art, ce qui démontre que la vaste majorité des citoyens respecte l’éthique du peuple cubain. Deuxièmement, M. Benítez a employé des fonds pour acheter des votes. Troisièmement, comme Daysi n’habite pas dans le secteur où se déroulait l’assemblée du 11 mars, elle n’a pas pu y assister. M. Benítez, au contraire, a pu s’y rendre, puisqu’il vit dans ce quartier entouré de ses voisins les plus proches. Par conséquent, Daysi s’est vue obligée de compter sur les autres pour proposer sa mise en candidature et pour s’exprimer à sa place, alors que M. Benítez était supposément dans son élément. Quatrièmement, la tendance générale à Cuba, lors des élections municipales, n’est pas de voter machinalement ou automatiquement pour les délégués qui ont déjà complété un mandat. Par exemple, chaque année depuis 1976, on estime qu’une moyenne approximative de moins de 50% des titulaires sont réélus. Plusieurs raisons expliquent que ce phénomène existe dès la mise en candidature, soit avant même la tenue des élections. Par exemple, les titulaires peuvent décider de ne pas se représenter. Ils peuvent également être déménagés hors de leur circonscription ou s’apprêter à le faire, n’étant plus éligibles. Il arrive aussi que les citoyens soient insatisfaits de leur travail et que personne ne propose leur candidature. Enfin, même si un titulaire est proposé comme candidat par un citoyen, il se peut qu’il ne remporte la majorité des votes dans aucune des assemblées. 

En dépit de la situation qui favorisait M. Benítez, Daysi a remporté 71 votes alors que celui-ci n’en a obtenu que 13. De plus, tel que mentionné plus haut, plusieurs de ces treize personnes ont dit regretter leur choix puisqu’au moment de voter, elles n’avaient pas perçu la démagogie employée par le dissident – lequel avait parlé au nom de Raúl Castro pour réclamer des changements. La campagne du dissident peut se retourner contre lui parce que les Cubains n’apprécient guère les politicailleries ni l’usage de fonds, un phénomène caractéristique de la République néocoloniale qui sévissait sous le règne des États-Unis, et dont les Cubains se sont affranchis à partir de la révolution. 

Il est à noter que M. Benítez s’est autoproclamé président de son Parti libéral de Cuba, ce qui est illégal. Or, il n’a pas été arrêté ni traduit en justice. Il semble être complètement libre de s’adonner à ses activités, y compris de se proposer lui-même dans une réunion de mise en candidature! 

Mais ce qui est encore plus révélateur, ce sont les résultats des assemblées de mise en candidature dans les deux autres réunions de quartier (dans la 47ème circonscription.

D’abord, celle du 4 mars : le seul personne proposée, Jorge Luis Pérez, qui n’est pas dissident, a obtenu 60 votes. Daysi ne fut pas proposée comme candidate dans ce quartier, M. Perez fut donc choisi après un vote à main levée.

Voyons maintenant les résultats du 8 mars : sur les 170 participants du quartier où Daysi habite, 170 ont voté pour elle. Elle a donc remporté 100% des voix. 

Les deux candidats à l’élection furent donc Daysi et M. Pérez. Alors pourquoi faire tant d’histoires à propos des 13 votes de M. Benítez? 

Par ailleurs, qu’en est-il des élections du 25 avril selon ce qu’en disent les chiffres fournis par la Commission électorale municipale? Là-dessus, M. Ravsberg a fait un suivi, rédigeant un nouvel article sur les élections pan-cubaines du 25 avril où les citoyens devaient voter pour les candidats nommées.[6]

