Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : Cuba Si Lorraine
  • : blog des amis de Cuba en Lorraine
  • Contact

19610419-CubaVictoryPlayaGiron-crop.jpg
-
cooltext517277295.png
MILCIA---copie-1.jpg
cooltext517276476.png
cooltext517276264.pngcooltext517275991.png
cooltext517276810.png
             -
colonne-gauche-copie-1.jpg
.

logo-gauche.jpg
-
Capture-freeforfive.JPG
cuba-debate.jpg 1er-mai-cuba
Pour en savoir plus
Cliquez sur l'image !

Recherche

nos amis + liens utiles

  .

titre_891504.jpg
.
.
.
RHC-1.JPG
Cubavision-TV.jpg
.
.
cuba_linda.jpg
. 

Archives

cooltext518801341.png
cooltext518803453.gif

Catégories

 

Sans-titre-1-copie-3.jpg

neruda-fidel.jpg

  logo-bas-ok.jpg

 

3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 19:36
 
Auteur: Michel Hernandez | Source: www.granma.cu | 03 , Novembre 2009
Vingt-cinq artistes cubains réaliseront une exposition collective en hommage au 90ème anniversaire de la naissance du peintre équatorien Osvaldo Guayasamín.

Selon une information de Roberto Chile, commissaire de l'exposition, le projet « Cuba peint Guayasamín » sera ouvert à Quito, le 29 novembre, avec des pièces de renommés créateurs de l'Île, de divers genres et styles, comme Eduardo Roca (Choco), Vicente R. Bonachea, Ernesto Rancaño, Agustín Bejarano et Roberto Fabelo, entre autres. Cette exposition sera ouverte au public jusqu'au 28 janvier 2010.

L'exposition, qui reflétera des portraits et des interprétations de la vie et de l'œuvre de l’illustre maître équatorien, célèbrera aussi le septième anniversaire de la Chapelle de l'Homme, sur laquelle Guayasamín (1919-1999) a travaillé jusqu'à ses derniers jours.

Cette information a été connue durant la cérémonie de présentation du Calendrier 2010 de la station Radio Habana Cuba, dans le siège de

la Société Culturelle José Martí. À cette cérémonie étaient présents le membre du Bureau Politique et ministre de la Culture, Abel Prieto ; le président de l'institution amphitryon, Armando Hart ; l'ambassadeur d'Équateur à Cuba, Universi Zambrano, qui a lu un de ses poèmes dédié au leader de la Révolution, Fidel Castro, Gabriel Navarrete, président de l'association espagnole Culture et Coopération Internationale, liée à l'édition ce calendrier et à d'autres importants projets solidaires avec l'Île.

Lors de cette cérémonie, qui a coïncidé avec le 120ème anniversaire de la rencontre de deux hommes illustres à New York, José Martí et Eloy Alfaro, un message envoyé par Pablo Guayasamín, président de la Fondation qui porte le nom du légendaire artiste latino-américain a été lu, dans lequel il offre ses remerciements pour l’appui à ces initiatives.

Partager cet article
Repost0
1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 15:49


Autor: Isachi Fernández | Fuente: CUBARTE
L’humour graphique cubain a été montré plusieurs fois dans le Musée National des Beaux Arts, l´année dernière une vaste rétrospective de l´œuvre  de René de la Nuez, Prix National des Arts Plastiques, a été exhibée et, aujourd´hui, la bibliothèque Antonio Rodriguez Morey de ce centre offre, jusqu´au 3 novembre, l’exposition « Dedeté en cuarentena », un parcours dans le savoir-faire de cette publication humoristique pour le 40ème anniversaire de sa création.

À propos des quatre décennies de cette publication cubaine, Cubarte a conversé précisément avec le caricaturiste Arístides Hernández (Ares), ex membre de son équipe.

Quelle signification a le Dedeté dans la culture nationale ?

Le humorisme graphique est la partie des arts plastiques plus apparentée avec le journalisme, elle a la fonction de raconter, de narrer ce qu´il se passe. Le Dedeté a joué un important rôle depuis cette narration de la société cubaine, il a suivi les événements, tout n’est pas dit avec l’humorisme graphique dans le pays, mais il y a une bonne partie des phénomènes, des processus, qui y sont reflétés.

Pouvez-vous nous offrir quelques considérations sur l´humour graphique à Cuba ?

Il a une très longue tradition. Il avait de la force au XIXème siècle et il y a eu des œuvres excellentes, surtout au début du XXème siècle avec les œuvres de Conrado Massaguer, Jaime Valls et Rafael Blanco, avec lesquels la modernité entrait dans les arts plastiques cubains. Cette tradition s’est maintenue avec des hauts et des bas. La Période Spéciale a laissé une importante trace négative avec la disparition d’un grand nombre de publications, la diminution des espaces et le départ de nombreux caricaturistes hors du pays ou vers d´autres manifestations des arts plastiques. Dedeté, à ces moments, tirait environ 300 mille exemplaires tous les 15 jours, et il est passé à la dernière page du journal Juventud Rebelde qui, en outre, était un hebdomadaire. Ce coup se sent encore, mais on remarque une certaine récupération.

L’humour graphique se maintient vivant. Beaucoup de caricaturistes cubains, en outre, collaborent avec des publications étrangères, prennent part à des événements internationaux, se font écho de notre humour graphique cubain hors de nos frontières. Récemment des nouveaux espaces ont été ouverts, comme une section dans la publication La calle del medio, où nous avons inclus de très jeunes caricaturistes, et il y a des événements qui stimulent nos artistes. J´ai une vision assez positive quant au surgissement de nouvelles valeurs et de l´équilibre de certaines publications.

Quels ont été les moments de gloire pour l´humour graphique à Cuba ?

Le début du XXème siècle avec Jaime Valls, Massaguer et Rafael Blanco, ils ont réalisé une révolution du point de vue visuelle et conceptuelle. Un autre moment significatif vient de la main de El pitirre, au début des années 60, une référence pour beaucoup de gens dans le monde. Le Dedeté, dans les années 80, a aussi été un moment de gloire, il est même arrivé à atteindre, en 1985, le prix Forte Dei Marmi, comme la meilleure publication de satire politique du monde, accordé à Lucca, en Italie.

Que manque-t-il aujourd´hui à l’humorisme graphique cubain ?

