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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 08:30
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Roland Alvarez Estevez
Pour un pays comme Cuba, qui avait obtenu son indépendance pleine et définitive le 1° janvier 1959, il était absolument nécessaire de connaître et d’appliquer dans la mesure du possible les avancées scientifiques et techniques des autres pays.

FIDEL ET VOISIN VISITERENT PLUSIEURS ELEVAGES DANS LESQUELS LE SCIENTIFIQUE FRANÇAIS OBSERVA AVEC RECONNAISSANCE L’APPLICATION DE SES THEORIES QUI ETAIENT DEJA SUIVIES A CUBA

Vers 1964, une personnalité française scientifiquement très prestigieuse commença à attirer l’attention de l’Etat cubain au plus haut niveau : c’était le savant français André Voisin qui avait développé avec succès ses théories sur les pâturages permanents et la garde des troupeaux en rotation.
Il suffit de quelques rencontres avec le professeur Voisin dans sa maison de Normandie, de la part du docteur Baudilio Castellanos et de Rafael Hernández,respectivement ambassadeur et conseiller de notre ambassade en France et ensuite, de manière décisive, avec le docteur  Orlando Landa Bacallao, doyen de l’Ecole vétérinaire de l’Université de La Havane, pour que le savant français accepte l’invitation de venir dans notre pays, formulée par notre Commandant en chef Fidel Castro Ruz qui connaissait déjà son œuvre « Dynamique des pâturages » Homme d’esprit scientifique, premier …de l’Université de Paris en 1924, combattant contre le fascisme, diplômé de Physique et Chimie et qui aimait qu’on l’appelle « un agriculteur français », il arriva à La Havane le 3 décembre 1964, accompagné de son épouse et collaboratrice  Martha Rosine Fernagu, malgré les campagnes difamlatoires qui circulaient à l’extérieur contre notre Révolution.
Très peu de personnes comprenaient qu’un scientifique de sa valeur ait pu provoquer dans la population cubaine une aussi grande admiration et un aussi grand respenct en deux semaines à peine.
La télévision qui transmettait intégralement ses conférences contribua à cette popularité. Ainsi le peuple put observer, quotidiennement, une forte personnalité, dynamique et simple à la fois, un maître de maîtres et surtout quelqu’un qui cultivait en même temps ce qui est  scientifique et ce qui est l’humain.
Parmi ceux qui accordaient à voisin une grande  attention se trouvaient alors, parmi d’autres, à côté du Commandant en Chef, les docteurs Lionel Soto, présidente du Conseil du Plan d’Enseignement Technologique des Sols , Fertilisants et Alimentation des Troupeaux, Antonio Núñez Jiménez, président de l’ Academie des Sciences de Cuba, Juan Mier Febles, recteur de l’ Université de La Habana,  et le docteur Orlando Landa Bacallao.
Sa théorie, qui révolutionnait tout ce qui était connu jusqu’alors, résidait dans les mouvements du troupeau en fonction de la croissance de l’herbe, c'est-à-dire, en mesurant le temps qu’il fallait à la graminée pour repousser. Le tout dans le but d’utiliser les herbes adéquates pour l’alimentation des troupeaux en prenant soin des sols et à leur fertilisation et comment cela pouvait contribuer à améliorer et prolonger les conditions de vie de l’être humain.
En analyusant sa pensée scientifique, on prend conscience de sa grande préoccupation pour la façon dont étaient réalisées ses expériences et celles des autres scientifiques, en fonction de l’humanité. Il estimait que « lorsque les chercheurs arrivent à l’automne de leur vie, comme c’est mon cas, ils ressentent un profond désespoir en voyant que les œuvres et les découvertes de la science sont plus souvent utilisées comme œuvres de mort que comme œuvres de vie ».
En compagnie du Commandant en Chef Fidel Castro, il eut ses premières impressions sur l’agriculture et l’élevage cubains en visitant une exploitation expérimentale de culture de prairie dans la zobe de Wajay, à proximité de la capitale , de même que l’élevage La Recompensa à Artemisa.
Fidel et voisin firent d’autres visites à plusieurs élevages où le scientifique français observa avec reconnaissance l’application de ses théories à Cuba non pas de façon extensive mais de façon expérimentale. Il y eut aussi des rencontres dans les Instituts Technologiques des Sols, Fertilisants et alimentation des Troupeaux respectivement Rubén Martínez Villena et Liberté.
Dès les premiers instants, Voisin sympatisa avec la population cubaine. Le fait de se sentir heureux à Cuba enrichit ses idées originales et il exprima son désir de participer à la coupe de la canne à sucre habillé en militaire.Il en vint à dire qu’en aucunbe ppartie du monde, on ne l’avait traité comme à Cuba.
Il s’étonna du fait que les travailleurs de la polygraphie cubaine aient pu confectionner en un temps record un livre sur les conférences qu’il avait envoyées de France quelques semaines auparavant, avec la traduction en espagnol. Le livre cité s’appelait « Influence du sol sur l’animal au moyen de l’herbe ».
Ce 8 décembre 1964 où, en présence de Fidel, il fut présenté à des scientifiques et des techniciens cubains devint un jour mémorable pour la science cubaine. A cette occasion, le savant français s’adressa à tous les présents en disant : « La première Révolution que j’ai observée parmi vous s’est produite en descendant la petite échelle de l’avion. Le voyage avait été plus qu’épuisant.Une tempête de neige à Terre Neuve nous avait obligés à faire un détour par l’Atlantique et à atterrir en Irlande. Finalement, nous sommes arrivés après trois jours de voyage, à deux heures du matin à La Havane. Quelle ne fut pas ma surprise, Monsieur le Premier Ministre, de vous trouver, à une pareille, pour nous recevoir !
Permettez-moi de vous remercier de vous être dérangé à une heure si tardive de la nuit, mais je voulais surtout vous exprimer toute mon admiration pour avoir réalisé cette Révolution si particulière dans l’échelle des valeurs sociales et humaines.  Revolution qui permet à un chef de Gouvernement de venir de bon matin recevoir un modeste chercheur scientifique. "
Le plan de Voisin consistait à donner dix conférences et, pour finir, de réaliser un séminaire pour répondre à toutes les préoccupations et à toutes les questions.Il put seulement faire huit conférences qui commencèrent le 8 décembre, orgabnisées par l’Université de La Havane dans les salons de ce qui était alors le Collège Médico National, intitulées : Lois d’application des engrais en relation avec la santé animale ; Influence des engrais nitrogénés dans l’équilibre minéral et organique de la plante ; La digestyion des protéines et les suppléments d’urée dans l’alimentation ; Influence de l’acide phosphorique , du potassium et du calcium du sol dans la composition de la plante et Productivité de l’herbe. Fidel,que Voisin désignait comme son meilleurt élève, n’en manquerait aucune. Quand il connut la décision de lui donner le titre de Docteur Honoris Causa de l’Ecole Vétérinaire de l’Université de La Havane en reconnaissance de ses apports importants sur développement des troupeaux, de l’agriculture et de l’alimentation humaine, il manifesta le désir que, pour ce moment, on lui joigne, en plus des scientifiques cubains et étrangers les personnes qui l’ avaient aidé pendant son séjour à Cuba,ainsi que les ouvriers de l’imprimerie qui avaient édité son livre et auxquels il avait rendu visite dans leur atelier, les traducteurs, journalistes, personnels de la télévision et autres.
Son décès, le 21 décembre 1964, à cause d’une crise cardiaque et annoncé par Fidel à l’endroit même où Voisin devait contibnuer son cycle de conférences, fut pour notre peuplel’occasion d’ une grande manifestation de deuil . Le gouvernement révolutionnaire décréta immédiatement l’arrêt du travail pour que les professeurs, les étudiants, chercheurs, ouvriers et autres puissent assister aux honneurs funèbres. Des milliers de Cubains défilèrent  devant son cercueil exposé dans le Grand Amphi de l’Université de La Havane, recouvert des drapeaux français et cubains et accompagnèrent dans une manifestation de deuil le savant français jusqu’à sa dernière demeure, au Cimetière de Colón.
De façon inespérée, Cuba se transforma en un lieu de repos définitif et respecté pour André Voisin donbt la veuve a respecté le désir d’être enterré dans le pays dans lequel il mourrait.
Dans son discours d’adieu au professeur Voisin, notre Commandant en chef  dit :« Nous sommes peinés d’accompagner aujourd’hui  jusqu’à sa sépulture celui que nous avons reçu de façon gaie et hiospitalière il y aà peine quelques jours. Ce fut un hôte estimé et chéri de notre peuple. » Plus loin, il ajouta : « Le professeur Voisin s’est occupé de problèmes précis de l’humanité contemporaine, il les a envisagésd avec une telle clarté et défendus avec une telle passion que cela est son œuvre essentielle. Il vit ce que les autres scientifiqyues n’ont pas vu : l’influence énorme, l’extraordinaire importance de la technique qu’une humanité qui croît chaque jour à un rythme plus rapide et qui doit compter sur les mêmes ressources limitées sur la surface de la terre, emploie pour se nourrir et pour vivre. » Ceci est un bref résumé de ce que fut le prestigieux scientifique André Voisin, qui considérait qu’avec la bonté de la terre et le climat cubain, on pourrait faire tout ce qu’on voudrait pour le développement agroalimentaire.
Voisin fut un grand ami de Fidel et de la Revolution Cubaine.
Note : L’auteur de ce travail occupait la charge de Vice président de l’Académie des Sciences de cuba au moment de la visite de Voisin.
Tiré du Journal Granma. Décembre 2009.
Source : embacuba

