Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  • : Cuba Si Lorraine
  •  Cuba Si Lorraine
  • : blog des amis de Cuba en Lorraine
  • Contact

19610419-CubaVictoryPlayaGiron-crop.jpg
-
cooltext517277295.png
MILCIA---copie-1.jpg
cooltext517276476.png
cooltext517276264.pngcooltext517275991.png
cooltext517276810.png
             -
colonne-gauche-copie-1.jpg
.

logo-gauche.jpg
-
Capture-freeforfive.JPG
cuba-debate.jpg 1er-mai-cuba
Pour en savoir plus
Cliquez sur l'image !

Recherche

nos amis + liens utiles

  .

titre_891504.jpg
.
.
.
RHC-1.JPG
Cubavision-TV.jpg
.
.
cuba_linda.jpg
. 

Archives

cooltext518801341.png
cooltext518803453.gif

Catégories

 

Sans-titre-1-copie-3.jpg

neruda-fidel.jpg

  logo-bas-ok.jpg

 

23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 12:33

barco-ruso.jpg
Environ 25.500 tonnes de blé russe ont été livrées dimanche à Cuba, île en difficultés économiques, dans le cadre d'une aide humanitaire de Moscou devant atteindre au total 100.000 t de blé cette année, a-t-on appris lundi auprès de l'ambassade de Russie à La Havane.

"Un navire ukrainien affrété par la Russie est arrivé dimanche au port de Cienfuegos (centre) avec 25.500 tonnes de blé. C'est la première livraison d'une aide humanitaire qui doit atteindre 100.000 tonnes de blé cette année", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'ambassade russe. "Cette donation vise à renforcer notre amitié avec Cuba", a-t-il ajouté sans pouvoir préciser la valeur de cette aide humanitaire.

Touchée de plein fouet par la crise économique mondiale et sous embargo américain depuis 48 ans, l'île communiste, qui reste très dépendante des importations, fait face depuis plus d'un an à ses plus graves difficultés économiques et financières depuis la chute de son allié soviétique en 1991.

Après une période de froid, Cuba et la Russie se sont considérablement rapprochées ces dernières années avec une visite à La Havane fin 2008 du président Dmitri Medvedev suivie d'une visite à Moscou du président Raul Castro début 2009.
Le Figaro

Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans Cuba
commenter cet article
23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 07:59
Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans Cuba
commenter cet article
23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 07:43

raul-operacion-tributo-3-580x374.jpg

Phto Cubadebate, photoreportage en cliquant sur l'image

 

 

La Havane, 22 mars, (RHC)--. Le président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres de Cuba, le général d’armée Raul Castro, s’est rendu ce dimanche à Santiago de Cuba secouée par un séisme de magnitude 5,5 la veille.

Raul a présidé, dans la seconde ville de Cuba, une réunion organisée par le Conseil provincial de la Défense civile étant donnée l’activité sismique dans l’Est du pays.

En effet, le tremblement de terre survenu à 14 heures, heure locale, a été suivi de plusieurs répliques de moindre intensité dont une a atteint les 4,8 degrés sur l’échelle de Richter.

Vladimir Moreno, directeur du Centre national de la recherche sismologique, a expliqué au président Raul Castro et aux membres de la Défense Civile, que l’activité sismique dans l’Est du pays a augmenté après le séisme qui a secoué, le 12 janvier, Haïti, un pays tout proche de l’Est de Cuba.

Après avoir écouté le rapport sur le travail du réseau des stations sismologiques dans notre pays, Raul a appelé la Défense civile à redoubler les efforts pour éviter des pertes humaines et réduire les possibles dégâts d’un fort tremblement de terre.

« Il faut prévoir tout ce qu’on pourra prévoir, en tenant compte que la protection de la population sera toujours la priorité » a relevé Raul Castro.

Le chef du Conseil provincial de la Défense civile, le lieutenant colonel Gustavo Alvarez, a informé le président Raul Castro et les membres de cette instance à Santiago de Cuba des dégâts provoqués par le tremblement de terre dans plusieurs installations publiques et dans 316 logements.

 

Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans Cuba
commenter cet article
23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 07:24

banderas-cubanas.jpg

Discours prononcé le 3 mars 2010 par Bruno Rodriguez Parrilla, ministre des Affaires étrangères de la République de Cuba devant le Conseil des droits de l’homme

Monsieur le Président,

60 millions de morts lors de la Seconde Guerre mondiale ont été nécessaires pour développer le concept des droits de l’homme, notamment du droit à la vie et à la dignité humaine.
Des progrès importants ont été enregistrés dans le développement conceptuel des droits de l’homme mais que très peu pour en assurer leur exercice. Nous avons fait de ce thème l’un des piliers fondamentaux des Nations Unies, ainsi que du développement, de la paix et la sécurité internationales. Cependant, c’est le domaine dans lequel la manipulation idéologique, l’hypocrisie politique et le deux poids, deux mesures des pays industrialisés ont fait les plus grands ravages.
Ceux qui prétendent s’ériger en gardiens des droits de l’homme et tentent de remettre en question les autres, sont précisément les responsables directs des violations les plus graves, systématiques et flagrantes des droits de l’homme, notamment du droit à la vie.
Ils sont les auteurs du système colonial qui a servi à spolier les pays du Sud et les condamner au sous-développement. Ils sont les responsables de l’actuel ordre écono­mique international qui assassine silencieusement des dizaines de millions d’êtres humains, victimes de la faim, de la pauvreté et des maladies pouvant être prévenues et soignées. Ils sont ceux qui imposent les guerres de conquête modernes à l’origine de millions de morts, en général des civils, étonnamment appelés «dommages collatéraux».
Ils sont également bénéficiaires de la ­pensée unique, des modèles exclusifs, des valeurs excluant, de la guerre médiatique, de la construction de vérités immanentes, de la sous-culture de la publicité commerciale, de l’imposition de réflexes conditionnés, de la presse embarquée, mensongère, docile et abrutissante qui justifie ou masque le massacre.
La manipulation du terrorisme a servi aux Etats-Unis et à ses alliés européens à lancer les guerres de domination et de conquête des ressources énergétiques en Irak et Afghanistan causant la perte de deux millions de vies humaines. Elle a également servi à justifier les disparitions forcées, les tortures, les prisons secrètes et les centres de détention où ne sont pas reconnus ni le droit international humanitaire ni la condition d’êtres humains. Elle a été le prétexte pour l’adoption de lois telles la «loi patriotique» qui vient d’être prorogée par le gouvernement américain et qui rogne les libertés et les garanties conquises par le mouvement en faveur des droits civils dans des luttes qui ont duré des siècles entiers.
Qui assumera la responsabilité des bruta­lités commises à Abu Ghraib, Bagram, Guantánamo et dans d’autres centres de torture et de mort? Quand les responsables seront-ils jugés et l’on mettra fin à l’impunité?
Dans les pays européens, qui assumera la responsabilité des vols secrets, des prisons clandestines dans leurs territoires et de la participation dans des actes de torture?
Le vice-ministre des Affaires étrangères suédois a prononcé ce matin un discours curieux et arrogant portant des jugements cri­tiques à l’égard de neuf autres pays. Cependant, il n’a pas prononcé un seul mot concernant la complicité du gouvernement suédois avec les vols secrets qui ont fait escale sur son territoire à bord desquels se trouvaient des personnes séquestrées. Nous espérons que leur enquête prolongée sur ce sujet prendra bien fin un jour et qu’ils vont daigner communiquer son résultat à ce Conseil.
Ce qui a eu lieu en Palestine pendant des années constitue un véritable génocide. Des milliers de Palestiniens ont perdu leur vie à cause d’attaques militaires indiscriminées, des forts sièges et de blocus qui privent de moyens de subsistance les plus élémentaires.
Les dictatures militaires en Amérique la­tine, imposées et soutenues par les Etats-Unis des décennies durant, ont assassiné quatre cent mille personnes. Seulement à Cuba elles ont causé 20 mille morts.
Dans le monde, le droit à la vie est violé sans cesse. L’existence même de l’espèce humaine est menacée sérieusement par le change­ment climatique dont sont et ont été responsables ceux qui déclenchent et conduisent les guerres de conquête au fil de l’histoire et actuellement. La réunion honteuse de Copenhague, avec ses pratiques frauduleuses et excluant, a constitué un acte contre le droit de l’humanité à la vie et la survie.