Beaucoup plus d’audace en tout les sens, découvrir que les temps ne sont pas les mêmes, que nous sommes dans un nouveau siècle avec d´autres marques, il lui manque plus de vaillance pour toucher des thèmes profonds et nécessaires pour la société cubaine et qui ne trouvent pas encore leur place dans l’humorisme graphique et que, toutefois, nous trouvons dans d´autres versants des arts plastiques et dans l´humour scénique. Il lui manque aussi des espaces qui permettent ces recherches.

 


Partager cet article
Repost0
31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 10:48
Journal l'Humanité
Ambassadeur de la Grande Île en France, Orlando Requeijo réagit au vote de l’Assemblée générale de l’ONU demandant la levée du blocus et dénonce l’entêtement de Washington à maintenir des rétorsions désastreuses.

Nouvellement nommé à Paris, le représentant de la République de Cuba en France appelle l’Europe à s’émanciper des États-Unis.

L’Assemblée générale de l’ONU s’est à nouveau prononcée pour la levée du blocus contre Cuba. Comment réagissez-vous  ?

Orlando Requeijo. Ce vote démontre qu’au sein de la communauté internationale, le pays isolé n’est pas Cuba, comme il se dit, mais les États-Unis. Ce vote majoritaire est une condamnation de l’unilatéralisme. L’idée qu’il faut lever le blocus est majoritaire, y compris dans l’opinion publique états-unienne. Selon un sondage de 2008 de l’université internationale de Floride, une institution que l’on ne peut pas accuser d’être pro-cubaine, 79 % des sondés jugent que le blocus est inefficace et 55 % exigent qu’il soit levé.

Quelles sont les conséquences économiques de ce blocus  ?

Orlando Requeijo. Les pertes sont significatives. Nous parlons de 230 milliards de dollars à sa valeur actuelle. Ce chiffre ne prend pas en compte les torts des attaques terroristes subies. Avec la crise économique internationale, les prix des matières premières qu’exporte Cuba se sont effondrés. Ce blocus révèle le double discours et la double morale des États-Unis. Ils violent le droit du peuple cubain mais également le droit international. Le blocus a des répercussions mondiales. En mars, la filiale américaine du géant français Lactalis, producteur laitier, a été sanctionnée par l’Office de contrôle des actifs étrangers des États-Unis d’une amende de 20 950 dollars pour ne pas avoir respecté les règles du blocus. Le Canada a été spolié de 400 000 dollars destinés à 18 projets de coopérations avec Cuba qui ont eu le malheur de transiter par la Bank of America.

En avril, le président Obama a annoncé la levée de certaines restrictions. Assiste-t-on à un fléchissement  ?

Orlando Requeijo. Barack Obama n’a fait qu’éliminer certaines restrictions extrêmes imposées par Bush. Par exemple, les Cubains résidant aux États-Unis ne pouvaient plus visiter leur famille à Cuba que tous les trois ans. Depuis l’élection d’Obama, peu de choses ont changé. C’est incroyable, mais il n’existe pas de communication directe entre Cuba et les États-Unis. Les courriers des familles doivent transiter par un pays tiers. Ce sont des mesures restrictives anachroniques et inhumaines, comme celle de ne pouvoir trouver aux États-Unis un médicament cubain qui pourrait pourtant soigner les malades américains.

Est-il possible de débloquer 
la situation  ?

Orlando Requeijo. Le problème est entre les mains du gouvernement des États-Unis. Il existe plusieurs projets de lois au sein du Congrès états-unien qui proposent d’alléger certains aspects du blocus. Le président Obama a les moyens de changer beaucoup de choses. Il peut décider d’une clémence à l’égard des cinq Cubains injustement emprisonnés aux États-Unis comme il peut lever le blocus ou encore fermer définitivement la base de Guantanamo. Nous, nous sommes toujours disposés au dialogue, mais sur un pied d’égalité, dans le respect de notre souveraineté.

Quel devrait être le rôle 
de l’Union européenne  ?

Orlando Requeijo. L’UE doit assumer une réelle indépendance à l’égard des États-Unis. Elle devrait revoir sa position dictée par Washington et encouragée par une marionnette nommée José Maria Aznar (ex-président du gouvernement espagnol – NDLR), dont on sait combien il a participé aux mensonges de l’administration US sur les prétendues armes de destruction massive en Irak. L’Europe doit être en phase avec sa décision de renouer des relations officielles. En phase, aussi, avec le vote de ses États au sein de l’ONU.

Entretien réalisé par Cathy Ceïbe

Un demi-siècle de coercition :

 1959. Avènement de la révolution.
 1960. Nationalisation des biens états-uniens.
 1962. Cuba est exclue de l’Organisation des États américains (OEA). Les États-Unis décrètent l’embargo, officialisant les mesures de rétorsions contre La Havane prises dès 1959.
 1992. La loi Torricelli renforce le blocus, 
en interdisant les succursales de firmes nord-américaines installées dans des pays tiers 
de commercer avec Cuba. «  Tout pays qui porte assistance à Cuba  » est passible de sanctions 
et menacé de ne plus pouvoir commercer 
avec Washington.
 1996. La loi Helms-Burton accentue le caractère extraterritorial du blocus, en violation du droit international.

Partager cet article
Repost0
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 15:10

La Havane, 29 octobre, (RHC)--. La directrice générale de l’OMS, le Dr Margaret Chan, a qualifié d’impressionnants les indicateurs de santé atteints par Cuba, malgré le blocus étasunien.

Au cours d’une conférence de presse peu avant de conclure une visite officielle à Cuba, Margaret Chan a rappelé que ces indicateurs de santé sont comparables à ceux des pays riches.

Elle a cité entre autres le taux de mortalité infantile, 4,7 pour mille, un des plus faibles des Amériques, uniquement devancé par le Canada, l’espérance de vie des Cubains qui frôle actuellement la barre des 80 ans et la formation de ressources humaines pour Cuba et pour le monde.

“Constater que le système de santé cubain est basé sur l’attention primaire me remplit de satisfaction.
Le gouvernement accorde un intérêt spécial à la promotion de la santé, à la prévention de maladies et au dépistage opportun, au traitement et à la réeducation. Ce sont des mesures importantes qui aident à réduire les coûts très élevés de la santé. Je fais référence aux indicateurs tels que l’espérance de vie très élevée, au taux très bas de mortalité infantile, de mortalité chez les mères, même s’il reste encore des choses à faire, mais si l’on tient compte de la situation économique du pays, on se rend compte des efforts déployés pour aboutir à ces indicateurs. Je peux dire que cela est possible car le gouvernement à la vision correcte. Il y a une politique d’état visant à améliorer le système de santé, la santé publique est un droit à Cuba. La seconde raison est que vous disposez d’un personnel médical très engagé, très dévoué, notamment les spécialistes en médecine générale intégrale. D’autre part, vous avez des scientifiques, qui mènent à bien les diverses recherches qui cherchent à satisfaire les besoins de santé de la population. Cuba est l’un des pays qui croient le plus aux investissements dans le capital humain. Je suis agréablement impressionnée de voir qu’il n’y a pas d’analphabètes parmi la population. Dans mes visites aux diverses institutions scientifiques, j’ai pu partager avec les chercheurs qui y travaillent et j’ai pu constater qu’ils réalisent un grand apport au monde et à l’OMS ”.