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 14:00

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Pour découvrir ou parfaire ses connaissances du cinéma cubainCubaCine est le site de référence où sont répertoriés les professionnels du cinéma cubain (directeurs, producteurs, scénaristes, acteurs, actrices), les salles de cinéma et la programmation, les centres de formations, les actualités cinématographiques de Cuba, les festivals, le catalogue de vente de l’ICAIC (Instituto Cubano del Arte y la Industria Cinematográficos), les publications digitales, …

Un site clair et très complet, CubaCine.

Je vous propose une petite sélection de blogs et sites où vous pourrez visionner et télécharger des films cubains mais aussi des séries, documentaires et reportages TV de Cuba.

Source :boxsociety, le journal de Cuba
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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 10:11
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envoyé spécial à La Havane à Cuba dans La Tribune D'Alger
Kamel Amghar


Ces dernières années ont été témoins de graduelles mutations dans le système socio-économique cubain. Un changement profond qui se fait doucement mais sûrement. Entamée en 1990, cette «réforme douce» a donné des résultats positifs qui se traduisent par l’amélioration du niveau de vie des 11 millions d’îliens recensés en 1996. Entre 1995 et 1998, l’économie cubaine a réalisé une croissance moyenne de 3,5% par an.
En 1999, ce taux a atteint un pic de 6,2%. Au cours des années 2000, la relance s’est établie autour de 5,6%. Il y a en ce moment, plus de 400 associations de divers types avec des capitaux étrangers. 40% du total des capitaux investis -près de 6 milliards de dollars- sont justement apportés par ces IDE.
Le taux d’inflation a considérablement décru. Le déficit budgétaire est passé de presque 1/3 du produit intérieur brut (BIP) durant les premières années de la décennie 1990 à 2,5% au cours des années 2000. Le peso cubain a conséquemment connu une revalorisation considérable. Si, au cours des années 1990, le dollar était coté à 150 pesos, son cours oscille actuellement entre 20 et 21 pesos. D’importantes branches de l’économie ont été ouvertes à la participation étrangère. Le commerce extérieur a entrepris sa relance à un rythme lent mais ferme.
Le volume des échanges commerciaux atteint un niveau annuel oscillant entre 5,5 et 6 milliards de dollars. Cuba fait du commerce avec 146 pays. L’Espagne et le Canada sont ses principaux partenaires suivis du Venezuela, de la République populaire de Chine et de la Fédération de Russie.
Le tourisme est le secteur le plus dynamique avec une croissance annuelle moyenne de 21%. L’agriculture a également connu un saut qualitatif en adoptant le choix «forcé» de la culture biologique. Les produits agricoles cubains (fruits, légumes, primeurs, tabac) sont aujourd’hui très prisés pour leur qualité. D’autres secteurs comme la santé, les biotechnologies, la pharmacologie, la pêche, les mines et le textile réalisent aussi des plus-values substantielles. Sur le plan social, tous les petits Cubains profitent d’un système éducatif gratuit et de grande qualité. L’université cubaine réalise également des performances excellentes. La couverture médicale est assurée pour tous les citoyens. Le niveau de vie est en amélioration constante.
Cela se voit dans la rue : on s’habille bien, on fait la fête le soir, les petites cylindrées asiatiques se mêlent en nombre aux vieilles voitures américaines dans les rues spacieuses de La Havane. Manifestement, Cuba est en train de changer… 