Monsieur le Président,

Pendant un demi-siècle, Cuba a été victime d’agressions américaines et d’actes de terrorisme. 5577 Cubains ont perdu leur vie ou sont restés handicapés.
Les auteurs de la destruction en plein vol d’un avion de Cubana de Aviación en 1976 jouissent d’impunité, protégés par le gouvernement des Etats-Unis. Une épidémie de ­dengue déclenchée comme résultat d’une attaque bactériologique a causé la mort de 101 enfants cubains. Une des nombreuses bombes posées à La Havane en 1997 a été à l’origine de la mort d’un jeune italien.
La soi-disant Loi d’ajustement cubain et la politique des «pieds secs et pieds mouillés» [selon laquelle les boat-people cubains at­teignant le continent y reçoivent l’asile tandis que ceux saisis en pleine mer sont renvoyés] encouragent l’immigration illégale et causent des morts.
Le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba constitue un acte de génocide, défini aux alinéas b) et c) de l’ar­ticle II de la Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide ainsi qu’une violation massive, flagrante et systématique des droits de l’homme.
La politique des Etats-Unis contre Cuba, que le gouvernement du Président Obama n’a pas changé, coûte des vies au peuple cubain.
Une nouvelle escalade subversive, accompagnée d’une large couverture médiatique, a été lancée contre Cuba. Cela, sans le moindre respect des principes éthiques. L’on prétend présenter des mercenaires comme étant des patriotes, des agents payés par les Etats-Unis sur le territoire cubain comme des dissidents.
La puissante machine de l’empire n’hésite pas à utiliser un prisonnier récidiviste et sanctionné lors d’une procédure régulière pour des délits de droit commun et par la suite recruté en prison, pour le présenter comme un combattant des droits de l’homme. Dans le but d’obtenir des faux dividendes politiques, il a été précipité vers la mort malgré des soins médicaux consciencieux. Tel que l’a exprimé le Président Raúl Castro Ruz cela a été un fait lamentable. Il est une autre victime de la politique subversive des Etats-Unis contre Cuba.
Depuis le triomphe de la Révolution cubaine en 1959, il n’y a jamais eu à Cuba un seul cas d’assassinat, de torture ou d’exécution extrajudiciaire; il n’y a jamais eu «d’escadron de la mort» ni «d’Opération Condor». Cuba a toujours agi de manière louable et irréprochable dans la protection du droit à la vie, même par la coopération altruiste hors de ses frontières.

Monsieur le Président,

J’aurais souhaité aborder des aspects plus concrets du sérieux travail mené à bien par ce Conseil; avoir parlé sur le thème de la révision de cet organe qui doit avoir lieu l­’année prochaine pour dénoncer la tentative de le soumettre, de modifier sa composition et ses procédures afin de lui imposer des intérêts politiques. J’aurais voulu avoir fait référence au mécanisme de l’Examen périodique universel qui a démontré son utilité en dépit de ses imperfections et du manque d’autocritique des puissants ayant été mis en évidence. J’aurais voulu défendre le Conseil et souligner l’importance de le préserver de la politisation, la discrimination, du caractère sélectif et du deux poids, deux mesures.
Je peux vous assurer que Cuba continuera à consentir des efforts et persévérera pour que le Conseil des droits de l’homme demeure indépendant et puisse consolider la coopération comme voie véritable pour la promotion et la protection des droits de l’homme dans le monde.
Je dois proclamer, au nom du peuple hé­roïque et noble de Cuba qu’aucune campagne ne nous éloignera de nos idéaux d’indépendance et de liberté.
Je vous remercie.    •
Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans Cuba
commenter cet article
22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 15:46

arton10190-9179c.jpg
Helen YAFFE
Le Grand Soir : "le Bio c’est bon, mais pas assez de rendement pour nourrir un pays" ... "le développement durable, c’est juste une théorie, non ?". Vous avez déjà entendu ces phrases ? Eh bien voilà un pays qui s’est vu contraint et forcé de passer au bio et au développement durable ; qui a vu ses rendements augmenter par rapport à l’agriculture industrielle ; qui a connu le fameux "pic pétrolier" qui nous guette... Qui a pris des mesures il y a 3 ans que la presse occidentale a raillées mais que l’on voit aujourd’hui adoptées en France... Bref, encore un secret bien gardé par nos médias. Même lorsque l’avenir est en jeu et qu’on aurait des leçons à apprendre d’une expérience menée sous notre nez et à l’échelle d’un pays, ils préfèrent se taire et nous parler de Cohn-Bendit. Par anticommunisme viscéral ? Par détermination à cacher encore une réussite de la Révolution Cubaine ? Par simple stupidité généralisée ? Quelqu’un aurait-il une autre explication ?

Les modèles à succès du développement durable à Cuba – alimentation, logement et santé – sont désormais copiés à travers toute l’Amérique latine

Cuba a célebré la 50eme anniversaire de sa révolution en 2009. Le peuple cubain a résisté à 5 décennies d’hostilité de la part des Etats-Unis et de leurs alliés internationaux. Cuba a résisté notamment par la réaffirmation de sa souveraineté nationale mais aussi par la création d’un modèle de développement alternatif centré sur l’environnement et l’humain.