Elle a reconnu l’expérience de Cuba pour faire face à des situations de désastre associés aux phénomènes météorologiques et elle a confirmé que l’OMS continuera de collaborer avec notre pays pour perfectionner ce travail.

La directrice générale de l’OMS s’est d’autre part félicitée de son entretien avec Fidel Castro.

“Nous avons eu un échange très bon sur divers sujets concernant la santé. Nous avons parlé de la réponse du pays à la pandémie H1N1, nous avons parlé des défis actuels et futurs face au changement climatique. Nous avons abordé aussi l’importance d’accorder aux handicapés, une plus grande attention. De par mon travail, j’ai eu le privilège de me réunir avec plusieurs présidents et premiers ministres et je dois dire que la compréhension que Fidel Castro a de la santé publique est impressionnante. Impressionnant est aussi son engagement avec la santé des Cubains. Je suis médecin, je comprends l’importance de la confidentialité, mais je dois dire que son état est merveilleux, c’est tout ce que je peux dire. Nous avons eu une longue conversation, de plus de deux heures, très dynamique. Et très humblement il m’a accompagné jusqu’à la sortie de chez lui, c’était une distance assez longue, je l’ai vu très fort. Je suis plus jeune que lui et je me sens plus fatiguée que lui”.

Sources: RHC, AIN, GRANMA, TRABAJADORES, JUVENTUD REBELDE, PL, REUTER, EFE, IPS, ANSA, AFP, XINHUA, TASS, DPA, AP.
Partager cet article
Repost0
29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 21:53


• L’EFFIGIE de Camilo Cienfuegos a rejoint celle de Che Guevara sur l’historique Place de la Révolution José Marti, de La Havane, à l’occasion du 50e anniversaire de sa disparition, le 28 octobre 1959.

Sur l’une des façades du siège du ministère de l’Informatique et des Communications se dresse depuis le 27 octobre l’œuvre monumentale de l’artiste Enrique Avila, qui est également l’auteur de l’effigie du Guérillero héroïque qui orne déjà la Place.

Au bas de l’effigie de Camilo on peut lire la phrase «Vas bien, Fidel!» (C’est bien, Fidel), en allusion à la réponse que donna le Héros de la bataille de Yaguajay au leader historique de la Révolution Fidel Castro, le 8 janvier 1958, lorsque celui-ci lui demanda au milieu de son discours: «Voy bien, Camilo?» (Suis-je sur la bonne voie, Camilo?).

A la demande de la direction du pays, une dizaine d’entreprises se sont chargées d’exécuter l’ouvrage, qui se veut un hommage de tout le peuple à Camilo Cienfuegos, également connu comme le Seigneur de l’avant-garde.

Les concepteurs ont veillé à préserver les proportions et ressemblances entre les deux pièces, si bien qu’il a fallu ériger un mur imitant la façade du siège du ministère de l’Intérieur, qui porte l’effigie du Che,

Enrique Gandulfo, responsable technique de l’ouvrage, a expliqué que pour fixer la sculpture à l’immeuble il a fallu assembler une structure métallique, et que la construction du mur a exigé 120 tonnes de béton pour pouvoir supporter les plus de 100 tonnes de l’ensemble.

Le montage du squelette métallique composé de plus d’un millier d’éléments a débuté le 4 octobre.

Camilo Cienfuegos disparut à bord d’une avionnette en provenance de la province de Camagüey, où il s’était acquitté de la mission de briser la mutinerie contre-révolutionnaire du traître Hubert Matos. (AIN) •

Partager cet article
Repost0
29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 21:17


Discours prononcé par le ministre des Affaires étrangères, M. Bruno Rodríguez Parrilla, à l’Assemblée générale des Nations Unies sur la question : “Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique” (New York, 28 octobre 2009).

 

Monsieur le président, Messieurs les représentants permanents et Messieurs les délégués :

 

Alexis García Iribar, né à Cuba dans la province de Guantánamo, souffre d’une cardiopathie congénitale. À 6 ans déjà, après plusieurs reports successifs d’opération et face à des complications, il a dû subir, le 9 mars 2009, une opération à coeur ouvert parce que le gouvernement des États-Unis a interdit aux sociétés étasuniennes NUMED, AGA et Boston Scientific de vendre à Cuba les dispositifs Amplatzer et Embolization Coil permettant de pratiquer le cathétérisme pédiatrique qui remplace l’intervention chirurgicale. Je pourrais citer 12 autres cas d’enfants âgés de 5 mois à 13 ans qui ont subi une intervention similaire au cours des 18 derniers mois, dont deux cas postérieurs au 20 janvier dernier.

 

Les enfants cubains souffrant de leucémie lymphoblastique et rejetant les médicaments traditionnels ne peuvent recevoir le médicament étasunien Elspar (Erwinia L-asparaginasa), créé précisément pour les cas de rejet. Par suite, leur espérance de vie se réduit et leur souffrance augmente. Le gouvernement étasunien a interdit à la société Merck and Co. de le vendre à Cuba.

 

Il nous a été impossible d’acquérir un appareil d’analyse de génomes, indispensable pour étudier l’origine du cancer du sein, du côlon et de la prostate, fabriqué par Applied Biosystem (ABI).

 

La société Lactalis USA, producteur de produits lactés, s’est vue infliger une amende de 20 000 dollars par le gouvernement étasunien.

 

Depuis l’élection du président Obama, le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba n’a fait l’objet d’aucune modification. Il demeure intact.

 

Il constitue toujours une politique absurde génératrice de carences et de souffrances, ainsi qu’une violation massive, flagrante et systématique des droits de l’homme. La Convention de Genève de 1948 le classe dans la catégorie des actes de génocide. Il est moralement inacceptable.

 

Le blocus est un acte arrogant et inculte. Récemment, le gouvernement étasunien a empêché l’Orchestre philharmonique de New York de se produire à Cuba. Les artistes cubains ne peuvent percevoir aucune rémunération pour leurs prestations devant le public étasunien. Comment peut-on considérer la création artistique comme un crime ?