Exubérance antillaise et flamboyance hispanique
Cuba est une destination de rêve pour des millions de touristes occidentaux et asiatiques. Il faut dire que de nombreux paramètres prédisposent ce petit pays à être un havre de paix et de repos : ses sites naturels luxuriants, son climat semi-tropical et tempéré, la richesse fabuleuse de son patrimoine culturel et historique, la qualité irréprochable de ses infrastructures d’accueil et les traditions d’hospitalité qui caractérisent depuis toujours le peuple cubain. En effet, «la clef des Caraïbes» a tellement de splendeurs à faire valoir. Elle est l’un des rares pays au monde où la flore est essentiellement autochtone. Elle possède plus de 8 000 espèces de plantes qui vont du cactus des régions arides jusqu’aux orchidées des zones humides avec une riche variété d’arbres à bois précieux.
La végétation couvre à longueur d’année les vallées et les plaines, le littoral et les montagnes. On y trouve également des milliers d’espèces d’insectes, de mollusques, de poissons, d’oiseaux et de reptiles. Un vrai paradis pour les amoureux de la nature.
Toutes les villes cubaines arborent également des siècles d’histoires où le savoir-faire autochtone cohabite harmonieusement avec les cultures hispanique et anglo-saxonne.
La Havane, Santa Clara, Trinidad, Bayamo, Camagüey, Pinard el Rio, Holguín, Guantanamo, Cienfuegos et Santiago de Cuba, sont, en effet, des musées à ciel ouvert avec des milliers de places célèbres, des centaines d’institutions culturelles, d’innombrables lieux cultes de la musique, de la danse et du théâtre, une infinité de curiosités architecturales et artistiques. L’art est présent à chaque coin de rue.
Statues monumentales, fontaines richement décorées, jardins multiformes et arts modernes ornent ces métropoles qui accueillent chaque année des millions de touristes. Rien que dans la capitale «Habana», plusieurs manifestations culturelles sont périodiquement organisées, telles que le Festival de ballet, le Festival del Nuevo Cine latino-americano, Plaza Jazz Festival et le Festival international de guitare Leo Brouwer.  
En dehors des cités, les parcours sont aussi variés qu’attrayants. Promenades au bord de la mer, équipées marines pour découvrir des centaines d’îlots environnants, visite des champs de canne à sucre, excursion dans les fermes de production de tabac et les fabriques de cigares, coup d’œil sur la palette colorée de l’artisanat local, «pèlerinages» sur les lieux exubérants où vécurent des personnages de légende comme José Marti, Che Guevara, Salvador Allende, Pablo Neruda, Ernest Hemingway, Graham Greene, Alejo Carpentier, Nicolas Guillen, Nat King Cole, Errol Flynn, Perez Prado, Benny Moré, Martine Carole et tant d’autres encore. Cuba est devenue un musée pour les idéaux communistes, mais c’est encore plus que cela : La Havane est le centre culturel des jeunes ; l’endroit où l’on trouve les plus beaux hôtels et les discothèques les plus vivantes, où la révolution semble avoir créé son propre marché.
La fête est partout : sonorités créoles, musique afro-cubaine, jazz, salsa… Dans la rue, les boîtes de nuit, les brasseries et les luxueux hôtels, l’ambiance est rythmée.
Les Cubains ont parfaitement valorisé tout cela pour faire de leur pays une destination touristique de premier choix. L’infrastructure hôtelière a largement tiré profit de cette dynamique pour se mettre au diapason de ce qui se fait de mieux dans les grandes capitales occidentales. Chambres impeccables, service irréprochable, large éventail de choix en matière de gastronomie et structures annexes de qualité.
Le fer de lance de cette industrie touristique, constitué de 15 compagnies et de 23 entreprises mixtes rivalisant avec les grandes enseignes du domaine, brasse directement un chiffre d’affaires annuel de plus d’un milliard de dollars. Les revenus indirects générés sont  10 fois supérieurs.
On vient aussi à Cuba pour des séminaires culturistes. Le pays dispose d’une infrastructure sportive de haut standing permettant à La Havane de postuler (sans succès, hélas !) pour accueillir le JO de 2012. On y vient aussi pour se soigner et pour rajeunir…              

Une destination d’espoir pour des milliers de patients
Cuba est aujourd’hui reconnue mondialement pour son système de santé. La qualité des soins dispensés dans ses services hospitaliers, l’efficacité des programmes de prévention développés et la fiabilité de la couverture médicale qui touche l’ensemble des citoyens placent l’île parmi les meilleurs à l’échelle mondiale.
Les chiffres sont éloquents : le taux de mortalité infantile y est l’un des plus bas du monde. Il est de l’ordre de 7 pour 1 000 naissances contre 8 dans de nombreux pays développés comme les Etats-Unis. L’espérance de vie des Cubains (supérieure à 75 ans), contrairement aux clichés les plus répandus, est également meilleure que celle de nombreuses nations dites civilisées, et le ratio de médecins par nombre d’habitants (un thérapeute pour 168 habitants) y est très élevé. Un grand nombre d’épidémies et de maladies endémiques comme la poliomyélite, la diphtérie, le tétanos du nouveau-né et de l’enfant, la rougeole, le syndrome de la rubéole congénitale, la méningite ou la coqueluche ont été complètement éradiquées.
Plusieurs hôpitaux à Cuba ont la reconnaissance ISO 14001 et ISO 9001 qui sont des normes internationales d’excellence relatives à l’hygiène, à la sécurité et au contrôle global de la qualité. Un tel standing impeccable est plutôt rare même dans les pays occidentaux les plus avancés. Les laboratoires cubains sont également à la pointe de la technologie. Les études dans les domaines de la génétique, de la microbiologie et bien d’autres disciplines placent ce petit pays parmi les mieux structurés dans la recherche médicale. Cette recherche innovante, étant complètement affranchie de l’influence des lobbys pharmaceutiques, offre des programmes médicaux nouveaux, et certains d’entre eux se distinguent par des techniques et des procédés exclusivement cubains.
Les équipes de recherche composées de professeurs et de spécialistes de haut niveau scientifique sont aujourd’hui à l’avant-garde dans de nombreuses filières comme la réhabilitation et la restauration neurologiques, le traitement de certaines tumeurs cancéreuses, l’ophtalmologie ou encore la dermatologie. Un prestige international largement mérité qui fait de Cuba une destination d’espoir pour des milliers de patients qui lui viennent des quatre continents.
Le pays de Fidel Castro excelle, par ailleurs, dans la chirurgie esthétique. Les opérations sont moins dispendieuses. Les implants dentaires, les liposuccions, les greffes de cheveux sont au quart du prix pratiqué en Europe et en Amérique du Nord. On y trouve aussi des institutions qui s’illustrent dans les soins de la peau, et qui disposent de traitements uniques introuvables par ailleurs. Des techniques révolutionnaires qui offrent, entre autres, une alternative très efficace pour la guérison de vitiligo et du psoriasis. Il y a aussi des centres de thalassothérapie de grande réputation qui se chargent des traitements d’anti-stress, de régulation de poids, d’anti-vieillissement, ainsi que des services d’esthétique dans de magnifiques installations balnéaires. Au cours des toutes dernières années, plus de 40 000 patients provenant de 33 pays ont profité des services médicaux de haut calibre à Cuba. La rigueur, la crédibilité et le professionnalisme des médecins cubains sont, à ce titre, amplement établis.
«Chaque personne et chaque peuple a le droit à une vie saine et doit profiter du privilège d’une existence prolongée et utile», voilà leur devise. 
Partant du principe que chaque être humain a le droit absolu à une assistance médicale de qualité, Cuba ne rate aucune occasion de prêter ses services et son expérience en la matière à des pays tiers.