En appliquant à la société cubaine les indices de développement économique classiques, par exemple en focalisant sur le niveau de revenu par habitant, le PNB ou le niveau de consommation, les commentateurs concluent souvent que la révolution a échoué à sortir le peuple cubain de la pauvreté. Mais ils oublient que l’état cubain garantit à chaque citoyen une « ration » alimentaire de base ; que la plupart des revenus ne sont pas imposables ; que la plupart des gens sont propriétaires de leur logement ou paient un loyer minime ; que le coût des charges, du transport et de la médecine sont symboliques ; que l’opéra, le cinéma et la ballet sont accessibles à tous. Une éducation et une santé de qualité sont gratuites. Tous ces éléments font partie des richesses matérielles de Cuba et ne peuvent être ignorés - comme si le seule indice de croissance économique était la consommation de DVD ou de caméras digitales.

Le défi pour nous consiste à comprendre la distinction entre développement et croissance économique. Face à d’énormes obstacles, Cuba a réussi malgré tout à passer d’une « néo-colonie » sous-développée à un état indépendant qui affiche les indicateurs de développement humain parmi les plus élevés au monde, une éducation, des programmes de santé et un développement durable solidaires au niveau international.

Ce n’est pas un hasard si Cuba est le seul pays au monde, selon le rapport annuel Living Planet de 2006 de la WWF, à pratiquer un développement durable, c’est-à-dire connaître une amélioration de la qualité de vie tout en préservant les capacités de son écosystème.

Solutions locales

L’effondrement du bloc socialiste entre 1989 et 1991 a provoqué l’effondrement du commerce extérieur de Cuba. En mars 1993, le PNB avait chuté de 35% et le pays connaissait de graves pénuries d’énergie, de fertilisants, d’aliments importés, de médicaments, de ciment, d’équipements et de ressources dans tous les secteurs. Cuba s’est trouvée dans l’obligation de chercher des solutions locales.

Dans l’agriculture, les fertilisants et pesticides biologiques, les techniques de rotation des cultures et les jardins urbains biologiques appelés organoponicos ont été développés, tandis que les tracteurs étaient remplacés par la main-d’oeuvre et la traction animale. Des vélos ont été importés de Chine et le co-voiturage instauré. Au fur et à mesure de l’amélioration de l’économie, Cuba a étendu ces mesures en introduisant l’écotourisme et l’énergie solaire.

Tandis que des réformes économiques étaient mises en place, dont quelques concessions au « libre marché », la santé universelle et gratuite, la planification par l’état et la prédominance de la propriété publique ont été maintenues. Incroyablement, eu égard à la sévérité de la crise, entre 1990 et 2003 le nombre de médecins cubains a augmenté de 76%, celui des dentistes de 46% et des infirmières de 16%. Le nombre de maternités a augmenté de 86%, de centres de soins pour les personnes âgées de 107% et les logements pour les handicapés de 47%. Le taux de mortalité infantile est tombé et l’espérance de vie a augmenté. Les échanges internationaux ont augmenté aussi et des milliers de spécialistes cubains, dont des professionnels de la santé et de l’éducation, se sont portés volontaires pour travailler dans des communautés pauvres à travers le monde. En novembre 2008, Cuba avait prés de 30.000 médecins et professionnels de la santé travaillant dans 75 pays, fournissant soins et formations sur place. Son programme d’alphabétisation a permis d’apprendre à lire et à écrire à plus de 3,6 millions de personnes dans 23 pays.

2006 fut l’Année de la Révolution Energétique à Cuba, une initiative majeure destinée à économiser et rationaliser la consommation d’énergie : installations de nouveaux générateurs, expérimentations d’énergies renouvelables et remplacement des vieux appareils (réfrigérateurs, téléviseurs et cuisinières) par des modèles plus économiques. Dix millions d’ampoules à basse consommation [note du traducteur : faut-il rappeler ici comment les journalistes se sont moqués à l’époque des "ampoules de Castro" ?] et plus de six millions de cuiseurs de riz électriques et d’auto-cuiseurs à pression ont été distribués gratuitement. L’objectif était d’améliorer la production électrique de l’île tout en économisant des millions de pesos consacrés à subventionner le carburant. Les subventions de l’état signifient que la consommation de l’énergie n’est pas rationnée par le marché : ce sont les rendements énergétiques, et non les augmentations de tarifs, qui constituent le principal moyen pour réduire la consommation.

En s’appuyant sur la campagne d’économie d’énergie, Cuba a lancé en 2008 une nouvelle campagne pour augmenter la production alimentaire. A la suite de la fermeture de nombreuses centrales sucrières (*), en 2007 prés de 50% des terres arables étaient encore inexploitées et 80% des aliments toujours importés. L’augmentation des prix des aliments et des carburants a provoqué une augmentation de 1 milliard de dollars en importations entre 2007 et 2008. A présent, les terres inexploitées ont été distribuées en usufruit (prêt gratuit) à ceux qui désirent produire des aliments biologiques.

Désormais, les organoponicos de la Havane couvrent la totalité des besoins en fruits et légumes de la capitale. Ils sont complétés par des patios urbains, dont plus de 60.000 rien qu’à la Havane. Selon Sinan Koont, du Département des Etudes Latino-américaines de l’université de Dickinson, en Pennsylvanie, « Ce n’est pas qu’une question d’économie, de production alimentaire ou de création d’emplois. C’est aussi une question de développement communautaire et de préservation et d’amélioration de l’environnement, par l’introduction dans les villes d’un mode de vie plus sain. »

Pour comprendre ces réussites, il faut comprendre le rôle joué par l’état à Cuba. L’étatisme et la planification ont permis une utilisation rationnelle des ressources en équilibrant les exigences écologiques et de qualité de vie avec les objectifs économiques. Les critiques qui soulignent l’absence d’élections multipartites et de « société civile » à Cuba ne comprennent pas comment le système alternatif, composé d’organisations de base et de démocratie participative, garantit que l’état est représentatif de sa population et agit dans le sens de l’intérêt collectif. Sous le capitalisme, le secteur privé considère les ressources naturelles de la planète comme un apport « gratuit » de capital. Le parlementarisme à l’occidental dissuade les gouvernements élus pour un mandat limité de calculer les impacts humains ou écologiques à long terme produits par leurs politiques, tandis que le secteur privé pousse à la croissance économique qui est perçue comme une bonne chose par l’électorat. Or, l’exigence d’un développement durable crée une contradiction irréconciliable pour le capitalisme car dans le cadre d’un tel développement, la recherche de profit ne peut plus être le moteur de la production.