 

Microsoft a bloqué l’accès à Windows Live à Cuba parce que, comme on peut le lire lorsque l’on tente de se connecter à ce service, il en est ainsi “pour les usagers des pays soumis à embargo par les États-Unis ”. Même chose avec les sites Web Cisco System, SolidWorks et Symantec.

 

Le blocus limite la largeur de bande et la connectivité de Cuba. Il nous est interdit de nous connecter aux câbles sous-marins à fibre optique qui passent près de nos côtes.

 

Pourquoi le gouvernement des États-Unis entrave-t-il la libre circulation de l’information et l’accès aux nouvelles technologies?


Mais ces interdictions, inhumaines et d’une autre époque, ne s’appliquent pas seulement à Cuba mais également aux pays que vous représentez.

 

La société Philips Medical n’a pas respecté son obligation contractuelle de livrer des pièces de rechange pour les équipements médicaux achetés pour 72,7 millions de dollars et installés à Cuba et au Venezuela. De plus, elle a été condamnée à 200 000 dollars d’amende. C’est une société hollandaise à laquelle le gouvernement étasunien applique, de manière extraterritoriale, le blocus.

 

La société Hitachi a déclaré qu’elle ne pouvait vendre à Cuba un microscope à transmission électronique, indispensable pour étudier l’anatomie pathologique, et la société Toshiba a déclaré la même chose au sujet d’une chambre gamma et d’appareils de résonance magnétique et d’échographie de haute précision. Ce sont deux sociétés japonaises auxquelles les États-Unis appliquent aussi le blocus.

 

La société Sensient Flavors, du secteur alimentaire, s’est vue interdire par le gouvernement étasunien d’exporter à Cuba, en dépit du fait qu’il s’agisse d’une filiale ayant son siège social et étant établie au Canada.

 

La société allemande Siemens a refusé de nous vendre un transformateur 125 MW MVA, au motif de “son obligation de suivre certaines règles étasuniennes”. Une des ses filiales – installée au Danemark – a refusé de vendre un équipement pour une cimenterie cubaine au motif que celui-ci était sous le coup d’une interdiction étasunienne.

 

Al Australia & New Zealand Bank Group (ANZ), dont le siège social est en Australie, s’est vue infliger une amende de plusieurs millions de dollars pour avoir réalisé des opérations avec Cuba.

 

Il a été interdit aux 1 941 navires qui ont accosté à Cuba entre juillet 2008 et juillet 2009 d’entrer dans les ports étasuniens pendant cent quatre-vingt jours.

Le Rapport du Secrétaire général des Nations Unies, qui comprend celui présenté par Cuba, contient de nombreux autres exemples.

 

Les délégués étasuniens mentent lorsqu’ils affirment que le blocus est une question bilatérale. L’application extraterritoriale des lois du blocus, telles que la loi Helms-Burton et la loi Torricelli, contre les États représentés à cette assemblée constitue une grave violation du droit international, de la Charte des Nations Unies et de la liberté de commerce et de navigation. Durant la dernière période, les mesures du blocus ont été appliquées à, au moins, 56 pays. Il appartient donc à l’Assemblée générale de s’occuper de cette question.

 

76 p. 100 des Étasuniens, selon de récents sondages menés par des instituts de ce pays, sont opposés au blocus. Ignorer cette volonté de changement et maintenir le blocus est anti-démocratique.

 

En temps de chômage et de crise économique, on interdit le marché cubain aux entrepreneurs étasuniens. On leur interdit d’investir à Cuba. Les sociétés du monde n’ont pas de concurrence étasunienne à Cuba parce que le gouvernement des États-Unis l’interdit.

 

Qu’y aurait-il de mal à ce que les Étasuniens aient accès aux produits cubains ? Qui serait affecté par la création de nouveaux emplois dans les ports étasuniens du fait du développement de relations commerciales normales entre les deux pays ? Pourquoi les Étasuniens ne peuvent-ils pas avoir accès aux médicaments cubains de nouvelle génération pour le traitement du cancer ou du diabète et aux technologies nécessaires à leur production qui ne sont disponibles qu’à Cuba ? Pourquoi la société Bacardí, qui a financé le lobby qui a imposé la loi Helms-Burton, élude la concurrence et oblige les Étasuniens a acheter, plus cher, une mauvaise imitation du rhum cubain ? Pourquoi un havane doit être hors de portée et exotique dans ce pays ?

 

Le président des États-Unis a semblé prisonnier du passé lorsque, le 11 septembre dernier, il a prolongé d’une année supplémentaire l’application du blocus en en motivant sa décision par “l’intérêt national des États-Unis” et en se fondant sur la Loi sur le commerce avec l’ennemi de 1917, applicable uniquement en cas de guerre et en vigueur seulement à Cuba.

 

Aucune personne sérieuse ne peut soutenir que Cuba constitue une menace pour la sécurité nationale de l’unique superpuissance. Toute notre force est celle du droit, de la vérité et de la raison. Que l’on cesse d’inclure Cuba dans les listes fallacieuses des États qui soi-disant parrainent le terrorisme – ce qui constitue le fondement de certaines mesures du blocus – et que l’on signe immédiatement la libération de nos Cinq héros, combattants anti-terroristes injustement incarcérés dans ce pays.

 

Le 11 septembre 2001, Cuba a ouvert son espace aérien et ses aéroports afin que tout avion étasunien qui en ait besoin puisse disposer d’un endroit pour atterrir. Elle a offert du plasma, des antibiotiques et du personnel sanitaire, puis des antibiotiques et des appareils de protection contre l’anthrax. Elle a de nouveau fait un geste généreux en offrant d’envoyer des médecins lorsque le cyclone Katrina a frappé la Nouvelle-Orléans.

 

Cuba est un pays hospitalier qui invite les Étasuniens à le visiter, les intellectuels, les universitaires et les scientifiques étasuniens à coopérer et à débattre de manière féconde, les artistes étasuniens à tendre des passerelles et les sociétés étasuniennes à commercer et à investir.

 

Monsieur le président :

 

Nous avons tous applaudi, il y a quelques jours, lorsque le président Obama a dit à cette même tribune : “Le droit international n’est pas une vaine promesse (…) Aucune nation ne peut essayer de dominer une autre nation”.

 

Il n’est ni ne sera acceptable pour la communauté internationale que ceux qui gouvernent à Washington se sentent en droit d’appliquer des mesures économiques coercitives et des lois extraterritoriales contre les États souverains.