Soigner, soulager, guérir, une carte de visite cubaine
La politique volontariste des autorités cubaines à l’égard des peuples d’Amérique latine, des Caraïbes, d’Afrique et d’Asie dans ce domaine précis de la santé leur vaut de profondes sympathies aux quatre coins du monde. A chaque catastrophe naturelle, les équipes médicales de l’île volent au secours des sinistrés, notamment dans cette partie cyclonique de l’Amérique centrale. Au Venezuela, au Pérou, à Haïti, en République dominicaine, au Honduras, au Guatemala, au Nicaragua, au Salvador comme à Belize, cette solidarité cubaine, active et engagée, a été déterminante pour panser les blessures de grands désastres climatologiques. Sur le continent africain, nombre de pays, dont l’Angola et la Gambie, bénéficient de l’expertise cubaine en la matière, notamment en ce qui concerne la lutte contre le virus du sida. Plus de quatre-vingt mille coopérants cubains, dont des milliers de médecins, dispensent leur savoir à une centaine de pays tiers-mondistes dans le cadre de conventions bilatérales très avantageuses.
Dans le but d’aider à la solution des problèmes de santé à plus longue échéance, Cuba offre annuellement 500 bourses aux étudiants centre-américains et africains souhaitant se former dans cette filière. Ils sont aujourd’hui plus de 4 500 universitaires, originaires de 20 pays différents, à faire leur médecine dans les facultés cubaines.
Des étudiants issus de secteurs dits «discriminés» aux Etats-Unis y sont également admis. Afro-américains et Indiens essentiellement.
L’Algérie entretient dans ce domaine précis des relations étroites avec Cuba.
Les autorités hospitalières des deux pays travaillent en collaboration sur de nombreux projets communs.
Un partenariat de qualité portant sur l’ouverture de sept cliniques orthopédiques dans différentes régions d’Algérie est en voie de réception.
Cette coopération étroite porte aussi sur d’autres spécialités comme la chirurgie, la neurologie, la pédiatrie, la radiothérapie et la production pharmaceutique.

Les biotechnologies, un autre domaine de prédilection
Cuba fait aujourd’hui figure de leader des biotechnologies dans la zone d’Amérique du Sud. Malgré le manque de ressources budgétaires et le poids de l’embargo américain imposé à l’île depuis un demi-siècle, les experts et les chercheurs cubains ont réussi des prouesses scientifiques dignes des nations les plus industrialisées. D’importantes découvertes et apports cubains à la science sont actuellement brevetés dans le monde, notamment dans les domaines de la médecine, de l’ingénierie génétique et de la pharmacologie. Dans les années 90, un pôle scientifique d’excellence, situé dans l’ouest de La Havane, a été justement créé dans le but d’accélérer le développement de la biotechnologie et de la production pharmaceutique.
Les produits présentement développés par le Cuba sont la proctokinase (qui favorise la dissolution des thrombus, formation de caillots dans les vaisseaux sanguins), les vaccins contre le virus de l’hépatite C et le cancer de la prostate, etc. Depuis 2007, l’industrie pharmaceutique et biotechnologique cubaine est le deuxième secteur exportateur national. Elle réalise un chiffre d’affaires annuel qui frôle les 400 millions de dollars.
Dans ce domaine aussi, l’Algérie fait appel à l’expertise cubaine.
Plus de 200 médicaments génériques et un large éventail de vaccins seront prochainement produits en Algérie sous le label cubain. Il convient de souligner
à ce propos que Cuba exploite aussi avec beaucoup de doigté son extraordinaire biodiversité naturelle. Un vaste programme de développement de la culture des plantes médicinales a été lancé depuis 1992. Aujourd’hui, 13 fermes provinciales et 136 fermes municipales produisent 1 000 tonnes de plantes et herbes par an. Une médecine douce qui a évidemment ses adeptes et qui viennent parfois de très loin.

Agriculture, le challenge force du «bio» donne satisfaction
1990 a été une année charnière pour tous les secteurs de l’économie cubaine.
La chute de l’empire soviétique et la cessation conséquente de l’aide octroyée à l’île ont poussé les dirigeants cubains à revoir profondément leurs modes de production, notamment dans le domaine agraire. La production agricole à Cuba était organisée sur le modèle de l’agriculture productiviste, avec une culture intensive dans de grandes fermes d’Etat, basée sur un pétrole russe bon marché et un usage massif d’insecticides et d’engrais chimiques également importés à tarif préférentiel. Le choix était, alors, exclusivement porté sur l’exportation de quelques produits (sucre, tabac, fruits). Pour les besoins des populations locales, l’essentiel des denrées de large consommation était importé.
La chute du bloc de l’Est a mis l’île dans une situation extrêmement difficile. Il fallait trouver à manger et vite. Par nécessité, Cuba s’est automatiquement tournée vers les bonnes vieilles méthodes : agriculture biologique, cultures vivrières, amélioration naturelle des sols, horticulture de proximité.
Les fermes collectivistes ont été immédiatement transformées en coopératives produisant pour fournir en aliments les institutions publiques (écoles, hôpitaux, etc.) mais dont le reliquat de production pouvait être vendu librement. En 1994 étaient créés les marchés paysans où les agriculteurs viennent proposer directement leurs récoltes aux consommateurs. L’agriculture de proximité était développée par la distribution de centaines de terres publiques vacantes à qui voulait les cultiver. Des coopératives horticoles urbaines s’étaient créées partout pour exploiter le moindre lopin de terre, de même qu’un réseau des boutiques de graines et d’outillage où des consultants donnaient des conseils aux utilisateurs. Dans la même foulée, un institut de recherche avait vu le jour pour accompagner cette dynamique en travaillant sur les bio-formulations et la protection biologique des sols. 280 centres de production de pesticides et produits biologiques s’étaient ensuite créés. Maintenant, une bonne partie de la surface cultivée à Cuba est protégée par les méthodes biologiques.
La majorité des cultures de fruits et d’agrumes est gérée en agriculture biologique, et celle-ci est testée pour la canne à sucre, le café, le cacao, la mangue, l’ananas et la banane. Ce choix qui avait été fait sous la contrainte s’est révélé bon pour l’avenir et pour le développement durable : la décision a été prise de généraliser l’agriculture biologique pour l’alimentation de la population. Le bilan de cette politique est étonnant : diversification des productions, sécurité alimentaire, recyclage des déchets, réduction au minimum des coûts de transport, réduction de la contamination des sols, de l’air et de l’eau par les pesticides et les engrais chimiques.
La production de sucre, qui a connu un déclin dramatique au début des années 1990, dépasse aujourd’hui 4 millions de tonnes. Les augmentations de la production ont élargi l’éventail des produits proposés sur les marchés à des prix dans lesquels joue la loi de l’offre et de la demande. Cette stratégie qui mise beaucoup sur la proximité a été également adoptée avec succès dans l’élevage (poulet, lapin, poules pondeuses). Les spécialistes saluent aujourd’hui cette expérience pionnière de Cuba dans la mesure où elle aura permis de transformer une agriculture intensive et productiviste en agriculture extensive et biologique, avec à la clé une relocalisation de l’économie, largement permise par la propriété publique de la plupart des terres. Un exemple qui commence à faire des émules en Amérique du Sud où les règles du libre-échange ont laissé, comme en Afrique, de profondes séquelles.