Le modèle de l’ALBA

Au mois de décembre 2004, Cuba et le Venezuela ont concrétisé leur alliance par la formation d’une Alliance Bolivarienne pour les Amériques (ALBA – "aube" en espagnol). Entre 2006 et 2009, La Bolivie, le Nicaragua, la Dominique et le Honduras (sous la présidence de Zelaya – càd avant le coup d’état récent... NdT), l’Equateur, Saint Vincent et les Grenadines, ainsi que Antigua-et-Barbuda ont rejoint l’ALBA, transformant celle-ci en une zone de commerce significative. Les membres sont engagés dans des projets de coopération humanitaires, économiques et sociales à travers des échanges non mercantiles et à but non lucratif. La banque de l’ALBA a été inaugurée en décembre 2008 avec un capital de 2 milliards de dollars. Ses prêts ne sont pas assortis de conditions et elle fonctionne sur la base d’un consensus entre tous ses membres. Elle contribue à libérer des pays des diktats de la Banque Mondiale et du FMI. Au mois de janvier 2010, une nouvelle devise « virtuelle » qui sert de base aux échanges au sein de l’ALBA a été créée et permet de soulager l’étau exercé par le dollar US.

ALBA est le fruit du modèle de développement internationaliste cubain basé sur le bien-être. Elle est aussi l’expression des mouvements intégrationnistes pan-latino américains et de la montée des mouvements sociaux qui représentent les intérêts des communautés indigènes et les défavorisés. Ces secteurs exigent la mise en oeuvre de développements rationnels qui respectent leurs traditions et l’environnement. La déclaration de l’ALBA d’avril 2009, « Le capitalisme menace la vie sur terre » fait écho à ces préoccupations.

La crise économique globale, le changement climatique, la crise alimentaire et la crise énergétique sont le résultat du capitalisme qui représente une menace pour la vie sur terre. Pour éviter une telle issue, il est nécessaire de développer et de forger une alternative au système capitaliste. Un système basé sur la solidarité et non la concurrence ; un système qui soit en harmonie avec la Terre Mère au lieu de piller ses ressources.

La 50eme anniversaire de la Révolution Cubaine ne doit pas être célébrée comme un événement historique mais comme une illustration vivante, et de plus en plus pertinente, de la possibilité de vivre dignement, et durablement, en dehors de la course au profit du capitalisme, avec le bien-être et l’environnement placés au centre des stratégies de développement. C’est une leçon qu’il nous faut apprendre d’urgence car, selon les mots de Fidel Castro lors du Sommet de la Terre en 1992, « Demain, il sera trop tard ».

Helen Yaffe
auteure de Che Guevara : The Economics of Revolution, éd. Palgrave Macmillan 2009, enseigne l’histoire de l’Amérique latine à University College of London et au London School of Economics.

Article original (accessible uniquement sur paiement - merci qui ?)
http://www.resurgence.org/magazine/author1249-free-helen-yaffe.html

Traduction "encore Cuba ? - Ben oui, pourquoi ?" par VD pour le Grand Soir

(*) lire Cuba est une île, de D. Bleitrach, Viktor Dedaj, J-F Bonaldi, éd. Le temps des Cerises. Une place importante y est consacrée à la restructuration de l’industrie sucrière et la manière extraordinairement démocratique que l’opération fut menée. http://www.legrandsoir.info/Cuba-es...

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Cuba-la-marche-vers-le-developpement-durable-Resurgence-Magazine.html
Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans Cuba
commenter cet article
22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 13:08

File_38575.jpgManifestation de soutien à Cuba au Pérou
Le chapitre mexicain de «le Réseau des réseaux» sur Internet «En défense de l’humanité» a publié un appel qui, ayant pour titre «En défense de Cuba», dénonce l’ingérence du Parlement européen (PE) dans les affaires internes de l’île caraïbe, qui viole les principes de non intervention de l’ONU et se joint ainsi «au criminel blocus imposé au peuple cubain pour le seul fait de s’opposer à toute imposition, et de défendre son droit à décider de son destin avec dignité et en toute indépendance».

Paraphé par Pablo Gonzalez Casanova, Victor Flores Olea et Ana Esther Ceceña, on retrouve également les signatures de Danny Glover, Frei Betto, Alfonso Sastre, Thiago de Melo, Ignacio Ramonet, Jorge Sanjinés, Leon Rozitchner, Victor Heredia, Danny Rivera, Gianni Mina, Atilio Boron, Stella Calloni, Belen Gopegui et de beaucoup d’autres intellectuels et artistes. Le texte invite à amplifier la campagne de signatures sur le site www.porcuba.org.

Les adhésions au document proviennent d’Argentine, de Belgique, de Bolivie, du Brésil, du Canada, du Chili, de Colombie, d’Equateur, du Salvador, d’Espagne, des Etats-Unis, de France, du Guatemala, d’Haïti, du Honduras, de Hongrie, d’Italie, de Jamaïque, du Mexique, du Nicaragua, des Pays-Bas, du Pérou, du Portugal, de Porto Rico, de République dominicaine, de Suède, d’Ukraine, d’Uruguay et du Venezuela.

Par ailleurs, au Brésil des députés du Groupe parlementaire Brésil-Cuba et des représentants d’organisations sociales, juvéniles et populaires, se sont prononcés jeudi contre la campagne médiatique orchestrée contre Cuba.

Lors d’un meeting de solidarité convoqué devant l’ambassade de Cuba à Brasilia, les participants arboraient des drapeaux cubains et des pancartes exigeant la libération des cinq antiterroristes cubains injustement incarcérés aux Etats-Unis, ainsi que la levée du blocus économique maintenu contre l’île par Washington.

Les orateurs ont exprimé leur soutien à la Révolution cubaine et dénoncé l’actuelle campagne médiatique lancée contre l’île caraïbe à l’issue de la mort après une grève de la faim d’un prisonnier de droit commun, un événement qui a été manipulé par les ennemis de La Havane.

La députée Vanessa Grazziotin, présidente du Groupe, accompagnée de sa collègue Jo Moraes, a remis à l’ambassade cubaine une motion de soutien et de solidarité signée par des dizaines de législateurs brésiliens.

L’Association des Cubains résidant en Uruguay a également rejeté la campagne médiatique mensongère relayée par les grands médias, et dénoncé l’immixtion du PE dans les affaires internes de la nation cubaine. «Nous savons avec combien de hargne et de haine des mensonges sont proférés chaque jour contre Cuba».

En Espagne, la Coordinatrice étatique de solidarité avec Cuba (CESC) a condamné la complicité de l’Union européenne (UE) avec la politique agressive suivie par les différents gouvernements US à l’encontre de l’île.

Dans un long manifeste divulgué à Madrid, la CESC fustige la résolution adoptée récemment par le Parlement européen qui prétend asseoir Cuba au banc des accusés pour de prétendues violations des droits de l’Homme.

A Lisbonne, l’Association portugaise José Marti (APJM) a ratifié sa solidarité avec La Havane face à la campagne médiatique déclenchée en Europe contre Cuba.

D’autre part, des dizaines d’activistes du mouvement de solidarité avec Cuba en Allemagne se sont mobilisés pour protester contre la manœuvre anticubaine.

«Il a été très important pour nous de montrer aux laquais qu’indépendamment des résolutions du PE et des manipulations des médias, Cuba n’est pas seule», a déclaré Justo Cruz, de l’organisation de solidarité Cuba Sí.

Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans Cuba
commenter cet article
21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 14:31

logo_pcc-okk.gif


Aux partis et aux organisations politiques amies.

 

Prenant pour prétexte la mort d’un être humain, condamné pour des délits de droit commun, et transformé en « prisonnier de conscience » par l’œuvre et grâce aux dollars étasuniens, Cuba a été lâchement attaquée.

 

La mort d’Orlando Zapata Tamayo fut regrettable et évitable mais la responsabilité ne peut jamais tomber sur ceux qui ont fait tout leur possible pour le sauver pendant presque 3 mois : les médecins cubains formés par la Révolution. Les assassins, ceux qui auraient pu l’éviter, sont ceux qui l’ont poussé au suicide et qui tirent bénéfice de sa mort. Ceux qui aujourd’hui se réjouissent, sourient cyniquement et utilisent son nom pour attaquer le peuple cubain.

 

La Révolution cubaine depuis les premiers jours de la lutte insurrectionnelle contre la dictature de Fulgencio Batista a été marquée par un engagement étique incontestable et de respect de la vie humaine, attitude prouvée par des faits et reconnue par les hommes politiques et les intellectuels de toutes les orientations idéologiques.

 

Jamais un prisonnier ne fut torturé, jamais un combattant ennemi blessé ne fut privé de soins. Ce furent les armes qui permirent aussi la victoire. Un autre comportement n’aurait pas différencié les révolutionnaires de leurs ennemis et aurait sapé la confiance que le peuple cubain avait mis depuis le premier jour dans sa nouvelle avant-garde.

 

Les 51 ans de Gouvernement Révolutionnaire, légitimés par sa conduite sans tâche dans la défense de l’être humain et ses causes plus nobles , et soutenus par un processus électoral qui nous est propre dans lequel le peuple se sent véritablement acteur, prouvent également qu’il serait impossible pour la Révolution de survivre une minute si elle avait franchi la frontière qui la met à part, si elle avait trahi son histoire et oublié ses principes les plus purs d’humanisme et de solidarité.

 

Des milliers de médecins, de maîtres, de bâtisseurs et de professionnels cubains ont donné leur vie même pour apporter la santé, la culture et le bien-être à d’autres peuples frères et ont éprouvé le plaisir de servir leur prochain quelles que soient les circonstances et malgré leurs carences propres. Ces façons d’être, cette aide sans limite, est le fruit de l’œuvre magnanime et pure de la Révolution.

 

Accuser la Révolution Cubaine de la mort d’ Orlando Zapata Tamayo est un gros mensonge. Se servir de la mort d’un être humain poussé au suicide pour agresser un peuple noble et solidaire est un grand cynisme et une grande lâcheté. Surtout de la part de ces convertis qui ruminent leur incapacité à se tenir fermes aux côtés d’une Révolution noble qui jamais ne trahira les préceptes de son peuple.

 

Le Département des Relations Internationales du Parti Communiste de Cuba repousse les déclarations honteuses qui viennent de l’Europe et des Etats-Unis, dont les représentants ont fermé les yeux devant les crimes de lèse-humanité d’Abou Grahib, devant les tortures dans la base illégale de Guantanamo, devant les vols secrets de la CIA, et devant la mort quotidienne de milliers de nationaux et d’immigrants, enfants et adultes, dans leurs rues et leurs prisons. Le Département des Relations Internationales du Parti Communiste de Cuba dénonce le complot honteux entre le grand capital, ses représentants politiques et ses médias de communication qui essaient de tromper l’opinion publique, tergiversent avec la vérité et construisent une réalité qui n’existe pas ; et appelle les forces politiques du monde à la décence, pour arrêter la campagne médiatique qui essaie à nouveau de porter atteinte à la solidité et au moral de Cuba dans le domaine des droits de l’homme.

 

Participer à la condamnation de Cuba et remettre en question son passé en éludant nos arguments, les vrais, contribuera seulement à la campagne manipulatrice qui vise la destruction de la Révolution.

 

Le peuple de Cuba continuera de construire une société plus juste et solidaire et continuera, malgré le blocus économique et médiatique, les attaques des Etats-Unis et de L’Union Européenne, de collaborer au bien-être de millions d’êtres humains dans le monde, guidé par les idées de l’Apôtre de notre indépendance, qui nous enseigna que, pour être forts, il faut épouser la vérité. Cuba est sincère, Cuba est invincible.

 

(Traduction Françoise et Gaston Lopez)
Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans Cuba
commenter cet article
20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 14:49

union-europea-bloqueo.JPG


Article d'AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

Ce jeudi 11 mars, le Parlement Européen a adopté une nouvelle résolution « sur les prisonniers d'opinion à Cuba » condamnant notamment « la mort cruelle – qui eût pu être évitée – de M. Orlando Zapata Tamayo, dissident et prisonnier politique décédé après 85 jours de grève de la faim »

 

Pourtant, Orlando Tamayo n'est pas un prisonnier politique, et il ne l'a jamais été. Il a utilisé cette étiquette pour transformer sa condition de criminel en celle de héros de la « lutte pour la démocratie ». Qu'il ait non seulement subi aucun mauvais traitement, mais en plus bénéficié d'une aide médicale poussée dans sa grève de la faim n'est ni évoqué dans les médias dominants, ni dans la résolution commune adoptée par le Parlement Européen.

 

De toute façon, l'immense majorité des députés européens qui ont voté cette déclaration de guerre envers Cuba ne soupçonnait même pas son existence il y a quelques semaines.


Sa mort regrettable a offert l'occasion d'une nouvelle offensive contre le régime cubain.

 

Cette résolution proposée par 19 députés de gauche et de droite (9 PPE, 3 socialistes, 2 démocrates-libéraux, 1 vert, 2 ultra-conservateurs et 1 néo-fasciste*) relance une campagne digne de la guerre froide sur les droits de l'Homme à Cuba et la dissidence muselée incarnée supposément par les « Dames en Blanc » décorées en 2005 du prix Sakharov décerné par l'UE.


En fait, le point 8 de la résolution révèle l'objectif de cette résolution, remettre sur la table « le lancement d'un processus pacifique de transition politique vers la démocratie multipartite à Cuba ».

 

L'Assemblée Nationale Cubaine n'a pas tardé à condamner « cette résolution de condamnation de notre pays qui manipule des sentiments, dénature les faits, profère des mensonges et occulte des réalités ». Elle y voit un signe « de mépris de notre souveraineté et de notre dignité nationales » et y répond par la contre-attaque en affirmant que « ceux qui ont participé à la contrebande aérienne de détenus, à l’établissement de prisons illégales et à la pratique de la torture, ou qui les ont permis, n’ont aucun droit moral de juger un peuple agressé et en butte à un blocus brutal »


 

Les Communistes sont les seuls à s'opposer au Parlement Européen...