 

Le président Obama à l’occasion historique de conduire un changement de politique envers Cuba et de lever le blocus. Il dispose, en plus, de pouvoirs exécutifs suffisants pour, maintenant et de manière souveraine, modifier substantiellement l’application des mesures de blocus au moyen de licences générales, de dispenses ou waivers, d’exceptions humanitaires ou au motif de l’intérêt national, et cela même sans que soient modifiées les lois sur lesquelles sont fondées les prohibitions.

 

Qui s’afflige et défie à raison l’égoïsme et l’insensibilité de la droite conservatrice, comme l’a fait le président Obama au Congrès, parce que “…un homme de l’Illinois avait perdu sa couverture santé au beau milieu d’une chimiothérapie…et était mort à cause de cela (…) et qu’une femme du Texas était restée sans police d’assurance ce qui l’avait conduit à subir une double mastectomie”, ne pourrait, sans manquer à une éthique élémentaire, empêcher les enfants cubains souffrant de cancer ou du cœur de recevoir des médicaments et des équipements médicaux.

 

Le blocus auquel est soumis Cuba est également, pour reprendre l’expression du sénateur Edward Kennedy au sujet de la réforme de santé, “une affaire morale” qui met à l’épreuve le “caractère” des Etats-Unis d’Amérique.

Monsieur le président :

 

Il est vrai que Cuba acquiert d’importants volumes de produits agricoles aux États-Unis. Toutefois, les représentants des États-Unis mentent par omission lorsqu’ils passent sous silence le fait que ces opérations se font en violation des règles du système commercial international, avec des paiements en espèces et anticipés, sans accès au crédit privé, avec interdiction de transporter les cargaisons à bord de navires cubains, avec des procédures onéreuses et discriminatoires, et en faisant face à des manœuvres constantes visant à mettre l’embargo sur les cargaisons. On ne peut pas qualifier de commerce des opérations qui manquent de la réciprocité la plus élémentaire en vertu de laquelle Cuba pourrait exporter ses produits aux Etats-Unis.

 

Les représentants du gouvernement des États-Unis mentent honteusement lorsqu’ils affirment que leur pays est le principal fournisseur d’aide humanitaire à Cuba. Les données qu’ils utilisent sont fausses. Ils mêlent, dans des chiffres fantaisistes et trompeurs, le montant de supposées licences pour des opérations qui n’ont pas lieu avec l’aide que les émigrés cubains qui résident aux Etats-Unis envoient grâce à leurs efforts à leur famille. Les gouvernements étasuniens successifs ont poursuivi et harcelé les organisations non gouvernementales qui envoient de l’aide humanitaire à Cuba ; résultat, la moitié d’entre elles ont cessé de le faire.

 

Même lorsque Cuba a été dévastée, il y a une an, par trois cyclones qui ont provoqué des pertes équivalentes à 20 p. 100 de notre PIB, le gouvernement Bush n’a pas répondu à notre demande visant à ce que les sociétés étasuniennes nous vendent à titre exceptionnel des matériaux de construction et des couvertures pour les toits en remplacement de celles qui avaient été détruites et nous accordent des crédits privés.

 

Monsieur le président:

 

Les délégués des Etats-Unis, lors de diverses réunions, ont évoqué les mesures prises par leur gouvernement pour mettre fin aux plus brutales restrictions appliquées par George W. Bush aux voyages des émigrés cubains et à l’envoi de fonds à leurs parents, et relancer les négociations bilatérales en matière migratoire et le courrier postal direct.

 

Ces mesures sont positives mais extrêmement limitées et insuffisantes. La réalité est que l’on n’est même pas revenu à la situation qui a prévalu jusqu’au début 2004, lorsque les Etats-Unis permettaient un certain niveau d’échanges universitaires, culturels, scientifiques, sportifs avec contrepartie cubaine, lesquels continuent d’être interdits.

 

Les quelques vagues propositions en matière de télécommunications sont tout simplement inapplicables et le demeureront tant que ne seront pas éliminées d’autres restrictions en vigueur et que ne cessera la pratique qui consiste à voler les fonds cubains provenant des opérations dans ce domaine, gelés dans les banques étasuniennes en application des décisions de juges vénaux qui violent leurs propres lois.

 

Le rétablissement du droit de se rendre sur l’île des résidents d’origine cubaine fait ressortir de manière plus évidente encore le caractère absurde de l’interdiction faite aux Étasuniens de voyager à Cuba, seul endroit qui leur est interdit sur la planète. Les citoyens étasuniens, qui paient des impôts, n’ont pas la liberté de voyager à Cuba en dépit du fait que la Constitution de leur pays est censée la leur garantie. Les Étasuniens n’ont pas le droit de recevoir des informations de première main sur Cuba.

 

Les représentants des Etats-Unis ont également mentionné un nouvel état d’esprit dans leurs relations avec notre pays.

 

La réponse de Cuba est totalement conforme à sa disposition historique à la discussion directe avec les États-Unis. Le président Raúl Castro Ruz, comme avant lui le président Fidel Castro Ruz, a réitéré sa disposition à débattre de toutes les questions et à négocier tous les problèmes bilatéraux, sur la base du respect et de l’égalité souveraine, et sans porter atteinte à notre indépendance et notre autodétermination. Nous avons dit clairement que nous ne négocierons ni nos questions internes ni notre ordre constitutionnel. Nous somme dans l’attente d’une réponse du gouvernement des Etats-Unis au sujet de la proposition d’agenda en vue d’entamer un dialogue bilatéral présentée par Cuba au mois de juillet dernier et que j’ai rendue publique le 28 septembre dans cette même salle.

 

Monsieur le président:

 

Le blocus économique n’a pas atteint ni n’atteindra son but qui consiste à faire plier la volonté patriotique du peuple cubain. Il génère toutefois des carences, limite notre potentiel de développement et affecte sérieusement notre économie. Il constitue sans aucun doute le principal obstacle au développement économique du pays.

 

Son coût est très difficile à calculer. Les seuls dommages économiques, calculés rigoureusement et au plus bas, atteignent des centaines de milliards de dollars, au prix courant et décroissant de cette monnaie.

 

Les représentants étasuniens ont dit que nos carences étaient dues à l’échec de notre système. Ils mentent, peut-être plus par ignorance que par mauvaise foi. Grâce à notre système nous avons résisté pendant 50 ans et nous nous sommes développés en surmontant le blocus. S’ils sont convaincus que notre système ne marche pas, pourquoi donc ont-ils besoin du blocus ?