Révolution et marché feront-ils bon ménage ?
Depuis 1959, Cuba fait héroïquement face à un embargo inhumain et inacceptable des Etats-Unis. La révolution a, entre temps, éradiqué l’analphabétisme. Elle affiche aujourd’hui fièrement ses bilans : 60 000 médecins et 600 000 universitaires, une espérance de vie de plus de 75 ans, la santé et l’éducation gratuites pour tous. Cuba se dresse, éternelle, comme un défi aux avant-postes des Caraïbes, faisant un clin d’œil au tumultueux détroit de Floride.
L’île s’emploie ces dernières années à «domestiquer» le marché en ouvrant graduellement ses portes à l’investissement étranger.
Tout porte à croire que «la clef du Golfe» tournera encore, suivant la marche empruntée par le grand camarade chinois.
La révolution, hier comme aujourd’hui, inscrit l’avenir de Cuba dans la capacité de ses travailleurs à relever les défis et à conquérir davantage d’espaces démocratiques et sociaux. Manifestement, l’exercice réussi à Pékin guide et inspire les actions, présentes et futures, de La Havane. Comme quoi, la
révolution et le marché peuvent s’accommoder l’un de l’autre pour vivre en bonne entente.  

K. A.

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Published by cuba si lorraine - dans Cuba
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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 08:40
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Une année de tension et de travail prend fin au cours de laquelle, en dépit de toutes les difficultés, Cuba a réussi à préserver les acquis sociaux qui en font un point de repère au niveau continental et, d’ores et déjà, les Cubains ont les yeux tournés vers les projets pour 2010 pour continuer à avancer sur la voie du perfectionnement de l’économie dans un monde en proie à l’incertitude.

La session d’hiver de l’Assemblée Nationale a fait un bilan des principaux événements survenus ces 12 derniers mois et les députés ont approuvé les grandes Lignes Economiques et Sociales et le Budget de l’État pour 2010, considérés tous les deux comme des outils fondamentaux pour relever les défis de l’avenir immédiat.


« En particulier, Cuba doit lutter contre les conséquences de la crise globale capitaliste dont l’impact ne peut pas être évité en raison des liens étroits qu’ont les économies nationales avec le marché mondial » a relevé Osvaldo Martinez, député qui préside la Commission pour les Questions Economiques de notre parlement.


Cuba a été touchée par la chute des cours du nickel, par la réduction du nombre de touristes –phénomène perceptible dans le monde entier- et elle a dû aussi faire face à la réduction des sources de financement externe.


Notre pays est frappé aussi de plein fouet par les effets du blocus économique, financier et commercial que les Etats-Unis lui font subir depuis plus de 50 ans déjà. Le blocus, avec son enchevêtrement de lois et d’interdictions ainsi qu’avec son harcèlement systématique, vise, non seulement Cuba, mais aussi tout pays, entreprise ou institution ayant des relations d’affaires avec notre petite île.


De plus, tout au long de 2009, de très grands efforts ont dû être consentis à la poursuite de la réparation des graves dégâts causés par trois ouragans dévastateurs qui se sont abattus sur Cuba en 2008.


Malgré ces conditions exceptionnelles, Cuba a obtenu une croissance modeste de son PIB de 1,4% qui bien qu’étant loin des 6% pronostiqués au début, est un indice positif dans l’économie cubaine ce qui n’a pas été le cas dans plus de la moitié des pays de l’Amérique Latine et des Caraïbes.


De plus, au milieu du chaos mondial créé par la crise capitaliste, notre pays a réussi à maintenir des indices sociaux très élevés comme le taux de mortalité infantile de 4,7 pour mille, une espérance de vie de 78 ans et tous les efforts nécessaires ont été déployés pour protéger la population contre l’épidémie de dengue non hémorragique et contre la pandémie de grippe A (H1 N1).


Au sujet de l’influenza A (H1N1), le Président Raul Castro a reconnu l’efficacité des mesures prises pour éviter sa propagation, comme l’hospitalisation de 57 000 personnes présentant des symptômes suspects, et l’hospitalisation à domicile de 11 000 autres.


Le défi consiste désormais à maintenir la qualité des acquis sociaux et des services indispensables et à approfondir en même temps le perfectionnement et l’actualisation du modèle économique.


En clôturant la session d’hiver de l’Assemblée nationale, le Président Raul Castro a indiqué que dans la réalisation de ces tâches il ne peut pas y avoir de place pour l’improvisation et la hâte. « Au milieu d’une situation mondiale complexe qui pourrait s’aggraver en 2010, avec un adversaire très proche et puissant, qui maintient intact tout son arsenal d’agressions, Cuba, -comme l’a relevé Raul Castro- ne peut pas se permettre de se tromper.
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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 07:51
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Maria Elena Alvarez Ponce

L’ASSOCIATION des pédagogues de Cuba a remis au Commandant en chef Fidel Castro Ruz le prix Educateur émérite du 20e siècle, pour le travail exceptionnel d’éducation qu’il a réalisé auprès de son peuple et des révolutionnaires du monde entier.