 

Si au Parlement Européen cette résolution anti-cubaine a fait la quasi-unanimité, de la gauche à l'extrême-droite (599 voix pour, 30 voix contre, 14 abstentions), seul le groupe Gauche Unitaire Européenne (GUE), réunissant avant tout les Partis Communistes d'Europe ainsi que plusieurs partis de la gauche radicale notamment du nord de l'Europe, s'est opposé au vote de cette motion.

 

A noter encore une fois la véritable auberge espagnole que constitue l'Izquierda Unida, puisque le communiste Willy Meyer a dû répondre à l'attaque contre Cuba menée entre autres par Raul Romeva, un des leaders de l'Iniciativa per Catalunya-Verds, formation écolo-régionaliste qui a fait liste commune avec Izquierda Unida, et signataire de cette infâme résolution, lui qui n'hésite pas à surenchérir dans son intervention dans l'hémicycle déclarant que nous pouvons ainsi « avancer pour commencer à faciliter le processus de démocratisation et de normalisation de l'île »

 

Le groupe GUE a rendu une contre-résolution qui condamne la résolution commune et « exige de l'UE qu'elle abandonne la position commune et s'engage dans un dialogue politique global avec le gouvernement cubain, en appliquant les mêmes critères qui s'appliquent aux autres pays avec lesquels elle conserve des relations. »

 

Cette position a été vigoureusement défendue dans l'hémicycle par quatre députés communistes: le tchèque Jiri Mastalka (KSCM), l'espagnol Willy Meyer (PCE/IU) et les portugais Ilda Figueirido et Joao Ferreira (PCP).

 

Ilda Figueirido a dénoncé la politique de « deux poids, deux mesures » défendue par le Parlement Européen, lui qui n'a « pas adopté une position de condamnation du coup d'Etat militaire au Honduras du putsch miltaire au Honduras ignorant qu'elle a mené à l'l'incarcération et à la mort d'innombrables personnes ». Position inacceptable pour la député communiste portugaise puisqu'« oubliant les graves conséquences de l'embargo économique commercial et financier imposé par les Etats-Unis à Cuba et le maintien dans des prisons américaines de cinq citoyens cubains qui ont voulu seulement défendre leur pays ».

 

Willy Meyer a préféré insister sur l'hypocrisie de cette motion et « l'instrumentalisation que fait cette Assemblée des droits de l'Homme ». Meyer a mis en parallèle cette position commune vis-à-vis de Cuba avec la Colombie et « la plus grande fosse commune d'Amérique Latine découverte il y a une semaine », les « victimes civiles en Afghanistan », la « persécution dans le Sahara Occidental ». Pour le député communiste espagnol, cette position n'est rien de moins qu'un « acte d'ingérence inacceptable, qui viole les principes fondamentaux du droit international »

 

Même son de cloche pour le député communiste portugais Joao Ferreira qui refuse « l'inacceptable recrudescence des campagnes politiques et idéologiques contre Cuba et son peuple » autour « d'un événement regrettable ». C'est le respect du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes qui est en cause ici selon lui, car « il faut respecter les choix du peuple cubain, il faut respecter son droit souverain de décider de son propre sort et des formes d'organisation politique de son Etat. »

 


 

...et en dehors dans la campagne de solidarité avec Cuba qu'il faut intensifier!


 

Au-delà du Parlement Strasbourgeois, les positions de soutien envers Cuba ont commencé à être exprimées par plusieurs partis communistes d'Europe.

 

La position du secrétaire-général du Parti Communiste d'Espagne (PCE), José Luis Centella, a rejoint celle de son député européen, en déclarant que « l'adoption de ce document prouve la subordination de l'Union Européenne vis-à-vis des diktats de ceux qui veulent détruire la révolution Cubaine. »

 

Le Parti Communiste de Grèce (KKE) a encore démontré qu'il était en première ligne de la solidarité avec Cuba. Le KKE dénonce une véritable « croisade anti-communiste menée par l'UE et portée par le Parlement Européen s'inscrivant dans un assaut anti-socialiste et l'intervention impérialiste flagrante de l'UE contre l'île de la Révolution ». Pour le KKE, ceux qui ont « sur leurs mains le sang des peuples de Yougoslavie, Afghanistan, Irak, Pakistan (…) n'ont aucune leçon de 'démocratie' et de 'droits de l'Homme' à donner ». Finalement, outre le retrait de la position commune de l'UE et la reprise d'un dialogue d'égal à égal entre l'UE et Cuba, le KKE demande la « construction d'un mur de solidarité avec Cuba » et sa lutte contre les « tentatives impérialistes pour rétablir un régime de tyrannie et d'exploitation capitaliste. »

 

Il ne fait aucun doute que les Partis Communistes du monde entier, du moins ceux qui restent sur des positions de classe donc internationalistes, s'exprimeront dans les premiers jours pour condamner cette offensive impérialiste menée par l'UE contre le régime socialiste Cubain.
Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans Cuba
commenter cet article
20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 12:59

cuba02.jpg

Source de la photo : Cuba magazine.ca


Des facteurs externes et internes créent une situation difficile et tendue à Cuba. La crise financière et économique mondiale affecte directement l’économie cubaine à cinq niveaux :


1. le prix de la tonne de nickel exportée par Cuba sur le marché mondial est passé de 50 000 dollars à 10 000 dollars entre 2008 et 2009 ;


2. bien que le nombre de touristes ait un peu augmenté en 2009, ils ont nettement réduit leurs dépenses (ce qui a réduit de 10% les recettes) ;


3. la chute du prix du pétrole, qui a affecté directement le Venezuela, a retardé les paiements que ce pays effectuait pour rémunérer les services rendus aux Vénézuéliens par Cuba, notamment au niveau de la santé ;


4. les effets, dans la durée, des dommages créés par de puissants ouragans qui ont ravagé une partie de l’île en 2008 ;


5. le maintien de l’embargo par l’administration de Barack Obama. Le nouveau président n’a même pas levé les mesures qui interdisent aux citoyens états-uniens de faire du tourisme ou d’aller se soigner à Cuba. Or vu la proximité entre les Etats-Unis et Cuba, le tourisme en provenance du voisin du Nord pourrait augmenter grandement les recettes touristiques de l’île de la Caraïbe.

 

La conséquence, c’est un déséquilibre (un déficit) dans la balance commerciale de Cuba alors que ce pays doit importer une proportion élevée de la nourriture consommée dans le pays. Le gouvernement a réagi par une forte réduction des importations, ce qui a affecté la vie quotidienne de la population cubaine. Les difficultés d’approvisionnement en nourriture ont créé un malaise perceptible par ceux qui dialoguent avec les Cubains dans la rue. Précisons que contrairement à l’écrasante majorité des pays en développement, y compris les pays émergents, personne ne meurt de faim à Cuba et on ne constate pas d’insuffisance pondérale parmi la population. Les Cubains ne souffrent pas de sous-alimentation. Dans un pays où les inégalités restent très nettement inférieures à celles des pays voisins, les Cubains ont accès à une alimentation suffisante et à des services de santé et d’éducation de qualité. En 2009, le Cubain moyen a consommé 3 200 calories par jour alors que la norme nationale minimale est fixée à 2 600 calories.