 

En situation de véritable guerre économique et de virulente manipulation médiatique, soumise aux effets du changement climatique et de la crise économique mondiale, Cuba élève une œuvre sociale et culturelle d’une solidarité et d’un humanisme profonds.


Notre peuple a l’intention de continuer de l’avant, souverainement, afin de résoudre ses problèmes et de perfectionner son modèle politique, économique et social dans le cadre du socialisme. Nous, les Cubains, avons le droit absolu de le faire sans blocus ni pressions étrangères, sans les millions que le gouvernement étasunien verse à des fins subversives, sans ingérence étrangère dans les décisions qui n’appartiennent qu’à nous.

 

Voilà l’objectif de la résolution que nous vous proposons d’adopter et que j’aie l’honneur de présenter. La soutenir est un acte contre l’agression et l’usage de la force. C’est un acte pour la paix, le droit et l’espoir. C’est un acte de justice envers l’héroïque peuple cubain qui aujourd’hui rend hommage à Camilo Cienfuegos, le jeune et allègre commandant de la Sierra Maestra qui nous a appris que la fidélité à nos conquêtes sacrées et à nos convictions profondes est la seule voie de la victoire.

 

Je vous remercie.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 20:20

En moins de trois quarts de siècle, Cuba a connu trois statuts. Dernière colonie d’Espagne en Amérique (avec Puerto Rico), elle devint à partir de 1898, au terme d’une guerre d’indépendance et d’une intervention d’États-Unis, le principal satellite de Washington, avant d’ériger le seul État socialiste dans l’hémisphère. Peu de pays ont connu une histoire aussi comprimée.
Au cours des trente-sept dernières années. Cuba a souvent été à l’avant- scène de l’actualité. Sa révolution et l’hostilité des États-Unis en ont fait un point de mire. Cette petite nation a su affronter de graves défis. Phare et source d’espoirs par les uns, elle fut un épouvantail et la cible de dénonciation pour d’autres.

 

Le socialisme n’est pas une aberration à Cuba

En décembre 1958, un dictateur tombe. Des rebelles s’installent au pouvoir. Une révolution commence sous la forme d’un train ininterrompu de réformes économiques, sociales, politiques. En avril 1961, à la veille d’une agression orchestrée par la CIA, Fidel Castro déclare que la révolution en marche est "socialiste".

L’URSS apporte bientôt un concours indispensable à la survie de cette expérience aux portes de la forteresse capitaliste. Cette évolution n’était pas accidentelle. Elle couronne une histoire de luttes unifiées par deux thèmes : justice sociale et dignité, des générations de Cubains et Cubaines ont combattu l’esclavage, la discrimination raciale, l’exclusion et la pauvreté. Ils y ont participé à titre de travailleurs, de paysans, d’étudiants, de femmes, de gens de couleur. Ils ont formé de syndicats, des partis, organisé des manifestations, des grèves, occupé les lieux de travail, pris les armes, affronté a police et l’armée, et plusieurs milliers ont payé de leur vie.

Au nom de la dignité nationale, ces générations ont combattu le colonialisme espagnol, à coup de séditions à l’occasion de deux guerres. L’influence des États-Unis devint ensuite la cible de leurs protestations et de leurs inquiétudes. A plusieurs reprises, l’intervention du grand voisin fut décisive pour bloquer des réformes comme en 1933.

Les révolutionnaires, Fidel en tête, se voyaient comme les héritiers d’une tradition de luttes, poursuivant l’oeuvre des héros tombés au panthéon: Martí, Maceo, Mella, Guiteras. Cuba présentait en 1959 l’économie la plus capitaliste et la plus "pénétré" de l’Amérique latine. Le capitalisme s’y confondait avec l’impérialisme. Les Cubains connaissaient les maux du capitalisme (fort taux de chômage saisonnier, grands écarts entre les classes, les régions). Peu profitaient des avantages. Les entreprises américains dominaient tout l’spectre de l’activité économie de l’île. Cuba était un appendice des États-Unis. Des réformes libérales ne pouvaient remédier aux problèmes, et on ne pouvait entreprendre des réformes significatives sans heurter de front les États-Unis. La révolution éclata à l’rencontre des deux tendances contraires., celles de la domination états-unienne des affaires cubains et celle de l’affirmation du nationalisme cubain. Après avoir agi comme rassembleur, Fidel fut l’architecte.

Définir cette révolution comme socialiste, c’était placer les réformes dans une logique des classes, inversée par rapport aux attentes d’une bourgeoisie cubaine surprise, mais conforme aux espoirs des majorités, c’était lui donner une portée supranationale, la rattacher aux grands bouleversements en cours avec la décolonisation, c’était défier les États-Unis, mais aussi forcer l’URSS à prendre parti en sa faveur et élever le coût d’une agression de Washington.

Les Conquêtes de la Révolution

On a souvent présenté l’économie cubaine comme un fiasco maintenu à flot par l’assistance soviétique. Cette vision caricaturale ne tient compte ni des coûts du blocus, ni des coûts de la défense, pas plus qu’elle n’admet les déformations dont Cuba avait héritées.
Cuba s’est dotée d’une infrastructure industrielle inimaginable en 1959. L’économie s’est également diversifiée et a affiché des gains appréciables dans plusieurs branches. Certes, des erreurs ont été commises- des improvisations liées à l’impatiente ou à l’inexpérience, une transposition des méthodes soviétiques de gestion, une propension pour les grands projets. La productivité n’a pas été à la hauteur, entraînant des gaspillages. Mais surtout, Cuba a souffert d’un environnement extérieur hostile. La performance économique (respectable à l’échelle latino-américaine) aurait été cependant meilleure si l’on n’avait pas tant investi dans les domaines sociaux.

En effet, les plus belles réussites sont d’ordre social. Cuba a offert à sa population des avantages sociaux que son économie ne pouvait sans doute pas supporter, eu égard aux contraintes externes, et qui n’auraient pas été envisageables dans un cadre capitaliste. Elle s’est d’abord appliquée à réduire les écarts entre les classes, les races, les régions, la ville et la campagne.

Des inégalités persistent, mais tous les citoyens ont accès, sans égard à leurs revenus, à des biens et à des services essentiels, les uns gratuits (éducation, santé), les autres disponibles à des prix subventionnés (logement, aliments, cantines, transport, loisirs). Voilà pourquoi les notions de revenu par habitant, de salaire moyen, de coût de la vie ont un sens différent qui traduit mal leur expression monétaire. La prise en charge va du berceau au tombeau, une situation unique en Amérique latine (garderies, congés de maternité, indemnités d’accident, pensions). La femme peut prendre sa retraite à 55 ans et l’homme, à 60 ans. Les prestations versées aux accidentés de travail, aux invalides, aux retraités, aux chômeurs font que la sécurité sociale coûte par présentement plus de 1,5 milliards de pesos.