A l’occasion de la Journée nationale des éducateurs cubains, la présidente de cette association, Lesbia Canovas, a remis ce prix au vice-président du Conseil des ministres, José Ramon Fernandez, afin qu’il le remette personnellement au leader de la Révolution, avec amour et ses plus sincères remerciements.

Au nom d’environ un millier de professeurs cubains qui se sont dévoués à cette noble tâche d’éducation de la population, quelque 500 éducateurs, présents à cette première remise de prix qui s’est déroulée au théâtre Mella de La Havane, ont également reçu un hommage de la part de l’Association des jeunes Professeurs du cours général intégral (PGI).

L’Union des jeunesses communistes et les organisations étudiantes du pays ont également accordé le statut d’ «enseignants des nouvelles générations» à plusieurs personnalités des milieux de la politique, de la culture et des sciences, et en tout premier lieu à l’héroïne de la Moncada Melba Hernandez.

Parmi ces personnes qui ont été décorées, signalons Faure Chomon, Alicia Alonso, Fina Garcia Marruz, Cintio Vitier (à titre posthume), Rodrigo Alvarez Cambras, Ismaël Lozada, Maximo Cabrera, le général de brigade Humberto Torres et Lidia Turner, présidente d’honneur de l’Association des pédagogues de Cuba.

De son côté, l’Organisation des pionniers José Marti a remis son prix Los zapaticos de rosa (Les petits souliers de rose) à José Ramon Fernandez, et elle a fait membres de l’organisation des Réparateurs de rêves 50 guides, enseignants et coopérants qui se sont particulièrement distingués dans cette mission difficile mais passionnante de former intégralement les «nouvelles pousses» de la Révolution.

Ont présidé, entre autres, la cérémonie Miguel Diaz-Canel, membre du Bureau politique et ministre de l’Education supérieure, Olga Lidia Tapia, membre du Secrétariat du Comité central, Lazara Mercedes Lopez Acea, première secrétaire du Parti dans la capitale, Ena Elsa Velazquez, ministre de l’Education, et Liudmila Alamo, première secrétaire de l’Union des jeunesses communistes. (AIN) •
 

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 07:35

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Le président cubain Raul Castro a accusé dimanche l'administration des Etats-Unis de Barack Obama d'avoir dépêché à Cuba un « sous-traitant » (mercenaire) étasunien, arrêté il y a deux semaines, qui distribuait à la dissidence des « moyens de communication sophistiqués ».

« L'ennemi reste aussi actif qu'auparavant et une illustration de cela est la détention depuis plusieurs jours d'un citoyen étasunien, désigné par euphémisme par le porte-parole du département d'État comme un « sous-traitant » de son gouvernement et qui se consacrait à l'approvisionnement illégal de moyens de communication sophistiqués via satellite à des groupes de la société civile conspirant contre notre peuple », a déclaré Raul Castro devant l'Assemblée parlementaire.

« D'où vient le financement de telles activités ? Du budget fédéral qui cette année inclut une partie publique de 55 millions de dollars pour le soutien à une prétendue démocratie, à la défense des droits de l'Homme et à une agression radicale et télévisée contre Cuba », a-t-il ajouté dans la première déclaration publique de Cuba sur cette arrestation et en faisant référence aux médias anticastristes de Miami financés par Washington.

Les autorités étasuniennes ont déjà reconnu la détention d'un citoyen étasunien le 5 décembre et d'avoir demandé en vain jusqu'ici auprès des autorités cubaines un accès au détenu dont l'identité n'a pas été révélée.

L'homme, employé de la société étasunienne Development Alternatives, sous-traitant de USAID (la soi-disant agence étasunienne pour l'aide au développement que en réalité est une agence d'infiltration), distribuait des téléphones ou ordinateurs portables au nom de l'administration Obama, selon le New York Times (Cuba's Castro Slams U.S. Over Arrested Contractor.

Cette affaire intervient alors que Cuba réclame depuis des années la libération de cinq Cubains condamnés en 2001 à de lourdes peines de prison aux États-Unis pour espionnage contre les milieux anticastristes de Miami.

Cuba et les États-Unis n'ont plus de relations diplomatiques depuis 1961 et les Etasuniens maintiennent depuis 47 ans un blocus contre l'île.

A son arrivée à la Maison blanche il y a un an de Barack Obama, avait promis une « nouvelle ère » dans les relations avec l'Amérique Latine, qu'avait cependant permis une baisse des tensions entre les deux pays.

Agence France-Presse
La Havane, le 20 décémbre 2009.

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 09:33
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écrit par Redacción AHORA / redaccion@ahora.cu
Le Président cubain, Raul Castro a renouvelé l’appel aux États-Unis à résoudre avec sincérité le différend bilatéral, sans conditions et avec respect.

L'Assemblée Nationale élit le nouveau Conseil d'État

L'économie cubaine connaît une croissance de 1,4% en 2009-12-20



Le Chef de l’État cubain a clôturé ce dimanche la session d’hiver de l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire, notre parlement.

Cet appel a suivi la dénonciation qu’il a faite sur la multiplication des actions anti-cubaines par des groupuscules à la solde de l’empire à l’intérieur de Cuba. Ces actions –a-t-il relevé- sont largement suivies par les médias occidentaux et par certains diplomates en poste à La Havane.

Il a lancé un appel à la fin de telles provocations qui portent, non seulement atteinte aux intérêts de la société cubaine dans son ensemble, mais qui violent aussi des conventions internationales en la matière.
Tiré de Radio Habana Cuba

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 09:17

Susana Lee et Juan Diego Nusa
Photo Juvenal Balan granma.cu

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C’EST par ce message que le général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, a conclu son discours de clôture des sessions finales de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire.

Sous la direction de Ricardo Alarcon de Quesada, président de l’organe suprême du pouvoir de l’Etat, la 4e période ordinaire de sessions de la 7e Législature a démarré ses travaux par une évocation émouvante du commandant de la Révolution, Juan Almeida Bosque.

Pendant la journée de dimanche, ont été approuvées tout à la fois les lignes directrices économiques et sociales et le Budget de l’Etat pour l’année 2010, présenté par le député Marino Murillo Jorge, vice-président du Conseil des ministres et ministre de l’Economie et de la Planification. Il a informé que la croissance de l’économie cubaine, malgré la situation économique difficile du pays, allait atteindre 1,4% pour 2009 et qu’on proposait pour 2010 une croissance de 1,9%.

Le commandant de la Révolution Ramiro Valdés et Gladis Bejerano ont été élus vice-présidents du Conseil d’Etat.