Néanmoins, les Cubains ressentent une frustration dans leur vie quotidienne car ils doivent consacrer un temps anormalement long dans les files au magasin pour accéder à une série de produits alimentaires et les prix de certains de ceux-ci ont augmenté : c’est le cas de la pomme de terre dont le prix, libéré, a doublé.

 

Cuba a un accès très restreint aux financements extérieurs


Il faut rappeler que Cuba n’est membre ni du FMI ni de la Banque mondiale afin de ne pas subir leurs diktats. Cuba ne leur demande donc pas de prêts. De plus, les crédits des pays membres du Club de Paris lui sont refusés depuis des années, mais quand on connaît les conditionnalités qui les accompagnent, il n’est pas possible de le regretter[1].


Les banques privées internationales qui sont prêtes à octroyer du crédit exigent des primes de risque-pays très élevées pour se protéger de l’embargo décrété par les Etats-Unis. Concrètement, la plupart des crédits octroyés à Cuba proviennent de la Chine, du Brésil et du Venezuela. Cette situation est très frustrante vu que les pays de la région qui ont constitué à Cancun en février la Communauté latine et Caraïbe (comprenant tous les Etats des Amériques sauf les Etats-Unis et le Canada), disposent d’environ 500 milliards de dollars sous la forme de réserves de change. Au lieu d’utiliser ces réserves pour réaliser des investissements productifs dans la région ou pour venir en aide aux pays du Sud dont la balance commerciale est en déséquilibre, une partie considérable de ces réserves est prêtée au gouvernement des Etats-Unis via l’achat de bons du Trésor[2]. La situation est d’autant plus frustrante que, au niveau politique, la création de fait de cette nouvelle organisation met fin à une anomalie existant depuis près d’un demi-siècle, à savoir l’existence d’une Organisation des Etats américains (OEA) dont le siège est à Washington et dont Cuba a été exclu sous pression des autorités états-uniennes.

Les retards persistants dans le démarrage de la Banque du Sud créée par sept pays[3] (dont, de toute façon, les opérations seront limitées en principe à l’Amérique du Sud) ne permettent pas non plus de concevoir une possibilité de prêt solidaire à court ou moyen terme à l’égard de Cuba. Enfin, la banque de l’ALBA[4], qui est à peine en phase de démarrage, ne dispose pas de membres suffisamment riches, à part le Venezuela, pour constituer une véritable source de financement pour Cuba.

 

Des réformes nécessaires dans le domaine de l’agriculture


Après avoir abordé les facteurs externes, traitons maintenant des facteurs internes.


Le bilan de 50 ans de politique agricole à Cuba est négatif puisque, comme mentionné plus haut, plus de la moitié des calories consommées dans l’île proviennent des produits importés. On est donc loin de la souveraineté alimentaire. Pour répondre à cette situation, les autorités viennent d’attribuer en usufruit environ un million d’hectares en friche à 100 000 familles. On imagine mal que cette décision apporte une solution à la hauteur des problèmes. Quand on interroge les autorités concernant leur politique en matière de droit de propriété, elles répondent qu’il est exclu de modifier la législation actuelle afin de permettre l’extension de la propriété privée tant dans l’agriculture que dans le domaine de services. Elles veulent à juste titre éviter la reconstitution de grandes propriétés terriennes (latifundia). Il faut effectivement prendre des mesures pour éviter la reconstitution de rapports de production et de propriété capitalistes dans le secteur agricole comme dans le reste de la société cubaine, pas de doute là-dessus. Mais l’observateur se rend compte que le secteur de la petite propriété familiale privée est celui qui produit le plus efficacement les aliments. Or, ce secteur représente à peine quelques pour cent des terres arables du pays. L’Etat pourrait augmenter le nombre de familles pouvant accéder à la propriété de la terre à condition de produire des aliments. Ces familles paysannes se verraient interdire strictement de vendre leurs terres à des tiers afin d’éviter la concentration de celles-ci et la reconstitution de grandes propriétés privées. L’Etat pourrait stimuler l’extension et la stabilisation d’une paysannerie productive constituée d’exploitants familiaux qui utiliseraient des méthodes organiques pour produire en quantité suffisante des aliments de qualité. La famille qui exploiterait une terre qui lui appartient devrait participer directement à la production et pourrait engager quelques salariés pour lui venir en aide à condition de respecter strictement le code du travail afin de garantir un salaire et des conditions de travail dignes et à condition de contribuer au financement de la sécurité sociale. On circonscrirait ainsi le secteur privé à la petite production marchande familiale qui pourrait coexister à côté des secteurs coopératif et étatique. On pourrait également, à côté des ces secteurs, développer une production agricole municipale, urbaine ou semi-urbaine, sous la responsabilité des autorités communales. En effet, au cours des vingt dernières années, les Cubains ont développé la production dans les potagers en milieu urbain ou semi-urbain et ont atteint un niveau d’efficacité élevé. L’expérience pourrait certainement être renforcée.

 

Le contrôle ouvrier, l’autogestion, le contrôle citoyen, l’organisation d’espaces de débat contradictoire…


Mais la condition sine qua non pour trouver des solutions aux problèmes de Cuba consiste immanquablement à faire un saut qualitatif dans la participation populaire sous différentes formes : le contrôle ouvrier, l’autogestion, le contrôle citoyen, l’organisation d’espaces de débat contradictoire, etc.


En effet, le problème fondamental à Cuba réside dans le fait que les travailleurs et les citoyens ne se sentent pas directement impliqués dans les décisions qui touchent à leur travail (conditions de travail, destination du produit de leur travail, maintenance des outils de travail…). Cela entraîne un niveau de productivité très bas, un gaspillage important ainsi qu’un niveau élevé de vols sur les lieux de travail. C’est le facteur interne essentiel qui explique les faiblesses intrinsèques du système cubain. Il est vrai que l’histoire du 20e siècle et du début du 21e offre peu d’exemples réussis dans la durée d’expériences de contrôle ouvrier et d’autogestion. Les pays qui ont tenté des expériences socialistes ont très vite connu des déformations bureaucratiques et autoritaires, suivies carrément d’une dégénérescence. Malgré les difficultés objectives et subjectives, si un progrès radical n’est pas fait dans ce domaine, toutes les tentatives d’amélioration et de réforme risquent d’être vouées à l’échec et les désillusions et frustrations gagneront du terrain. Quand on interroge les autorités sur la question de la participation populaire, on obtient des réponses tout à fait évasives.