L’originalité de Cuba tient dans l’énorme investissement qui s’est fait dans le capital humain. Cuba s’est transformée en nation-école. Près de 3 millions de personnes suivent des cours. Il y a un enseignant pour 37 habitants. L’amélioration de la santé a été l’autre priorité du plan social. Cuba a su combiner une médecine curative de très haut niveau avec des soins préventifs. Elle a une mortalité, une espérance de vie et une fécondité du Premier Monde.

Il y des autres conquêtes importantes. La faim a été supprimée. Si le régime alimentaire manquait de variété, tous pouvaient se permettre une alimentation décente, du moins jusqu’en 1992. Plus de 80% de Cubains sont aussi propriétaires de leur logement. La condition féminine a été améliorée, par l’égalité juridique, par l’éducation, par la participation au travail et à la vie politique. La discrimination raciale institutionnalisée a pris fin. La Révolution a aussi mis la culture à la portée de tous en créant bibliothèques, musées, théâtres, cinémas. Ses artistes ont un large public et sont appréciés à travers le monde. Cuba est aussi devenue une puissance sportive.

À la différence d’autres partis communistes, le Parti communiste cubain n’a pas un passé stalinien. Sa fondation, en 1965, consacre l’unification des forces révolutionnaires, après plusieurs défections de l’aile droite du Mouvement 26 Juillet et du Directoire Révolutionnaire. Le Parti est un produit de la révolution socialiste et c’est à ce titre qu’il se conçoit comme Parti unique. Dès le départ il fut ouvert aux "travailleurs exemplaires" et il a veillé à refléter par sa composition l’évolution de la société. Le recrutement a toujours reposé sur l’état de service et le dévouement révolutionnaire des candidats.

Depuis 1992, les chrétiens peuvent y adhérer. Les débats sont animés, protégés par le huis clos. Le parti est le guide, mais n’est pas le gouvernement. Longtemps dirigée par un Conseil des Ministres- l’apport populaire se limitant à participation à des organisations de masses et à des mobilisations- Cuba s’est dotée d’une démocratie participative. Les institutions ont été crées vers 1975 après plusieurs années d’expérimentation. Elles n’ont cessé de se perfectionner afin d’être plus proches de la population. Il y a des élections périodiques pour les trois niveaux du pouvoir pour des candidats proposés par la base. Les élus sont révocables et les élections entraînent un important renouvellement des députés.

On cherche à distinguer le gouvernement du Parti, ce qui est difficile en absence d’opposition organisée. Sans compter que les mêmes personnes siègent à la fois aux principales instances du Parti (Bureau politique et Comité central) et aux principaux postes du gouvernement (Conseil d’État et Conseil des ministres). L’hostilité des États-Unis fait en outre que toute décision du pouvoir a tendance d’être présentée comme un acte patriotique et que toute critique est suspecte. Si les consultations sont nombreuses sur les lieux de travail, dans l’organisation de masses et en fonction du quartier, la gestion au jour le jour reste affligée par l’autoritarisme bureaucratique, à l’image d’un centralisme réfractataire à des initiatives individuelles.

L’une des énigmes que pose Cuba est la longétivité politique de Fidel Castro. Peu d’hommes ont exercé une influence aussi durable et déterminante dans l’histoire d’un peuple. Cette prééminence, il la doit à ses qualités personnelles extraordinaires et à des circonstances exceptionnelles. La dialectique Fidel-peuple fut le moteur de la révolution dans sa phase initiale. Ses discours soulevèrent les foules en 1959. Les Cubains projetèrent en lui leurs espoirs de changements. Les réformes lui acquirent l’appui des masses qui, en se mobilisant dans la rue, le poussèrent à accélérer le rythme des transformations. Il proposait des buts; le peuple réclamait des actes. Il devint gouvernement. En neuf mois, 1500 décrets ou lois furent adoptés. Les gains furent rapides. Le défi qu’il lança aux États-Unis ne fit que le grandir.

La majorité des Cubains s’identifient à lui. Homme d’action audacieux, leader charismatique, habile et visionnaire, esprit curieux, il demeure trente-sept ans plus tard la clé de voûte de la Révolution, son image de marque à la fois son inspiration et sa conscience critique, symbole de l’intégrité et du dévouement dans une Amérique latine riche de présidents corrompus et sans scrupules. La Révolution pourra-t-elle lui survivre? Sans aucun doute, car ses racines sont aussi cubaines que le palmier royal. Le pouvoir est beaucoup plus collégial qu’il n’en paraît tant la figure de Fidel domine l’ensemble. Une relève s’est mise en place, constitué de cadres compétents de plus en plus visibles. Fidel cherche à se faire plus discret, mais sa présence rassure. Beaucoup d’opposants acceptent même l’idée qu’il est la condition d’un transition ordonnée.

Ce sont ces conquêtes qui assurent une légitimité et un attachement à la Révolution. Chaque convocation électorale démontre un faible taux de rejet - inférieur à 12% si l’on combine les abstentions et les bulletins annulés ou en blanc- et une forte cohésion sociale, étonnante, eu égard aux pénuries de toutes sortes. La majorité des Cubains ne réclament pas une démocratie multipartiste, même si plusieurs souhaiteraient un plus large débat public. Ils veulent une économie qui marche. Les mécontents-sauf une partie de la jeunesse- ne veulent pas d’un retour au capitalisme et encore moins d’un gouvernement dirigé par les gens de Miami, assoiffés de pouvoir et vindicatifs.

 

Les Etats-Unis face à Cuba

L’indépendance cubaine a été contrainte à la façon dont les États-Unis ont défini leurs intérêts de sécurité nationale avant et après 1959. Malgré la fin de la "guerre froide", leur politique officielle demeure revancharde, punitive. Washington souhaite toujours en finir avec la Révolution cubaine perçue comme un anachronisme et avec Fidel assimilé à un dinosaure. Les partisans d’un durcissement l’ont emporté jusqu’ici. La tendance majoritaire au Congrès considère que la pression est l’arme adaptée.