Le président de la Commission des Affaires économiques, le député Osvaldo Martinez, est intervenu au sujet de chaque document, au nom de la Commission.

Au cours des sessions, les sept sièges vacants au Conseil d’Etat ont été pourvus: comme vice-présidents, le commandant de la Révolution Ramiro Valdés Menendez et Gladys Bejerano Portela, première femme à assumer une responsabilité aussi haute; et comme membres, Liudmila Alamo Dueñas, Isis Angelina Diez Duardo, Kirenia Diaz Burke, Marino Murillo Jorge et Sergio Rodriguez Morales.

L’assemblée a exprimé sa reconnaissance à Julio Martinez, pour avoir cédé sa charge de membre du Conseil d’Etat à Liudmila Alamo, actuelle première secrétaire de l’UJC (Union des jeunesses communistes).

Jorge Luis Sierra, vice-président du Conseil des ministres et ministre du Transport, a également présenté le projet de Loi du Code de la route. Il a souligné qu’en vertu des dispositions du Décret-Loi 231 de l’année 2002, un groupe de spécialistes d’organismes des ministères de l’Intérieur, du Transport, du Travail et de la Sécurité sociale, de la Santé publique, de l’Education et de la Construction avaient travaillé à la révision profonde de la Loi 60 du Code de la route.

En présentant le rapport sur le texte législatif, le député José Luis Toledo Santander, président de la Commission des Affaires constitutionnelles et juridiques, a recommandé de poursuivre l’étude et l’analyse de ce projet dans tout le pays, et de différer son approbation jusqu’à la prochaine période de sessions parlementaires, face à la complexité des questions abordées et la nécessité d’une connaissance approfondie de son contenu.

L’assemblée nationale a approuvé les propositions de soutenir la position de Cuba et des pays de l’ALBA au récent Sommet sur le changement climatique à Copenhague, et d’intensifier les actions engagées pour exiger la libération de nos cinq Héros.

Il a été également décidé que l’année 2010 s’appellerait: «Année du 52e anniversaire de la Révolution », en vertu des décisions prises par le Parlement lors de la 8e période ordinaire de la législature antérieure.

Au début de la réunion, Alarcon a annoncé la présence d’Evariste Boshab, président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, et la récente prise de possession par Maria Esther Reus Gonzalez, de ses fonctions de député de la municipalité de Sancti Spiritus.
 

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 08:42
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• Discours prononcé par le président du Conseil d’Etat et
du Conseil des ministres, le général d’armée Raul Castro, à l’ouverture du Sommet de l’ALBA

Chers chefs d’Etat et de gouvernement;

Chers délégués et invités;

En vous souhaitant la plus cordiale bienvenue au nom du gouvernement et du peuple cubains, je tiens à vous transmettre les salutations du chef de la Révolution cubaine, le camarade Fidel Castro Ruz, qui suivra attentivement les travaux de notre réunion.

J’aimerais en premier lieu profiter de cette occasion pour exprimer, au nom de toutes les personnes ici présentes, notre satisfaction pour la victoire écrasante remportée par le peuple bolivien dimanche dernier avec la réélection, à une large majorité, du camarade Evo Morales Ayma, pour un nouveau mandat en tant que président.

Nous ne pouvons malheureusement pas compter sur la présence physique du président du Honduras, Manuel Zelaya. Le peuple de cette nation latino-américaine a été privé de ses droits constitutionnels et on lui a imposé, avec le soutien de l’administration des Etats-Unis, un gouvernement usurpateur et putschiste qu’ils ont tenté de légitimer au moyen d’une farce électorale.

L’histoire enregistrera avec reconnaissance l’attitude adoptée par les pays membres de l’ALBA-TCP et par la majorité des gouvernements latino-américains et caribéens, qui ont fermement condamné le coup d’Etat militaire au Honduras. Elle tiendra également compte de l’attitude de ceux qui, pliés à la volonté de l’empire, ont fini par accepter la manœuvre putschiste.

A travers sa représentante légitime, la secrétaire d’Etat Patricia Rodas, nous adressons nos salutations les plus chaleureuses au peuple hondurien.

Chers collègues:

Ce 8e Sommet de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique, que nous inaugurons officiellement aujourd’hui, coïncide avec le 5e anniversaire de la Déclaration conjointe entre le Venezuela et Cuba, signée en 2004 par les présidents Hugo Chavez et Fidel Castro, qui scella la naissance officielle de l’ALBA, appelée à l’époque Alternative bolivarienne pour les Amériques.

Ont suivi cinq années d’un travail intense, de recherche commune, qui se sont soldées par des résultats encourageants sur le plan social, des résultats que nous pouvons encore améliorer, et qu’il est juste de mentionner et de célébrer.

Le fait que trois pays membres de l’ALBA, à savoir la Bolivie, le Nicaragua et le Venezuela, aient été déclarés «territoires sans analphabétisme», est très significatif et constitue un nouveau pas dans le combat pour éradiquer totalement ce fléau dans tous les pays membres de ce mécanisme d’intégration novateur.

L’Opération miracle a amélioré ou rendu la vue à plus d’un million de patients au sein de l’ALBA. Par ailleurs, plus de 2 000 médecins de nos pays ont été formés à l’Ecole latino-américaine de médecine, et 6 653 étudiants sont pris en charge par le Nouveau programme de formation de médecins selon les concepts de l’intégralité, de l’internationalisme et de l’humanisme.

Au Venezuela, en Equateur, au Nicaragua et en Bolivie est menée actuellement une étude génétique psychosociale des personnes handicapées, un projet d’une valeur humaine extraordinaire axé sur les soins directs, la recherche de solutions et l’insertion sociale de ces personnes.

Au précédent Sommet, qui s’est tenu à Cochabamba, nous avons signé le Traité constitutif du Système unitaire de compensation régionale (SUCRE). Ce mécanisme financier entrera en vigueur en 2010 et il a pour but de promouvoir le commerce à travers la compensation des paiements, en utilisant, comme unité monétaire, non pas le dollar mais le «Sucre». La constitution, en juin 2007, de la Banque de l’ALBA avait pour but de financer des programmes et des projets de développement économique et social. Il s’agissait d’une mesure préalable. Plusieurs entreprises grand-nationales sont aujourd’hui une réalité et d’autres sont en cours de réalisation, pour le bénéfice de nos peuples.

Camarades:

L’agenda que nous nous sommes fixé nous offre la possibilité de délibérer non seulement sur les succès et les résultats de l’ALBA, mais aussi et surtout sur les voies qui nous permettront de développer, de perfectionner et d’élargir la portée de notre Alliance.