 

La fin repoussée de la libreta


Notamment pour faire face à la réduction des recettes de l’Etat, le gouvernement cubain a décidé il y a plus d’un an de mettre progressivement fin à l’existence de la libreta. Qu’est-ce que la libreta ? C’est le carnet dont chaque Cubain dispose et qui lui donne accès à une série de produits de base à un prix très bas, pratiquement symbolique. Ceux-ci couvrent environ 30% des besoins alimentaires. Cela représente, selon les calculs officiels, un coût pour l’Etat d’un milliard de dollars par an. Pour procurer à tous les Cubains les produits de la libreta à des prix hautement subventionnés, l’Etat doit dépenser cette somme soit sous forme d’achat en devises de produits importés, soit en rémunérant les producteurs locaux. L’écrasante majorité des Cubains tient à la libreta qu’elle considère comme un acquis. Dans les circonstances actuelles, il semble que le gouvernement se rende compte qu’une suppression de la libreta produirait un très grand mécontentement populaire. Il est probable qu’il renonce à la mise en pratique de cette décision dans l’année ou les deux années qui viennent. Mais la menace de suppression n’est pas abandonnée définitivement. 

Depuis 20 ans de multiples commentateurs annoncent la fin imminente du régime castriste et/ou la restauration du capitalisme. Aucun de ces deux scénarios ne s’est réalisé et Cuba est toujours un pays où le capitalisme a été supprimé il y a 50 ans à la suite d’une révolution. Ce pays soumis à un blocus des Etats-Unis, blocus condamné chaque année par plus de 98% des membres de l’Assemblée générale des Nations unies, est une nouvelle fois confronté à des défis que


Notes

[1] Cuba a suspendu les paiements au Club de Paris au milieu des années 1980 (voir Millet Damien et Toussaint Eric, 60 questions/60 réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale, CADTM-Syllepse, 2008, p 258).

[2] Voir Eric Toussaint, Banque du Sud et nouvelle crise internationale, CADTM-Syllepse, 2008, notamment pages 38-39.

[3] Voir Eric Toussaint, Banque du Sud et nouvelle crise internationale, CADTM-Syllepse, 2008.

[4] ALBA (Alianza Bolivariana para los Pueblos de America) est un projet d'intégration alternative proposée en 2003 par le président du Venezuela en réponse à l'ALCA (Area de Libre Comercio de las Americas) l'initiative des États-Unis. Opérationnelle depuis 2004, elle comprend maintenant le Venezuela, Cuba, la Bolivie, le Nicaragua, la Dominique, St Vincent et les Grenadines, l'Équateur, Antigua & Barbuda. La proposition d'intégration inclut des projets dans plusieurs domaines tels que la finance, l'éducation, les infrastructures, la science et technologie, l’énergie, l’environnement, etc. L'initiative la plus importante à ce jour est celui de Petrocaribe, qui fournit de pétrole vénézuélien à des conditions abordables pour le reste des pays membres. A son apogée en 2008, la valeur totale des exportations de pétrole vénézuélien à ses partenaires de Petrocaribe ont atteint 10 milliards de dollars.

Eric Toussaint est coauteur avec Yannick Bovy du livre Le Pas suspendu de la révolution. Approche critique de la réalité cubaine, édition Le Cerisier, Mons (2001). Il est président du Comité pour l'annulation de la dette du tiers monde (CADTM, Belgique).


Éric Toussaint est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Éric Toussaint publiés par Mondialisation.ca
Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans Cuba
commenter cet article
19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 07:00

• LA HAVANE, 17 mars.— Face à une nouvelle campagne médiatique dirigée depuis Washington, Cuba garde toujours à la mémoire le 50e anniversaire de la signature, par le président Dwight Eisenhower, de l’Ordre exécutif qui approuvait les actions secrètes et terroristes contre l’Île.

cuba-18marzo.jpg
Dwight Eisenhower, président
 des Etats-Unis (du 20 janvier
 1953 au 20 janvier 1961) a
 signé l’Ordre exécutif qui
 a déclenché la guerre sale
 contre la Révolution cubaine.

Intitulé Un mémorandum d’actions secrètes contre le régime de Castro, le document paraphé par Eisenhower donnait officiellement le feu vert au à toutes sortes d’opérations illégales ayant pour but de renverser le gouvernement révolutionnaire.

En franche violation de toutes les normes internationales régissant les relations entre les gouvernements et les peuples, l’ordre fut donné de constituer une organisation composée de partisans de la dictature de Batista exilés aux Etats-Unis pour couvrir les activités de la CIA.

Parallèlement, l’ensemble de l’appareil militaire et d’espionnage US fut mis au service de ces plans pour d’entraîner, diriger les groupes terroristes, et organiser une force paramilitaire censée débarquer clandestinement à Cuba.

Les documents déclassifiés des archives de Sécurité nationale des Etats-Unis révèlent que cet ordre comportait à l’origine le lancement d’une campagne de propagande internationale et la création, dans l’île, d’un groupe clandestin chargé de fournir des renseignements secrets.

«Notre main ne doit apparaître dans aucune des actions que nous menons», telles furent les instructions d’ Eisenhower, qui fit jurer aux personnes présentes lors de la signature du mémorandum de ne jamais rien révéler de ce qui s’y était dit.

Le directeur de la CIA de l’époque, Allen W. Dulles, reçut ensuite l’instruction du président de faire en sorte qu’«aucun des rapports secrets concernant Cuba ne soit présenté, pas même à ce Conseil (de Sécurité nationale)».

Pour soutenir les activités de propagande, la création d’une station radiophonique sur ondes moyennes fut décidée pour transmettre vers Cuba, depuis l’île de Swan, située au sud de Cuba.

Le mémorandum exécutif représentait une véritable déclaration de guerre contre un petit pays qui n’avait pas attaqué les Etats-Unis, et Eisenhower le reconnaît ainsi dans ses mémoires.

«Le 17 mars 1960, j’ai ordonné à la CIA de commencer l’entraînement des exilés cubains, notamment au Guatemala.» Et Eisenhower d’ajouter: «Une autre idée fut l’organisation d’une force anti-castriste à l’intérieur même de Cuba. Certains ont pensé que nous devrions mettre l’île en quarantaine (lire blocus), affirmant que si l’économie s’effondrait brusquement les Cubains se chargeraient eux-mêmes d’évincer Castro.»

Les résultats de cette agression directe contre Cuba se sont très vite fait sentir, avec une hausse importante des attentats terroristes, le soulèvement de bandes armées contre-révolutionnaires dans les montagnes du centre de Cuba, qui assassinaient des paysans, et la défaite de la tentative d’invasion de la Baie des Cochons, en avril 1961.

Une déclaration de guerre unilatérale. Cinquante ans plus tard, la volonté de détruire Cuba est toujours d’actualité au sein du gouvernement des Etats-Unis. •
 

Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans Cuba
commenter cet article