Dans cet article, il se concentre encore principalement sur les dissidents – d’une part, en suivant les activités des Damas de Blanco et d’autre part, celles de M. Benítez et de son voisinage. Son reportage couvre le bureau de scrutin #1, le seul dont il parle d’ailleurs. Il écrit qu’on y a comptabilisé 14 bulletins nuls et 39 bulletins blancs. En y ajoutant les abstentions, il conclut que cela représente 20% de l’électorat de ce quartier et que ce taux est plus élevé que lors des élections précédentes. Or, selon les chiffres fournis par la Commission électorale, Daysi a obtenu 118 votes contre 110 pour M. Perez. Au bureau de scrutin #2, un total de 94,7% des citoyens inscrits sur la liste électorale ont voté. Daysi a remporté 145 voix contre 144 pour M. Perez. Il y avait 12 bulletins blancs, soit 3,6%, et 21 bulletins nuls, soit 6,3%. 

Voici le grand total pour toute la circonscription avec ses deux bureaux de vote : Daysi a obtenu 273 votes contre 254 pour M. Pérez. Il y avait 20 bulletins blancs, soit 3,67%, et 60 bulletins nuls, soit 10% – encore une fois, un taux plus élevé que pour la moyenne nationale. (Dans un autre article, je traite des résultats des élections municipales, mais plus particulièrement des suppositions par la presse étrangère concernant les bulletins blancs et les bulletins nuls.)[7]

Quelques questions demeurent en suspens : que valent donc les 13 votes obtenus par M. Benítez lors de l’assemblée de mise en candidature de son quartier – lesquels ont entraîné sa défaite – comparés à la victoire remportée par les deux autres candidats nommés, Daysi et M. Pérez, en plus du nombre élevé de votes que ces derniers ont obtenus lors des élections du 25 avril? La performance de Daysi est tout à fait respectable compte tenu qu’au niveau national, un peu moins de 50% des délégués ayant déjà complété un mandat ont été réélus, une tendance qui suit le courant observé ces dernières années.[8]

Afin de mettre les choses au clair, j’ai rencontré Fernando Ravsberg le 2 mai à la Havane. Nous ne connaissions pas. Notre simple entretien fut très agréable, malgré nos désaccords à propos des faits et de l’analyse du système politique cubain et de son type de démocratie. Il est vrai, comme vont jusqu’à l’affirmer certains journalistes cubains, que M. Ravsberg n’est pas aussi mauvais que beaucoup d’autres correspondants étrangers accrédités à Cuba. 

Lors de notre entretien, un sujet est revenu à plusieurs reprises. Comme l’indiquent les articles de M. Ravsberg cités plus haut, à ses yeux, plusieurs questions-clé de la politique cubaine semblent être le produit d’une conspiration du PCC. Il emploie ce terme comme un euphémisme pour remplacer les mots « contrôle » et « répression », dressant le Parti et les leaders historiques de la révolution contre le peuple. 

Ce qui m’a également frappé, c’est que j’ai demandé à M. Ravsberg s’il avait assisté, la veille, à la manifestation du 1er mai à la Havane, afin de l’inclure dans son reportage. Il m’a répondu : « Non ». Lorsque je lui ai demandé pourquoi, il m’a dit que cet événement n’était pas digne de faire les manchettes puisqu’il existe de nombreuses manifestations semblables partout à travers le monde – par exemple au Venezuela. Il m’a néanmoins confié avoir assisté aux activités des Damas de Blanco plus tôt dans la journée (le 2 mai) afin d’en faire le compte-rendu.[ix] 

Lors des deux entrevues, soit celle du 30 avril à Punta Brava et celle du 2 mai chez M. Ravsberg, deux choses m’ont particulièrement ébranlé mais pour des raisons différentes :

D’abord, je fus choqué par le manque de respect total qu’il manifestait envers des personnes comme Daysi, une déléguée élue, pour les raisons indiquées plus haut. Il fut d’ailleurs tout aussi méprisant face aux dizaines de milliers de femmes cubaines qui formèrent pourtant une masse impressionnante le 1er mai à La Havane. Elles étaient également dispersées parmi les autres manifestations de la capitale et sur le reste de l’île, composée de millions de personnes. 