Le projet de loi Helms-Burton (pompeusement baptisée "Loi pour la liberté cubaine et la solidarité démocratique") est son étendard, sa massue. Mais il y de plus en plus de voix qui réclament un changement de politique. Une minorité propose la levée immédiate de l’embargo et l’ouverture de négociations sur l’ensemble des différends qui opposent Washington à La Havane en vue d’une normalisation. Des milieux d’Affaires s’identifient à ce courant, déçus que l’embargo les prive d’un marché naturel dont profitent leurs concurrents. D’autres plus nombreux défendent un engagement constructif sur le mode donnant-donnant. Ils plaident pour une réduction de l’état d’hostilité permanente.

La démarche serait graduelle: supprimer les mesures qui gênent la circulation des personnes et des idées à destination de Cuba, assouplir l’embargo, réagir ensuite à des concessions cubaines. Certains ne cachent pas que le scénario qui les inspire est celui d’une répétition de l’effondrement du communisme en Europe de l’Est, préparé selon eux par un accroissement des échanges de toutes sortes. C’était déjà le "track II" de la "Loi pour la démocratie cubaine" qui emprunte à la croisade religieuse. Les télécopieurs, les journalistes, les universitaires américains apporteraient le nouvel évangile à Cuba. Les points d’appui de leur campagne seraient des organisations non-gouvernementales et des groupes susceptibles de se transformer en opposition au régime.

L’ouverture vise à remodeler Cuba par une conquête des esprits. C’est justement cette volonté de subversion qui gêne le débat public à Cuba et impose aux dirigeants la prudence dans les réformes et la fermeté face à la contestation. Au nom de l’indispensable unité, face à l’ennemi l’ennemi prompt à l’exploiter toute critique comme un signe annonciateur de désintégration, le Parti, le gouvernement et la société civile évitent les discussions sur la place publique. Les impératifs de la sécurité intérieure limitent les libertés individuelles. Ce n’est pas le moindre paradoxe que les États-Unis soient, en raison de leur politique, l’obstacle majeur à l’institutionnalisation du pluralisme à Cuba.
Partager cet article
Repost0
28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 00:25


La Havane, 27 octobre, (RHC)--. Les principaux médias cubains publient ce mardi la lettre que Fidel Castro, leader historique de la Révolution cubaine, a adressée au Président bolivien, Evo Morales, pour son anniversaire.

Fidel met l’accent sur le fait que le chef de l’Etat bolivien, d’origine aymara, est né en 1959, quelques mois après le triomphe de la Révolution cubaine.

« Depuis lors, nous avons résisté tout le long d’un demi-siècle, aux agressions de la plus grande puissance impérialiste de l’histoire » écrit Fidel qui relève l’origine pauvre de celui qui dirige aujourd’hui « un pays qui a fait partie de l’admirable culture aymara-quechua de tes ancêtres »

Et Fidel conclut :

« C’est un plaisir pour moi de te féliciter spécialement pour tes 50 ans. Aujourd’hui c’est une date encourageante pour tous les peuples de Notre Amérique »
Cubadebate

Querido Evo:

La Revolución Cubana triunfó el 1 de Enero de 1959. El 26 de octubre de ese mismo año naciste tú.

Desde entonces hemos resistido a lo largo de medio siglo las agresiones de la más poderosa potencia imperialista de la historia.

Durante ese mismo tiempo viniste al mundo en cuna muy pobre, estudiaste en humildes escuelas, cultivaste tu preclara inteligencia, luchaste sin cesar y hoy diriges un país que fue parte de la admirable cultura aymara-quechua de tus antepasados.

Me complace felicitarte especialmente en este 50 aniversario de tu vida. Hoy es una fecha alentadora para todos los pueblos de Nuestra América.

 

Partager cet article
Repost0
28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 00:24

Quelle sera la décision d'Obama sur la levée du blocus contre Cuba?


La Havane, 27 octobre, (RHC)--. Le Ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez est arrivé à New York où il participera demain à la séance au cours de laquelle la résolution intitulée « Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier que les Etats-Unis appliquent contre Cuba » sera votée pour la 18e fois consécutive, à l’Assemblée générale de l’ONU.

Cuba espère un vote écrasant contre ce blocus que les Etats-Unis appliquent officiellement depuis février 1962 afin de réduire le peuple cubain par la faim et la maladie.

Le 24 novembre 1992, la 47e session de la plus haute instance des Nations Unies a adopté pour la première fois cette résolution par 59 voix contre 3. Depuis l’expression de l’opposition à la politique hostile de Washington contre Cuba a augmenté sans cesse. L’année dernière, la condamnation a été presque unanime. 185 pays ont voté cette résolution demandant à Washington de lever le blocus, politique qui a d’ores et déjà un caractère extra-territoria
Partager cet article
Repost0
28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 00:23


La Havane, 27 octobre, (RHC)--. La directrice générale de l’OMS, le Dr Margaret Chan a salué les acquis de la santé à Cuba malgré le blocus étasunien.

« Je suis pleinement consciente de l’impact économique, commercial et financier que le blocus a causé et ce que vous avez atteint en ce qui concerne l’accès universel aux services de santé, des résultats remarquables et l’aide médicale à bon nombre de pays de l’Amérique Latine et de l’Afrique, est franchement surprenant » a relevé la directrice générale de l’Organisation Mondiale de la Santé au cours d’une conférence magistrale qu’elle a donnée à l’Institut de Médecine Tropicale Pedro Kouri de La Havane.

Le Dr Margaret Chan a fait l’éloge en particulier de l’attention primaire et du travail dans les communautés qu’elle a qualifié d’exemple pour le monde.

« Cette visite à Cuba est spécialement intéressante pour moi » a relevé la directrice générale de l’OMS qui a également salué les efforts déployés par les autorités sanitaires cubaines dans la prévention et le traitement de l’influenza A (H1N1)

Elle a annoncé la distribution par l’OMS à partir de novembre des premiers lots du vaccin contre cette maladie parmi les pays en voie du développement et elle précisé que Cuba figure sur cette liste.

« De la même manière que les brigades médicales cubaines ont apporté leur soutien dans divers pays pendant leurs crises, Cuba peut avoir besoin d’appui en cas d’une urgence de santé publique comme c’est le cas de l’influenza. Soyez confiants de tout l’appui possible de l’OPS et de l’OMS » a-t-elle conclu.

Le Dr Luis Estruch, vice-ministre cubain de la santé chargé de l’hygiène et de l’épidémiologie, a expliqué les mesures adoptées par Cuba pour la prévention et le traitement du virus H1N1. Il a précisé que depuis le dépistage des premiers cas, le 11 mai, Cuba a confirmé 793 cas dont 7 sont décédés.

 

Partager cet article
Repost0