Nous sommes obligés de nous fixer des tâches et des objectifs audacieux, tout en tenant compte des circonstances actuelles, des obstacles et des dangers que nous réserve la conjoncture internationale et qui requièrent notre attention prioritaire.

L’actuelle crise économique mondiale, qui s’est déclenchée aux Etats-Unis et a ses origines dans les profondes contradictions du système capitaliste, continue de se répercuter sérieusement sur l’économie réelle, la société et l’environnement dans le monde entier. Nombreux sont ceux qui, faisant preuve d’un optimisme injustifié, ont proclamé la fin de la récession.

Cependant, la seule chose vraie, c’est que les effets destructeurs de la crise persisteront longtemps. Les estimations les plus récentes révèlent que le nombre de personnes au chômage dans le monde augmentera de 50 millions cette année, tandis que celles qui vivent dans une pauvreté extrême pourraient atteindre le chiffre alarmant de 300 millions.

Unis, nous seront mieux à même d’affronter la crise, en mettant à profit les potentialités que nous offre le marché des pays de l’ALBA, et en tirant parti de la façon la plus efficace des complémentarités de nos économies pour accéder à des marchés tiers.

Les temps que nous vivons prouvent que l’affrontement entre deux forces historique se polarise en Amérique latine et dans la Caraïbe. D’un côté, il y a un modèle politique dépendant, élitiste et exploiteur, hérité du colonialisme et du néo-colonialisme, subordonné aux intérêts de l’empire. Du côté opposé, se trouvent les forces politiques révolutionnaires et progressistes qui représentent les classes traditionnellement marginalisées et discriminées. Elles oeuvrent dans la justice sociale et luttent pour la véritable indépendance des peuples de la région et en faveur d’une juste distribution des immenses richesses du continent.

Il s’agit en essence de la lutte historique pour la réalisation de l’idéal de Simon Bolivar et José Marti dans Nôtre Amérique.

L’installation de bases militaires dans la région est une expression de l’offensive hégémonique déployée par le gouvernement des Etats-Unis et elle constitue un acte d’agression contre l’ensemble de l’Amérique latine et la Caraïbe. Elle confirme on ne peut plus clairement leur intention d’appliquer leur doctrine politico-militaire visant à occuper et dominer coûte que coûte le territoire qu’ils ont toujours considéré comme leur «arrière-cour naturelle».

La réactivation du la 4e Flotte, avec une capacité et des objectifs opérationnels et stratégiques, tels qu’annoncés, de manœuvrer même dans les eaux intérieures de pays de la région, prouve que l’empire ne s’imposera aucune limite pour atteindre ses objectifs, sauf celle qui viendra de la résistance que nous seront capable d’opposer.

L’ALBA-TCP ne saurait ignorer cette réalité. Sur cette question et d’autres sujets comme le contrôle des médias, nous échangerons nos points de vue pendant les journées qui nous attendent.

A notre ordre du jour figure également l’analyse de l’échec des négociations qui auraient dû déboucher à Copenhague sur des engagements concrets, réels et vérifiables pour affronter les effets du changement climatique.

On sait d’ores et déjà qu’il n’y aura pas un tel accord et qu’on ne peut s’attendre qu’à une déclaration politique. Nous, les pays de l’ALBA-TCP, devons défendre une position ferme sur cette question décisive pour l’avenir de l’espèce humaine.

Nous sommes convaincus que les apports et la coopération de tous à ce 8e Sommet constitueront une importante contribution au renforcement de notre Alliance.

Merci beaucoup.
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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 14:57

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Face au changement climatique qui menace ces derniers temps toute espèce existante sur la planète, le Centre de Formation “Niceto Pérez” (Cuba) est un des sièges où des représentants de 44 Peuples Indigènes vénézuéliens y seront instruits dans le secteur de l’agro-écologie environnementale, visant son développement postérieur auprès des Communautés indigènes.

Les représentants de l’Association Nationale des Petits Agriculteurs et du Ministère Indigène Nicia Maldonado, accompagné de la Secrétaire Exécutive de la Mission Guaicaipuro (partenaire officiel Vénézuélien) Aloha Nuñez, ont formulé le plan de formation et de qualification des Chefs Indigènes Communaux dans le secteur agro-écologique, ceci afin d’adapter le développement d’une agriculture aux changements climatologiques.

Le représentant de l’Association cubaine, Orlando Lugo, a souligné que la participation des chefs Indigènes vénézuéliens "est nécessaire pour qu’ils voient le travail fait à Cuba, afin de le transférer et l’adapter en termes de connaissance aux Communautés originaires" a ajouté Lugo.

Casser le modèle Capitaliste de consommation.

La Ministre Maldonado a rappelé que le capitalisme est le grand responsable des changements climatiques qu’on vit de nos jours, la consommation que nous connaissons aujourd’hui provoque un réchauffement de la planète "et en développant une agriculture dans l’engagement complet et absolu de la préservation de l’environnement, est la raison de cette alliance" a ajouté Maldonado.

Les Guerriers Indigènes au Venezuela sont les responsables de créer et de fortifier les liens socialistes des Communautés originaires, l’engagement social est clair. Ils sont classés en Semences (4 à 12 ans d’âge), Épis (12 à 25 ans d’âge) et Chênes (plus de 25 ans d’âge), a expliqué la Secrétaire Exécutive de la Mission Guaicaipuro Aloha Nuñez, qui en outre rappelé que les Peuples Indigènes de nos jours se trouvent dans une lutte infatigable pour obtenir un développement social, politique, et culturel afin de générer des propositions convoitant la transformation de la réalité que vivent les peuples de notre Amérique.

Rappelons les mots du chef héroïque cubain José Martí : "ou l’Amérique est sauvée avec l’Indien ou bien ne se sauvera pas". Le travail effectué par le Gouvernement National dirigé par le Président Hugo Chavez, pour payer la dette historique avec les peuples originaires a été un motif d’éloge par Lugo, qui a exprimé : "il n’y a rien au monde qui valorise autant la volonté du gouvernement, par la création de politiques publiques, faisant revenir les droits des peuples et encore plus en matière indigène. Grâce à ces alliances, de nouveaux chemins apparaissent à cette fin".

La formation se fera à travers 18 cours en matière agro-écologique, dans l’École de Formation “Niceto Pérez” à Cuba, ceci est par conséquent le résultat de la relation entre Cuba et le Venezuela ou le Ministre Maldonado et l’Ambassadeur de Cuba Rogelio Polanco ont soutenu des rencontres avec cet objectif.

Fuente : Radio Nacional de Venezuela
http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article1024

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