Pourquoi cela me fait-il penser à du dénigrement? Pour la simple raison que pendant plusieurs mois – en plus des 1er et 2 mai derniers –  M. Ravsberg n’a pratiquement rien couvert d’autre que les Damas de Blanco. Son refus d’aborder les événements du 1er mai de quelque manière que ce soit – ignorant ainsi des millions de femmes cubaines – alors qu’il suivait les moindres faits et gestes des Damas de Blanco le lendemain, constitue à mes yeux un signe de mépris. De la même manière, chaque parole et accusation non-fondée émises par le dissident M. Benítez en ce qui concerne l’assemblée de mise en candidature du quartier est rapportée avec le plus grand respect, tandis que Daysi, la candidate et déléguée élue, reste dans l’anonymat.  

M. Ravsberg aurait pu interviewer Daysi plus tard ou mieux encore, discuter à tout le moins avec certains électeurs afin de se représenter quelque peu l’élue, question de pouvoir en informer les lecteurs. Or, selon les personnes que j’ai interviewées, il n’a même pas adressé la parole à un seul d’entre eux, ce qui pourtant aurait permis au public international de savoir qui sont les délégués élus à Cuba. Il a plutôt choisi de dresser un écran de fumée opposant « la candidate communiste et le dissident », ajoutant à cela toutes sortes de fausses accusations de « répression ». 

Pour ceux et celles qui s’opposent à la guerre médiatique contre Cuba, voilà qui constitue un grave problème journalistique : le choix très tendancieux de ce que l’on rapporte ou non. Cela vaut également pour les pays ou les leaders qui sont présentés comme des démons, tels qu’Hugo Chávez et le Venezuela. 

La campagne médiatique actuelle contre Cuba, menée par la droite européenne et états-unienne, passe par les « dissidents », un facteur insignifiant de la politique cubaine comme nous l’avons déjà constaté. Néanmoins, leur présence sur l’île est magnifiée par la plupart des médias issus du monopole, Washington et Bruxelles. L’objectif : d’une part, discréditer Cuba et son système politique, et d’autre part, faire le procès du type de démocratie pratiqué à Cuba en le qualifiant de dictature répressive et totalitaire. Tout cela sert de prétexte à poursuivre l’intervention étrangère à Cuba. De plus, l’opinion publique internationale se fait dicter des idées préconçues à ce sujet. 

Il ne s’agit pas de pointer un doigt accusateur contre certains médias issus du monopole ou contre un journaliste en particulier, mais plutôt de contribuer au débat qui entoure ce sujet.


Photo de Dr. Daysi Victores, par Arnold August

Article en espagnol : La Delegada Electa y el Disidente en las Elecciones Municipales en Cuba, publié le 21 mai 2010.

Traduction: Marie France Bancel


Notes


[1] José Hernández S., « Tomarán posesión de sus cargos el 19 de mayo delegados electos », Tribuna de la Habana, 9 mai 2010.

http://www.tribuna.co.cu/etiquetas/2010/mayo/9/tomaran-posesion.html

 

[2] Fernando Ravsberg, « Disidentes cubanos en campaña electoral », BBC Mundo, 13 mars 2010.

 

http://www.bbc.co.uk/mundo/america_latina/2010/03/100312_0021_cuba_disidentes_elecciones_gz.shtml

 

[3] Dr. Daysi Victores, entrevue enregistrée avec l’auteur, La Havane, 30 avril 2010.

 

[4] United States Department of State Congressional Notification.

http://www.scribd.com/doc/29336110/US_Department-State-Support-Funds-against-Cuba-2010

Ou: http://cuba-l.unm.edu/?nid=77204

 

[5] Comisión Electoral del Municipio La Lisa, communiqué à l’auteur le 11 mai 2010.

 

[6] Fernando Ravsberg, « Cubanos votaron, no se esperan cambios », BBC Mundo, 26 avril 2010.

http://www.bbc.co.uk/mundo/america_latina/2010/04/100425_cuba_elecciones_municipales_resultado_jaw.shtml

 

[7] Arnold August : « Cuba’s Municipal Elections Results : Initial Notes », Cuba-L analysis, 10 mai 2010.

http://cuba-l.unm.edu/?nid=78960&q=&h=

 

[8] Susana Lee, « Mas de 5000 mujeres integraran las Asambleas Municipales del Poder Popular », Granma, 11 mai 2010.

 

[9] Fernando Ravsberg, « Cuba : Damas de Blanco sin incidentes » BBC Mundo, 2 mai 2010.

http://www.bbc.co.uk/mundo/america_latina/2010/05/100502_1949_cuba_damas_blanco_jaw.shtml

 

 

 

 


Arnold August est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Arnold August publiés par Mondialisation.ca
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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 07:51

silvio-rodriguez.jpg

La Havane, 2 juin, (RHC)--. Silvio Rodriguez, fondateur du mouvement de la chanson engagée à Cuba, se produira dans quelques jours au Carnegie Hall, de New York.

Peu après son arrivée dans cette ville, Silvio Rodriguez a donné une conférence de presse dont la CNN a diffusé de longs passages et au cours de laquelle il a signalé :

« Je suis très content de pouvoir revenir aux Etats-Unis qui sont un pays que j’admire à bien des égards –bien que certains ne veuillent pas le croire- et j’espère pouvoir faire un bon travail qui plaira aux personnes qui iront m’écouter. C’est une grande satisfaction pour moi que de chanter aux Latino-américains et de me joindre à leur revendication consistant à être traités comme des personnes, dans ce pays et dans n’importe quel autre où elles iront travailler avec honnêteté ».

Au sujet de l’hostilité des Etats-Unis vis-à-vis de Cuba, Silvio Rodriguez a indiqué :

“C’est dommage car je crois sincèrement que la situation existant entre les Etats-Unis et Cuba doit prendre fin. Trop de temps, d’angoisses, d’absences, de manques, de douleur. C’est quelque chose qui devrait prendre fin pour le bien de tous. Il me semble que ce serait très important que les Etats-Unis lèvent le blocus de Cuba ».

Dans une autre partie de la conférence de presse il s’est référé à la situation des 5 Cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis. Ramon Labañino, Gerardo Hernandez, Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez et René Gonzalez s’étaient infiltrés dans les rangs des organisations contre-révolutionnaires basées en Floride, pour tenter de recueillir des informations sur leurs plans terroristes contre Cuba.


Au terme d’un procès truqué, ils ont été condamnés, sans preuves, pour « conspiration afin de commettre de l’espionnage » contre le gouvernement des Etats-Unis.


Malgré sa friandise pour les procès judiciaires, la grande presse étasunienne passe sous silence l’affaire. Diverses voix ont dénoncé à maintes reprises que ce silence tente de cacher au monde la connivence de Washington avec les responsables de toute une kyrielle d’actes de terrorisme qui ont fait 3 mille morts et plus de 4 mille blessés ces dernières décennies.


Quand Silvio commençait à aborder le sujet de l’affaire de nos 5 compatriotes, la chaîne de télévision a diffusé de la publicité sportive. Il a relevé :

“Je pense que nos héros, car nous considérons ces 5 Cubains qui sont ici, comme tels, devraient être en liberté. Cela fait plus de 10 ans qu’ils sont en prison en purgeant des peines complètement absurdes. D’après ce que je sais, il y a eu beaucoup d’irrégularités dans les procès, avec un certain nombre de recours en appel qui n’ont pas abouti car le procès à eu une forte dose politique lors de sa tenue, en 2003 je crois. C’était des moments de grande tension entre Cuba et les Etats-Unis »

Au sujet de l’actualité de ses chansons et des raisons pour continuer à composer, Silvio Rodriguez a signalé :

“On décide de raconter dans les chansons les choses que l’on considère comme importantes à un moment donné, bien qu’il n’en soit pas ainsi le lendemain. Cela arrive parfois. Mais parfois, la circonstance et le moment qui te poussent à composer une chanson ou à dire une chose, quoique transitoires, restent vivants dans une chanson et il est utile à d’autres personnes en d’autres moments de l’histoire car nous avons tous une vie, pas similaire, mais avec des choses en commun ».

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 23:19

cubapalestinaCuba condamne l’attaque israélienne contre la flottille humanitaire à destination de la bande de Gaza

La Havane, 1er juin, (RHC)--. Cuba a condamne énergiquement l’attaque lancée ce lundi par Israël, dans des eaux internationales, sur une flottille transportant quelque 600 pacifistes et quelque 10 tonnes d’aide humanitaire pour les Palestiniens de la bande de Gaza.

Une déclaration du ministère cubain des Affaires étrangères publiée ce mardi dans Granma, organe officiel du Parti Communiste de Cuba, fait état de la grande préoccupation du gouvernement cubain pour cette attaque perpétrée par des forces spéciales de l’armée israélienne, attaque qui a fait des morts et des blessés parmi les membres de la flottille.

Dans sa déclaration Cuba appelle la communauté internationale et les peuples épris de paix à exiger aux autorités israéliennes la levée immédiate du blocus de la bande de Gaza, décrété en 2007.

« Cuba souhaite faire parvenir aux proches des victimes ses condoléances et confirme son appui et sa solidarité à la juste cause du peuple palestinien et à ses droits inaliénables qui comprennent la création d’un Etat palestinien indépendant avec pour capitale, Jérusalem-Est » conclut la déclaration.

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 19:43

Sculpture_onu_geneve.jpg

 

Déclaration du Représentant permanent de Cuba, l'ambassadeur Rodolfo Reyes Rodriguez à la discussion générale du thème 2 de l'ordre du jour de la session ordinaire 14 du Conseil des droits de l'homme sur le rapport de la Haut-Commissaire. Genève, le 31 mai 2010.

  Monsieur le Président:

Cuba condamne fermement l'attaque criminelle de l' armée israélienne contre la " flottille de la Liberté", transportant de l'aide humanitaire aux Palestiniens dans la bande de Gaza et exprime sa solidarité avec les victimes et leurs familles.

Monsieur le Président:

Permettez-moi de remercier l'intervention du Haut Commissaire, Mme Navanethem Pillay. Cuba se félicite de la priorité donnée par le Haut Commissaire de remplir les Objectifs du Millénaire pour le développement. Le niveau de réalisation des OMD est un indicateur indispensable de l'efficacité du système international dans la promotion et la protection des droits de l'homme.

Comme cela a été approuvé par les organismes compétents des Nations Unies, Cuba avance surement afin de satisfaire à tous les objectifs, même avant 2015.

Monsieur le Président:

A à peine cinq ans de la date limite, les tendances observées indiquent que les objectifs du Millénaire ne seront pas atteints, Et ils ne le seront pas, non par par manque de volonté ou d'engagement des pays en développement, mais par l'existence d'un ordre international injuste, inégal et non solidaire. Les élites riches du Nord - qui contrôlent les gouvernements de ces pays - génèrent les crises économiques et les font à payer aux peuples du Sud et aux millions de travailleurs dans les pays industrialisés. Les fortunes multimillionnaires ont continué de croître de façon concomitante à l'augmentation de la faim , de la pauvreté, du chômage,à la négation et la perte des droits sociaux et d'autres maux liés à l'exclusion et l'injustice.

.Les grandes puissances occidentales ne répondent pas aux objectifs du Millénaire pour le développement par égoïsme et désirs hégémoniques et continuent d'appliquer- au travers d' instruments modernes - les mêmes principes politiques irrationnelles qui ont guidé leurs actions colonialistes et impérialistes. Ils ne sont pas satisfaits (les objectifs), parce que ces gouvernements empêchent le débat démocratique, participatif, qui permettrait la réalisation de l'objectif du Millénaire 12, sur le développement d'un système commercial et financier ouvert, fondé sur des règles, prévisible et non discriminatoire.

Ils ne peuvent pas être atteints, car ces mêmes pouvoirs refusent d'intégrer les principes du développement durable face à la confrontation des changements climatiques. C'est une chimère, parce que la réponse aux déficits budgétaires et à l'endettement des pays du Nord - aggravés par les mesures de sauvetage des banques et corporations monopolistiques- est dans la plupart d'entre eux, de réduire les fonds déjà maigres d'aide publique au développement.

Le diagnostic, dénoncer et combattre énergiquement pour changer cette réalité, est au centre du mandat du Bureau de la Haut-Commissaire aux droits de l'homme. Pour l'accomplissement de ces objectifs, comme à chaque instant, l'Office peut compter sur le plein appui de Cuba.

Muchas gracias. Merci beaucoup.

Source : Cubadebate

Traduction de Cuba Si Lorraine


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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 08:36

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La Havane, 31 mai, (RHC)- C’est par un appel à la jeunesse de la planète à se joindre à la lutte contre l’exploitation des peuples et pour la défense de l’environnement que le Comité National de l’UJC, l’Union des Jeunes Communistes de Cuba a adopté ici, à La Havane toute une série de stratégies en vue du déroulement du XVIIe Festival Mondial de la Jeunesse et des Étudiants dont l’Afrique du Sud sera le siège en décembre prochain.

L’UJC a la responsabilité de diriger dans le pays tout le processus préparatoire du Festival qui sera dédié au leader historique de la Révolution Cubaine Fidel Castro et au remarquable combattant contre l’apartheid Nelson Mandela.

À cette fin, 5 commissions de travail ont été mises en place pour le travail idéologique, politique et pour la logistique nécessaire au cours de la phase d’organisation afin de garantir la présence des jeunes cubains à la rencontre de l’Afrique du Sud.

Leira Sanchez, du département des relations internationales du Bureau National de l’UJC a expliqué que pour ce faire, un vaste programme d’activités démarrera en juillet et qu’il prendra fin par le meeting au cours duquel le drapeau cubain sera remis à la délégation qui représentera Cuba au XVIIe Festival Mondial de la Jeunesse et des Étudiants. Elle a indiqué :
« C’est pourquoi les actions ont également pour but de mieux connaître l’histoire de l’Afrique du Sud, l’histoire des relations entre Cuba et ce pays. Nous allons créer des espaces à cette fin à l’intention de la jeunesse cubaine. Cuba peut avoir un espace important à ce festival en raison de nos apports révolutionnaires, anti-impérialistes, antiracistes, ainsi que de la politique en faveur de la jeunesse qui est menée à Cuba ».

Elle a également mis l’accent sur l’importance qu’a pour les jeunes cubains cette étape de préparation de la rencontre qui deviendra aussi une tribune pour exiger la libération des 5 Cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis ; pour condamner le blocus que les Etats-Unis font subir à Cuba et la campagne médiatique orchestrée dans le but de discréditer la Révolution Cubaine. Leira Sanchez a ajouté :
« Nous restons l’un des pays sur lequel les pays frères tournent plus leur regard ; sur lequel ils s’appuient le plus. Nous sommes une source d’expérience pour eux. Nous sommes la bannière des mouvements de la gauche du monde. Donc, la jeunesse cubaine, dans ses préparatifs pour le festival doit démontrer au monde que ce festival peut être aussi une tribune d’appui aux causes nobles des mouvements de gauche ».

Sous la devise « Pour un monde de paix, de solidarité et de transformations sociales nous vaincrons l’impérialisme », des jeunes progressistes du monde entier se donneront rendez-vous en Afrique du Sud, qui accueillira pour la première fois un festival de la jeunesse et des étudiants.

 

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